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בְּמִידֵּי דְּלָא מִמְּאִיס נָמֵי, לְסַלְּקִינְהוּ לְצַד אֶחָד וְלִיבָרֵךְ? תַּרְגְּמַהּ רַב יִצְחָק קַסְקְסָאָה קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי בַּר אָבִין מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר ״יִמָּלֵא פִי תְּהִלָּתֶךָ״.
La Guemara demande : En ce qui concerne un aliment qui ne devient pas non plus répugnant, qu’il le déplace sur le côté et récite la bénédiction. Pourquoi doit-il le cracher ? Rav Yitzḥak Kaskesa’a a expliqué devant Rabbi Yosei bar Avin, au nom de Rabbi Yoḥanan : On le crache parce qu’il est dit : « Ma bouche sera remplie de Ta louange » (Psaumes 71:8), ce qui signifie qu’il faut réciter les louanges de Dieu avec toute sa bouche, et non seulement avec la moitié.
בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב חִסְדָּא: מִי שֶׁאָכַל וְשָׁתָה וְלֹא בֵּרַךְ, מַהוּ שֶׁיַּחֲזוֹר וִיבָרֵךְ? אֲמַר לְהוּ: מִי שֶׁאָכַל שׁוּם וְרֵיחוֹ נוֹדֵף, יַחְזוֹר וְיֹאכַל שׁוּם אַחֵר כְּדֵי שֶׁיְּהֵא רֵיחוֹ נוֹדֵף?!
Ils soulevèrent un dilemme devant Rav Ḥisda : Celui qui a mangé et bu et n’a pas récité de bénédiction, quelle est la règle ? Doit-il revenir et réciter la bénédiction qu’il aurait dû réciter auparavant avant de continuer à manger, ou non ? En réponse, Rav Ḥisda leur dit une analogie : Est-ce que celui qui a mangé de l’ail et dont l’odeur dans son haleine se sent, retournera manger un autre ail afin que l’odeur dans son haleine se sente ? C’est-à-dire qu’il faut réciter une bénédiction. Est-ce que celui qui a commis une transgression et n’a pas récité de bénédiction avant de manger réparera sa situation en continuant à manger sans réciter de bénédiction (Talmidei Rabbeinu Yona)?
אָמַר רָבִינָא: הִלְכָּךְ אֲפִילּוּ גָּמַר סְעוּדָּתוֹ, יַחְזוֹר וִיבָרֵךְ. דְּתַנְיָא: טָבַל וְעָלָה, אוֹמֵר בַּעֲלִיָּיתוֹ ״בָּרוּךְ אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְוֹתָיו וְצִוָּנוּ עַל הַטְּבִילָה״.
Ravina a dit : Par conséquent, même si quelqu’un a terminé son repas, il doit revenir et réciter une bénédiction. Il cite une preuve, comme cela a été enseigné dans une baraita au sujet des lois de l’immersion : Celui qui était rituellement impur et s’est immergé dans un bain rituel et en est sorti ; au moment où il sort, il récite : Béni… Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné au sujet de l’immersion rituelle. Il est donc évident que, dans certains cas, on peut réciter la bénédiction après avoir accompli l’acte.
וְלָא הִיא, הָתָם — מֵעִיקָּרָא גַּבְרָא לָא חֲזֵי, הָכָא — מֵעִיקָּרָא גַּבְרָא חֲזֵי, וְהוֹאִיל וְאִידְּחִי — אִידְּחִי.
La Guemara rejette le parallèle entre les cas : Ce n’est pas le cas, car là-bas, dans le cas de l’immersion, au départ, avant de s’immerger, l’homme n’était pas apte à réciter la bénédiction parce qu’il était rituellement impur ; ici, dans le cas où l’on n’a pas récité de bénédiction avant de manger, au départ il était apte à réciter la bénédiction, et puisque il n’a pas récité la bénédiction avant de manger et qu’il a terminé son repas et est donc exclu de la réciter, il est complètement exclu et n’a aucun moyen de remédier à la situation.
תָּנוּ רַבָּנַן: אִסְפָּרָגוֹס — יָפֶה לַלֵּב וְטוֹב לָעֵינַיִם, וְכׇל שֶׁכֵּן לִבְנֵי מֵעַיִם. וְהָרָגִיל בּוֹ — יָפֶה לְכׇל גּוּפוֹ. וְהַמִּשְׁתַּכֵּר הֵימֶנּוּ — קָשֶׁה לְכׇל גּוּפוֹ.
