״בְּנָיָהוּ בֶּן יְהוֹיָדָע״ זֶה סַנְהֶדְרִין, ״וְאֶבְיָתָר״ אֵלּוּ אוּרִים וְתוּמִּים.
Benayahu ben Yehoyada correspond au Sanhédrin, puisqu’il en était le chef, et Evyatar correspond au Ourim VeToummim, car Evyatar ben Ahimélekh, le prêtre, supervisait les requêtes adressées aux Ourim VeToummim (voir I Samuel 23:9).
וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״וּבְנָיָהוּ בֶּן יְהוֹיָדָע עַל הַכְּרֵתִי וְעַל הַפְּלֵתִי״. וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמָם ״כְּרֵתִי״ וּ״פְלֵתִי״? ״כְּרֵתִי״ שֶׁכּוֹרְתִים דִּבְרֵיהֶם, ״פְּלֵתִי״ שֶׁמּוּפְלָאִים בְּדִבְרֵיהֶם. וְאַחַר כָּךְ ״שַׂר צָבָא לַמֶּלֶךְ יוֹאָב״.
Et ainsi il est dit au sujet de la position de Benayahu ben Yehoyada comme chef du Sanhédrin : « Et Benayahu ben Yehoyada était à la tête des Kereti et des Peleti » (II Samuel 20:23). Et pourquoi le Sanhédrin était-il appelé Kereti UPeleti ? Il était appelé Kereti parce que leurs décisions étaient tranchantes [koretim] dans leurs prononcés. Il était appelé Peleti parce que leurs décisions et leur sagesse étaient merveilleuses [mufla’im]. Le chef des Kereti UPeleti était le chef du Sanhédrin. Selon l’ordre du verset, lorsqu’ils recevaient l’instruction du roi David de partir en guerre, les Sages consultaient d’abord Ahitophel, puis le Sanhédrin, puis ils interrogeaient les Ourim VeToumim, et ce n’est qu’ensuite que Yoav, le général de l’armée du roi, recevait l’ordre de préparer l’armée au combat.
אָמַר רַב יִצְחָק בַּר אַדָּא, וְאָמְרִי לַהּ אָמַר רַב יִצְחָק בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: מַאי קְרָא ״עוּרָה כְבוֹדִי עוּרָה הַנֵּבֶל וְכִנּוֹר אָעִירָה שָּׁחַר״.
Rav Yitzḥak bar Adda, et certains disent Rav Yitzḥak, fils de Rav Idi, a dit : De quel verset déduit-on que la lyre de David le réveillait à minuit ? « Réveille-toi, ma gloire ; réveillez-vous, harpe et lyre ; j’éveillerai l’aube » (Psaumes 57:9). Cela signifie que la lyre qui joue s’est déjà éveillée, et maintenant je dois m’adonner à l’étude de la Torah jusqu’à l’aube.
רַבִּי זֵירָא אָמַר: מֹשֶׁה לְעוֹלָם הֲוָה יָדַע, וְדָוִד נָמֵי הֲוָה יָדַע.
Rabbi Zeira a proposé une solution différente à la question de savoir si Moïse et David savaient exactement quand c'était minuit et a dit : Moïse savait certainement quand c'était minuit, et David le savait aussi.
וְכֵיוָן דְּדָוִד הֲוָה יָדַע, כִּנּוֹר לְמָה לֵיהּ? לְאִתְּעוֹרֵי מִשִּׁנְתֵּיהּ.
La Guemara demande : Si David le savait, alors pourquoi avait-il besoin de la lyre ? La Guemara répond : Il avait besoin de la lyre pour le réveiller de son sommeil.
וְכֵיוָן דְּמֹשֶׁה הֲוָה יָדַע, לְמָה לֵיהּ לְמֵימַר ״כַּחֲצוֹת״? — מֹשֶׁה קָסָבַר: שֶׁמָּא יִטְעוּ אִצְטַגְנִינֵי פַּרְעֹה, וְיֹאמְרוּ ״מֹשֶׁה בַּדַּאי הוּא״. דְּאָמַר מָר: לַמֵּד לְשׁוֹנְךָ לוֹמַר ״אֵינִי יוֹדֵעַ״, שֶׁמָּא תִּתְבַּדֶּה וְתֵאָחֵז.
