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אָמַר רַבִּי חָנָן: אֲפִילּוּ בַּעַל הַחֲלוֹמוֹת אוֹמֵר לוֹ לְאָדָם לְמָחָר הוּא מֵת — אַל יִמְנַע עַצְמוֹ מִן הָרַחֲמִים. שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי בְרֹב חֲלֹמוֹת וַהֲבָלִים וּדְבָרִים הַרְבֵּה כִּי אֶת הָאֱלֹהִים יְרָא״.
De même, Rabbi Ḥanan a dit : Même si le maître des rêves, dans un rêve véridique, un ange (Ma’ayan HaBerakhot) dit à une personne que demain elle mourra, elle ne doit pas s’empêcher de prier pour obtenir miséricorde, comme il est dit : « Car dans la multitude des rêves et des vanités, il y a beaucoup de paroles ; mais crains Dieu » (Ecclésiaste 5:6). Bien que le rêve puisse lui sembler réel, ce n’est pas nécessairement le cas, et l’on doit placer sa confiance en Dieu.
מִיָּד ״וַיַּסֵּב חִזְקִיָּהוּ פָּנָיו אֶל הַקִּיר וַיִּתְפַּלֵּל אֶל ה׳״.
Ayant entendu la dure prophétie d’Ésaïe, immédiatement «Ézéchias tourna son visage contre le mur et pria le Seigneur» (Ésaïe 38:2).
מַאי ״קִיר״? אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: מִקִּירוֹת לִבּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״מֵעַי מֵעַי אוֹחִילָה קִירוֹת לִבִּי וְגוֹ׳״.
La Guemara demande : Que signifie le mot « mur [kir] » dans ce contexte ? Pourquoi Ézéchias tourna-t-il son visage vers un mur ? Rabbi Shimon ben Lakish a dit : Cela fait symboliquement allusion au fait qu’Ézéchias pria Dieu depuis les chambres [kirot] de son cœur, comme il est dit ailleurs : « Mon angoisse, mon angoisse, je souffre. Les chambres de mon cœur. Mon cœur gémit en moi » (Jérémie 4:19).
רַבִּי לֵוִי אָמַר: עַל עִסְקֵי הַקִּיר, אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, וּמָה שׁוּנַמִּית שֶׁלֹּא עָשְׂתָה אֶלָּא קִיר אַחַת קְטַנָּה הֶחֱיֵיתָ אֶת בְּנָהּ, אֲבִי אַבָּא שֶׁחִפָּה אֶת הַהֵיכָל כּוּלּוֹ בְּכֶסֶף וּבְזָהָב עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה. ״זְכָר נָא אֵת אֲשֶׁר הִתְהַלַּכְתִּי לְפָנֶיךָ בֶּאֱמֶת וּבְלֵב שָׁלֵם וְהַטּוֹב בְּעֵינֶיךָ עָשִׂיתִי״.
Rabbi Levi a dit : Ézéchias avait l’intention d’évoquer des questions relatives à un mur, et il dit devant Dieu : Maître de l’Univers, si la femme de Shounem, qui n’a fait qu’un seul petit mur sur le toit pour le prophète Élisée, et Tu as rendu la vie à son fils, à plus forte raison devrais-Tu apporter la vie au descendant du père de mon père, le roi Salomon, qui a recouvert tout le Sanctuaire du Temple d’argent et d’or. Dans sa prière, Ézéchias dit : « S’il Te plaît, Seigneur, souviens-Toi, je T’en prie, que j’ai marché devant Toi dans la vérité, avec un cœur entier, et que j’ai fait ce qui était bon à Tes yeux. Et Ézéchias pleura abondamment » (Isaïe 38:3).
מַאי ״וְהַטּוֹב בְּעֵינֶיךָ עָשִׂיתִי״? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: שֶׁסָּמַךְ גְּאוּלָּה לִתְפִלָּה. רַבִּי לֵוִי אָמַר: שֶׁגָּנַז סֵפֶר רְפוּאוֹת.
La Guemara demande : À quelle action précise faisait-il référence lorsqu’il a dit : « Et j’ai fait ce qui était bon à Tes yeux » ? Divers avis sont proposés : En mentionnant les mérites de Hizkiya, Rav Yehuda a dit au nom de Rav qu’il a juxtaposé rédemption et prière au lever du soleil au lieu de dormir tard, comme c’était l’usage de la plupart des rois (Iyyun Ya’akov). Rabbi Levi a dit : Il a supprimé le Livre des Remèdes sur lequel tout le monde comptait.
