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טִבֵּל עִמָּהֶם אֶלָּא בְּצִיר, וְלֹא אָכַל עִמָּהֶם אֶלָּא גְּרוֹגֶרֶת אַחַת — מִצְטָרֵף. וּלְהוֹצִיא אֶת הָרַבִּים יְדֵי חוֹבָתָם — אֵינוֹ מוֹצִיא עַד שֶׁיֹּאכַל כְּזַיִת דָּגָן. אָמַר רַב חָנָא בַּר יְהוּדָה מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: הִלְכְתָא, אָכַל עֲלֵה יָרָק וְשָׁתָה כּוֹס שֶׁל יַיִן — מִצְטָרֵף. לְהוֹצִיא — אֵינוֹ מוֹצִיא עַד שֶׁיֹּאכַל כְּזַיִת דָּגָן.
a trempé avec eux un petit morceau de nourriture dans de la saumure et n’a mangé avec eux qu’une seule figue sèche, il se joint à eux. Et pour acquitter l’obligation du grand nombre, il ne s’en acquitte pas de leur obligation jusqu’à ce qu’il mange un volume d’olive de grain. Rabbi Ḥana bar Yehuda a dit au nom de Rava que la halakha est : Si quelqu’un a mangé une feuille de légume et bu une coupe de vin, il se joint aux convives. Cependant, pour acquitter l’obligation des autres, il ne les acquitte pas de leur obligation jusqu’à ce qu’il mange un volume d’olive de grain.
אָמַר רַב נַחְמָן: מֹשֶׁה תִּקֵּן לְיִשְׂרָאֵל בִּרְכַּת ״הַזָּן״ בְּשָׁעָה שֶׁיָּרַד לָהֶם מָן. יְהוֹשֻׁעַ תִּקֵּן לָהֶם בִּרְכַּת הָאָרֶץ כֵּיוָן שֶׁנִּכְנְסוּ לָאָרֶץ. דָּוִד וּשְׁלֹמֹה תִּקְּנוּ ״בּוֹנֵה יְרוּשָׁלַיִם״. דָּוִד תִּקֵּן ״עַל יִשְׂרָאֵל עַמֶּךָ וְעַל יְרוּשָׁלַיִם עִירֶךָ״, וּשְׁלֹמֹה תִּקֵּן ״עַל הַבַּיִת הַגָּדוֹל וְהַקָּדוֹשׁ״. ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ בְּיַבְנֶה תִּקְּנוּהָ כְּנֶגֶד הֲרוּגֵי בֵּיתָר. דְּאָמַר רַב מַתְנָא: אוֹתוֹ הַיּוֹם שֶׁנִּיתְּנוּ הֲרוּגֵי בֵּיתָר לִקְבוּרָה תִּקְנוּ בְּיַבְנֶה ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״. ״הַטּוֹב״ — שֶׁלֹּא הִסְרִיחוּ, ״וְהַמֵּטִיב״ — שֶׁנִּיתְּנוּ לִקְבוּרָה.
En ce qui concerne les origines des quatre bénédictions de la Grâce après le repas, Rav Naḥman a dit :
Moïse a institué pour Israël la première bénédiction : Celui qui nourrit tous, lorsque la manne est descendue pour eux et qu’ils ont eu besoin de remercier Dieu.
Josué a institué la bénédiction de la terre lorsqu’ils sont entrés en Eretz Yisrael.
David et Salomon ont institué la troisième bénédiction : Qui bâtit Jérusalem, de la manière suivante :
David a institué « …sur Israël Ton peuple et sur Jérusalem Ta ville… » lorsqu’il a conquis la ville,
et Salomon a institué « …sur le grand et saint Temple… » car c’est lui qui a construit le Temple.
Ils ont institué la bénédiction : Qui est bon et fait le bien, à Yavné, en référence aux Juifs tués de la ville de Beitar à la fin de la révolte de Bar Kokhba. Ils furent finalement portés à l’inhumation après une période durant laquelle Hadrien refusa de permettre leur enterrement. Comme l’a dit Rav Mattana : Le jour même où les morts de Beitar furent portés à l’inhumation, ils instituèrent la bénédiction : Qui est bon et fait le bien, à Yavné. Qui est bon, remerciant Dieu du fait que les corps ne se sont pas décomposés en attendant l’inhumation, et fait le bien, remerciant Dieu de ce qu’ils furent finalement portés à l’inhumation.
