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לְאֵתוּיֵי קָטָן פּוֹרֵחַ?
inclure un mineur mûr ? Expliquez la baraita comme suit : Un mineur à qui ont poussé deux poils est inclus dans un zimmun, et nous ne sommes pas stricts à l’égard d’un mineur pour vérifier s’il a atteint ou non l’âge de la majorité.
וְלֵית הִלְכְתָא כְּכׇל הָנֵי שְׁמַעְתָּתָא, אֶלָּא כִּי הָא דְּאָמַר רַב נַחְמָן: קָטָן הַיּוֹדֵעַ לְמִי מְבָרְכִין — מְזַמְּנִין עָלָיו.
La Guemara conclut : La halakha n’est pas conforme à toutes ces déclarations. Au contraire, la halakha est conforme à cette déclaration qu’a dite Rav Naḥman : un mineur qui sait à Qui l’on récite une bénédiction est inclus dans un zimoun.
אַבָּיֵי וְרָבָא הֲווֹ יָתְבִי קַמֵּיהּ דְּרַבָּה. אֲמַר לְהוּ רַבָּה: לְמִי מְבָרְכִין? אָמְרִי לֵיהּ: לְרַחֲמָנָא. וְרַחֲמָנָא הֵיכָא יָתֵיב? — רָבָא אַחְוִי לִשְׁמֵי טְלָלָא. אַבָּיֵי נְפַק לְבַרָּא, אַחְוִי כְּלַפֵּי שְׁמַיָּא. אֲמַר לְהוּ רַבָּה: תַּרְוַיְיכוּ רַבָּנַן הָוֵיתוּ. הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: בּוּצִין בּוּצִין מִקִּטְפֵיהּ יְדִיעַ.
La Guemara rapporte que Abaye et Rava, lorsqu’ils étaient enfants, étaient assis devant Rabba. Rabba leur dit : À qui récite-t-on les bénédictions ? Ils lui répondirent : À Dieu, le Miséricordieux. Rabba leur demanda : Et où réside le Miséricordieux ? Rava montra le plafond. Abaye sortit et montra le ciel. Rabba leur dit : Vous deviendrez tous deux des Sages. Comme le dit le proverbe populaire : On peut reconnaître un concombre dès son stade de floraison. De même, on peut reconnaître une grande personne dès son jeune âge.
אָמַר רַב יְהוּדָה בְּרֵיהּ דְּרַב שְׁמוּאֵל בַּר שִׁילַת מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: תִּשְׁעָה אָכְלוּ דָּגָן וְאֶחָד אָכַל יָרָק — מִצְטָרְפִין. אָמַר רַבִּי זֵירָא: בְּעַאי מִינֵּיהּ מֵרַב יְהוּדָה: שְׁמֹנָה מַהוּ? שִׁבְעָה מַהוּ? אָמַר לִי: לָא שְׁנָא. שִׁשָּׁה וַדַּאי לָא מִבַּעְיָא לִי. אָמַר לֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה: שַׁפִּיר עֲבַדְתְּ דְּלָא אִיבַּעְיָא לְךָ, הָתָם טַעְמָא מַאי — מִשּׁוּם דְּאִיכָּא רוּבָּא, הָכָא נָמֵי אִיכָּא רוּבָּא. וְאִיהוּ סָבַר רוּבָּא דְמִינְּכַר בָּעֵינַן.
Rav Yehuda, fils de Rav Shmuel bar Sheilat, a dit au nom de Rav : Si neuf ont mangé des céréales et un a mangé des légumes, ils se joignent et forment un zimmun de dix. Rabbi Zeira a dit : J’ai soulevé un dilemme devant Rav Yehuda : quelle est la règle si huit ont mangé des céréales et deux ont mangé des légumes ? Peuvent-ils se joindre ? Quelle est la règle si sept ont mangé des céréales ? Il m’a dit : Il n’y a pas de différence. Je n’avais certainement aucun dilemme au sujet de six, car il m’était clair que six ne suffisent pas pour justifier un zimmun. Rabbi Yirmeya lui dit : Tu as bien fait de ne pas avoir de dilemme au sujet de six, mais pour la raison opposée. Là, dans le cas de sept ou huit, quelle est la raison pour laquelle ils forment un zimmun de dix ? Parce qu’il y a une majorité de ceux qui ont mangé qui ont consommé des céréales. Ici aussi, il y a une majorité. Rabbi Zeira, cependant, soutenait : Nous exigeons une majorité évidente. Par conséquent, contrairement à l’opinion de Rabbi Yirmeya, il lui était clair que six ayant mangé des céréales ne suffisent pas pour former un zimmun.
