תּוֹכוֹ וְאוֹגְנוֹ וְאׇזְנוֹ וְיָדָיו טְהוֹרִין. נִטְמָא תּוֹכוֹ — נִטְמָא כּוּלּוֹ.
tandis que son côté intérieur, et son rebord, le bord du récipient qui fait saillie vers l’extérieur, et sa poignée en forme d’oreille, et ses poignées droites sont purs. Cependant, si l’intérieur du récipient est devenu rituellement impur, il est entièrement rituellement impur.
בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי?
Bien que les décrets de Beit Hillel et de Beit Shammai soient différents, ils reposent sur des contingences réalistes et sur des préoccupations partagées par les deux parties. La Guemara cherche à clarifier : Sur quoi sont-ils en désaccord ? Quel est le cœur de leur différend ?
בֵּית שַׁמַּאי סָבְרִי אָסוּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בִּכְלִי שֶׁנִּטְמְאוּ אֲחוֹרָיו בְּמַשְׁקִין, גְּזֵרָה מִשּׁוּם נִיצוֹצוֹת. וְלֵיכָּא לְמִגְזַר שֶׁמָּא יִטָּמְאוּ הַמַּשְׁקִין שֶׁבַּיָּדַיִם בַּכּוֹס.
La Guemara explique : Beit Shammai soutiennent : il est interdit d’utiliser un récipient dont la face extérieure a été rendue rituellement impure par des liquides. Cette interdiction découle d’un décret des Sages, en raison de la crainte de gouttes de liquide qui tomberaient de l’intérieur du récipient vers sa face extérieure, car ces gouttes elles-mêmes deviendraient rituellement impures du fait de leur contact avec la face extérieure du récipient. Et Beit Shammai soutiennent qu’il n’y a pas lieu de promulguer un décret en raison de la crainte de Beit Hillel que le liquide sur les mains d’une personne ne devienne rituellement impur au contact de la coupe, puisque Beit Shammai soutiennent que l’usage d’un récipient de ce type est interdit.
וּבֵית הִלֵּל סָבְרִי מוּתָּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בִּכְלִי שֶׁנִּטְמְאוּ אֲחוֹרָיו בְּמַשְׁקִין, אָמְרִי נִיצוֹצוֹת לָא שְׁכִיחִי, וְאִיכָּא לְמֵיחַשׁ שֶׁמָּא יִטָּמְאוּ מַשְׁקִין שֶׁבַּיָּדַיִם מֵחֲמַת הַכּוֹס.
Et Beit Hillel soutiennent : il est permis d’utiliser un récipient dont la face extérieure a été rendue rituellement impure par un liquide, car ils disent : les gouttes sont rares, et l’on ne promulgue pas de décrets sur la base d’un cas rare. Parce que Beit Hillel permettent l’usage d’un récipient de ce type, il y a lieu de craindre que le liquide sur les mains d’une personne ne devienne rituellement impur à cause de la coupe.
דָּבָר אַחֵר: תֵּכֶף לִנְטִילַת יָדַיִם סְעוּדָה.
Autrement, Beit Hillel soutiennent que l’on mélange l’eau avec le vin dans la coupe, puis on se lave les mains, en raison du principe suivant : Immédiatement après le lavage des mains vient le repas. Par conséquent, il mélange l’eau et le vin dans la coupe, puis se lave les mains, et procède ensuite immédiatement au repas.
מַאי ״דָּבָר אַחֵר״? הָכִי קָאָמְרִי לְהוּ בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: לְדִידְכוּ דְּאָמְרִיתוּ אָסוּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בִּכְלִי שֶׁאֲחוֹרָיו טְמֵאִין דְּגָזְרִינַן מִשּׁוּם נִיצוֹצוֹת, אֲפִילּוּ הָכִי הָא עֲדִיפָא, דְּתֵכֶף לִנְטִילַת יָדַיִם סְעוּדָה.
La Guemara demande : Quel est l’intérêt pour Beit Hillel d’ajouter : Alternativement ? La Guemara répond : Beit Hillel a dit à Beit Shammaï ce qui suit : Même selon vous, qui avez dit qu’il est interdit d’utiliser un récipient dont la face extérieure est rituellement impure, car nous avons décrété cela en raison de la crainte de gouttes, malgré cela, notre avis est préférable au vôtre, car notre avis suit le principe : Immédiatement après le lavage des mains vient le repas.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים מְקַנֵּחַ וְכוּ׳.