תָּנוּ רַבָּנַן: שִׁשָּׁה דְבָרִים עָשָׂה חִזְקִיָּהוּ הַמֶּלֶךְ, עַל שְׁלֹשָׁה הוֹדוּ לוֹ, וְעַל שְׁלֹשָׁה לֹא הוֹדוּ לוֹ.
Les Sages ont enseigné : le roi Ézéchias a accompli six actions novatrices. En ce qui concerne trois, les Sages furent d’accord avec lui, et en ce qui concerne trois, ils ne furent pas d’accord avec lui.
עַל שְׁלֹשָׁה הוֹדוּ לוֹ: גָּנַז סֵפֶר רְפוּאוֹת — וְהוֹדוּ לוֹ. כִּתֵּת נְחַשׁ הַנְּחשֶׁת — וְהוֹדוּ לוֹ. גֵּירַר עַצְמוֹת אָבִיו עַל מִטָּה שֶׁל חֲבָלִים — וְהוֹדוּ לוֹ.
En ce qui concerne trois actions, les Sages furent d’accord avec lui :
Il supprima le Livre des Remèdes, et ils furent d’accord avec lui.
Il broya le serpent de cuivre par lequel des miracles avaient été accomplis pour Israël (Nombres 21:9), le détruisant parce qu’il avait été utilisé dans l’idolâtrie (II Rois 18:4), et ils furent d’accord avec lui.
Il traîna les ossements de son mauvais père, le roi Achaz, sur un lit de cordes ; c’est-à-dire qu’il n’accorda pas à son père des funérailles dignes d’un roi (II Chroniques 28:27), et ils furent d’accord avec lui.
וְעַל שְׁלֹשָׁה לֹא הוֹדוּ לוֹ: סָתַם מֵי גִיחוֹן — וְלֹא הוֹדוּ לוֹ. קִצֵּץ דַּלְתוֹת הֵיכָל וְשִׁגְּרָם לְמֶלֶךְ אַשּׁוּר — וְלֹא הוֹדוּ לוֹ. עִבֵּר נִיסָן בְּנִיסָן — וְלֹא הוֹדוּ לוֹ.
Cependant, concernant trois autres innovations, les Sages de sa génération ne furent pas d’accord avec lui :
Il boucha les eaux du Guihon, la piscine de Siloé, détournant son eau vers la ville au moyen d’un tunnel (II Chroniques 32:30), et ils ne furent pas d’accord avec lui.
Il retira les portes du Sanctuaire et les envoya au roi d’Assyrie (II Rois 18:16), et ils ne furent pas d’accord avec lui.
Il intercala Nissan en Nissan, créant une année embolismique en ajoutant un mois supplémentaire pendant le mois de Nissan. Cette intercalation doit être effectuée avant la fin d’Adar (II Chroniques 30:2).
וּמִי לֵית לֵיהּ לְחִזְקִיָּהוּ, ״הַחֹדֶשׁ הַזֶּה לָכֶם רֹאשׁ חֳדָשִׁים״: זֶה נִיסָן וְאֵין אַחֵר נִיסָן?!
Concernant son intercalation de nissan, la Guemara demande : Ézéchias n’a-t-il pas accepté la halakha : « Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois ; il sera pour vous le premier des mois de l’année » (Exode 12:2) ? Par déduction, ce premier mois est nissan, et aucun autre mois n’est nissan. Comment Ézéchias a-t-il pu ajouter un nissan supplémentaire en violation de la loi de la Torah ?
אֶלָּא, טְעָה בְּדִשְׁמוּאֵל דְּאָמַר שְׁמוּאֵל, אֵין מְעַבְּרִין אֶת הַשָּׁנָה בְּיוֹם שְׁלֹשִׁים שֶׁל אֲדָר, הוֹאִיל וְרָאוּי לְקוֹבְעוֹ נִיסָן. סָבַר: ״הוֹאִיל וְרָאוּי״ — לָא אָמְרִינַן.
