אֲנַן נַעֲבֵד לְחוּמְרָא.
nous agirons avec rigueur et n’aiderons pas la main droite avec la gauche.
וּמַגְבִּיהוֹ מִן הַקַּרְקַע טֶפַח. אָמַר רַב אַחָא בְּרַבִּי חֲנִינָא: מַאי קְרָאָה — ״כּוֹס יְשׁוּעוֹת אֶשָּׂא וּבְשֵׁם ה׳ אֶקְרָא״.
Et il le soulève d’au moins une palme au-dessus du sol. Rav Aḥa, fils de Rabbi Ḥanina, dit : Quel est le verset qui prouve cela ? « J’élèverai la coupe du salut et j’invoquerai le nom du Seigneur » (Psaumes 116:13).
וְנוֹתֵן עֵינָיו בּוֹ — כִּי הֵיכִי דְּלָא נַיסַּח דַּעְתֵּיהּ מִינֵּיהּ.
Et il fixe ses yeux sur la coupe ; afin que son attention ne soit pas détournée d’elle.
וּמְשַׁגְּרוֹ לְאַנְשֵׁי בֵּיתוֹ בְּמַתָּנָה — כִּי הֵיכִי דְּתִתְבָּרַךְ דְּבֵיתְהוּ.
Et il l’envoie comme cadeau aux membres de sa maison ; afin que sa femme soit bénie.
עוּלָּא אִקְּלַע לְבֵי רַב נַחְמָן. כְּרֵיךְ רִיפְתָּא, בָּרֵיךְ בִּרְכַּת מְזוֹנָא, יְהַב לֵיהּ כָּסָא דְּבִרְכְּתָא לְרַב נַחְמָן. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: לִישַׁדַּר מָר כָּסָא דְבִרְכְּתָא לְיַלְתָּא. אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין פְּרִי בִטְנָהּ שֶׁל אִשָּׁה מִתְבָּרֵךְ אֶלָּא מִפְּרִי בִּטְנוֹ שֶׁל אִישׁ, שֶׁנֶּאֱמַר ״וּבֵרַךְ פְּרִי בִטְנְךָ״. ״פְּרִי בִטְנָהּ״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״פְּרִי בִטְנְךָ״.
La Guemara rapporte : Il arriva à Ulla de venir dans la maison de Rav Naḥman. Il mangea du pain, récita la Grâce après le repas et donna la coupe de bénédiction à Rav Naḥman. Rav Naḥman lui dit : Maître, s’il vous plaît, envoyez la coupe de bénédiction à Yalta, mon épouse. Ulla lui répondit : Il n’y en a pas besoin, car Rabbi Yoḥanan a dit ce qui suit : Le fruit du ventre d’une femme n’est béni qu’à partir du fruit du ventre d’un homme, comme il est dit : « Il t’aimera, te bénira et te multipliera, et Il bénira le fruit de ton ventre » (Deutéronome 7:13). La Guemara en déduit : Il n’est pas dit : « Il bénira le fruit de son ventre [à elle] ». Au contraire, il est dit : « Il bénira le fruit de ton [masculin singulier] ventre ». Pour que son épouse soit bénie d’enfants, il suffit de donner la coupe à Rav Naḥman.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: מִנַּיִן שֶׁאֵין פְּרִי בִטְנָהּ שֶׁל אִשָּׁה מִתְבָּרֵךְ אֶלָּא מִפְּרִי בִּטְנוֹ שֶׁל אִישׁ — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבֵרַךְ פְּרִי בִטְנְךָ״, ״פְּרִי בִטְנָהּ״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״פְּרִי בִטְנְךָ״.
Cet avis a également été enseigné dans une baraita : Rabbi Natan dit : D’où est-il déduit que le fruit du ventre d’une femme n’est béni que par le fruit du ventre d’un homme ? Comme il est dit : Et Il bénira le fruit de ton ventre ; il n’est pas dit qu’Il bénira le fruit de son ventre à elle. Au contraire, Il bénira le fruit de ton ventre.
