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לִישַׁתֵּף אִינָשׁ נַפְשֵׁיהּ בַּהֲדֵי צִבּוּרָא. הֵיכִי נֵימָא? — ״יְהִי רָצוֹן מִלְּפָנֶיךָ ה׳ אֱלֹהֵינוּ שֶׁתּוֹלִיכֵנוּ לְשָׁלוֹם״ וְכוּ׳.
une personne doit s’associer à la congrégation et ne doit pas prier seulement pour elle-même. Comment doit-elle le dire ? Que telle soit Ta volonté, Seigneur notre Dieu, de nous conduire à la paix, etc., au pluriel.
אִימַּת מְצַלֵּי? אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב אָמַר רַב חִסְדָּא: מִשָּׁעָה שֶׁמְּהַלֵּךְ בַּדֶּרֶךְ. עַד כַּמָּה? אָמַר רַבִּי יַעֲקֹב אָמַר רַב חִסְדָּא: עַד פַּרְסָה. וְהֵיכִי מְצַלֵּי לַהּ? רַב חִסְדָּא אָמַר: מְעוּמָּד. רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: אֲפִילּוּ מְהַלֵּךְ.
La Guemara traite de détails précis concernant cette prière. Quand prie-t-on ? Rabbi Ya’akov a dit que Rav Ḥisda a dit : À partir du moment où l’on se met en route, et non avant. Quelle doit être la durée du voyage prévu pour qu’on soit tenu de réciter cette prière (Ba’al Halakhot Gedolot) ? Rabbi Ya’akov a dit que Rav Ḥisda a dit : Au moins une parasange. Comment récite-t-il cette prière ? Rav Ḥisda a dit : Uniquement en position debout à un seul endroit. Rav Sheshet a dit : Même en marchant ou assis.
רַב חִסְדָּא וְרַב שֵׁשֶׁת הֲווֹ קָאָזְלִי בְּאוֹרְחָא, קָם רַב חִסְדָּא וְקָא מְצַלֵּי. אָמַר לֵיהּ רַב שֵׁשֶׁת לְשַׁמָּעֵיהּ: מַאי קָא עָבֵיד רַב חִסְדָּא? אָמַר לֵיהּ קָאֵי וּמְצַלֵּי. אָמַר לֵיהּ: אוֹקְמַן נָמֵי לְדִידִי וַאֲצַלֵּי, ״מֵהֱיוֹת טוֹב אַל תִּקָּרֵא רַע״.
La Guemara raconte : Rav Ḥisda et Rav Sheshet marchaient sur le chemin, Rav Ḥisda s’arrêta et récita la prière du voyageur. Comme il était aveugle et ne voyait pas son collègue, Rav Sheshet demanda à son serviteur : Que fait Rav Ḥisda maintenant ? Son serviteur lui dit : Il est debout et prie. Rav Sheshet dit à son serviteur : Fais-moi lever moi aussi et je prierai. Bien que Rav Sheshet soutînt qu’il n’est pas nécessaire de se tenir debout pendant cette prière, néanmoins : Du fait d’être bon, ne sois pas appelé méchant. En d’autres termes, on doit faire mieux si on le peut. Rav Sheshet a dit qu’il n’est pas obligatoire de s’arrêter et de se lever. Il n’a pas dit qu’il est préférable de marcher ou de s’asseoir. Puisque, dans ce cas, se tenir debout ne lui demandait aucun effort particulier, car Rav Ḥisda s’était de toute façon arrêté pour se lever et prier, pourquoi insister pour rester assis ?
מַאי אִיכָּא בֵּין ״הֲבִינֵנוּ״ לִתְפִלָּה קְצָרָה? ״הֲבִינֵנוּ״ בָּעֵי לְצַלּוֹיֵי שָׁלֹשׁ קַמָּיָיתָא וְשָׁלֹשׁ בָּתְרָיָיתָא, וְכִי מָטֵי לְבֵיתֵיהּ לָא בָּעֵי לְמֶהְדַּר לְצַלּוֹיֵי, בִּתְפִלָּה קְצָרָה, לָא בָּעֵי לְצַלּוֹיֵי לָא שָׁלֹשׁ קַמָּיָיתָא וְלָא שָׁלֹשׁ בָּתְרָיָיתָא, וְכִי מָטֵי לְבֵיתֵיהּ בָּעֵי לְמֶהְדַּר לְצַלּוֹיֵי.