La Guemara répond que le cas était différent. Au contraire, Ézéchias s’est trompé au sujet de l’opinion halakhique attribuée dans les générations ultérieures à Shmuel, car Shmuel a dit : On ne peut pas intercaler l’année le trentième jour d’Adar, puisqu’il est apte à être fixé comme la nouvelle lune de Nissan. Le trentième jour de chaque mois, ceux qui avaient vu la nouvelle lune venaient témoigner devant le tribunal, qui, sur la base de leur témoignage, déclarait ce jour comme le premier jour du mois suivant. Par conséquent, on ne peut pas déclarer une année embolismique le trentième jour d’Adar, car il pourrait potentiellement devenir le premier de Nissan. Par conséquent, les Sages de la génération d’Ézéchias n’étaient pas d’accord avec sa décision d’intercaler l’année le trentième d’Adar. Ézéchias soutenait que nous ne disons pas : Puisque ce jour est apte à être fixé comme nouvelle lune, cela constitue une raison suffisante pour s’abstenir d’intercaler l’année.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי בֶּן זִמְרָא: כָּל הַתּוֹלֶה בִּזְכוּת עַצְמוֹ — תּוֹלִין לוֹ בִּזְכוּת אֲחֵרִים. וְכָל הַתּוֹלֶה בִּזְכוּת אֲחֵרִים — תּוֹלִין לוֹ בִּזְכוּת עַצְמוֹ.
À partir de l’analyse de la prière d’Ézéchias, Rabbi Yoḥanan a dit au nom de Rabbi Yosei ben Zimra : Quiconque fonde sa prière ou sa demande sur son propre mérite, lorsque Dieu répond à sa prière, cela est fondé sur le mérite des autres. Et quiconque modestement fonde sa prière ou sa demande sur le mérite des autres, lorsque Dieu répond à sa prière, cela est fondé sur son propre mérite.
מֹשֶׁה תָּלָה בִּזְכוּת אֲחֵרִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״זְכֹר לְאַבְרָהָם לְיִצְחָק וּלְיִשְׂרָאֵל עֲבָדֶיךָ״. תָּלוּ לוֹ בִּזְכוּת עַצְמוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר לְהַשְׁמִידָם לוּלֵי מֹשֶׁה בְחִירוֹ עָמַד בַּפֶּרֶץ לְפָנָיו לְהָשִׁיב חֲמָתוֹ מֵהַשְׁחִית״.
La Guemara cite une preuve tirée de Moïse. Lorsqu’il pria Dieu pour obtenir le pardon après l’incident du Veau d’or, il fonda sa demande sur le mérite d’autrui, comme il est dit : « Souviens-Toi d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, Tes serviteurs, auxquels Tu as juré par Toi-même et dit : Je multiplierai votre descendance comme les étoiles des cieux, et tout ce pays dont J’ai parlé, Je le donnerai à votre descendance, et ils l’hériteront pour toujours » (Exode 32:13). Pourtant, lorsque cette histoire est rapportée, le pardon de Dieu à Israël est fondé sur le mérite propre de Moïse, comme il est dit : « Et Il dit qu’Il les détruirait, si Moïse, Son élu, ne s’était pas tenu devant Lui dans la brèche pour détourner Son courroux destructeur, de peur qu’Il ne les détruisît » (Psaumes 106:23).
חִזְקִיָּהוּ תָּלָה בִּזְכוּת עַצְמוֹ, דִּכְתִיב: ״זְכָר נָא אֵת אֲשֶׁר הִתְהַלַּכְתִּי לְפָנֶיךָ״, תָּלוּ לוֹ בִּזְכוּת אֲחֵרִים, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְגַנּוֹתִי אֶל הָעִיר הַזֹּאת לְהוֹשִׁיעָהּ לְמַעֲנִי וּלְמַעַן דָּוִד עַבְדִּי״. וְהַיְינוּ דְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי. דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מַאי דִּכְתִיב ״הִנֵּה לְשָׁלוֹם מָר לִי מָר״ — אֲפִילּוּ בְּשָׁעָה שֶׁשִּׁיגֵּר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שָׁלוֹם, מָר הוּא לוֹ.
Ézéchias, cependant, fonda sa requête sur son propre mérite, comme il est écrit : « S’il Te plaît, souviens-Toi que j’ai marché devant Toi » (Isaïe 38:3). Lorsque Dieu répondit à ses prières, ce fut sur la base du mérite d’autrui, sans qu’il soit fait mention du mérite propre d’Ézéchias, comme il est dit : « Et Je protégerai cette ville pour la sauver, à cause de Moi et à cause de David, Mon serviteur » (II Rois 19:34). Et c’est ce qu’a dit Rabbi Yehoshua ben Levi. Comme Rabbi Yehoshua ben Levi l’a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Voici, pour ma paix j’ai eu une grande amertume ; mais Toi, dans Ton amour pour mon âme, Tu l’as délivrée de la fosse de corruption ; car Tu as jeté tous mes péchés derrière Ton dos » (Isaïe 38:17) ? Ce verset enseigne que même lorsque le Saint, béni soit-Il, lui envoya la paix et lui dit qu’il guérirait de sa maladie, cela lui fut amer, parce que Dieu ne prit pas son mérite en considération.