אַדְּהָכִי שְׁמַעָה יַלְתָּא, קָמָה בְּזִיהֲרָא, וְעַלַּת לְבֵי חַמְרָא, וּתְבַרָא אַרְבַּע מְאָה דַּנֵּי דְחַמְרָא. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: נְשַׁדַּר לַהּ מָר כָּסָא אַחֲרִינָא, שְׁלַח לַהּ: כֹּל הַאי נַבְגָּא, דְּבִרְכְּתָא הִיא. שְׁלַחָה לֵיהּ: מִמְּהַדּוּרֵי — מִילֵּי, וּמִסְּמַרְטוּטֵי — כַּלְמֵי.
La Guemara rapporte que pendant ce temps, Yalta entendit le refus de Oulla de lui envoyer la coupe de bénédiction. Yalta était la fille de l’Exilarque et avait l’habitude d’être traitée avec déférence, alors elle se leva en colère, entra dans la réserve de vin et brisa quatre cents tonneaux de vin. Ensuite, Rav Naḥman dit à Oulla : Que le Maître lui envoie une autre coupe. Oulla envoya à Yalta une autre coupe avec un message disant que tout le vin de ce tonneau est un vin de bénédiction ; bien que tu n’aies pas bu de la coupe de bénédiction elle-même, tu peux au moins boire du tonneau duquel la coupe de bénédiction a été versée. Elle lui envoya une réponse cinglante : Des colporteurs itinérants — Oulla voyageait régulièrement d’Eretz Yisrael vers la Babylonie et retour — viennent des paroles dénuées de sens, et des haillons viennent des poux.
אָמַר רַב אַסִּי: אֵין מַסִּיחִין עַל כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה. וְאָמַר רַב אַסִּי: אֵין מְבָרְכִין עַל כּוֹס שֶׁל פּוּרְעָנוּת. מַאי ״כּוֹס שֶׁל פּוּרְעָנוּת״? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: כּוֹס שֵׁנִי. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: הַשּׁוֹתֶה כִּפְלַיִם לֹא יְבָרֵךְ, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר ״הִכּוֹן לִקְרַאת אֱלֹהֶיךָ יִשְׂרָאֵל״, וְהַאי לָא מְתַקַּן.
Rav Asi a dit : On ne peut pas parler au-dessus d’une coupe de bénédiction depuis le moment où on la prend en main jusqu’à ce qu’on en boive. Et Rav Asi a dit : On ne peut pas réciter une bénédiction sur une coupe de châtiment. La Guemara précise : Qu’est-ce qu’une coupe de châtiment ? Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Une deuxième coupe. Cet avis a également été enseigné dans une baraita : Celui qui boit par paires ne doit pas réciter de bénédiction, car il est dit : « Prépare-toi à rencontrer ton Dieu, ô Israël » (Amos 4:12). Il faut être convenablement préparé pour se tenir devant son Créateur, et cette personne qui a bu deux coupes de vin n’est pas préparée, car boire un nombre pair de coupes de vin est dangereux à cause des démons.
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, וְאָמְרִי לַהּ בְּמַתְנִיתָא תָּנָא: הָאוֹכֵל וּמְהַלֵּךְ מְבָרֵךְ מְעוּמָּד, וּכְשֶׁהוּא אוֹכֵל מְעוּמָּד — מְבָרֵךְ מְיוּשָּׁב, וּכְשֶׁהוּא מֵיסֵב וְאוֹכֵל — יוֹשֵׁב וּמְבָרֵךְ. וְהִלְכְתָא בְּכוּלְּהוּ יוֹשֵׁב וּמְבָרֵךְ.
En conclusion des halakhot des bénédictions, la Guemara cite que Rabbi Abbahou a dit, et certains disent que cela a été enseigné dans une baraita : Celui qui mange en marchant récite la bénédiction du Birkat Hamazon debout à un endroit, et celui qui mange debout récite la bénédiction en étant assis, et celui qui mange accoudé sur un divan s’assied puis récite la bénédiction. Et la halakha est : dans tous ces cas, on s’assied puis on récite la bénédiction.