Nous avons appris dans la mishna que Beit Hillel et Beit Shammai sont en désaccord au sujet de l’endroit où doit être placé le tissu qu’une personne a utilisé pour se sécher les mains. Beit Shammai disent : Après s’être lavé les mains, la personne s’essuie les mains avec un tissu et le place sur la table. Et Beit Hillel disent : Elle le place sur le coussin sur lequel elle est assise.
תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְקַנֵּחַ יָדָיו בַּמַּפָּה וּמַנִּיחָהּ עַל הַשֻּׁלְחָן. שֶׁאִם אַתָּה אוֹמֵר עַל הַכֶּסֶת, גְּזֵרָה שֶׁמָּא יִטָּמְאוּ מַשְׁקִין שֶׁבַּמַּפָּה מֵחֲמַת הַכֶּסֶת, וְיַחְזְרוּ וִיטַמְּאוּ אֶת הַיָּדַיִם.
Dans une Tosefta, les Sages ont enseigné plus en détail : Beit Shammai disent : Après s’être lavé, on s’essuie les mains avec un linge et on le place sur la table, car si vous dites qu’il doit placer le linge sur le coussin, il y a lieu de décréter de peur que les liquides sur le linge, qui est mouillé parce qu’il a servi à sécher les mains, ne deviennent rituellement impurs à cause de leur contact avec le coussin, et les liquides rendraient à leur tour les mains de quiconque touche la serviette rituellement impures.
וּנְטַמְּיַיהּ כֶּסֶת לְמַפָּה! — אֵין כְּלִי מְטַמֵּא כְּלִי.
La Guemara demande : Même sans le liquide, que le coussin rende la serviette rituellement impure directement ? La Guemara répond : Il existe un principe : Un ustensile ne rend pas un autre ustensile rituellement impur.
וּנְטַמְּיֵיהּ כֶּסֶת לְגַבְרָא גּוּפֵיהּ! — אֵין כְּלִי מְטַמֵּא אָדָם.
La Guemara demande : Que le coussin rende l’homme assis dessus rituellement impur. La Guemara répond : Là aussi, il existe un principe général : Un ustensile ne rend pas une personne rituellement impure.
וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: עַל הַכֶּסֶת. שֶׁאִם אַתָּה אוֹמֵר עַל הַשֻּׁלְחָן, גְּזֵרָה שֶׁמָּא יִטָּמְאוּ מַשְׁקִין שֶׁבַּמַּפָּה מֵחֲמַת הַשּׁוּלְחָן וְיַחְזְרוּ וִיטַמְּאוּ אֶת הָאוֹכָלִין.
Et Beit Hillel disent : On le place sur le coussin sur lequel il est assis, car si tu dis qu’il devrait le placer sur la table, il y a lieu de décréter de peur que les liquides sur la serviette ne deviennent rituellement impurs par leur contact avec la table, et ces liquides à leur tour rendront la nourriture placée sur la table rituellement impure.
וּלְטַמֵּא שֻׁלְחָן לָאוֹכָלִין שֶׁבְּתוֹכוֹ! — הָכָא בְּשֻׁלְחָן שֵׁנִי עָסְקִינַן, וְאֵין שֵׁנִי עוֹשֶׂה שְׁלִישִׁי בְּחוּלִּין אֶלָּא עַל יְדֵי מַשְׁקִין.
La Guemara demande : Que la table rende rituellement impur directement l’aliment qui se trouve dessus. La Guemara explique : Ici, nous traitons d’une table qui a un statut d’impureté rituelle de deuxième degré, et un objet ayant un statut d’impureté rituelle de deuxième degré ne peut conférer un troisième degré d’impureté rituelle à des éléments non sacrés que par l’intermédiaire de liquides. Par décret rabbinique, les liquides qui entrent en contact avec une impureté rituelle de deuxième degré prennent un statut d’impureté rituelle de premier degré et, par conséquent, peuvent rendre impurs des éléments non sacrés.
בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? בֵּית שַׁמַּאי סָבְרִי אָסוּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בְּשֻׁלְחָן שֵׁנִי, גְּזֵרָה מִשּׁוּם אוֹכְלֵי תְרוּמָה.