Incidemment aux lois concernant le vin que la Guemara a citées plus tôt, les Sages ont enseigné : Asperges, le vin ou d’autres boissons alcoolisées qu’ils avaient l’habitude de boire tôt le matin avant de manger, est bon pour le cœur et bénéfique pour les yeux, et plus encore pour les intestins. Et en vantant les vertus de cette boisson, la Guemara dit : Celui qui a l’habitude d’en boire, elle est bénéfique pour tout son corps. Cependant, il faut faire attention, car celui qui en boit excessivement et s’enivre, elle est nuisible pour tout son corps.
מִדְּקָתָנֵי יָפֶה לַלֵּב, מִכְּלָל דִּבְחַמְרָא עָסְקִינַן, וְקָתָנֵי: וְכׇל שֶׁכֵּן לִבְנֵי מֵעַיִם. וְהָתַנְיָא: לְלַעַ״ט — יָפֶה, לְרָמַ״ת — קָשֶׁה!
La Guemara discute cela : Du fait qu’il a été enseigné que l’asperge est bénéfique pour le cœur, on peut déduire que nous parlons d’asperge faite de vin, qui est connu pour être bénéfique pour le cœur. Et nous avons appris : À plus forte raison, l’asperge est bénéfique pour les intestins. N’a-t-il pas été enseigné dans une baraita : Pour L-E-T, qui est un acronyme de lev, cœur ; einayim, yeux ; teḥol, rate, elle est bénéfique, mais pour R-M-T, rosh, tête ; me’ayim, intestins ; taḥtoniot, hémorroïdes, elle est nuisible. Apparemment, l’asperge est nuisible pour les intestins.
כִּי תַּנְיָא הַהִיא, בִּמְיוּשָּׁן. כְּדִתְנַן: קֻוֽנָּם יַיִן שֶׁאֲנִי טוֹעֵם, שֶׁהַיַּיִן קָשֶׁה לִבְנֵי מֵעַיִם. אָמְרוּ לוֹ: וַהֲלֹא מְיוּשָּׁן יָפֶה הוּא לִבְנֵי מֵעַיִם! וְשָׁתַק — אָסוּר בְּחָדָשׁ, וּמוּתָּר בִּמְיוּשָּׁן. שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara répond : Cettebaraita, dans laquelle il a été enseigné que l’asperge est bénéfique pour les intestins, fait référence à l’asperge préparée avec du vieux vin. Comme nous l’avons appris dans la michna concernant les lois des vœux, à propos de quelqu’un qui a fait le vœu : Le vin m’est konam à goûter parce qu’il est nuisible aux intestins, et ceux qui l’ont entendu lui ont dit : Mais le vieux vin n’est-il pas bénéfique pour les intestins ? S’il est resté silencieux et n’a pas contesté ce point, il lui est interdit de boire du vin nouveau en raison de son vœu, mais il lui est permis de boire du vieux vin. Concluez de cela que le vieux vin est bénéfique pour les intestins.
תָּנוּ רַבָּנַן: שִׁשָּׁה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בְּאִסְפָּרָגוֹס: אֵין שׁוֹתִין אוֹתוֹ אֶלָּא כְּשֶׁהוּא חַי וּמָלֵא; מְקַבְּלוֹ בְּיָמִין וְשׁוֹתֵהוּ בִּשְׂמֹאל; וְאֵין מְשִׂיחִין אַחֲרָיו, וְאֵין מַפְסִיקִין בּוֹ; וְאֵין מַחֲזִירִין אוֹתוֹ אֶלָּא לְמִי שֶׁנָּתְנוּ לוֹ; וְרָק אַחֲרָיו; וְאֵין סוֹמְכִין אוֹתוֹ אֶלָּא בְּמִינוֹ.
Les Sages ont enseigné : Six choses ont été dites au sujet de l’asperge : On ne la boit que pure et dans une coupe pleine ; on la reçoit du serviteur dans la main droite et on la boit de la main gauche ; on ne doit pas parler après l’avoir bue et on ne doit pas s’arrêter pendant qu’on la boit , mais il faut la boire d’un seul trait ; on ne la rend qu’à celui qui l’a donnée ; et on crache après l’avoir bue ; et on ne peut l’accompagner que de son espèce, c’est-à-dire qu’après avoir bu de l’asperge, on ne doit manger que quelque chose utilisé pour préparer des boissons similaires, par exemple des dattes après de la bière de dattes, etc.
וְהָתַנְיָא אֵין סוֹמְכִין אוֹתוֹ אֶלָּא בְּפַת! לָא קַשְׁיָא, הָא — בִּדְחַמְרָא, הָא — בִּדְשִׁכְרָא.