הדרן עלך שלשה שאכלו
Pouvons-nous revenir vers toi : Trois qui ont mangé !
מַתְנִי׳ אֵלּוּ דְּבָרִים שֶׁבֵּין בֵּית שַׁמַּאי וּבֵין בֵּית הִלֵּל בַּסְּעוּדָה: בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְבָרֵךְ עַל הַיּוֹם, וְאַחַר כָּךְ מְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן וְאַחַר כָּךְ מְבָרֵךְ עַל הַיּוֹם.
MICHNA :Voici les points de désaccord entre Beit Shammaï et Beit Hillel concernant les halakhot d'un repas : Un désaccord porte sur l’ordre des bénédictions dans le kiddouch. Beit Shammaï disent : Lorsqu’on récite le kiddouch sur le vin, on récite une bénédiction sur la sanctification du jour, puis on récite une bénédiction sur le vin. Et Beit Hillel disent : On récite une bénédiction sur le vin, puis on récite une bénédiction sur le jour.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נוֹטְלִין לַיָּדַיִם וְאַחַר כָּךְ מוֹזְגִין אֶת הַכּוֹס. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מוֹזְגִין אֶת הַכּוֹס וְאַחַר כָּךְ נוֹטְלִין לַיָּדַיִם.
De même, Beit Hillel et Beit Shammai sont en désaccord au sujet de la consommation de vin avant un repas. Beit Shammai disent : On se lave les mains et on mélange de l’eau avec le vin dans la coupe ensuite, et Beit Hillel disent : On mélange de l’eau avec le vin dans la coupe et ce n’est qu’ensuite qu’on se lave les mains. Le fondement de ce différend particulier concerne les lois de pureté rituelle, comme la Guemara l’expliquera ci-dessous.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְקַנֵּחַ יָדָיו בַּמַּפָּה, וּמַנִּיחָהּ עַל הַשּׁוּלְחָן. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: עַל הַכֶּסֶת.
Également en ce qui concerne les lois de pureté rituelle, Beit Shammai disent : Après s’être lavé, on s’essuie les mains avec un linge et on le place sur la table. Et Beit Hillel disent : On le place sur le coussin sur lequel il est assis.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְכַבְּדִין אֶת הַבַּיִת, וְאַחַר כָּךְ נוֹטְלִין לַיָּדַיִם. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: נוֹטְלִין לַיָּדַיִם, וְאַחַר כָּךְ מְכַבְּדִין אֶת הַבַּיִת.
De même, Beit Shammai disent : On balaie l’espace de la maison où le repas a eu lieu puis on se lave les mains avec les eaux finales avant la Grâce après le repas ensuite. Et Beit Hillel disent : On se lave les mains puis on balaie la maison.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: נֵר וּמָזוֹן, בְּשָׂמִים וְהַבְדָּלָה. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: נֵר וּבְשָׂמִים, מָזוֹן וְהַבְדָּלָה.
De même qu’ils contestent l’ordre des bénédictions dans le kiddouch, ils contestent l’ordre des bénédictions dans la havdala. Si un repas s’est poursuivi jusqu’à la fin du Chabbat, Beit Shammai disent : On récite la bénédiction sur la bougie, puis la bénédiction de Grâce après le Repas, puis la bénédiction sur les aromates, et enfin la bénédiction de la havdala. Et Beit Hillel disent : L’ordre est bougie, aromates, Grâce après le Repas, et havdala.
בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: ״שֶׁבָּרָא מְאוֹר הָאֵשׁ״, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: ״בּוֹרֵא מְאוֹרֵי הָאֵשׁ״.
En ce qui concerne la bénédiction sur la bougie, Beit Shammai disent : Qui a créé [bara] la lumière du feu. Et Beit Hillel disent : Qui crée [boreh] les lumières du feu.