תָּנוּ רַבָּנַן, סֵדֶר בִּרְכַּת הַמָּזוֹן כָּךְ הִיא: בְּרָכָה רִאשׁוֹנָה — בִּרְכַּת ״הַזָּן״, שְׁנִיָּה — בִּרְכַּת הָאָרֶץ, שְׁלִישִׁית — ״בּוֹנֵה יְרוּשָׁלַיִם״, רְבִיעִית — ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״, וּבְשַׁבָּת — מַתְחִיל בְּנֶחָמָה וּמְסַיֵּים בְּנֶחָמָה, וְאוֹמֵר קְדוּשַּׁת הַיּוֹם בָּאֶמְצַע. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: רָצָה לְאוֹמְרָהּ בַּנֶּחָמָה — אוֹמְרָהּ, בְּבִרְכַּת הָאָרֶץ — אוֹמְרָהּ, בִּבְרָכָה שֶׁתִּקְּנוּ חֲכָמִים בְּיַבְנֶה — אוֹמְרָהּ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ אוֹמְרָהּ אֶלָּא בַּנֶּחָמָה בִּלְבַד.
Au sujet des bénédictions du Birkat Hamazon, la Guemara ajoute que les Sages ont enseigné dans une baraita que l’ordre du Birkat Hamazon est le suivant : la première bénédiction est la bénédiction de : Celui qui nourrit tous; la deuxième est la bénédiction de la terre; la troisième est : Celui qui reconstruit Jérusalem; et la quatrième est : Celui qui est bon et fait le bien. Le Chabbat, on commence la troisième bénédiction par la consolation et on termine par la consolation, et on mentionne la sainteté du jour avec mention du Chabbat au milieu. Rabbi Eliezer dit : Si l’on souhaite réciter le supplément pour la sainteté du Chabbat dans la bénédiction de la consolation : Celui qui reconstruit Jérusalem, on le récite là; dans la bénédiction de la terre, on le récite là; dans la bénédiction instituée par les Sages à Yavné, Celui qui est bon et fait le bien, on le récite là. Et les Sages disent : On ne peut réciter la mention de la sainteté du Chabbat que dans le contexte de la bénédiction de la consolation.
חֲכָמִים הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא? — אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דִּיעֲבַד.
La Guemara fait remarquer : L’avis des Sages est identique à l’avis du premier tanna. Les deux avis soutiennent que la mention du Chabbat se trouve dans la troisième bénédiction. La Guemara répond : La différence entre l’avis des Sages et l’avis du premier tanna concerne le a posteriori. Ils s’accordent tous deux sur le fait que, ab initio, le Chabbat doit être mentionné dans la troisième bénédiction. Toutefois, si quelqu’un a mentionné par inadvertance le Chabbat dans l’une des autres bénédictions mentionnées par Rabbi Eliezer, le premier tanna soutient qu’il s’est acquitté de son obligation, et les Sages soulignent que cela ne peut être récité que dans la bénédiction de consolation.
תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן לְבִרְכַּת הַמָּזוֹן מִן הַתּוֹרָה? — שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאָכַלְתָּ וְשָׂבָעְתָּ וּבֵרַכְתָּ״ — זוֹ בִּרְכַּת ״הַזָּן״, ״אֶת ה׳ אֱלֹהֶיךָ״ — זוֹ בִּרְכַּת הַזִּמּוּן, ״עַל הָאָרֶץ״ — זוֹ בִּרְכַּת הָאָרֶץ, ״הַטּוֹבָה״ — זוֹ ״בּוֹנֵה יְרוּשָׁלַיִם״, וְכֵן הוּא אוֹמֵר ״הָהָר הַטּוֹב הַזֶּה וְהַלְּבָנוֹן״. ״אֲשֶׁר נָתַן לָךְ״ — זוֹ ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״. אֵין לִי אֶלָּא לְאַחֲרָיו, לְפָנָיו מִנַּיִן? — אָמְרַתְּ קַל וָחוֹמֶר: כְּשֶׁהוּא שָׂבֵעַ מְבָרֵךְ, כְּשֶׁהוּא רָעֵב — לֹא כׇּל שֶׁכֵּן.