La Guemara objecte : N’a-t-on pas enseigné dans une baraita que l’on ne peut compléter l’asparagus qu’avec du pain ? La Guemara répond : Cela ne pose pas de difficulté. Cette baraita, dans laquelle il a été enseigné qu’on le complète avec du pain, se rapporte à l’asparagus fait de vin, tandis que cette autre baraita, dans laquelle il a été enseigné qu’on le complète avec son propre type, se rapporte à l’asparagus fait de bière.
תָּנֵי חֲדָא לְלַעַ״ט יָפֶה, לְרָמַ״ת קָשֶׁה. וְתַנְיָא אִידַּךְ: לְרָמַ״ת יָפֶה, לְלַעַ״ט קָשֶׁה! לָא קַשְׁיָא, הָא — בִּדְחַמְרָא, הָא — בִּדְשִׁכְרָא.
Il a été enseigné dans unebaraita que l’asperge est bénéfique pour L-E-T, le cœur, les yeux et la rate, et nuisible pour R-M-T, la tête, les intestins et les hémorroïdes. Et il a été enseigné dans une autrebaraita que l’asperge est bénéfique pour R-M-T, la tête, les intestins et les hémorroïdes, et nuisible pour L-E-T, le cœur, les yeux et la rate. La Guemara répond : Cela n’est pas difficile. Cettebaraita, dans laquelle il a été enseigné que l’asperge est bénéfique pour L-E-T, fait référence à l’asperge faite de vin, tandis que cette autrebaraita, dans laquelle il a été enseigné que l’asperge est nuisible pour L-E-T, fait référence à l’asperge faite de bière.
תָּנֵי חֲדָא: רָק אַחֲרָיו — לוֹקֶה. וְתַנְיָא אִידַּךְ: לֹא רָק אַחֲרָיו — לוֹקֶה! לָא קַשְׁיָא, הָא — בִּדְחַמְרָא, הָא — בִּדְשִׁכְרָא.
La Guemara résout une contradiction entre deux autres baraitot de la même manière. Il a été enseigné dans une baraita que s’il a craché après avoir bu de l’asparagus, il souffre d’une maladie. Et il a été enseigné dans une autre baraita que s’il n’a pas craché après avoir bu de l’asparagus, il souffre d’une maladie. La Guemara répond : Cela n’est pas difficile. Cette baraita, dans laquelle il a été enseigné que s’il a craché après en avoir bu, il souffre d’une maladie, se réfère à de l’asparagus fait de vin, tandis que cette autre baraita, dans laquelle il a été enseigné que s’il n’a pas craché, il souffre d’une maladie, se réfère à de l’asparagus fait de bière.
אָמַר רַב אָשֵׁי: הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ לֹא רָק אַחֲרָיו לוֹקֶה, מֵימָיו נִזְרָקִין אֲפִילּוּ בִּפְנֵי הַמֶּלֶךְ.
Rav Ashi a dit : Maintenant que tu as dit que s’il ne crache pas après l’avoir bu, il souffre d’une maladie, son eau, c’est-à-dire la salive dans sa bouche après avoir bu asparagus, peut être expulsée même lorsqu’il se tient devant le roi, car ne pas le faire le mettra en danger.
אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן אֱלִישָׁע: שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים סָח לִי סוּרִיאֵל שַׂר הַפָּנִים: אַל תִּטּוֹל חֲלוּקְךָ בְּשַׁחֲרִית מִיַּד הַשַּׁמָּשׁ וְתִלְבַּשׁ. וְאַל תִּטּוֹל יָדֶיךָ מִמִּי שֶׁלֹּא נָטַל יָדָיו. וְאַל תַּחֲזִיר כּוֹס אִסְפָּרָגוֹס אֶלָּא לְמִי שֶׁנְּתָנוֹ לְךָ — מִפְּנֵי שֶׁתַּכְסְפִית, וְאָמְרִי לַהּ, אִסְתַּלְגָּנִית שֶׁל מַלְאֲכֵי חַבָּלָה מְצַפִּין לוֹ לָאָדָם, וְאוֹמְרִים: אֵימָתַי יָבֹא אָדָם לִידֵי אֶחָד מִדְּבָרִים הַלָּלוּ וְיִלָּכֵד.
