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כָּאן לְאַחַר בְּרָכָה.
et ici, là où il est dit qu'Il a donné la terre à l'humanité, cela fait référence à après qu'une bénédiction est récitée.
אָמַר רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא: כׇּל הַנֶּהֱנֶה מִן הָעוֹלָם הַזֶּה בְּלֹא בְּרָכָה כְּאִילּוּ גּוֹזֵל לְהַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא וּכְנֶסֶת יִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״גּוֹזֵל אָבִיו וְאִמּוֹ וְאוֹמֵר אֵין פָּשַׁע חָבֵר הוּא לְאִישׁ מַשְׁחִית״. וְאֵין ״אָבִיו״ אֶלָּא הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֲלֹא הוּא אָבִיךְ קָּנֶךָ״, וְאֵין ״אִמּוֹ״ אֶלָּא כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״שְׁמַע בְּנִי מוּסַר אָבִיךָ וְאַל תִּטּוֹשׁ תּוֹרַת אִמֶּךָ״.
Rabbi Ḥanina bar Pappa a dit : Quiconque tire profit de ce monde sans bénédiction, c’est comme s’il volait Dieu et la communauté d’Israël, comme il est dit : « Celui qui vole son père et sa mère et dit : Ce n’est pas une transgression, est le compagnon d’un destructeur » (Proverbes 28:24). L’expression son père ne désigne nul autre que Dieu, comme il est dit : « N’est-Il pas ton Père, qui t’a créé, qui t’a fait et qui t’a affermi ? » (Deutéronome 32:6). L’expression sa mère ne désigne nulle autre que la communauté d’Israël, comme il est dit : « Écoute, mon fils, l’instruction de ton père, et n’abandonne pas la Torah de ta mère » (Proverbes 1:8). La mention de la Torah comme émanant de la bouche de la mère signifie apparemment que ta mère est la communauté d’Israël.
מַאי ״חָבֵר הוּא לְאִישׁ מַשְׁחִית״? אָמַר רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא: חָבֵר הוּא לְיָרׇבְעָם בֶּן נְבָט שֶׁהִשְׁחִית אֶת יִשְׂרָאֵל לַאֲבִיהֶם שֶׁבַּשָּׁמַיִם.
Quel est le sens de la suite du verset : Il est le compagnon d’un destructeur ? Rabbi Ḥanina bar Pappa a dit : Il est le compagnon de Jéroboam ben Nevat, qui a corrompu Israël devant leur Père dans les cieux en fautant et en faisant fauter les autres.
רַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא רָמֵי: כְּתִיב ״וְלָקַחְתִּי דְגָנִי בְּעִתּוֹ וְגוֹ׳״, וּכְתִיב ״וְאָסַפְתָּ דְגָנֶךָ וְגוֹ׳״.
Dans le même esprit, la Guemara cite que Rabbi Ḥanina bar Pappa a soulevé une contradiction : Il est écrit : « Je reprendrai Mon blé en son temps et le vin en sa saison » (Osée 2:11), et il est écrit : « Et tu recueilleras ton blé, ton vin et ton huile » (Deutéronome 11:14). À qui appartient le blé : à Dieu ou au peuple ?
לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּזְמַן שֶׁיִּשְׂרָאֵל עוֹשִׂין רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם, כָּאן בִּזְמַן שֶׁאֵין יִשְׂרָאֵל עוֹשִׂין רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile. Ici, là où Dieu promet à Israël qu’ils recueilleront leur grain, le verset fait référence à une époque où ils accomplissent la volonté de Dieu. Ici, là où le verset indique que le grain appartient à Dieu, il fait référence à une époque où ils n’accomplissent pas la volonté de Dieu, car alors Il reprendra le grain, démontrant qu’il Lui appartient.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״וְאָסַפְתָּ דְגָנֶךָ״ מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? — לְפִי שֶׁנֶּאֱמַר: ״לֹא יָמוּשׁ סֵפֶר הַתּוֹרָה הַזֶּה מִפִּיךָ״ — יָכוֹל דְּבָרִים כִּכְתָבָן, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְאָסַפְתָּ דְגָנֶךָ״ — הַנְהֵג בָּהֶן מִנְהַג דֶּרֶךְ אֶרֶץ, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל.