״נַעֲשֶׂה נָא עֲלִיַּת קִיר קְטַנָּה״.
Après avoir mentionné la chambre sur le toit construite pour Élisée par la femme de Shounem, la Guemara décrit maintenant tout l’événement. La femme de Shounem suggéra à son mari : « Faisons, je te prie, une petite chambre sur le toit, et mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et un chandelier ; ainsi, quand il viendra chez nous, il pourra s’y retirer » (II Rois 4:10).
רַב וּשְׁמוּאֵל, חַד אָמַר: עֲלִיָּיה פְּרוּעָה הָיְתָה, וְקֵירוּהָ. וְחַד אָמַר: אַכְסַדְרָה גְּדוֹלָה הָיְתָה וְחִלְּקוּהָ לִשְׁנַיִם.
Rav et Shmuel se disputaient au sujet de la signification de petite chambre. L’un d’eux a dit : Ils avaient un second étage non couvert sur leur toit, au-dessus duquel ils construisirent un plafond ; et l’un d’eux a dit : Il y avait une véranda fermée [akhsadra] et ils l’ont divisée en deux.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר אַכְסַדְרָה, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״קִיר״ אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר עֲלִיָּיה, מַאי ״קִיר״?
La Guemara commente : Soit, selon celui qui a dit qu’il s’agissait d’une véranda fermée qu’ils ont divisée en deux, il est logique que le terme mur [kir] ait été écrit. Cependant, selon celui qui a dit qu’ils avaient un second étage ouvert, quel est le sens de mur ?
שֶׁקֵּירוּהָ.
La Guemara répond : Celui qui a dit qu’ils avaient un deuxième étage non couvert interprète kir non pas comme mur mais comme plafond, c’est-à-dire qu’ils ont construit un plafond [kirui] au-dessus.
בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר עֲלִיָּיה, הַיְינוּ דִּכְתִיב ״עֲלִיַּית״. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר אַכְסַדְרָה, מַאי ״עֲלִיַּית״?
D’un autre côté, à supposer, selon celui qui a dit qu’ils avaient un deuxième étage découvert, il est logique que le terme deuxième étage [aliyat] ait été écrit. Mais selon celui qui a dit que c’était une véranda fermée, quel est le sens du terme deuxième étage ?
״מְעוּלָּה״ שֶׁבַּבָּתִּים.
La Guemara répond : Celui qui a dit qu’il s’agissait d’une véranda fermée interprète aliyat non pas comme un deuxième étage, mais comme la plus remarquable [me’ula] des pièces.
״וְנָשִׂים לוֹ שָׁם מִטָּה וְשֻׁלְחָן וְכִסֵּא וּמְנוֹרָה״.
Incidemment à cette discussion, la Guemara analyse la déclaration faite par la femme de Shounem à son mari au sujet des aménagements qu’ils placeraient dans la chambre pour Élisée : « Mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et un chandelier. »
אָמַר אַבָּיֵי, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יִצְחָק: הָרוֹצֶה לֵהָנוֹת — יֵהָנֶה, כֶּאֱלִישָׁע. וְשֶׁאֵינוֹ רוֹצֶה לֵהָנוֹת — אַל יֵהָנֶה, כִּשְׁמוּאֵל הָרָמָתִי. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּתְשׁוּבָתוֹ הָרָמָתָה כִּי שָׁם בֵּיתוֹ״, וְאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁכָּל מָקוֹם שֶׁהָלַךְ שָׁם — בֵּיתוֹ עִמּוֹ.