Les Sages ont enseigné dans une Tosefta : D’où est-il dérivé que le Birkat Hamazon vient de la Torah ? Comme il est dit : « Tu mangeras, tu seras rassasié, et tu béniras l’Éternel, ton Dieu, pour le bon pays qu’Il t’a donné » (Deutéronome 8:10). La Guemara explique : Et tu béniras, c’est la bénédiction de : Celui qui nourrit tous les êtres. L’Éternel, ton Dieu, c’est la bénédiction du zimmun dans laquelle le nom de Dieu est invoqué. Pour le pays, c’est la bénédiction du pays ; bon, c’est la bénédiction : Qui reconstruit Jérusalem, et il est aussi dit : « Cette bonne montagne et le Liban » (Deutéronome 3:25), ce qui est interprété de manière homilétique comme se référant à Jérusalem et au Temple. Qu’Il t’a donné, c’est : Qui est bon et fait le bien. Cependant, je n’ai que une source dans la Torah pour les bénédictions après avoir mangé, c’est-à-dire le Birkat Hamazon. D’où est-il dérivé que l’on est tenu de réciter des bénédictions avant de manger ? Tu as dit que cela peut être dérivé au moyen d’une inférence a fortiori : Lorsqu’une personne est rassasiée, elle est tenue de réciter une bénédiction et de remercier Dieu pour la nourriture ; lorsqu’elle a faim, à plus forte raison doit-elle réciter une bénédiction pour remercier de la nourriture qu’elle va manger.
רַבִּי אוֹמֵר [אֵינוֹ צָרִיךְ]: ״וְאָכַלְתָּ וְשָׂבָעְתָּ וּבֵרַכְתָּ״ — זוֹ בִּרְכַּת הַזָּן, אֲבָל בִּרְכַּת הַזִּמּוּן מִ״גַּדְּלוּ לַה׳ אִתִּי״ נָפְקָא. ״עַל הָאָרֶץ״ — זוֹ בִּרְכַּת הָאָרֶץ, ״הַטּוֹבָה״ — זוֹ ״בּוֹנֵה יְרוּשָׁלַיִם״, וְכֵן הוּא אוֹמֵר ״הָהָר הַטּוֹב הַזֶּה וְהַלְּבָנוֹן״. ״הַטּוֹב וְהַמֵּטִיב״ בְּיַבְנֶה תִּקְּנוּהָ. אֵין לִי אֶלָּא לְאַחֲרָיו, לְפָנָיו מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר נָתַן לָךְ״ — מִשֶּׁנָּתַן לָךְ.
Rabbi Yehouda HaNassi dit : Il n’est pas nécessaire d’interpréter le verset de cette manière ; il faut plutôt le comprendre d’une façon légèrement différente, comme suit : « Tu mangeras, tu seras rassasié, et tu béniras », c’est la bénédiction de : Celui qui nourrit tous ; cependant, la bénédiction du zimmun est dérivée du verset : « Glorifiez Dieu avec moi et nous exalterons ensemble Son nom » (Psaumes 34:3). Il poursuit : Pour la terre, c’est la bénédiction de la terre. Bonne, c’est la bénédiction : Celui qui bâtit Jérusalem, et il est aussi dit : Cette bonne montagne et le Liban. Ils ont institué la bénédiction : Qui est bon et fait le bien, à Yavne et, de ce fait, elle n’a pas de source biblique. Cependant, je n’ai que une source dans la Torah pour les bénédictions après le repas, c’est-à-dire le Birkat Hamazon. D’où est-il dérivé que l’on est tenu de réciter des bénédictions avant de manger ? Le verset déclare : Qu’Il t’a donné. Une bénédiction doit être récitée sur la nourriture dès le moment où Dieu te l’a donnée, et pas seulement après.
רַבִּי יִצְחָק אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״וּבֵרַךְ אֶת לַחְמְךָ וְאֶת מֵימֶיךָ״, אַל תִּקְרֵי ״וּבֵרַךְ״ אֶלָּא ״וּבָרֵךְ״. וְאֵימָתַי קָרוּי ״לֶחֶם״ — קוֹדֶם שֶׁיֹּאכְלֶנּוּ.
Rabbi Yitzḥak dit : Cette source de l’obligation de réciter une bénédiction au préalable n’est pas nécessaire, comme il est dit : « Et tu béniras ton pain et ton eau » (Exode 23:25) ; ne lis pas : Et Il bénira [uveirakh], mais plutôt : Et tu béniras [uvareikh]. Et quand cela est-il appelé pain ? Avant d’être mangé.
רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״כְּבֹאֲכֶם הָעִיר כֵּן תִּמְצְאוּן אוֹתוֹ בְּטֶרֶם יַעֲלֶה הַבָּמָתָה לֶאֱכוֹל כִּי לֹא יֹאכַל הָעָם עַד בֹּאוֹ כִּי הוּא יְבָרֵךְ הַזֶּבַח אַחֲרֵי כֵן יֹאכְלוּ הַקְּרֻאִים״.
Rabbi Natan dit : Cette source pour l’obligation de réciter une béniction au préalable n’est pas nécessaire, comme il est dit lorsque les jeunes filles dirent à Saül : « Dès que vous entrerez dans la ville, vous le trouverez aussitôt, avant qu’il ne monte au haut lieu pour manger ; car le peuple ne mangera pas jusqu’à ce qu’il vienne, parce qu’il bénira le sacrifice ; et ensuite tous ceux qui sont invités mangeront ; maintenant montez, car vous le trouverez à cette heure du jour » (I Samuel 9:13). Une bénédiction récitée avant de manger est explicitement mentionnée dans ce verset.
וְכׇל כָּךְ לָמָּה? לְפִי שֶׁהַנָּשִׁים דַּבְּרָנִיּוֹת הֵן. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: כְּדֵי לְהִסְתַּכֵּל בְּיׇפְיוֹ שֶׁל שָׁאוּל, דִּכְתִיב: ״מִשִּׁכְמוֹ וָמַעְלָה גָּבֹהַּ מִכׇּל הָעָם״. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: לְפִי שֶׁאֵין מַלְכוּת נוֹגַעַת בַּחֲבֶרְתָּהּ אֲפִילּוּ כִּמְלֹא נִימָא.
Incidemment, la Guemara demande : Pourquoi ces jeunes filles ont-elles parlé si longuement à Saül ? C’est parce que les femmes sont bavardes. Et Shmuel a donné une autre raison : elles ont parlé longuement afin de contempler plus longtemps la beauté de Saül, comme il est écrit à son sujet : « Un jeune homme remarquable ; nul parmi les Israélites n’était meilleur que lui ; il dépassait tout le peuple de la tête et des épaules » (I Samuel 9:2). Rabbi Yoḥanan a dit que cette prolixité fut suscitée par Dieu, car une souveraineté n’empiète pas sur son pendant, pas même de l’épaisseur d’un cheveu. Le couronnement de Saül fut retardé afin que la direction de Samuel ne soit pas écourtée.
וְאֵין לִי אֶלָּא בִּרְכַּת הַמָּזוֹן. בִּרְכַּת הַתּוֹרָה מִנַּיִן? אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: קַל וָחוֹמֶר, עַל חַיֵּי שָׁעָה מְבָרֵךְ, עַל חַיֵּי עוֹלָם הַבָּא לֹא כׇּל שֶׁכֵּן. רַבִּי חִיָּיא בַּר נַחְמָנִי תַּלְמִידוֹ שֶׁל רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״עַל הָאָרֶץ הַטּוֹבָה אֲשֶׁר נָתַן לָךְ״, וּלְהַלָּן הוּא אוֹמֵר: ״וְאֶתְּנָה לָךְ אֶת לֻחֹת הָאֶבֶן וְהַתּוֹרָה וְהַמִּצְוָה וְגוֹ׳״.
La baraita au sujet de la Grâce après les Repas continue : Je n’ai que une source de la Torah pour la Grâce après les Repas. D’où l’obligation de réciter la bénédiction de la Torah est-elle dérivée ? Plusieurs réponses sont proposées : Rabbi Yishmael a dit : Elle est dérivée au moyen d’une inférence a fortiori à partir de la Grâce après les Repas : Sur la nourriture, qui relève de la vie temporelle, on récite une bénédiction, à plus forte raison récite-t-on une bénédiction sur la Torah, qui est la vie éternelle. Rabbi Ḥiyya bar Naḥmani, le disciple de Rabbi Yishmael, dit au nom de Rabbi Yishmael : Cette inférence a fortiori n’est pas nécessaire, car cette halakha peut être dérivée du même verset que celui d’où est dérivée la Grâce après les Repas, comme il est dit : « Pour le bon pays qu’Il t’a donné [natan] », et plus bas, au sujet de la Torah, il est dit : « Et Je te donnerai [ve’etna] les tables de pierre, et la Torah et la mitzva, que J’ai écrites, afin que tu les enseignes » (Exode 24:12). Ici, de même que le don concernant le bon pays requiert une bénédiction, le don concernant la Torah requiert une bénédiction.
רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: וּמִנַּיִן שֶׁכְּשֵׁם שֶׁמְּבָרֵךְ עַל הַטּוֹבָה כָּךְ מְבָרֵךְ עַל הָרָעָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אֲשֶׁר נָתַן לְךָ ה׳ אֱלֹהֶיךָ״, דַּיָּינְךָ, בְּכָל דִּין שֶׁדָּנְךָ, בֵּין מִדָּה טוֹבָה וּבֵין מִדַּת פּוּרְעָנוּת.
Concernant ce verset, Rabbi Meir dit : D’où est-il déduit que, de même qu’on récite une bénédiction pour le bien qui lui advient, on récite aussi une bénédiction pour le mal ? La Torah déclare : « Que le Seigneur, ton Dieu, t’a donné. » « Ton Dieu » est une référence à l’attribut de la justice divine ; ton Juge, dans tout jugement par lequel Il te juge, qu’il s’agisse d’une mesure positive de bonté ou d’une mesure de calamité.
רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״טוֹבָה״, ״הַטּוֹבָה״. טוֹבָה — זוֹ תּוֹרָה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״כִּי לֶקַח טוֹב נָתַתִּי לָכֶם״. ״הַטּוֹבָה״ — זוֹ בִּנְיַן יְרוּשָׁלַיִם, וְכֵן הוּא אוֹמֵר ״הָהָר הַטּוֹב הַזֶּה וְהַלְּבָנוֹן״.
Rabbi Yehuda ben Beteira dit : La preuve d’une bénédiction sur la Torah à partir d’un autre verset n’est pas nécessaire, comme il est dit : « Pour la bonne [hatova] terre. » Deux enseignements différents sont tirés de différents aspects du mot hatova : Tova, c’est-à-dire la Torah, comme il est dit : « Car Je vous ai donné un bon [tov] enseignement, n’abandonnez pas Ma Torah » (Proverbes 4:2) ; hatova, c’est-à-dire la construction de Jérusalem, comme il est dit : « Cette bonne montagne [hatov] et le Liban. »
תַּנְיָא רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: כׇּל שֶׁלֹּא אָמַר ״אֶרֶץ חֶמְדָּה טוֹבָה וּרְחָבָה״ בְּבִרְכַּת הָאָרֶץ, וּמַלְכוּת בֵּית דָּוִד בְּ״בוֹנֵה יְרוּשָׁלַיִם״ — לֹא יָצָא יְדֵי חוֹבָתוֹ. נַחוּם הַזָּקֵן אוֹמֵר: צָרִיךְ שֶׁיִּזְכּוֹר בָּהּ בְּרִית. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: צָרִיךְ שֶׁיִּזְכּוֹר בָּהּ תּוֹרָה. פְּלֵימוֹ אוֹמֵר: צָרִיךְ שֶׁיַּקְדִּים בְּרִית לְתוֹרָה, שֶׁזּוֹ נִתְּנָה בְּשָׁלֹשׁ בְּרִיתוֹת,
En ce qui concerne la formule de la Grâce après les repas, la Guemara poursuit : Il a été enseigné dans une baraita : Rabbi Eliezer dit : Quiconque n’a pas dit : Une terre désirable, bonne et vaste dans la bénédiction de la terre, et qui n’a pas mentionné la maison royale de David dans la bénédiction : Qui bâtit Jérusalem, ne s’est pas acquitté de son obligation. Naḥum l’Ancien dit : Il faut mentionner l’alliance de la circoncision dans la bénédiction de la terre. Rabbi Yossei dit : Il faut mentionner la Torah dans la bénédiction de la terre. Pelimu, l’un des derniers tanna’im, dit : Il doit faire mention de l’alliance de la circoncision avant de mentionner la Torah, car celle-ci, la Torah, a été donnée au peuple juif avec trois alliances,

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