La Guemara cherche à clarifier : Sur quoi portent leurs désaccords ? La Guemara répond : Le fondement de leur divergence est que Beit Shammai soutiennent : Il est interdit d’utiliser une table qui a le statut d’impureté rituelle de second degré à des fins de repas, en raison de un décret à cause de ceux qui mangent de la terouma. Une table ayant ce statut rend la terouma rituellement impure par contact. Afin d’empêcher que des prêtres qui consomment de la terouma ne mangent par inadvertance à une table de ce type, un décret a été promulgué interdisant son usage même avec des aliments non sacrés.
וּבֵית הִלֵּל סָבְרִי מוּתָּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בְּשֻׁלְחָן שֵׁנִי, אוֹכְלֵי תְרוּמָה זְרִיזִין הֵם.
Et Beit Hillel soutiennent : Il est permis d’utiliser une table qui a un statut d’impureté rituelle de second degré, et nous ne nous préoccupons pas des prêtres. Car ceux qui mangent la terouma sont vigilants et vérifieraient le statut d’une table avant de manger.
דָּבָר אַחֵר: אֵין נְטִילַת יָדַיִם לְחוּלִּין מִן הַתּוֹרָה.
Alternativement, Beit Hillel soutiennent qu’il n’y a pas d’exigence de lavage des mains pour les objets non sacrés selon la loi de la Torah.
מַאי ״דָּבָר אַחֵר״? הָכִי קָאָמְרִי לְהוּ בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: וְכִי תֵּימְרוּ מַאי שְׁנָא גַּבֵּי אוֹכָלִין דְּחָיְישִׁינַן וּמַאי שְׁנָא גַּבֵּי יָדַיִם דְּלָא חָיְישִׁינַן? אֲפִילּוּ הָכִי הָא עֲדִיפָא, דְּאֵין נְטִילַת יָדַיִם לְחוּלִּין מִן הַתּוֹרָה. מוּטָב שֶׁיִּטָּמְאוּ יָדַיִם דְּלֵית לְהוּ עִיקָּר מִדְּאוֹרָיְיתָא, וְאַל יִטָּמְאוּ אוֹכְלִים דְּאִית לְהוּ עִיקָּר מִדְּאוֹרָיְיתָא.
La Guemara demande : Quel est l’intérêt pour Beit Hillel d’ajouter la raison supplémentaire introduite par : Alternativement ? La Guemara répond : Beit Hillel a dit à Beit Shammai ce qui suit : Et si vous dites, quelle est la différence en ce qui concerne la nourriture au sujet de laquelle nous craignons qu’elle ne devienne rituellement impure à cause du tissu sur la table ; et quelle est la différence en ce qui concerne les mains, au sujet desquelles nous ne craignons pas qu’elles ne deviennent rituellement impures à cause du tissu placé sur le coussin ? Beit Hillel poursuit : Nous pouvons répondre que même ainsi, cela est préférable, car il n’y a pas d’exigence de lavage des mains pour les objets non sacrés selon la loi de la Torah. Il est préférable que les mains, dont l’impureté n’a pas de fondement dans la loi de la Torah, deviennent rituellement impures avec un statut d’impureté rituelle de second degré, et que la nourriture, dont l’impureté a un fondement dans la loi de la Torah, ne devienne pas rituellement impure.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים מְכַבְּדִין וְכוּ׳.
Nous avons appris dans la michna que Beit Hillel et Beit Shammaï sont en désaccord sur la question de savoir si le nettoyage de l’endroit où l’on a mangé ou le lavage des mains doit être effectué en premier après le repas. Beit Shammaï disent : On balaie d’abord la zone de la maison où le repas a eu lieu puis on se lave les mains avec les eaux finales. Et Beit Hillel disent : On se lave les mains puis on balaie la maison.
תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים מְכַבְּדִין אֶת הַבַּיִת וְאַחַר כָּךְ נוֹטְלִין לַיָּדַיִם, שֶׁאִם אַתָּה אוֹמֵר נוֹטְלִין לַיָּדַיִם תְּחִלָּה, נִמְצָא אַתָּה מַפְסִיד אֶת הָאוֹכָלִין. אֲבָל נְטִילַת יָדַיִם לְבֵית שַׁמַּאי תְּחִלָּה לָא סְבִירָא לְהוּ. מַאי טַעְמָא? — מִשּׁוּם פֵּירוּרִין.
Les Sages ont enseigné dans une Tosefta, où cette question est examinée plus en détail : Beit Shammai disent : On balaie l’endroit de la maison où le repas a eu lieu puis on se lave les mains, car si tu dis que l’on se lave les mains d’abord, l’eau risque d’éclabousser les miettes restantes et tu auras abîmé la nourriture. Mais Beit Shammai ne soutiennent pas que le lavage des mains vienne d’abord. Quelle en est la raison ? En raison de la crainte que les miettes ne deviennent répugnantes.
וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: אִם שַׁמָּשׁ תַּלְמִיד חָכָם הוּא, נוֹטֵל פֵּירוּרִין שֶׁיֵּשׁ בָּהֶם כְּזַיִת, וּמַנִּיחַ פֵּירוּרִין שֶׁאֵין בָּהֶן כְּזַיִת.
Et Beit Hillel disent : Si le serviteur est un érudit de la Torah, il retire de la table les miettes qui ont le volume d’une olive à la fin du repas et ne laisse que des miettes qui n’ont pas le volume d’une olive, car une nourriture inférieure au volume d’une olive n’est pas considérée comme de la nourriture et il n’y a pas d’interdiction à la gâter.
מְסַיַּיע לֵיהּ לְרַבִּי יוֹחָנָן. דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: פֵּירוּרִין שֶׁאֵין בָּהֶם כְּזַיִת — מוּתָּר לְאַבְּדָן בַּיָּד.
Cela soutient l’opinion de Rabbi Yoḥanan, car Rabbi Yoḥanan a dit : Des miettes d’une taille inférieure au volume d’une olive, on peut les détruire avec la main sans enfreindre l’interdiction de gâter de la nourriture.
בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? בֵּית הִלֵּל סָבְרִי אָסוּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בְּשַׁמָּשׁ עַם הָאָרֶץ. וּבֵית שַׁמַּאי סָבְרִי מוּתָּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בְּשַׁמָּשׁ עַם הָאָרֶץ.
Ici aussi, la Guemara pose la question : Au sujet de quoi sont-ils en désaccord ? La Guemara répond : Le fondement de leur divergence est que Beit Hillel soutiennent : il est interdit d’utiliser les services d’un serveur qui est un am ha’aretz. Par conséquent, il n’y a pas lieu de craindre que la nourriture soit abîmée, car seules des miettes restent sur la table. Et Beit Shammai soutiennent : il est permis d’utiliser les services d’un assistant qui est un am ha’aretz. De la nourriture restera sur la table et, par conséquent, il y a lieu de craindre que la nourriture soit abîmée. La solution est de débarrasser la nourriture de la table et seulement ensuite de se laver les mains.
אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא אָמַר רַב הוּנָא: בְּכוּלֵּיהּ פִּרְקִין הֲלָכָה כְּבֵית הִלֵּל, בַּר מֵהָא דַּהֲלָכָה כְּבֵית שַׁמַּאי, וְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא מַתְנִי אִיפְּכָא, וּבְהָא נָמֵי הֲלָכָה כְּבֵית הִלֵּל.
Rabbi Yosei bar Ḥanina a dit que Rav Huna a dit : Dans tout notre chapitre, la halakha est conforme à l’opinion de Beit Hillel, sauf dans ce cas, où la halakha est conforme à l’opinion de Beit Shammai. Et Rabbi Oshaya enseignait l’inverse et inversait les opinions de Beit Hillel et de Beit Shammai telles qu’elles apparaissent dans notre michna, et dans ce cas aussi, la halakha est conforme à l’opinion de Beit Hillel.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נֵר וּמָזוֹן וְכוּ׳.
Nous avons appris dans la michna que Beit Shammai disent : On récite la bénédiction sur la bougie, puis la bénédiction de la Grâce après les Repas, puis la bénédiction sur les aromates, et enfin la bénédiction de la havdala. Et Beit Hillel disent : L’ordre est bougie, aromates, Grâce après les Repas et havdala.
רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה אִיקְּלַע לְבֵי רָבָא. חַזְיֵיהּ לְרָבָא דְּבָרֵיךְ אַבְּשָׂמִים בְּרֵישָׁא. אֲמַר לֵיהּ: מִכְּדִי בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל אַמָּאוֹר לָא פְּלִיגִי, דְּתַנְיָא בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נֵר וּמָזוֹן, בְּשָׂמִים וְהַבְדָּלָה. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: נֵר וּבְשָׂמִים, מָזוֹן וְהַבְדָּלָה!