La michna a mentionné à la fois une prière brève récitée en temps de danger et une prière abrégée, au sujet de laquelle il y avait un différend entre les tanna’im. La Guemara demande : Quelle est la différence halakhique pratique entre la prière abrégée : Accorde-nous la compréhension et la prière brève récitée en temps de danger ? La Guemara répond : Celui qui récite : Accorde-nous la compréhension est tenu de réciter les trois premières bénédictions et les trois dernières bénédictions de la prière de la Amida, et lorsqu’il arrive chez lui, il n’a pas besoin de prier de nouveau. Celui qui récite la prière brève, en revanche, n’a besoin de réciter ni les trois premières bénédictions ni les trois dernières bénédictions de la prière de la Amida. Cependant, lorsqu’il arrive chez lui, il doit prier de nouveau. Accorde-nous la compréhension a le statut juridique de la prière de la Amida, malgré sa brièveté, tandis que la prière brève est simplement récitée à la place de la prière de la Amida dans des circonstances pressantes.
וְהִלְכְתָא: ״הֲבִינֵנוּ״, מְעוּמָּד, תְּפִלָּה קְצָרָה, בֵּין מְעוּמָּד בֵּין מְהַלֵּךְ.
La halakha est : Accorde-nous la compréhension, comme mentionné ci-dessus, a le statut juridique de la prière de la Amida et doit donc être récitée debout. La prière brève, puisqu’elle n’a pas ce statut, peut être récitée que l’on soit debout ou que l’on soit en train de marcher.
הָיָה רוֹכֵב עַל הַחֲמוֹר וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: הָיָה רוֹכֵב עַל הַחֲמוֹר וְהִגִּיעַ זְמַן תְּפִלָּה, אִם יֵשׁ לוֹ מִי שֶׁיֹּאחַז אֶת חֲמוֹרוֹ — יֵרֵד לְמַטָּה וְיִתְפַּלֵּל, וְאִם לָאו — יֵשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ וְיִתְפַּלֵּל. רַבִּי אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ יֵשֵׁב בִּמְקוֹמוֹ וְיִתְפַּלֵּל, לְפִי שֶׁאֵין דַּעְתּוֹ מְיוּשֶּׁבֶת עָלָיו.
Nous avons appris dans la michna : Celui qui montait sur un âne doit descendre et prier. Ce n’est qu’en cas de nécessité pressante qu’il peut prier tout en chevauchant, en orientant son cœur vers Jérusalem et le Saint des Saints. Les Sages ont enseigné dans une Tosefta : Celui qui montait sur un âne et que l’heure de la prière est arrivée, s’il a quelqu’un pour tenir l’âne, il doit descendre et prier. Sinon, il doit rester assis à sa place sur l’âne et prier. Rabbi Yehouda HaNassi dit : Dans tous les cas, qu’il y ait ou non quelqu’un pour tenir l’âne, il doit rester assis à sa place sur l’âne et prier, car son esprit ne sera pas calme. Puisqu’il est pressé d’arriver à destination, la nécessité de descendre de l’âne, de se tenir debout pour la prière, puis de remonter sur l’âne retarderait son voyage, et ce retard risque de nuire à sa concentration pendant la prière.
אָמַר רָבָא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הֲלָכָה כְּרַבִּי.
Rava, et certains disent Rabbi Yehoshua ben Levi, a dit : La halakha ici est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi.
תָּנוּ רַבָּנַן: סוֹמֵא וּמִי שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לְכַוֵּין אֶת הָרוּחוֹת — יְכַוֵּין לִבּוֹ כְּנֶגֶד אָבִיו שֶׁבַּשָּׁמַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִתְפַּלְלוּ אֶל ה׳״.
Les Sages ont enseigné dans une Tosefta : un aveugle et celui qui est incapable d’estimer les directions et qui, par conséquent, ne peut pas se tourner vers Jérusalem pour prier, peut diriger son cœur vers son Père au Ciel, comme il est dit : « Et ils prieront le Seigneur » (I Rois 8:44).