De même au sujet de Moïse, puisque Moïse connaissait le moment précis de minuit, pourquoi a-t-il dit : Vers minuit, au lieu de : À minuit ? Moïse a fait cela parce qu’il soutenait : De peur que les astrologues de Pharaon ne se trompent et ne croient que minuit soit plus tôt. Puisqu’aucun désastre ne se serait produit, ils diraient : Moïse est un menteur. Moïse a parlé conformément au principe formulé par le Maître : Habitue ta langue à dire : Je ne sais pas, de peur que tu ne t’empêtres dans un filet de tromperie.
רַב אָשֵׁי אָמַר: בְּפַלְגָא אוּרְתָּא דִתְלֵיסַר נָגְהֵי אַרְבֵּסַר הֲוָה קָאֵי, וְהָכִי קָאָמַר מֹשֶׁה לְיִשְׂרָאֵל, אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: לְמָחָר כַּחֲצוֹת הַלַּיְלָה כִּי הָאִידָּנָא אֲנִי יוֹצֵא בְּתוֹךְ מִצְרָיִם.
Rav Ashi dit : Cette question est sans fondement, car Moïse se tenait à minuit du treizième, entrant dans le quatorzième, lorsqu’il prononça sa prophétie, et Moïse dit à Israël que le Saint, béni soit-Il, dit que demain, exactement à la même heure, comme à minuit cette nuit, Je sortirai au milieu de l’Égypte. Cela indique que le passage ne doit pas être compris comme voulant dire vers minuit, une approximation ; mais plutôt, comme à minuit, comme une comparaison, assimilant le minuit de demain au minuit de cette nuit.
״לְדָוִד, שָׁמְרָה נַפְשִׁי כִּי חָסִיד אָנִי״. לֵוִי וְרַבִּי יִצְחָק. חַד אָמַר: כָּךְ אָמַר דָּוִד לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, לֹא חָסִיד אֲנִי? שֶׁכָּל מַלְכֵי מִזְרָח וּמַעֲרָב יְשֵׁנִים עַד שָׁלֹשׁ שָׁעוֹת, וַאֲנִי ״חֲצוֹת לַיְלָה אָקוּם לְהוֹדוֹת לְךָ״.
La Guemara explore davantage le caractère du roi David. Il est dit : « Une prière de David…Garde mon âme, car je suis pieux” (Psaumes 86:1–2). Lévi et Rabbi Yitzḥak ont débattu du sens de ce verset et de la manière dont la piété de David se manifeste dans le fait qu’il allait au-delà de ses obligations fondamentales. L’un dit : la déclaration de piété de David faisait référence à son réveil pendant la nuit pour prier, et ainsi David dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, ne suis-je pas pieux ? Car tous les rois de l’Orient et de l’Occident dorment jusqu’à la troisième heure du jour, mais bien que je sois un roi comme eux, « À minuit je me lève pour Te rendre grâce » (Psaumes 119:62).
וְאִידַּךְ, כָּךְ אָמַר דָּוִד לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, לֹא חָסִיד אֲנִי? שֶׁכָּל מַלְכֵי מִזְרָח וּמַעֲרָב יוֹשְׁבִים אֲגוּדּוֹת אֲגוּדּוֹת בִּכְבוֹדָם, וַאֲנִי יָדַי מְלוּכְלָכוֹת בְּדָם וּבְשָׁפִיר וּבְשִׁלְיָא כְּדֵי לְטַהֵר אִשָּׁה לְבַעֲלָהּ. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא כָּל מָה שֶׁאֲנִי עוֹשֶׂה, אֲנִי נִמְלָךְ בִּמְפִיבֹשֶׁת רַבִּי, וְאוֹמֵר לוֹ: ״מְפִיבֹשֶׁת רַבִּי, יָפֶה דַּנְתִּי? יָפֶה חִייַּבְתִּי? יָפֶה זִכִּיתִי? יָפֶה טִהַרְתִּי? יָפֶה טִמֵּאתִי?״, וְלֹא בּוֹשְׁתִּי.