Les Sages ont enseigné : Quel est le sens de ce que le verset déclare : « Tu recueilleras ton grain » ? Puisqu’il est dit : « Cette Torah ne quittera pas ta bouche, et tu la méditeras jour et nuit » (Josué 1:8), j’aurais pu penser que ces paroles doivent être comprises comme elles sont écrites ; qu’il faut littéralement passer ses jours plongé exclusivement dans l’étude de la Torah. C’est pourquoi le verset déclare : « Tu recueilleras ton grain, ton vin et ton huile », adopte à leur égard la voie du monde ; réserve du temps non seulement pour la Torah, mais aussi pour le travail. Telle est la déclaration de Rabbi Yishmaël.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי אוֹמֵר: אֶפְשָׁר אָדָם חוֹרֵשׁ בִּשְׁעַת חֲרִישָׁה, וְזוֹרֵעַ בִּשְׁעַת זְרִיעָה, וְקוֹצֵר בִּשְׁעַת קְצִירָה, וְדָשׁ בִּשְׁעַת דִּישָׁה, וְזוֹרֶה בִּשְׁעַת הָרוּחַ, תּוֹרָה מַה תְּהֵא עָלֶיהָ? אֶלָּא בִּזְמַן שֶׁיִּשְׂרָאֵל עוֹשִׂין רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם — מְלַאכְתָּן נַעֲשֵׂית עַל יְדֵי אֲחֵרִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעָמְדוּ זָרִים וְרָעוּ צֹאנְכֶם וְגוֹ׳״, וּבִזְמַן שֶׁאֵין יִשְׂרָאֵל עוֹשִׂין רְצוֹנוֹ שֶׁל מָקוֹם — מְלַאכְתָּן נַעֲשֵׂית עַל יְדֵי עַצְמָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאָסַפְתָּ דְגָנֶךָ״. וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁמְּלֶאכֶת אֲחֵרִים נַעֲשֵׂית עַל יָדָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעָבַדְתָּ אֶת אוֹיְבֶךָ וְגוֹ׳״.
Rabbi Shimon ben Yoḥai dit : Est-il possible qu’une personne laboure pendant la saison du labour, sème pendant la saison des semailles, récolte pendant la saison de la récolte, batte le grain pendant la saison du battage et vanne pendant la saison venteuse, lorsque le grain est séparé de la balle au moyen du vent, et soit constamment occupée ; que deviendra la Torah ? Plutôt, il faut se consacrer exclusivement à la Torah au détriment des autres activités ; car lorsque Israël accomplit la volonté de Dieu, leur travail est effectué par d’autres, comme il est dit : « Des étrangers se tiendront là et feront paître vos troupeaux, et des étrangers seront vos laboureurs et vos vignerons » (Isaïe 61:5). Lorsque Israël n’accomplit pas la volonté de Dieu, leur travail est effectué par eux-mêmes, comme il est dit : « Et tu recueilleras ton grain. » De plus, si Israël n’accomplit pas la volonté de Dieu, le travail des autres sera effectué par eux, comme il est dit : « Tu serviras ton ennemi que Dieu enverra contre toi, dans la faim, dans la soif, dans la nudité et dans le manque de toutes choses » (Deutéronome 28:48).
אָמַר אַבָּיֵי: הַרְבֵּה עָשׂוּ כְּרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, וְעָלְתָה בְּיָדָן. כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי, וְלֹא עָלְתָה בְּיָדָן.
En résumé de ce différend, Abaye dit : Bien qu’il y ait place pour les deux opinions, beaucoup ont agi conformément à l’opinion de Rabbi Yishmael, et ont combiné le travail pour gagner leur vie avec l’étude de la Torah, et, bien qu’ils se soient engagés dans des activités autres que l’étude de la Torah, ont réussi dans leur étude de la Torah. Beaucoup ont agi conformément à l’opinion de Rabbi Shimon ben Yoḥai et n’ont pas réussi dans leur étude de la Torah. Ils ont finalement été contraints d’abandonner complètement leur étude de la Torah.
אֲמַר לְהוּ רָבָא לְרַבָּנַן: בְּמָטוּתָא מִינַּיְיכוּ, בְּיוֹמֵי נִיסָן וּבְיוֹמֵי תִּשְׁרֵי לָא תִּתְחֲזוֹ קַמַּאי, כִּי הֵיכִי דְּלָא תִּטַּרְדוּ בִּמְזוֹנַיְיכוּ כּוּלָּא שַׁתָּא.
