״וַה׳ אֱלֹהִים אֱמֶת״.
«Et le Seigneur, Dieu, est Véritable» (Jérémie 10:10).
חוֹזֵר וְאוֹמֵר ״אֱמֶת״, אוֹ אֵינוֹ חוֹזֵר וְאוֹמֵר ״אֱמֶת״?
Après la conclusion du dernier paragraphe du Shema ainsi que du premier mot de la bénédiction suivante, avec les mots : « Le Seigneur, votre Dieu, est Vérité [Hashem Eloheikhem emet] », la question se pose : Répète-t-on emet lorsqu’il commence la bénédiction de emet veyatziv, ou ne répète-t-on pas emet ?
אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חוֹזֵר וְאוֹמֵר ״אֱמֶת״. רַבָּה אָמַר: אֵינוֹ חוֹזֵר וְאוֹמֵר ״אֱמֶת״. הָהוּא דִּנְחֵית קַמֵּיהּ דְּרַבָּה. שַׁמְעֵיהּ רַבָּה דְּאָמַר ״אֱמֶת״ ״אֱמֶת״ תְּרֵי זִימְנֵי. אֲמַר רַבָּה: כֹּל ״אֱמֶת״ ״אֱמֶת״ תַּפְסֵיהּ לְהַאי.
Rabbi Abbahu a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Il répète emet. Rabba a dit : Il ne répète pas emet. La Guemara raconte : Cette personne qui est descendue pour diriger l’office devant Rabba, Rabba a entendu qu’elle disait emet, emet deux fois. Rabba s’est moqué de lui et a dit : Tout emet, emet a attrapé celui-ci ; il doit être passionné par la recherche de la vérité.
אָמַר רַב יוֹסֵף: כַּמָּה מְעַלְּיָא הָא שְׁמַעְתְּתָא, דְּכִי אֲתָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה אֲמַר: אָמְרִי בְּמַעְרְבָא עַרְבִית — ״דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְאָמַרְתָּ אֲלֵיהֶם אֲנִי ה׳ אֱלֹהֵיכֶם אֱמֶת״.
Rav Yosef a dit : Quelle excellente est cette tradition que j’ai entendue, car lorsque Rav Shmuel bar Yehuda est venu de la Terre d’Israël en Babylonie, il a dit : En Terre d’Israël, lors de la prière du soir, on ne récite pas toute la troisième section du Shema, qui traite des franges rituelles, car il n’y a pas d’obligation de porter des franges rituelles la nuit. Au contraire, ils disent une version condensée de cette section qui comprend un extrait du début et un extrait de la fin : « Parle aux enfants d’Israël et dis-leur…Je suis le Seigneur, votre Dieu, Vrai » (Nombres 15:38, Nombres 15:41).
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מַאי מְעַלְּיוּתָא? וְהָא אָמַר רַב כָּהֲנָא אָמַר רַב: לֹא יַתְחִיל, וְאִם הִתְחִיל — גּוֹמֵר. וְכִי תֵּימָא ״וְאָמַרְתָּ אֲלֵיהֶם״ לָא הָוֵי הַתְחָלָה — וְהָאָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק אָמַר רַב: ״דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל״ לָא הָוֵי הַתְחָלָה, ״וְאָמַרְתָּ אֲלֵיהֶם״ הָוֵי הַתְחָלָה.
Abaye lui dit : Qu’y a-t-il d’excellent dans cette tradition ? Rav Kahana n’a-t-il pas dit que Rav a dit : On ne doit pas commencer à réciter le passage des franges rituelles la nuit, mais si l’on commence, on l’achève ? Et si tu dis que : Parle aux enfants d’Israël et dis-leur, n’est pas considéré comme le début du passage des franges rituelles, Rav Shmuel bar Yitzḥak n’a-t-il pas dit que Rav a dit : Parle aux enfants d’Israël, n’est pas considéré comme un début du passage des franges rituelles, car de nombreux passages dans la Torah commencent ainsi ; et dis-leur, est considéré comme un début.