יַנַּאי מַלְכָּא וּמַלְכְּתָא כְּרִיכוּ רִיפְתָּא בַּהֲדֵי הֲדָדֵי, וּמִדִּקְטַל לְהוּ לְרַבָּנַן לָא הֲוָה לֵיהּ אִינִישׁ לְבָרוֹכֵי לְהוּ. אֲמַר לַהּ לִדְבֵיתְהוּ: מַאן יָהֵיב לַן גַּבְרָא דִּמְבָרֵךְ לַן? אֲמַרָה לֵיהּ: אִשְׁתְּבַע לִי דְּאִי מַיְיתֵינָא לָךְ גַּבְרָא דְּלָא מְצַעֲרַתְּ לֵיהּ. אִשְׁתְּבַע לַהּ. אַיְיתִיתֵיהּ לְשִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח אֲחוּהָ. אוֹתְבֵיהּ בֵּין דִּידֵיהּ לְדִידַהּ. אֲמַר לֵיהּ: חָזֵית כַּמָּה יְקָרָא עָבֵידְנָא לָךְ. אָמַר לֵיהּ: לָאו אַתְּ קָא מוֹקְרַתְּ לִי אֶלָּא אוֹרָיְיתָא הִיא דְּמוֹקְרָא לִי, דִּכְתִיב: ״סַלְסְלֶהָ וּתְרוֹמְמֶךָּ תְּכַבֵּדְךָ כִּי תְחַבְּקֶנָּה״. אֲמַר לַהּ: קָא חָזֵית דְּלָא מְקַבֵּל מָרוּת.
La Guemara raconte : le roi Yannai et la reine mangèrent du pain ensemble. Et puisque Yannai avait exécuté les Sages, il n’y avait personne pour réciter en leur nom la bénédiction de la Grâce après le repas . Il dit à sa femme : Qui nous procurera un homme pour réciter la bénédiction en notre nom ? Elle lui dit : Jure-moi que si je t’amène un tel homme, tu ne le harcèleras pas. Il jura, et elle amena son frère, Shimon ben Shataḥ. Elle l’assit entre le trône du roi et elle. Le roi lui dit : Vois-tu combien d’honneur je t’accorde ? Il répondit : Ce n’est pas toi qui m’honores ; c’est plutôt la Torah qui m’honore, comme il est écrit : « Exalte-la et elle t’élèvera ; elle t’apportera l’honneur quand tu l’embrasseras » (Proverbes 4:8). Yannai dit à sa femme : Tu vois qu’il n’accepte pas l’autorité.
יְהַבוּ לֵיהּ כָּסָא לְבָרוֹכֵי. אֲמַר: הֵיכִי אֲבָרֵיךְ — ״בָּרוּךְ שֶׁאָכַל יַנַּאי וַחֲבֵירָיו מִשֶּׁלּוֹ״? שַׁתְיֵיהּ לְהָהוּא כָּסָא, יְהַבוּ לֵיהּ כָּסָא אַחֲרִינָא וּבָרֵיךְ.
Ils donnèrent à Shimon ben Shataḥ une coupe de vin sur laquelle réciter la Grâce après le repas. Il dit : Comment réciterai-je la bénédiction ? Dois-je dire : Béni soit Celui de Qui Yannai et ses compagnons ont mangé ? Je n’ai rien mangé. Il but cette coupe de vin. Ils lui donnèrent une autre coupe, et il récita la Grâce après le repas . En buvant la première coupe, il se joignit aux autres convives et fut donc en droit de réciter la Grâce après le repas en leur nom.
אָמַר רַבִּי אַבָּא בְּרֵיהּ דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שִׁמְעוֹן בֶּן שָׁטַח דַּעֲבַד — לְגַרְמֵיהּ הוּא דַּעֲבַד, דְּהָכִי אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְעוֹלָם אֵינוֹ מוֹצִיא אֶת הָרַבִּים יְדֵי חוֹבָתָן עַד שֶׁיֹּאכַל כְּזַיִת דָּגָן.
En ce qui concerne cette histoire, Rabbi Abba, fils de Rabbi Ḥiyya bar Abba, a dit (que Rabbi Yoḥanan a dit) : Ce que Shimon ben Shataḥ a fait, en récitant la Grâce après les repas en leur nom, il l’a fait de sa propre initiative, et non conformément à la halakha acceptée, comme Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit que Rabbi Yoḥanan a dit ce qui suit : Celui qui récite la Grâce après les repas ne peut pas acquitter l’obligation des autres de la réciter tant qu’il n’a pas mangé un volume d’olive de grain.
מֵיתִיבִי, רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: עָלָה וְהֵסֵיב עִמָּהֶם אֲפִילּוּ לֹא טִבֵּל עִמָּהֶם אֶלָּא בְּצִיר, וְלֹא אָכַל עִמָּהֶם אֶלָּא גְּרוֹגֶרֶת אַחַת — מִצְטָרֵף.
La Guemara soulève une objection sur la base de ce qui a été enseigné dans une baraita : Rabban Shimon ben Gamliel dit : Celui qui est entré et s’est accoudé avec ceux qui prenaient leur repas, même s’il n’a fait que tremper avec eux un petit morceau de nourriture dans une saumure épicée qui se trouvait devant eux et n’a mangé avec eux qu’une seule figue sèche, il se joint à eux. Cette baraita démontre qu’il n’est pas nécessaire de manger des céréales pour réciter la Bénédiction après le repas en leur nom.
אִיצְטְרוֹפֵי מִצְטָרֵף אֲבָל לְהוֹצִיא אֶת הָרַבִּים יְדֵי חוֹבָתָן — עַד שֶׁיֹּאכַל כְּזַיִת דָּגָן.
La Guemara répond : En effet, il se joint à eux, mais il ne peut pas s’acquitter de l’obligation du grand nombre à moins d’avoir mangé un volume de grain de la taille d’une olive.
אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַב חָנָא בַּר יְהוּדָה מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: אֲפִילּוּ לֹא
De même, cette halakhaa également été énoncée : Rav Ḥana bar Yehuda a dit au nom de Rava : Même s'il ne fait que

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