De même, Rava dit aux Sages qui fréquentaient sa maison d’étude : Je vous implore ; durant les mois de Nissan et Tishri, les périodes agricoles cruciales, ne vous présentez pas devant moi. Consacrez-vous alors à votre travail agricole afin que vous ne soyez pas préoccupés par votre subsistance toute l’année.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי אִלְעַאי: בֹּא וּרְאֵה שֶׁלֹּא כְּדוֹרוֹת הָרִאשׁוֹנִים דּוֹרוֹת הָאַחֲרוֹנִים. דּוֹרוֹת הָרִאשׁוֹנִים עָשׂוּ תּוֹרָתָן קֶבַע וּמְלַאכְתָּן עֲרַאי, זוֹ וָזוֹ נִתְקַיְּימָה בְּיָדָן. דּוֹרוֹת הָאַחֲרוֹנִים שֶׁעָשׂוּ מְלַאכְתָּן קֶבַע וְתוֹרָתָן עֲרַאי, זוֹ וָזוֹ לֹא נִתְקַיְּימָה בְּיָדָן.
Pour résumer ces déclarations, Rabba bar bar Ḥana a dit que Rabbi Yoḥanan a dit au nom du tanna Rabbi Yehuda, fils de Rabbi El’ai : Viens voir que les dernières générations ne sont pas comme les premières générations ; au contraire, elles leur sont inférieures. Les premières générations faisaient de leur Torah quelque chose de permanent et de leur travail quelque chose d’occasionnel, et ceci, l’étude de la Torah, et cela, leur travail, leur réussissaient. Cependant, les dernières générations, qui faisaient de leur travail quelque chose de permanent et de leur Torah quelque chose d’occasionnel, ni ceci ni cela ne leur réussissaient.
וְאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יְהוּדָה בְּרַבִּי אִלְעַאי: בֹּא וּרְאֵה שֶׁלֹּא כְּדוֹרוֹת הָרִאשׁוֹנִים דּוֹרוֹת הָאַחֲרוֹנִים. דּוֹרוֹת הָרִאשׁוֹנִים הָיוּ מַכְנִיסִין פֵּירוֹתֵיהֶן דֶּרֶךְ טְרַקְסְמוֹן כְּדֵי לְחַיְּיבָן בְּמַעֲשֵׂר, דּוֹרוֹת הָאַחֲרוֹנִים מַכְנִיסִין פֵּירוֹתֵיהֶן דֶּרֶךְ גַּגּוֹת, דֶּרֶךְ חֲצֵרוֹת, דֶּרֶךְ קַרְפֵּיפוֹת, כְּדֵי לְפׇטְרָן מִן הַמַּעֲשֵׂר. דְּאָמַר רַבִּי יַנַּאי: אֵין הַטֶּבֶל מִתְחַיֵּיב בְּמַעֲשֵׂר עַד שֶׁיִּרְאֶה פְּנֵי הַבַּיִת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״בִּעַרְתִּי הַקֹּדֶשׁ מִן הַבַּיִת״.
Dans cet esprit, Rabba bar bar Ḥana a dit que Rabbi Yoḥanan a dit au nom de Rabbi Yehuda, fils de Rabbi El’ai : Viens voir que les dernières générations ne sont pas comme les premières générations. Dans les premières générations, les gens faisaient entrer leurs fruits dans leurs cours par la porte principale afin de les assujettir aux dîmes. Cependant, les dernières générations font entrer leurs fruits par les toits, par les cours et par les cours fermées, en évitant la porte principale afin de les exempter de la mitsva de la dîme. Comme Rabbi Yannai l’a dit : Les produits non prélevés ne sont pas assujettis à la mitsva de la dîme jusqu’à ce qu’ils voient la façade de la maison par laquelle les gens entrent et sortent, et qu’ils soient introduits dans la maison de cette manière, comme il est dit dans la formule de la confession des dîmes : « J’ai retiré ce qui est consacré de la maison » (Deutéronome 26:13), car l’obligation de prélever la dîme sur des produits dont la destination n’a pas encore été fixée ne prend effet que lorsqu’ils sont introduits dans la maison.
וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ חָצֵר קוֹבַעַת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאָכְלוּ בִשְׁעָרֶיךָ וְשָׂבֵעוּ״.