Et l’autre Sage dit : David dit ce qui suit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers, ne suis-je pas pieux ? Car tous les rois de l’Orient et de l’Occident siègent en groupes convenant à leur statut honoré, mais moi, je siège comme un juge qui rend des décisions pour le peuple. Des femmes viennent avec des questions d’impureté rituelle et mes mains se salissent de leur sang tandis que je m’efforce de déterminer s’il s’agit ou non de sang d’impureté et si elle a le statut de femme menstruée, et avec un fœtus expulsé lors d’une fausse couche à un stade de développement où il n’était pas encore clair si cela était considéré comme une naissance, et avec un placenta, que les femmes expulsent parfois sans lien avec la naissance d’un enfant (voir Lévitique 15:19–30 au sujet du sang, et 12:1–8 au sujet de la fausse couche et du placenta). Le roi David s’est donné toute cette peine afin de déclarer une femme rituellement pure et par conséquent permise à son mari. Si, après examen, un Sage déclare la femme rituellement pure, il lui est permis d’être avec son mari, ce qui conduit à un amour et une affection accrus, et finalement à la procréation (Rabbin Yoshiyahu Pinto). Et non seulement je m’engage dans une activité considérée comme inférieure au rang d’un roi, mais je consulte mon maître, Mefivoshet, fils de Jonathan, fils du roi Saül, au sujet de tout ce que je fais. Je lui dis : Mefivoshet, mon maître, ai-je bien décidé ? Ai-je bien condamné ? Ai-je bien acquitté ? Ai-je statué rituellement pure correctement ? Ai-je statué rituellement impure correctement ? Et je n’ai pas eu honte. Renoncer à la dignité royale devrait me rendre digne d’être appelé pieux.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: מַאי קְרָא — ״וַאֲדַבְּרָה בְעֵדֹתֶיךָ נֶגֶד מְלָכִים וְלֹא אֵבוֹשׁ״.
Rav Yehoshua, fils de Rav Idi, a dit : À quel verset cela fait-il allusion ? « Je parlerai de Tes témoignages devant des rois et je n’aurai pas honte » (Psaumes 119:46). Ce verset fait allusion à la fois à l’attachement de David à la Torah, par contraste avec les rois de l’Est et de l’Ouest, ainsi qu’au fait qu’il n’avait pas honte de discuter des questions de Torah avec Mefivoshet, un descendant de rois. David n’avait pas peur que Mefivoshet corrige ses erreurs.
תָּנָא: לֹא ״מְפִיבֹשֶׁת״ שְׁמוֹ, אֶלָּא ״אִישׁ בּשֶׁת״ שְׁמוֹ, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ מְפִיבֹשֶׁת? שֶׁהָיָה מְבַיֵּישׁ פְּנֵי דָּוִד בַּהֲלָכָה, לְפִיכָךְ זָכָה דָּוִד וְיָצָא מִמֶּנּוּ כִּלְאָב.
Il a été enseigné dans une Tosefta issue d’une tradition tannaïtique : Son nom n’était pas Mefivoshet, mais plutôt Ish Boshet était son nom. Pourquoi Ish Boshet était-il appelé Mefivoshet ? Parce qu’il faisait honte [mevayesh] à David dans des questions de halakha. Selon cette approche, Mefivoshet est une abréviation de boshet panim, embarras. Parce que David n’avait pas honte d’admettre ses erreurs, il mérita que Kilav, qui, selon la tradition, était extrêmement sage, descende de lui.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא ״כִּלְאָב״ שְׁמוֹ אֶלָּא ״דָּנִיאֵל״ שְׁמוֹ, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ ״כִּלְאָב״ — שֶׁהָיָה מַכְלִים פְּנֵי מְפִיבֹשֶׁת בַּהֲלָכָה.