La Guemara rapporte que Rav Houna bar Yehouda se trouva venir à la maison de Rava. Il vit que Rava récita d’abord une bénédiction sur les aromates. Rav Houna bar Yehouda lui dit : Maintenant, puisque Beit Hillel et Beit Shammaï ne sont pas en désaccord au sujet de la bénédiction sur la lumière, comme nous l’avons appris dans notre michna que Beit Shammaï disent : On récite la bénédiction sur la bougie, puis la bénédiction de la Grâce après les Repas, puis la bénédiction sur les aromates, et enfin la bénédiction de la havdala. Et Beit Hillel disent : L’ordre est bougie, et aromates, Grâce après les Repas, et havdala, pourquoi as-tu récité d’abord la bénédiction sur les aromates ?
עָנֵי רָבָא בָּתְרֵיהּ: זוֹ דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר, אֲבָל רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר לֹא נֶחְלְקוּ בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל עַל הַמָּזוֹן שֶׁהוּא בַּתְּחִילָּה וְעַל הַבְדָּלָה שֶׁהִיא בַּסּוֹף, עַל מָה נֶחְלְקוּ — עַל הַמָּאוֹר וְעַל הַבְּשָׂמִים, שֶׁבֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים עַל הַמָּאוֹר וְאַחַר כָּךְ בְּשָׂמִים, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים בְּשָׂמִים וְאַחַר כָּךְ מָאוֹר.
Rava répondit après lui : En effet, telle est la déclaration de Rabbi Meir. Cependant, Rabbi Yehuda dit dans une baraita que Beit Hillel et Beit Shammai ne sont en désaccord au sujet de la Grâce après les Repas, qui est récitée en premier, ni au sujet de la havdala, qui est récitée en dernier. Au sujet de quoi sont-ils en désaccord ? Ils sont en désaccord au sujet de la lumière et des épices. Beit Shammai disent : On récite une bénédiction sur la lumière puis sur les épices, et Beit Hillel disent : On récite une bénédiction sur les épices puis sur la lumière.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן נָהֲגוּ הָעָם כְּבֵית הִלֵּל אַלִּיבָּא דְּרַבִּי יְהוּדָה.
Et Rabbi Yoḥanan dit : Le peuple avait l’habitude de se conduire conformément à l’opinion de Beit Hillel selon l’interprétation de Rabbi Yehuda. La bénédiction sur les aromates est récitée en premier.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים שֶׁבָּרָא כּוּ׳.
La michna a cité une dispute entre Beit Hillel et Beit Shammai au sujet de la formule de la bénédiction sur le feu dans la havdala. Beit Shammai disent : Qui a créé [bara] la lumière du feu. Et Beit Hillel disent : Qui crée [boreh] les lumières du feu.
אָמַר רָבָא: בְּ״בָרָא״ כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּבָרָא מַשְׁמַע. כִּי פְּלִיגִי בְּ״בוֹרֵא״, בֵּית שַׁמַּאי סָבְרִי ״בּוֹרֵא״ דַּעֲתִיד לְמִבְרָא, וּבֵית הִלֵּל סָבְרִי ״בּוֹרֵא״ נָמֵי דִּבְרָא מַשְׁמַע.
À ce sujet, Rava dit : En ce qui concerne le mot bara, tout le monde est d’accord pour dire qu’il signifie créa dans le passé. Là où ils sont en désaccord, c’est au sujet du mot boreh. Beit Shammai soutiennent : Boreh signifie que Dieu créera dans le futur, et Beit Hillel soutiennent : Boreh signifie aussi qu’Il a créé dans le passé.
מֵתִיב רַב יוֹסֵף: ״יוֹצֵר אוֹר וּבוֹרֵא חֹשֶׁךְ״, ״יוֹצֵר הָרִים וּבוֹרֵא רוּחַ״, ״בּוֹרֵא הַשָּׁמַיִם וְנוֹטֵיהֶם״. אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: בְּ״בָרָא״ וּ״בוֹרֵא״ כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּבָרָא מַשְׁמַע, כִּי פְּלִיגִי בִּ״מְאוֹר״ וּ״מְאוֹרֵי״. דְּבֵית שַׁמַּאי סָבְרִי חֲדָא נְהוֹרָא אִיכָּא בְּנוּרָא, וּבֵית הִלֵּל סָבְרִי טוּבָא נְהוֹרֵי אִיכָּא בְּנוּרָא. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, אָמְרוּ לָהֶם בֵּית הִלֵּל לְבֵית שַׁמַּאי: הַרְבֵּה מְאוֹרוֹת יֵשׁ בָּאוֹר.