אָמַר רַב פָּפָּא: קָסָבְרִי בְּמַעְרְבָא ״וְאָמַרְתָּ אֲלֵיהֶם״ נָמֵי לָא הָוְיָא הַתְחָלָה עַד דְּאָמַר ״וְעָשׂוּ לָהֶם צִיצִית״.
Rav Pappa a dit : En Eretz Yisrael, ils soutiennent que « et tu leur diras » n’est pas considéré comme un commencement, jusqu’à ce qu’il dise : « Et ils se feront des franges rituelles ».
אָמַר אַבָּיֵי: הִלְכָּךְ, אֲנַן אַתְחוֹלֵי מַתְחֲלִינַן, דְּקָא מַתְחֲלִי בְּמַעְרְבָא, וְכֵיוָן דְּאַתְחֲלִינַן — מִגְמָר נָמֵי גָּמְרִינַן. דְּהָא אָמַר רַב כָּהֲנָא אָמַר רַב לֹא יַתְחִיל, וְאִם הִתְחִיל גּוֹמֵר.
Abaye a dit : C’est pourquoi nous commençons à réciter le passage des franges rituelles, puisqu’on commence à le réciter en Eretz Yisrael. Et une fois que nous commençons à le réciter, nous l’achevons également, comme Rav Kahana l’a dit, à savoir que Rav a dit : On ne doit pas commencer à réciter le passage des franges rituelles la nuit, mais si l’on commence, on l’achève.
חִיָּיא בַּר רַב אָמַר: אָמַר ״אֲנִי ה׳ אֱלֹהֵיכֶם״, צָרִיךְ לוֹמַר ״אֱמֶת״. לֹא אָמַר ״אֲנִי ה׳ אֱלֹהֵיכֶם״ — אֵינוֹ צָרִיךְ לוֹמַר ״אֱמֶת״.
Ḥiyya bar Rav a dit : Si le soir on a récité le passage des franges rituelles se concluant par : Je suis le Seigneur, votre Dieu, il faut réciter : Vrai et Fidèle [emetve’emuna], ainsi que toute la bénédiction de la rédemption. Cependant, si l’on n’a pas récité : Je suis le Seigneur, votre Dieu, il n’est pas nécessaire de réciter emetve’emuna.
וְהָא בָּעֵי לְאַדְכּוֹרֵי יְצִיאַת מִצְרַיִם!
La Guemara demande : N’est-il pas tenu de mentionner l’exode d’Égypte également la nuit ?
דְּאָמַר הָכִי: ״מוֹדִים אֲנַחְנוּ לָךְ ה׳ אֱלֹהֵינוּ שֶׁהוֹצֵאתָנוּ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם וּפְדִיתָנוּ מִבֵּית עֲבָדִים וְעָשִׂיתָ לָנוּ נִסִּים וּגְבוּרוֹת עַל הַיָּם וְשַׁרְנוּ לָךְ״.
La Guemara répond : Au lieu de réciter emet ve’emunail a dit le passage suivant plus court : Nous Te rendons grâce, Seigneur, notre Dieu, Toi qui nous as fait sortir d’Égypte et nous as rachetés de la maison de servitude, et qui as accompli des miracles et des actes puissants en notre faveur sur la mer, et nous T’avons chanté, car cette formule inclut tout le contenu constituant emet ve’emuna.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה: לָמָּה קָדְמָה פָּרָשַׁת ״שְׁמַע״ וְכוּ׳.
Nous avons appris dans la michna : Rabbi Yehoshua ben Korḥa a dit : Pourquoi le passage de Shema a-t-il précédé celui de VeHaya im Shamoa ? Afin que l’on accepte d’abord sur soi le joug du royaume des Cieux, et seulement ensuite le joug des mitsvot.