Rabbi Yoḥanan a dit : Son nom n’était pas Kilav ; plutôt, son nom était Daniel, comme cela apparaît dans une autre liste des descendants de David. Pourquoi l’appelait-on Kilav ? Parce qu’il faisait honte [makhlim] à Mefivoshet, le maître ou la figure d’autorité [av] en matière de halakha.
וְעָלָיו אָמַר שְׁלֹמֹה בְּחָכְמָתוֹ ״בְּנִי אִם חָכַם לִבֶּךָ יִשְׂמַח לִבִּי גַם אָנִי״, וְאוֹמֵר: ״חֲכַם בְּנִי וְשַׂמַּח לִבִּי וְאָשִׁיבָה חֹרְפִי דָבָר״.
Dans son livre de sagesse, Salomon a dit au sujet de ce fils sage : « Mon fils, si ton cœur est sage, mon cœur se réjouira, le mien aussi » (Proverbes 23:15), tout comme David se réjouissait de voir son fils Kilav devenir une sommité de la Torah, au point que Kilav était capable de répondre à Mefivoshet. Et Salomon dit au sujet de Kilav : « Sois sage, mon fils, et réjouis mon cœur, afin que je puisse répondre à ceux qui m'outragent » (Proverbes 27:11).
וְדָוִד מִי קָרֵי לְנַפְשֵׁיהּ ״חָסִיד״? וְהָכְתִיב ״לוּלֵא הֶאֱמַנְתִּי לִרְאוֹת בְּטוּב ה׳ בְּאֶרֶץ חַיִּים״, וְתָנָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי: לָמָּה נָקוּד עַל ״לוּלֵא״? — אָמַר דָּוִד לִפְנֵי הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מוּבְטָח אֲנִי בְּךָ שֶׁאַתָּה מְשַׁלֵּם שָׂכָר טוֹב לַצַּדִּיקִים לֶעָתִיד לָבוֹא, אֲבָל אֵינִי יוֹדֵעַ אִם יֵשׁ לִי חֵלֶק בֵּינֵיהֶם אִם לָאו?!
Au sujet de la déclaration de David : « Garde mon âme, car je suis pieux », la Guemara demande : David s’est-il qualifié lui-même de pieux ? N’est-il pas écrit : « Si je n’avais pas [luleh] cru voir la bonté du Seigneur dans la terre des vivants » (Psaumes 27:13). Les points qui apparaissent au-dessus du mot luleh dans le texte indiquent un doute et une incertitude quant à sa piété, et quant au fait de savoir s’il méritait une place dans la terre des vivants (voir Avot DeRabbi Natan 34). Au nom de Rabbi Yosei, il a été enseigné dans une Tosefta : Pourquoi des points apparaissent-ils au-dessus du mot luleh, comme s’il y avait certaines réserves ? Parce que David a dit devant le Saint, béni soit-Il : Maître de l’Univers. J’ai toute confiance en Toi que Tu accordes une excellente récompense aux justes dans le Monde à Venir, puisque la bonté ultime de Dieu se manifeste dans la terre de la vie éternelle, mais j’éprouve encore de l’incertitude à mon propre sujet, et je ne sais pas si j’ai assurément une part parmi eux. En tout cas, apparemment, David n’était pas certain de mériter ou non de recevoir une part de la récompense de Dieu pour les justes ; comment, dès lors, pouvait-il se qualifier de pieux ?
שֶׁמָּא יִגְרוֹם הַחֵטְא.
La Guemara répond : Son inquiétude ne prouve rien, car le roi David savait qu’il était pieux. Il craignait simplement qu’une transgression qu’il pourrait commettre à l’avenir ne lui fasse perdre l’occasion de contempler la bonté du Seigneur sur la terre des vivants.
כִּדְרַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידִי, דְּרַבִּי יַעֲקֹב בַּר אִידִי רָמֵי, כְּתִיב: ״וְהִנֵּה אָנֹכִי עִמָּךְ וּשְׁמַרְתִּיךָ בְּכָל אֲשֶׁר תֵּלֵךְ״, וּכְתִיב: ״וַיִּירָא יַעֲקֹב מְאֹד״ אָמַר: שֶׁמָּא יִגְרוֹם הַחֵטְא.