הָיָה עוֹמֵד בְּחוּץ לָאָרֶץ — יְכַוֵּין אֶת לִבּוֹ כְּנֶגֶד אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִתְפַּלְלוּ אֵלֶיךָ דֶּרֶךְ אַרְצָם״. הָיָה עוֹמֵד בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל — יְכַוֵּין אֶת לִבּוֹ כְּנֶגֶד יְרוּשָׁלַיִם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִתְפַּלְלוּ אֶל ה׳ דֶּרֶךְ הָעִיר אֲשֶׁר בָּחַרְתָּ״. הָיָה עוֹמֵד בִּירוּשָׁלַיִם — יְכַוֵּין אֶת לִבּוֹ כְּנֶגֶד בֵּית הַמִּקְדָּשׁ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִתְפַּלְלוּ אֶל הַבַּיִת הַזֶּה״. הָיָה עוֹמֵד בְּבֵית הַמִּקְדָּשׁ — יְכַוֵּין אֶת לִבּוֹ כְּנֶגֶד בֵּית קׇדְשֵׁי הַקֳּדָשִׁים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִתְפַּלְלוּ אֶל הַמָּקוֹם הַזֶּה״. הָיָה עוֹמֵד בְּבֵית קׇדְשֵׁי הַקֳּדָשִׁים — יְכַוֵּין אֶת לִבּוֹ כְּנֶגֶד בֵּית הַכַּפּוֹרֶת. הָיָה עוֹמֵד אֲחוֹרֵי בֵּית הַכַּפּוֹרֶת — יִרְאֶה עַצְמוֹ כְּאִילּוּ לִפְנֵי הַכַּפּוֹרֶת. נִמְצָא עוֹמֵד בַּמִּזְרָח מַחֲזִיר פָּנָיו לַמַּעֲרָב. בַּמַּעֲרָב מַחֲזִיר פָּנָיו לַמִּזְרָח. בַּדָּרוֹם — מַחֲזִיר פָּנָיו לַצָּפוֹן. בַּצָּפוֹן — מַחֲזִיר פָּנָיו לַדָּרוֹם. נִמְצְאוּ כׇּל יִשְׂרָאֵל מְכַוְּונִין אֶת לִבָּם לְמָקוֹם אֶחָד.
Celui qui se tenait en prière dans la Diaspora doit orienter son cœur vers Eretz Yisrael, comme il est dit : « Et ils Te prieront en direction de leur terre que Tu as donnée à leurs pères » (I Rois 8:48).
Celui qui se tenait en Eretz Yisrael doit orienter son cœur vers Jérusalem, comme il est dit : « Et ils prieront l'Éternel en direction de la ville que Tu as choisie » (I Rois 8:44).
Celui qui se tenait à Jérusalem doit orienter son cœur vers le Temple, comme il est dit : « Et ils prieront en direction de cette Maison » (II Chroniques 6:32).
Celui qui se tenait dans le Temple doit orienter son cœur vers le Saint des Saints, comme il est dit : « Et ils prieront en direction de ce lieu » (I Rois 8:35).
Celui qui se tenait dans le Saint des Saints doit orienter son cœur vers l'emplacement du propitiatoire [kapporet], au-dessus de l'arche, le lieu de résidence de la gloire de Dieu.
Celui qui se tenait derrière l'emplacement du propitiatoire doit se représenter comme s'il se tenait devant le propitiatoire et se tourner vers lui.
Par conséquent, celui qui se tient en prière à l'Est se tourne vers l'ouest, et celui qui se tient à l'Ouest se tourne vers l'est. Celui qui se tient au Sud se tourne vers le nord, et celui qui se tient au Nord se tourne vers le sud ; par conséquent, tout le peuple d'Israël oriente son cœur vers un seul lieu, le Saint des Saints dans le Temple.
אָמַר רַבִּי אָבִין, וְאִיתֵּימָא רַבִּי אֲבִינָא: מַאי קְרָאָה — ״כְּמִגְדַּל דָּוִיד צַוָּארֵךְ בָּנוּי לְתַלְפִּיּוֹת״ — תֵּל שֶׁכָּל פִּיּוֹת פּוֹנִים בּוֹ.
Une allusion à cela se trouve dans ce qu’a dit Rabbi Avin, et certains disent Rabbi Avina : Quel verset fait allusion à cela ? « Ton cou est comme la Tour de David, bâtie avec des créneaux [talpiyyot], mille boucliers y sont suspendus, toutes les armes des guerriers » (Cantique des Cantiques 4:4). Il interprète le mot talpiyyot comme la colline [tel] vers laquelle toutes les bouches [piyyot] se tournent, c’est-à-dire le mont du Temple.
אֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל וְלֵוִי, כִּי הֲווֹ בָּעוּ לְמִיפַּק לְאוֹרְחָא, הֲווֹ מְקַדְּמִי וּמְצַלִּי, וְכִי הֲוָה מָטֵי זְמַן קְרִיאַת שְׁמַע קָרוּ.
Concernant la prière pendant un voyage, la Guemara rapporte : Lorsque le père de Shmuel et Lévi voulaient partir en voyage le matin, ils priaient tôt avant le lever du soleil. Lorsque, pendant leur voyage, le moment de réciter le Shema arrivait, ils le récitaient.
כְּמַאן — כִּי הַאי תַּנָּא. דְּתַנְיָא: הִשְׁכִּים לָצֵאת לַדֶּרֶךְ, מְבִיאִין לוֹ שׁוֹפָר וְתוֹקֵעַ, לוּלָב וּמְנַעְנֵעַ, מְגִילָּה וְקוֹרֵא בָּהּ, וּכְשֶׁיַּגִּיעַ זְמַן קְרִיאַת שְׁמַע — קוֹרֵא. הִשְׁכִּים לֵישֵׁב בַּקָּרוֹן אוֹ בִּסְפִינָה — מִתְפַּלֵּל, וּכְשֶׁיַּגִּיעַ זְמַן קְרִיאַת שְׁמַע — קוֹרֵא.
La Guemara demande : Conformément à l’opinion de qui ont-ils fait cela ? Conformément à ce tanna, comme cela a été enseigné dans la Tosefta : Celui qui s’est levé tôt pour partir sur son chemin avant que n’arrive le moment de réciter le Shema, on lui apporte un shofar et il en sonne, si c’était Roch Hachana ; un loulav et il le prend à Souccot ; une meguila, le Rouleau d’Esther, et il la lit à Pourim ; et lorsque vient le moment de réciter le Shema, il le récite. De même, celui qui s’est levé tôt pour s’asseoir dans un chariot ou dans un bateau prie, et lorsque vient le moment de réciter le Shema, il le récite.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ קוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע וּמִתְפַּלֵּל, כְּדֵי שֶׁיִּסְמוֹךְ גְּאוּלָּה לִתְפִלָּה.
Rabbi Shimon ben Elazar dit : Dans les deux cas, il est préférable de réciter le Shema puis de prier la prière de la Amida dans le chariot afin de juxtaposer la rédemption et la prière.
בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? מָר סָבַר תְּפִלָּה מְעוּמָּד עָדִיף, וּמָר סָבַר מִסְמָךְ גְּאוּלָּה לִתְפִלָּה עָדִיף.
La Guemara explique : Sur quoi sont-ils en désaccord ? La Guemara répond : Ce Sage, le premier tanna, soutient que la prière en position debout est préférable. Par conséquent, il faut prier plus tôt, à la maison, debout. Ce Sage, Rabbi Shimon ben Elazar, soutient que la juxtaposition de la rédemption et de la prière est préférable, même si, ce faisant, on ne peut pas rester debout pendant la prière.
מָרִימָר וּמָר זוּטְרָא הֲווֹ מְכַנְּפִי בֵּי עַשְׂרָה בְּשַׁבְּתָא דְרִגְלָא וּמְצַלּוּ, וַהֲדַר נָפְקִי לְפִרְקָא.
Dans le même esprit, la Guemara cite d’autres circonstances dans lesquelles les Sages furent contraints de prendre des dispositions exceptionnelles pour prier. Mareimar et Mar Zutra rassemblaient dix personnes le Chabbat de la fête, priaient, puis partaient donner leur exposé [pirka]. En raison des foules qui se rassemblaient pour entendre les exposés des Sages pendant la fête, ils ne pouvaient pas prier au moment approprié et furent donc contraints de prier plus tôt.
רַב אָשֵׁי מְצַלֵּי בַּהֲדֵי צִבּוּרָא בְּיָחִיד, מְיוּשָּׁב. כִּי הֲוָה אָתֵי לְבֵיתֵיהּ, הָדַר וּמְצַלֵּי מְעוּמָּד. אָמְרִי לֵיהּ רַבָּנַן: וְלַעֲבֵיד מָר כְּמָרִימָר וּמָר זוּטְרָא! אֲמַר לְהוּ: טְרִיחָא לִי מִלְּתָא. וְלַעֲבֵיד מָר כַּאֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל וְלֵוִי! אֲמַר לְהוּ: לָא חֲזֵינָא לְהוּ לְרַבָּנַן קַשִּׁישֵׁי מִינַּן דְּעָבְדִי הָכִי.