תַּנְיָא רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר: בַּדִּין הוּא שֶׁיַּקְדִּים ״שְׁמַע״, לִ״וְהָיָה אִם שָׁמוֹעַ״ — שֶׁזֶּה לִלְמוֹד, וְזֶה לְלַמֵּד. ״וְהָיָה אִם שָׁמוֹעַ״ לְ״וַיֹּאמֶר״ — שֶׁזֶּה לִלְמוֹד, וְזֶה לַעֲשׂוֹת.
Il a été enseigné dans une baraita que Rabbi Shimon ben Yoḥai propose une explication différente de l’ordre des passages du Shema. Il dit : En toute logique, le Shema devrait précéder VeHaya im Shamoa parce que le Shema comprend l’injonction d’apprendre, tandis queVeHaya im Shamoa comprend l’injonction d’enseigner. De même, VeHaya im Shamoa devrait précéder VaYomer, le paragraphe final du Shema, parce que VeHaya im Shamoa comprend l’injonction d’enseigner, tandis que le passage des franges rituelles comprend l’injonction d’accomplir.
אַטּוּ ״שְׁמַע״ — לִלְמוֹד אִית בֵּיהּ, לְלַמֵּד וְלַעֲשׂוֹת לֵית בֵּיהּ?! וְהָא כְּתִיב: ״וְשִׁנַּנְתָּם״, ״וּקְשַׁרְתָּם״, ״וּכְתַבְתָּם״! וְתוּ: ״וְהָיָה אִם שָׁמוֹעַ״ — לְלַמֵּד הוּא דְּאִית בֵּיהּ, וְלַעֲשׂוֹת לֵית בֵּיהּ? וְהָא כְּתִיב: ״וּקְשַׁרְתֶּם״, ״וּכְתַבְתָּם״!
La Guemara demande : Cela veut-il dire que le passage du Shema contient l’injonction d’apprendre, mais ne contient pas l’injonction d’enseigner et d’accomplir ? N’est-il pas écrit : « Tu les enseigneras à tes enfants » (Deutéronome 6:7), une injonction d’enseigner, ainsi que : « Tu les attacheras comme un signe sur ton bras » (Deutéronome 6:8) et : « Tu les écriras sur les poteaux de ta maison » (Deutéronome 6:9), des injonctions d’accomplir ? En outre, VeHaya im Shamoa contient-il l’injonction d’enseigner, mais ne contient pas l’injonction d’accomplir ? N’est-il pas écrit : « Tu les attacheras comme un signe sur votre bras » (Deutéronome 11:18), une injonction d’accomplir ?
אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: בַּדִּין הוּא שֶׁתִּקְדַּם ״שְׁמַע״ לִ״וְהָיָה אִם שָׁמוֹעַ״, שֶׁזֶּה לִלְמוֹד וּלְלַמֵּד וְלַעֲשׂוֹת. ״וְהָיָה אִם שָׁמוֹעַ״ לְ״וַיֹּאמֶר״, שֶׁזֶּה יֵשׁ בָּהּ לְלַמֵּד וְלַעֲשׂוֹת, ״וַיֹּאמֶר״ אֵין בָּהּ אֶלָּא לַעֲשׂוֹת בִּלְבַד.
Au contraire, Rabbi Shimon ben Yoḥai a dit ce qui suit : À juste titre, la section de Shema doit précéder VeHaya im Shamoa parce que la section de Shema comprend les directives d’apprendre, d’enseigner et d’accomplir, tandis que VeHaya im Shamoa comprend les directives d’enseigner et d’accomplir. VeHaya im Shamoa doit précéder VaYomer parce que VeHaya im Shamoa comprend les directives d’enseigner et d’accomplir, tandis que VaYomer ne comprend que la directive d’accomplir.
וְתִיפּוֹק לֵיהּ מִדְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה! חֲדָא וְעוֹד קָאָמַר, חֲדָא: כְּדֵי שֶׁיְּקַבֵּל עָלָיו עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם תְּחִלָּה וְאַחַר כָּךְ יְקַבֵּל עָלָיו עוֹל מִצְוֹת, וְעוֹד — מִשּׁוּם דְּאִית בַּהּ הָנֵי מִילֵּי אַחְרָנְיָיתָא.