La Guemara cite une preuve qu’il y a lieu pour une personne de craindre de commettre une transgression à l’avenir conformément à l’opinion de Rabbi Ya’akov bar Idi, car Rabbi Ya’akov bar Idi a soulevé une contradiction entre deux versets. Il est écrit que Dieu dit à Jacob dans sa vision de l’échelle : « Voici, Je suis avec toi et Je te garderai partout où tu iras » (Genèse 28:15), pourtant, lorsque Jacob revint en Canaan et comprit qu’Ésaü venait à sa rencontre, il est écrit : « Jacob eut très peur, et il fut angoissé » (Genèse 32:8). Pourquoi Jacob ne s’est-il pas fié à la promesse de Dieu ? Jacob avait des inquiétudes et se dit à lui-même : De peur qu’une transgression que j’aurais pu commettre après que Dieu m’a fait Sa promesse n’amène Dieu à révoquer Sa promesse de protection.
כִּדְתַנְיָא ״עַד יַעֲבֹר עַמְּךָ ה׳, עַד יַעֲבֹר עַם זוּ קָנִיתָ״.
Apparemment, il arrive parfois que la transgression fasse effectivement que la promesse de Dieu ne s’accomplisse pas, comme cela a été enseigné explicitement dans une baraita au sujet du langage apparemment redondant d’un verset du Cantique de la mer : « Jusqu’à ce que Ton peuple passe, Seigneur, jusqu’à ce que passe le peuple que Tu as acquis. Tu les feras entrer et Tu les planteras sur la montagne de Ton héritage, le lieu, Seigneur, que Tu as fait pour Ta demeure » (Exode 15:16–17).
״עַד יַעֲבֹר עַמְּךָ ה׳״ — זוֹ בִּיאָה רִאשׁוֹנָה, ״עַד יַעֲבֹר עַם זוּ קָנִיתָ״ — זוֹ בִּיאָה שְׁנִיָּה. מִכָּאן אָמְרוּ חֲכָמִים: רְאוּיִם הָיוּ יִשְׂרָאֵל לֵיעָשׂוֹת לָהֶם נֵס בִּימֵי עֶזְרָא כְּדֶרֶךְ שֶׁנַּעֲשָׂה לָהֶם בִּימֵי יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן. אֶלָּא שֶׁגָּרַם הַחֵטְא.
La Guemara interprète de manière homilétique que jusqu’à ce que Ton peuple passe fait référence à la première entrée en Eretz Israël à l’époque de Josué, tandis que jusqu’à ce que passe le peuple que Tu as acquis fait référence à la seconde entrée après l’exil en Babylonie. Sur la base de la juxtaposition de ces deux entrées dans ce seul verset, les Sages ont dit : Israël était digne qu’un miracle soit accompli en sa faveur à l’époque d’Esdras le scribe, tout comme un fut accompli en leur faveur à l’époque de Josué ben Noun. Cependant, la transgression a causé l’absence de miracle.
וַחֲכָמִים אוֹמְרִים עַד חֲצוֹת: חֲכָמִים כְּמַאן סְבִירָא לְהוּ, אִי כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר סְבִירָא לְהוּ — לֵימְרוּ כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר.
La Guemara revient pour expliquer ce que nous avons appris dans la michna : Et les Sages disent : Le temps de la récitation du Shema du soir est jusqu’à minuit. La Guemara demande : Selon l’opinion de qui soutiennent-ils en expliquant le verset : « Quand tu te couches » ? Si ils expliquent ce verset conformément à l’opinion de Rabbi Eliezer, qui dit que « quand tu te couches » est le moment où les gens ont l’habitude d’aller dormir, alors qu’ils disent aussi que le temps de la récitation du Shema s’étend, conformément à l’opinion de Rabbi Eliezer, jusqu’à la fin de la première veille.