Dans des circonstances similaires, Rav Ashi priait individuellement avec la congrégation tout en étant assis, afin qu’ils ne remarquent pas qu’il priait. Ensuite, lorsqu’il rentrait chez lui, il priait de nouveau en étant debout afin de prier sans distraction. Les Sages lui dirent : Le Maître devrait faire comme Mareimar et Mar Zutra, c’est-à-dire réunir un quorum de prière à la maison pour prier avant le cours. Il leur dit : Cela m’est pénible de retarder le cours à ce point. Les Sages lui dirent : Le Maître devrait faire comme le père de Shmuel et Lévi l’ont fait et prier avant le lever du soleil. Il leur dit : Je n’ai pas vu de Sages plus âgés que nous agir ainsi, indiquant que ce n’est pas la halakha acceptée.
מַתְנִי׳ רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה אוֹמֵר: אֵין תְּפִלַּת הַמּוּסָפִין אֶלָּא בְּחֶבֶר עִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בְּחֶבֶר עִיר וְשֶׁלֹּא בְּחֶבֶר עִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר מִשְּׁמוֹ: כׇּל מָקוֹם שֶׁיֵּשׁ שָׁם חֶבֶר עִיר — יָחִיד פָּטוּר מִתְּפִלַּת הַמּוּסָפִין.
MICHNA :Rabbi Elazar ben Azarya dit : La prière additionnelle n’est récitée que dans une ville où il y a un quorum de dix [ḥever ir]. Les Sages disent : On peut réciter la prière additionnelle avec un ḥever ir ou sans ḥever ir. Rabbi Yehouda rapporte une autre opinion en son nom, au nom de Rabbi Elazar ben Azarya : Tout endroit où il y a un ḥever ir, un individu est complètement dispensé de réciter la prière additionnelle.
גְּמָ׳ רַבִּי יְהוּדָה הַיְינוּ תַּנָּא קַמָּא! אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ יָחִיד שֶׁלֹּא בְּחֶבֶר עִיר, תַּנָּא קַמָּא סָבַר פָּטוּר. וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר חַיָּיב.
GUEMARA : Il n’y a pas de différence apparente entre l’opinion de Rabbi Elazar ben Azarya et l’opinion citée en son nom par Rabbi Yehuda. La Guemara demande : l’opinion de Rabbi Yehuda est identique à l’opinion de Rabbi Elazar ben Azarya citée par le premier tanna. La Guemara répond : Il y a une différence halakhique pratique entre eux : le cas d’un individu qui ne se trouve pas dans un endroit où il y a un ḥever ir. En d’autres termes, dans un endroit où il n’y a pas de quorum de prière de dix personnes, le premier tanna soutient que l’opinion de Rabbi Elazar ben Azarya est que l’individu est exempté de réciter la prière additionnelle, car elle n’a été instituée que pour être récitée avec un quorum. Et Rabbi Yehuda soutient que l’opinion de Rabbi Elazar ben Azarya est que l’individu est tenu de réciter la prière additionnelle, car il n’est exempté que dans un endroit où il y a un quorum de prière et, par conséquent, un officiant communautaire s’acquitte de son obligation.
אָמַר רַב הוּנָא בַּר חִינָּנָא אָמַר רַב חִיָּיא בַּר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן עֲזַרְיָה. אָמַר לֵיהּ רַב חִיָּיא בַּר אָבִין: שַׁפִּיר קָאָמְרַתְּ, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: מִימַי לָא מְצַלֵּינָא צְלוֹתָא דְמוּסָפִין בְּיָחִיד
Rav Houna bar Ḥinnana a dit que Ḥiyya bar Rav a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, qui a dit cela au nom de son maître, Rabbi Elazar ben Azarya. Rav Ḥiyya bar Avin lui a dit : Tu as bien parlé, comme le prouve ce que Shmuel a dit : De toute ma vie, je n’ai jamais prié la prière additionnelle individuellement

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