La Guemara demande : Qu’il déduise cela, à savoir que le passage du Shema est récité en premier, de la déclaration de Rabbi Yehoshua ben Korḥa. La Guemara répond : Il a énoncé une raison et une autre. Rabbi Shimon ben Yoḥai n’est pas en désaccord avec Rabbi Yehoshua ben Korḥa ; il a simplement proposé l’explication supplémentaire suivante : Une raison pour laquelle le passage du Shema est récité en premier est afin que l’on accepte d’abord sur soi le joug du royaume des Cieux, puis le joug des mitsvot ; et la seconde raison est parce que le passage du Shemacontient également ces autres éléments.
רַב מְשִׁי יְדֵיהּ, וּקְרָא קְרִיאַת שְׁמַע, וְאַנַּח תְּפִילִּין וְצַלִּי. וְהֵיכִי עָבֵיד הָכִי? וְהָתַנְיָא הַחוֹפֵר כּוּךְ לְמֵת בַּקֶּבֶר — פָּטוּר מִקְּרִיאַת שְׁמַע וּמִן הַתְּפִלָּה וּמִן הַתְּפִילִּין וּמִכׇּל מִצְוֹת הָאֲמוּרוֹת בַּתּוֹרָה. הִגִּיעַ זְמַן קְרִיאַת שְׁמַע — עוֹלֶה וְנוֹטֵל יָדָיו, וּמַנִּיחַ תְּפִילִּין, וְקוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע, וּמִתְפַּלֵּל.
La Guemara rapporte : Rav se lava les mains, récita le Shema, mit les phylactères et pria dans cet ordre. La Guemara demande : Comment pouvait-il faire cela ? N’a-t-on pas enseigné dans une baraita : Celui qui creuse une tombe pour un mort dans la paroi de la grotte funéraire familiale est exempt de la récitation du Shema, de la prière, des phylactères et de toutes les mitsvot mentionnées dans la Torah. Lorsque le moment fixé pour la récitation du Shema arrive, il sort de la grotte, se lave les mains, met les phylactères, récite le Shema et prie.
הָא גוּפָא קַשְׁיָא, רֵישָׁא אָמַר פָּטוּר, וְסֵיפָא חַיָּיב?!
Avant de clarifier le problème, la Guemara commente : Cettebaraita elle-même est difficile ; elle semble être contradictoire. La première clause de la baraita a déclaré que celui qui creuse une tombe est exempté de la récitation du Shema, tandis que la clause suivante a déclaré qu'il est obligé de sortir et de réciter le Shema
הָא לָא קַשְׁיָא: סֵיפָא בִּתְרֵי, וְרֵישָׁא בְּחַד.
La Guemara répond : Ce n’est pas difficile. La clause finale de la baraita fait référence à un cas de deux personnes creusant la tombe ensemble ; l’une s’arrête pour réciter le Shema, tandis que l’autre continue à creuser. La première clause de la baraita fait référence à un cas d’une personne creusant seule, qui ne peut pas s’arrêter.
מִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא לְרַב. רַב כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קָרְחָה סְבִירָא לֵיהּ, דְּאָמַר עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם תְּחִלָּה וְאַחַר כָּךְ עוֹל מִצְוֹת.
Quoi qu’il en soit, cettebaraita contredit Rav quant à l’ordre dans lequel les mitzvot sont accomplies. La Guemara répond : Rav soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yehoshua ben Korḥa, qui a dit que l’acceptation du joug du royaume des Cieux a priorité et doit venir d’abord, suivie de l’acceptation du joug des mitzvot. Par conséquent, Rav a d’abord récité le Shema, et ce n’est qu’ensuite qu’il a mis les phylactères.
אֵימַר דַּאֲמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה — לְהַקְדִּים קְרִיאָה לִקְרִיאָה, קְרִיאָה לַעֲשִׂיָּה מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?!