Et Rabbi Yoḥanan a dit : Même le fait de l’introduire dans la cour détermine son statut comme ayant achevé le processus de production et oblige le produit à être soumis à la dîme, comme il est écrit dans la confession des dîmes : « Et j’ai donné au Lévite, à l’étranger, à l’orphelin et à la veuve, et ils mangeront dans tes portes et seront rassasiés » (Deutéronome 26:12).
חוּץ מִן הַיַּיִן וְכוּ׳: מַאי שְׁנָא יַיִן? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּאִשְׁתַּנִּי לְעִלּוּיָא אִשְׁתַּנִּי לִבְרָכָה, וַהֲרֵי שֶׁמֶן, דְּאִשְׁתַּנִּי לְעִלּוּיָא וְלָא אִשְׁתַּנִּי לִבְרָכָה, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, וְכֵן אָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁמֶן זַיִת מְבָרְכִין עָלָיו ״בּוֹרֵא פְּרִי הָעֵץ״.
Nous avons appris dans notre michna : Sur les fruits qui poussent sur un arbre, on récite : Celui qui crée le fruit de l’arbre, à l’exception du vin qui, bien qu’il provienne du fruit de l’arbre, a reçu une bénédiction distincte : Celui qui crée le fruit de la vigne. La Guemara demande : Qu’est-ce qui distingue le vin, pour qu’une bénédiction distincte ait été instituée pour lui ? Si tu dis que c’est parce que le fruit s’est amélioré en devenant du vin, alors la bénédiction a changé. L’huile d’olive s’est améliorée et, néanmoins, sa bénédiction n’a pas changé. Comme l’a dit Rabbi Yehouda, que Shmuel a dit, et aussi Rabbi Yitzḥak a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Sur l’huile d’olive, on récite : Celui qui crée le fruit de l’arbre, tout comme pour le fruit lui-même.
אָמְרִי: הָתָם מִשּׁוּם דְּלָא אֶפְשָׁר. הֵיכִי נְבָרֵיךְ? נְבָרֵיךְ ״בּוֹרֵא פְּרִי הַזַּיִת״ — פֵּירָא גּוּפֵיהּ ״זַיִת״ אִקְּרִי.
Les Sages dirent : Là-bas, dans le cas de l’huile, c’est parce qu’il est impossible de trouver une bénédiction appropriée, car comment réciterons-nous la bénédiction ? Si nous récitons la bénédiction : Celui qui crée le fruit de l’olivier, le fruit lui-même est appelé olive et c’est cela qui a été créé. L’huile est un produit fabriqué par l’homme à partir de ce fruit, ce qui rend cette formule inappropriée. De même, réciter une formule parallèle à la bénédiction sur le vin : Celui qui crée le fruit de la vigne, est inapproprié, car les raisins eux-mêmes sont le fruit qui a été créé, contrairement à l’huile, qui ne l’a pas été.
וּנְבָרֵיךְ עֲלֵיהּ ״בּוֹרֵא פְּרִי עֵץ זַיִת״? אֶלָּא אָמַר מָר זוּטְרָא: חַמְרָא — זָיֵין, מִשְׁחָא — לָא זָיֵין.
La Guemara objecte : Néanmoins, il est toujours possible de formuler une bénédiction, car nous pouvons réciter la bénédiction : Qui crée le fruit de l’olivier, ce qui serait parallèle à la bénédiction récitée sur le vin. Au contraire, Mar Zutra a avancé une autre justification : La raison pour laquelle aucune bénédiction distincte n’a été instituée sur l’huile est que, contrairement au vin, qui nourrit, l’huile ne nourrit pas.
וּמִשְׁחָא לָא זָיֵין? וְהָתְנַן הַנּוֹדֵר מִן הַמָּזוֹן — מוּתָּר בַּמַּיִם וּבַמֶּלַח. וְהָוֵינַן בַּהּ: מַיִם וּמֶלַח הוּא דְּלָא אִקְּרִי ״מָזוֹן״, הָא כׇּל מִילֵּי אִקְּרִי ״מָזוֹן״.
La Guemara demande : Et l’huile ne nourrit pas ? N’avons-nous pas appris dans une michna : Celui qui fait le vœu que la nourriture lui est interdite a le droit de consommer de l’eau et du sel, car ils ne sont pas considérés comme de la nourriture. Et nous avons discuté de cettehalakha : Par déduction, l’eau et le sel ne sont pas considérés comme de la nourriture, mais tous les autres aliments sont considérés comme de la nourriture.
נֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַב וּשְׁמוּאֵל, דְּאָמְרִי אֵין מְבָרְכִין ״בּוֹרֵא מִינֵי מְזוֹנוֹת״ אֶלָּא בַּחֲמֵשֶׁת הַמִּינִין בִּלְבַד. וְאָמַר רַב הוּנָא: בְּאוֹמֵר ״כׇּל הַזָּן עָלַי״.
Disons que cela constitue une réfutation concluante de Rav et Shmuel, qui ont dit : On ne récite : Qui crée diverses sortes de nourriture, que sur les cinq espèces de céréales seulement, car elles seules sont considérées comme nourrissantes. Et Rav Houna a dit, comme solution, que cette michna faisait référence à un cas il fait un vœu et dit : Tout ce qui nourrit m’est interdit . Cette formulation inclut tout ce qui est tant soit peu nourrissant, et par conséquent seules l’eau et le sel sont exclus. L’huile d’olive n’est pas exclue.
אַלְמָא מִשְׁחָא זָיֵין! אֶלָּא, חַמְרָא סָעֵיד, וּמִשְׁחָא לָא סָעֵיד. וְחַמְרָא מִי סָעֵיד? וְהָא רָבָא הֲוָה שָׁתֵי חַמְרָא כׇּל מַעֲלֵי יוֹמָא דְפִסְחָא כִּי הֵיכִי דְּנִגְרְרֵיהּ לְלִבֵּיהּ וְנֵיכוֹל מַצָּה טְפֵי? טוּבָא — גָּרֵיר, פּוּרְתָּא — סָעֵיד.
Apparemment, l’huile nourrit. Plutôt, il existe une autre distinction entre le vin et l’huile : Le vin rassasie, l’huile ne rassasie pas. Le vin ne fait pas que nourrir, il remplit aussi. La Guemara demande : Et le vin rassasie-t-il ? Rava ne buvait-il pas du vin toute la journée la veille de Pessa'h afin de stimuler son cœur, c’est-à-dire d’aiguiser son appétit afin qu’il puisse manger davantage de matza au séder ? Le vin ne rassasie pas ; il aiguise l’appétit. La Guemara répond : Beaucoup de vin stimule, peu rassasie.
וּמִי סָעֵיד כְּלָל?! וְהָכְתִיב: ״וְיַיִן יְשַׂמַּח לְבַב אֱנוֹשׁ וְלֶחֶם לְבַב אֱנוֹשׁ יִסְעָד וְגוֹ׳״ — נַהֲמָא הוּא דְּסָעֵיד חַמְרָא לָא סָעֵיד! אֶלָּא, חַמְרָא אִית בֵּיהּ תַּרְתֵּי: סָעֵיד וּמְשַׂמַּח. נַהֲמָא מִסְעָד סָעֵיד, שַׂמּוֹחֵי לָא מְשַׂמַּח.
De nouveau, la Guemara demande : Le vin rassasie-t-il vraiment ? N’est-il pas écrit : « Le vin réjouit le cœur de l’homme, rendant le visage plus éclatant que l’huile, et le pain soutient le cœur de l’homme » (Psaumes 104:15) ; c’est le pain qui rassasie, le vin ne rassasie pas. Plutôt, ce verset n’est pas une preuve ; le vin a deux avantages, il rassasie et réjouit. Le pain, cependant, rassasie mais ne réjouit pas.
אִי הָכִי נְבָרֵיךְ עֲלֵיהּ שָׁלֹשׁ בְּרָכוֹת! לָא קָבְעִי אִינָשֵׁי סְעוֹדְתַּיְיהוּ עִלָּוֵיהּ.
Puisque le vin possède toutes ces vertus, la Guemara demande : Si c’est le cas, récitons les trois bénédictions de la Grâce après les repas sur lui après avoir bu, tout comme nous le faisons après avoir mangé du pain. La Guemara répond : Les gens ne fondent pas leurs repas sur le vin.
אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לְרָבָא: אִי קָבַע עִלָּוֵיהּ סְעוֹדְתֵּיהּ מַאי? אָמַר לֵיהּ: לִכְשֶׁיָּבֹא אֵלִיָּהוּ וְיֹאמַר אִי הָוֵי קְבִיעוּתָא. הַשְׁתָּא מִיהָא בָּטְלָה דַּעְתּוֹ אֵצֶל כׇּל אָדָם.
Rav Naḥman bar Yitzḥak dit à Rava : Si quelqu’un a fondé son repas là-dessus, quelle est la règle ? Doit-il réciter la Grâce après le repas comme il le fait après le pain ? Il répondit : Quand Élie viendra et dira si cela peut ou non servir de base à un repas, cela sera tranché. Néanmoins, pour l’instant, d’ici là, son intention est rendue sans pertinence par les opinions de tous les autres hommes, et il n’est pas tenu de réciter la Grâce complète après le repas.
גּוּפָא. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, וְכֵן אָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁמֶן זַיִת מְבָרְכִין עָלָיו ״בּוֹרֵא פְּרִי הָעֵץ״. הֵיכִי דָּמֵי? אִילֵּימָא דְּקָא שָׁתֵי לֵיהּ מִשְׁתָּא — אוֹזוֹקֵי מַזִּיק לֵיהּ. דְּתַנְיָא: הַשּׁוֹתֶה שֶׁמֶן שֶׁל תְּרוּמָה — מְשַׁלֵּם אֶת הַקֶּרֶן, וְאֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶת הַחוֹמֶשׁ. הַסָּךְ שֶׁמֶן שֶׁל תְּרוּמָה — מְשַׁלֵּם אֶת הַקֶּרֶן וּמְשַׁלֵּם אֶת הַחוֹמֶשׁ.
Auparavant, la Guemara a cité la halakha selon laquelle on récite la bénédiction : Qui crée le fruit de l’arbre, sur l’huile d’olive. La Guemara discute la question elle-même. Rav Yehouda a dit que Shmuel a dit, et de même Rabbi Yitzḥak a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : On récite la bénédiction : Qui crée le fruit de l’arbre, sur l’huile d’olive tout comme on le fait sur le fruit lui-même. Quelles sont les circonstances ? Si vous dites qu’il l’a bue pure, cela cause un dommage au buveur. Comme cela a été enseigné dans une baraita : Celui qui boit de l’huile de teruma, sans savoir qu’il s’agissait de teruma, paie le principal et ne paie pas le cinquième supplémentaire, qui est la pénalité typique pour l’usage abusif involontaire d’un bien consacré, car dans ce cas on considère que l’individu n’a fait qu’endommager un bien consacré sans en tirer de bénéfice. Celui qui s’enduit le corps avec de l’huile de teruma paie le principal et paie le cinquième, car il en a tiré un bénéfice. Apparemment, celui qui boit de l’huile n’en tire aucun bénéfice et cela lui cause même un dommage.
אֶלָּא דְּקָא אָכֵיל לֵיהּ עַל יְדֵי פַּת. אִי הָכִי, הָוְיָא לֵיהּ פַּת עִיקָּר וְהוּא טָפֵל. וּתְנַן, זֶה הַכְּלָל: כׇּל שֶׁהוּא עִיקָּר וְעִמּוֹ טְפֵלָה — מְבָרֵךְ עַל הָעִיקָּר וּפוֹטֵר אֶת הַטְּפֵלָה! אֶלָּא דְּקָא שָׁתֵי לֵיהּ עַל יְדֵי ״אֲנִיגְרוֹן״, דְּאָמַר רַבָּה בַּר שְׁמוּאֵל: ״אֲנִיגְרוֹן״ — מַיָּא דְסִלְקָא, ״אַנְסִיגְרוֹן״ — מַיָּא
Au contraire, il s’agit d’un cas où il mange l’huile en y trempant du pain. Si c’est le cas, le pain est principal et l’huile secondaire, et nous avons appris dans une michna : Voici le principe : Tout aliment qui est principal, et est mangé avec un aliment qui est secondaire, on récite une bénédiction sur l’aliment principal, et cette bénédiction dispense le secondaire de l’obligation de réciter une bénédiction avant de le manger. Une bénédiction ne doit être récitée que sur le pain, non sur l’huile. Au contraire, il s’agit d’un cas où il le boit au moyen d’un anigeron, comme l’a dit Rabba bar Shmuel : Anigeron est de l’eau dans laquelle une betterave a été bouillie, ansigeron est l’eau

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