Rabbi Yishmael ben Elisha a dit : Suriel, l’ange céleste officiant de la Présence divine, m’a dit trois choses d’en haut : Ne prends pas ton manteau le matin de la main de ton serviteur et ne le mets pas ; ne te lave rituellement les mains par l’intermédiaire de quelqu’un qui ne s’est pas lavé rituellement les propres mains ; et ne rends une coupe d’asparagus qu’à celui qui te l’a donnée. Pourquoi cela ? Parce qu’une bande de démons, et certains disent une bande d’anges destructeurs, est à l’affût d’une personne et dit : Quand une personne rencontrera-t-elle l’une de ces circonstances et sera-t-elle capturée ?
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי, שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים סָח לִי מַלְאַךְ הַמָּוֶת: אַל תִּטּוֹל חֲלוּקְךָ שַׁחֲרִית מִיַּד הַשַּׁמָּשׁ וְתִלְבַּשׁ. וְאַל תִּטּוֹל יָדֶיךָ מִמִּי שֶׁלֹּא נָטַל יָדָיו. וְאַל תַּעֲמוֹד לִפְנֵי הַנָּשִׁים בְּשָׁעָה שֶׁחוֹזְרוֹת מִן הַמֵּת, מִפְּנֵי שֶׁאֲנִי מְרַקֵּד וּבָא לִפְנֵיהֶן וְחַרְבִּי בְּיָדַי וְיֵשׁ לִי רְשׁוּת לְחַבֵּל.
De même, la Guemara rapporte que Rabbi Yehoshua ben Levi a dit : L’Ange de la Mort m’a dit trois choses : Ne prends pas ton manteau le matin de la main de ton serviteur pour le mettre ; ne te lave rituellement les mains par l’intermédiaire de quelqu’un qui ne s’est pas lavé rituellement les mains ; et ne te tiens pas devant les femmes lorsqu’elles reviennent de l’enterrement du défunt, car je danse et je viens devant elles, mon épée est à la main, et j’ai la permission de détruire.
וְאִי פָּגַע, מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ? לִינְשׁוֹף מִדּוּכְתֵּיהּ אַרְבַּע אַמּוֹת, אִי אִיכָּא נַהֲרָא — לֶיעְבְּרֵיהּ, וְאִי אִיכָּא דַּרְכָּא אַחֲרִינָא — לֵיזִיל בַּהּ, וְאִי אִיכָּא גּוּדָא — לֵיקוּ אֲחוֹרָא, וְאִי לָא — לַיהְדַּר אַפֵּיהּ וְלֵימָא: ״וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל הַשָּׂטָן יִגְעַר ה׳ בְּךָ וְגוֹ׳״ עַד דְּחָלְפִי מִינֵּיהּ.
La Guemara demande : Et si quelqu’un rencontre des femmes revenant d’un enterrement, quel est son remède ? La Guemara répond : Qu’il saute de quatre coudées depuis l’endroit où il se tient ; s’il y a une rivière, qu’il la traverse ; s’il y a un autre chemin, qu’il l’emprunte ; s’il y a un mur, qu’il se tienne derrière ; et sinon, qu’il détourne son visage et récite le verset : « Et le Seigneur dit à Satan : Que le Seigneur te réprimande, Satan, que le Seigneur qui a choisi Jérusalem te réprimande ; cet homme n’est-il pas un tison arraché au feu ? » (Zacharie 3:2), jusqu’à ce qu’elles passent devant lui.
אָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, וְאָמְרִי לַהּ בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: עֲשָׂרָה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בְּכוֹס שֶׁל בְּרָכָה: טָעוּן הַדָּחָה וּשְׁטִיפָה. חַי וּמָלֵא. עִיטּוּר וְעִיטּוּף. נוֹטְלוֹ בִּשְׁתֵּי יָדָיו, וְנוֹתְנוֹ בַּיָּמִין. וּמַגְבִּיהוֹ מִן הַקַּרְקַע טֶפַח, וְנוֹתֵן עֵינָיו בּוֹ. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף מְשַׁגְּרוֹ בְּמַתָּנָה לְאַנְשֵׁי בֵיתוֹ.
Rabbi Zeira a dit que Rabbi Abbahu a dit, et certains disent que cette halakhaa été enseignée dans une baraita : Dix choses ont été dites au sujet d’une coupe de bénédiction, par exemple la coupe de vin sur laquelle on récite la Grâce après le repas : Elle requiert rinçage et lavage ; ce doit être du vin non dilué, et pleine ; elle requiert ornement et enveloppement ; il la prend à deux mains et la place dans sa main droite, et il la soulève d’au moins une paume au-dessus du sol, et lorsqu’il récite la bénédiction il fixe ses yeux sur elle. Et certains disent : Il l’envoie aussi en cadeau aux membres de sa maison.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָנוּ אֵין לָנוּ אֶלָּא אַרְבָּעָה בִּלְבַד: הֲדָחָה, שְׁטִיפָה, חַי, וּמָלֵא. תָּנָא: הֲדָחָה — מִבִּפְנִים, וּשְׁטִיפָה — מִבַּחוּץ.