אֵין מְבָרְכִין לֹא עַל הַנֵּר וְלֹא עַל הַבְּשָׂמִים שֶׁל גּוֹיִם, וְלֹא עַל הַנֵּר וְלֹא עַל הַבְּשָׂמִים שֶׁל מֵתִים, וְלֹא עַל הַנֵּר וְלֹא עַל הַבְּשָׂמִים שֶׁל עֲבוֹדָה זָרָה. וְאֵין מְבָרְכִין עַל הַנֵּר עַד שֶׁיֵּאוֹתוּ לְאוֹרוֹ.
On ne peut réciter une bénédiction ni sur la bougie ni sur les aromates des gentils, ni sur la bougie ni sur les aromates destinés à rendre hommage aux morts, ni sur la bougie ni sur les aromates de l’idolâtrie. La michna cite une autre halakha concernant la bénédiction sur la bougie : Et l’on ne récite pas la bénédiction sur la bougie tant qu’on n’a pas tiré profit de sa lumière.
מִי שֶׁאָכַל, וְשָׁכַח וְלֹא בֵּירַךְ. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: יַחְזוֹר לִמְקוֹמוֹ וִיבָרֵךְ. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: יְבָרֵךְ בִּמְקוֹם שֶׁנִּזְכַּר. וְעַד מָתַי מְבָרֵךְ? — עַד כְּדֵי שֶׁיִּתְעַכֵּל הַמָּזוֹן שֶׁבְּמֵעָיו.
La michna cite une dispute נוספת: Celui qui a mangé, a oublié et n’a pas récité de bénédiction ; Beit Shammaï disent : Il retourne à l’endroit où il a mangé et récite la bénédiction. Beit Hillel disent : Cela n’est pas nécessaire. Il récite la bénédiction à l’endroit où il s’en est souvenu. Tous deux conviennent toutefois qu’il existe une limite quant au temps après le repas pendant lequel on peut réciter la Grâce après le repas. Et jusqu’à quand récite-t-il la bénédiction ? Jusqu’à ce que la nourriture soit digérée dans ses intestins.
בָּא לָהֶן יַיִן אַחַר הַמָּזוֹן, אִם אֵין שָׁם אֶלָּא אוֹתוֹ כּוֹס, בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן וְאַחַר כָּךְ מְבָרֵךְ עַל הַמָּזוֹן. וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מְבָרֵךְ עַל הַמָּזוֹן וְאַחַר כָּךְ מְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן.
Le vin fut apporté avant les convives après le repas ; si seulement cette coupe de vin est là, Beit Shammai disent : On récite une bénédiction sur le vin et on récite une bénédiction sur la nourriture, la Grâce après le repas, ensuite. Et Beit Hillel disent : On récite une bénédiction sur la nourriture et on récite une bénédiction sur le vin ensuite.
וְעוֹנִין ״אָמֵן״ אַחַר יִשְׂרָאֵל הַמְבָרֵךְ, וְאֵין עוֹנִין ״אָמֵן״ אַחַר כּוּתִי הַמְבָרֵךְ, עַד שֶׁיִּשְׁמַע כׇּל הַבְּרָכָה כּוּלָּהּ.
Et l’on répond amen après un Juif qui récite une bénédiction, même s’il n’a pas entendu toute la bénédiction, et l’on ne répond pas amen après un Samaritain [Kuti] qui récite une bénédiction avant d’avoir entendu toute la bénédiction dans son intégralité, car peut-être que le Kuti a introduit un élément incompatible avec la foi juive dans cette partie de la bénédiction qu’il n’a pas entendue.
גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: דְּבָרִים שֶׁבֵּין בֵּית שַׁמַּאי וּבֵית הִלֵּל בִּסְעוּדָה. בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: מְבָרֵךְ עַל הַיּוֹם וְאַחַר כָּךְ מְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן. שֶׁהַיּוֹם גּוֹרֵם לַיַּיִן שֶׁיָּבֹא, וּכְבָר קָדַשׁ הַיּוֹם וַעֲדַיִין יַיִן לֹא בָּא.