La Guemara objecte : Dis que Rabbi Yehoshua ben Korḥa a dit de donner priorité à la récitation du passage concernant l’acceptation du joug du royaume des Cieux par rapport à la récitation d’autres passages. Mais l’as-tu entendu dire que la halakha donne priorité à la récitation sur l’accomplissement ?
וְתוּ, מִי סָבַר לֵיהּ כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה? וְהָאָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי: זִמְנִין סַגִּיאִין הֲוָה קָאֵימְנָא קַמֵּיהּ דְרַב, וּמַקְדֵּים וּמָשֵׁי יְדֵיהּ, וּמְבָרֵךְ, וּמַתְנֵי לַן פִּרְקִין, וּמַנַּח תְּפִילִּין, וַהֲדַר קָרֵי קְרִיאַת שְׁמַע. וְכִי תֵּימָא: בִּדְלָא מְטָא זְמַן קְרִיאַת שְׁמַע, אִם כֵּן מַאי אַסְהַדְתֵּיהּ דְרַב חִיָּיא בַּר אָשֵׁי?
Et de plus, Rav soutient-il vraiment conformément à l’opinion de Rabbi Yehoshua ben Korḥa ? Mais Rav Ḥiyya bar Ashi n’a-t-il pas dit : Bien des fois je me suis tenu devant Rav, et il s’est d’abord lavé les mains, a récité une bénédiction, nous a enseigné notre leçon, a mis les phylactères, puis a récité le Shema. Et si tu dis : C’était lorsque le moment de la récitation du Shema n’était pas encore arrivé, et c’est pourquoi il a d’abord mis ses phylactères, alors quel est le sens du témoignage de Rav Ḥiyya bar Ashi ?
לְאַפּוֹקֵי מִמַּאן דְּאָמַר לַמִּשְׁנָה אֵין צָרִיךְ לְבָרֵךְ, קָמַשְׁמַע לַן דְּאַף לְמִשְׁנָה נָמֵי צָרִיךְ לְבָרֵךְ.
La Guemara répond : l’histoire de Rav Ḥiyya bar Ashi vient exclure l’opinion de celui qui a dit qu’il n’est pas nécessaire de réciter la bénédiction sur l’étude de la Torah pour l’étude de la mishna. Cela nous enseigne que même pour la mishna, il faut réciter une bénédiction.
מִכׇּל מָקוֹם קַשְׁיָא לְרַב! שְׁלוּחָא הוּא דְּעַוֵּית.
En tout cas, cette baraita pose une difficulté pour Rav. La Guemara répond : le messager était en faute et apporta tardivement à Rav ses phylactères, de sorte que Rav récita le Shema en son temps approprié puis mit les phylactères.
אָמַר עוּלָּא: כָּל הַקּוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע בְּלֹא תְּפִילִּין, כְּאִילּוּ מֵעִיד עֵדוּת שֶׁקֶר בְּעַצְמוֹ. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כְּאִילּוּ הִקְרִיב עוֹלָה בְּלֹא מִנְחָה, וְזֶבַח בְּלֹא נְסָכִים.
En ce qui concerne la récitation du Shema sans phylactères, Oulla a dit : Quiconque récite le Shema sans phylactères, c’est comme s’il avait porté un faux témoignage contre lui-même, car dans le Shema, il mentionne son obligation de mettre les phylactères et, dans ce cas, il ne les met pas lui-même (Talmidei Rabbeinu Yona). Rabbi Ḥiyya bar Abba a dit que Rabbi Yoḥanan a dit : Celui qui récite le Shema sans phylactères, c’est comme s’il avait offert un holocauste sans offrande de farine ou un sacrifice de paix sans libations. Bien qu’il se soit acquitté de son obligation, son offrande est incomplète.
וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָרוֹצֶה שֶׁיְּקַבֵּל עָלָיו עוֹל מַלְכוּת שָׁמַיִם שְׁלֵמָה
Et Rabbi Yoḥanan a dit : Celui qui cherche à accepter sur lui le joug complet du royaume des Cieux