Rabbi Yoḥanan a dit : Nous n’avons que quatre de ces dix choses : rinçage, lavage, le vin doit être non dilué, et la coupe doit être pleine. En explication, il a été enseigné : le rinçage se fait à l’intérieur de la coupe, et le lavage se fait à l’extérieur de la coupe.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַמְבָרֵךְ עַל כּוֹס מָלֵא — נוֹתְנִין לוֹ נַחֲלָה בְּלִי מְצָרִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּמָלֵא בִּרְכַּת ה׳ יָם וְדָרוֹם יְרָשָׁה״. רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא אוֹמֵר: זוֹכֶה וְנוֹחֵל שְׁנֵי עוֹלָמִים, הָעוֹלָם הַזֶּה וְהָעוֹלָם הַבָּא.
Rabbi Yoḥanan a dit : Quiconque récite une bénédiction sur une coupe pleine reçoit un héritage sans limites, comme il est dit : « Et rempli de la bénédiction du Seigneur, possède la mer et le sud » (Deutéronome 33:23), indiquant que celui dont la coupe est pleine recevra la bénédiction de Dieu et héritera de tous côtés. Rabbi Yosei bar Ḥanina dit : Il mérite et hérite de deux mondes, ce monde-ci et le Monde à venir.
עִיטּוּר. רַב יְהוּדָה מְעַטְּרֵהוּ בְּתַלְמִידִים, רַב חִסְדָּא מְעַטַּר לֵיהּ בְּנַטְלֵי. אָמַר רַבִּי חָנָן: וּבְחַי. אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: וּבְבִרְכַּת הָאָרֶץ.
La Guemara continue d’expliquer les dix choses dites au sujet de la coupe de bénédiction : Les Sages ornaient la coupe de bénédiction de différentes manières. Rav Yehuda l’ornait d’élèves, car lorsqu’il récitait la bénédiction, il s’entourait d’élèves afin de rendre honneur à la bénédiction. Rav Ḥisda, en revanche, l’ornait de autres coupes ; il entourait la coupe de bénédiction d’autres coupes. Rabbi Ḥanan a dit : Et précisément avec du vin non dilué. Rav Sheshet a dit : Et dans la bénédiction de la terre.
עִיטּוּף. רַב פָּפָּא מִעַטַּף וְיָתֵיב. רַב אַסִּי פָּרֵיס סוּדָרָא עַל רֵישֵׁיהּ.
Les Sages avaient aussi des coutumes שונות concernant le fait de s’envelopper. Rav Pappa avait l’habitude de s’envelopper dans son châle de prière, de s’asseoir et de réciter la Bénédiction après le repas. Rav Asi étendait un tissu sur sa tête en signe de respect.
נוֹטְלוֹ בִּשְׁתֵּי יָדָיו. אָמַר רַבִּי חִינָּנָא בַּר פָּפָּא: מַאי קְרָאָה? — ״שְׂאוּ יְדֵיכֶם קֹדֶשׁ וּבָרְכוּ אֶת ה׳״.
Concernant ce qui a été dit, à savoir que il le prend dans ses deux mains, Rabbi Ḥinnana bar Pappa a dit : quel est le verset qui le prouve ? Comme il est dit : « Levez vos mains dans la sainteté et bénissez le Seigneur » (Psaumes 134:2).
וְנוֹתְנוֹ לַיָּמִין. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רִאשׁוֹנִים שָׁאֲלוּ: שְׂמֹאל מַהוּ שֶׁתְּסַיֵּיעַ לַיָּמִין? אָמַר רַב אָשֵׁי: הוֹאִיל וְרִאשׁוֹנִים אִיבַּעְיָא לְהוּ וְלֹא אִיפְּשִׁט לְהוּ,
Quant à ce qui a été dit après qu’il le prend dans ses deux mains : Et il le place dans sa main droite, Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Les premiers Sages ont demandé : Quelle est la règle, la main gauche peut-elle aider la droite lorsqu’on prend la coupe ? Rav Ashi a dit : Puisque les premiers Sages ont soulevé ce dilemme et qu’il n’a pas été résolu pour eux,

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