Rav Yosef souleva une objection : Comment peut-il y avoir une divergence au sujet du sens du mot boreh ? Dans les versets suivants, il est clair qu’il se rapporte à des actes de création dans le passé : « Qui forme la lumière et crée [boreh] les ténèbres » (Isaïe 45:7), « Qui forme les montagnes et crée [boreh] le vent » (Amos 4:13), ou « Qui crée [boreh] les cieux et les déploie » (Isaïe 42:5). Au contraire, Rav Yosef dit : En ce qui concerne à la fois bara et boreh, tout le monde est d’accord pour dire qu’ils signifient créa. Là où ils divergent, c’est au sujet de la lumière du feu ou des lumières du feu. Car Beit Shammaï soutiennent qu’il y a une seule lumière dans un feu, et Beit Hillel soutiennent qu’il y a plusieurs lumières dans un feu, car une flamme se compose de lumière rouge, verte et blanche. Cela aussi a été enseigné dans une baraita : Beit Hillel dirent à Beit Shammaï : Il y a plusieurs lumières dans le feu.
אֵין מְבָרְכִין כּוּ׳. בִּשְׁלָמָא נֵר מִשּׁוּם דְּלֹא שָׁבַת, אֶלָּא בְּשָׂמִים מַה טַּעַם לֹא?
Nous avons appris dans la michna que l’on ne peut réciter une bénédiction ni sur la bougie ni sur les aromates des gentils. La Guemara demande : Soit, l’interdiction de réciter une bénédiction sur une bougie de gentils lors de la havdala, car la flamme de la bougie ne s’est pas reposée. Puisqu’elle brûlait pendant Chabbat, on ne doit pas réciter de bénédiction sur elle à la fin de Chabbat. Cependant, quelle est la raison pour laquelle on ne peut pas réciter une bénédiction sur des aromates de gentils ?
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הָכָא בִּמְסִבַּת גּוֹיִם עָסְקִינַן, מִפְּנֵי שֶׁסְּתָם מְסִבַּת גּוֹיִם לַעֲבוֹדָה זָרָה הִיא.
Rav Yehuda a dit que Rav a dit : Ici, nous traitons d’un festin organisé par des gentils, et les épices utilisées lors de ce festin ont été interdites parce que les festins des gentils sont généralement consacrés à l’idolâtrie.
הָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא אֵין מְבָרְכִין לֹא עַל הַנֵּר וְלֹא עַל הַבְּשָׂמִים שֶׁל עֲבוֹדָה זָרָה, מִכְלָל דְּרֵישָׁא לָאו בַּעֲבוֹדָה זָרָה עָסְקִינַן!
La Guemara demande : Mais de ce qui a été enseigné dans la clause finale de la michna : On ne peut réciter une bénédiction ni sur la bougie ni sur les aromates de l’idolâtrie, on déduit par implication que dans la première clause de notre michna il n’est pas question d’idolâtrie ? Il doit y avoir une autre raison pour laquelle les aromates des gentils sont interdits.
אָמַר רַבִּי חֲנִינָא מִסּוּרָא: ״מַה טַּעַם״ קָאָמַר: מַה טַּעַם אֵין מְבָרְכִין עַל הַנֵּר וְלֹא עַל הַבְּשָׂמִים שֶׁל גּוֹיִם — מִפְּנֵי שֶׁסְּתָם מְסִבַּת גּוֹיִם לַעֲבוֹדָה זָרָה.
Rabbi Ḥanina de Soura a dit : Ces deux halakhot sont complémentaires, et la michna énonce la halakha en employant le style de : Quelle en est la raison. Il faut comprendre la michna ainsi : Quelle est la raison pour laquelle on ne peut réciter une bénédiction ni sur la bougie ni sur les aromates des gentils ? Parce que les fêtes des gentils sont généralement consacrées à l’idolâtrie, et on ne peut réciter une bénédiction ni sur la bougie ni sur les aromates de l’idolâtrie.
תָּנוּ רַבָּנַן: אוּר שֶׁשָּׁבַת — מְבָרְכִין עָלָיו, וְשֶׁלֹּא שָׁבַת — אֵין מְבָרְכִין עָלָיו. מַאי ״שָׁבַת״ וּמַאי ״לֹא שָׁבַת״?
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Sur un feu qui s’est reposé, on peut réciter une bénédiction lors de la havdala, et sur un feu qui ne s’est pas reposé, on ne peut pas réciter de bénédiction. La Guemara demande : Que signifie s’est reposé, et que signifie ne s’est pas reposé ?