GUEMARA :Les Sages ont enseigné dans une Tosefta : Voici les points de divergence entre Beit Shammaï et Beit Hillel concernant les halakhot d'un repas : Beit Shammaï disent : Lorsqu'on récite le kiddouch sur le vin, on récite une bénédiction sur la sanctification du jour, puis on récite une bénédiction sur le vin, car le jour fait venir le vin avant le repas. Et Beit Shammaï donnent une raison supplémentaire : Le jour a déjà été sanctifié et le vin n'est pas encore arrivé. Puisque le Chabbat a été sanctifié en premier, il doit également être mentionné en premier.
וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: מְבָרֵךְ עַל הַיַּיִן וְאַחַר כָּךְ מְבָרֵךְ עַל הַיּוֹם. שֶׁהַיַּיִן גּוֹרֵם לַקְּדוּשָּׁה שֶׁתֵּאָמֵר. דָּבָר אַחֵר: בִּרְכַּת הַיַּיִן תְּדִירָה, וּבִרְכַּת הַיּוֹם אֵינָהּ תְּדִירָה. תָּדִיר וְשֶׁאֵינוֹ תָּדִיר — תָּדִיר קוֹדֵם. וַהֲלָכָה כְּדִבְרֵי בֵּית הִלֵּל.
Et Beit Hillel disent : On récite une bénédiction sur le vin, puis on récite une bénédiction sur le jour, parce que le vin fait que la sanctification est récitée. S’il n’y avait pas de vin, le kiddush ne serait pas récité. Autrement, Beit Hillel disent : La bénédiction sur le vin est récitée fréquemment, et la bénédiction sur le jour ne l’est pas récitée fréquemment, et il existe un principe général : Lorsque une pratique fréquente et une pratique peu fréquente entrent en conflit, la pratique fréquente a priorité sur la pratique peu fréquente. La Tosefta conclut : La halakha est conforme à l’avis de Beit Hillel.
מַאי ״דָּבָר אַחֵר״? וְכִי תֵּימָא הָתָם תַּרְתֵּי וְהָכָא חֲדָא, הָכָא נָמֵי תַּרְתֵּי נִינְהוּ: בִּרְכַּת הַיַּיִן תְּדִירָה וּבִרְכַּת הַיּוֹם אֵינָהּ תְּדִירָה, תָּדִיר וְשֶׁאֵינוֹ תָּדִיר — תָּדִיר קוֹדֵם.
La Guemara demande : Que signifie « alternativement » ? Pourquoi Beit Hillel a-t-il cité une raison supplémentaire ? La Guemara répond : Et si tu dis que là-bas Beit Shammai cite deux raisons, et ici Beit Hillel n’en donne qu’une, alors Beit Hillel a dit qu’il y en a deux raisons ici aussi : la bénédiction sur le vin est récitée fréquemment et la bénédiction sur le jour ne l’est pas fréquemment. Lorsqu’une pratique fréquente et une pratique peu fréquente se heurtent, la pratique fréquente prend priorité sur la pratique peu fréquente.
וַהֲלָכָה כְּדִבְרֵי בֵּית הִלֵּל. פְּשִׁיטָא, דְּהָא נָפְקָא בַּת קוֹל?
Il a été enseigné dans la Tosefta : La halakha est conforme à l’avis de Beit Hillel. La Guemara remarque : Cela est évident, puisqu’une Voix divine est sortie et a proclamé que la halakha est toujours conforme à l’opinion de Beit Hillel. Pourquoi la Tosefta nous a-t-elle dit ici que la halakha est conforme à leur opinion ?
אִיבָּעֵית אֵימָא קוֹדֶם בַּת קוֹל. וְאִיבָּעֵית אֵימָא לְאַחַר בַּת קוֹל,
La Guemara propose deux réponses : Si tu veux, dis que cette Tosefta a été enseignée avant que la Voix divine n’émerge et proclame ce principe général. Et si tu veux, dis plutôt que cette Tosefta a bien été enseignée après que la Voix divine a émergé,