Abaye, et certains disent Rabbi Yitzḥak, a dit : Un grand homme qui cherche à profiter des contributions de ceux qui cherchent à l’honorer peut profiter de ces dons, comme Élisée a profité des dons qui lui ont été donnés par la femme de Shounem, entre autres. Et celui qui ne cherche pas à profiter de ces dons ne doit pas en profiter, comme c’était la pratique du prophète Samuel de Rama, qui n’acceptait aucun cadeau de qui que ce soit. D’où savons-nous que telle était la coutume de Samuel ? Comme il est dit : « Et il retourna à Rama, car là était sa maison, et là il jugeait Israël, et il y bâtit un autel au Seigneur » (I Samuel 7:17). Et de même, Rabbi Yoḥanan a dit : Tout endroit où Samuel allait, sa maison allait avec lui, afin qu’il ait tout ce dont il avait besoin et qu’il ne soit pas contraint de bénéficier des contributions publiques. On peut choisir de se conduire conformément à l’une ou l’autre de ces deux voies.
״וַתֹּאמֶר אֶל אִישָׁהּ הִנֵּה נָא יָדַעְתִּי כִּי אִישׁ אֱלֹהִים קָדוֹשׁ הוּא״, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: מִכָּאן שֶׁהָאִשָּׁה מַכֶּרֶת בְּאוֹרְחִין יוֹתֵר מִן הָאִישׁ.
Concernant la femme de Shounem : « Et elle dit à son mari : Voici, je sais maintenant que c’est un saint homme de Dieu qui passe continuellement chez nous » (II Rois 4:9). Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit : De là, du fait que la femme de Shounem a perçu la grandeur du prophète avant son mari, on déduit qu’une femme reconnaît le caractère de ses invités plus qu’un homme.
״קָדוֹשׁ הוּא״: מְנָא יָדְעָה? רַב וּשְׁמוּאֵל. חַד אָמַר: שֶׁלֹּא רָאֲתָה זְבוּב עוֹבֵר עַל שֻׁלְחָנוֹ, וְחַד אָמַר: סָדִין שֶׁל פִּשְׁתָּן הִצִּיעָה עַל מִטָּתוֹ וְלֹא רָאֲתָה קֶרִי עָלָיו.
La Guemara note que la femme de Shounem a dit que « il est saint. » La Guemara demande : Comment savait-elle qu’il était saint ? Rav et Shmuel étaient en désaccord à ce sujet. L’un d’eux a dit : Elle n’a jamais vu une mouche passer au-dessus de sa table ; et l’autre a dit : Elle a étendu un drap blanc en lin sur son lit, et bien que même la plus petite tache soit visible sur le lin blanc, et que les émissions séminales nocturnes ne soient pas rares, elle n’a jamais vu dessus de trace d’une émission séminale.
״קָדוֹשׁ הוּא״ אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: הוּא קָדוֹשׁ וּמְשָׁרְתוֹ אֵינוֹ קָדוֹשׁ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּגַּשׁ גֵּיחֲזִי לְהָדְפָהּ״, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: שֶׁאֲחָזָהּ בְּהוֹד יָפְיָהּ.
Concernant le verset : « Il est saint », dit Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina : La femme de Shounem laissa entendre que : Il est saint, mais son serviteur, Gueihazi, n’est pas saint, car elle ne vit en lui aucun signe de sainteté (Iyyun Ya’akov). Ici aussi, elle perçut correctement le caractère de son hôte, comme cela est plus tard déclaré : « Et Gueihazi s’approcha d’elle pour la repousser [lehodfa] » (II Rois 4:27). Et Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, dit : Il la saisit par la majesté de sa beauté [hod yofya], c’est-à-dire que, lorsqu’il la poussa, il lui saisit les seins de manière licencieuse.
״עוֹבֵר עָלֵינוּ תָּמִיד״, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: כָּל הַמְאָרֵחַ תַּלְמִיד חָכָם בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ וּמְהַנֵּהוּ מִנְּכָסָיו — מַעֲלֶה עָלָיו הַכָּתוּב כְּאִילּוּ מַקְרִיב תְּמִידִין.
En ce qui concerne la formulation du verset : « C’est un saint homme de Dieu qui passe chez nous continuellement », Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit au nom de Rabbi Eliezer ben Ya’akov : De ce verset, nous déduisons que celui qui accueille chez lui un érudit de Torah et lui permet de jouir de ses biens, le verset lui attribue un mérite comme s’il offrait le sacrifice quotidien [tamid], comme le dit le verset : « Passe chez nous continuellement [tamid]. »
וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: אַל יַעֲמוֹד אָדָם בְּמָקוֹם גָּבוֹהַּ וְיִתְפַּלֵּל, אֶלָּא בְּמָקוֹם נָמוּךְ וְיִתְפַּלֵּל. שֶׁנֶּאֱמַר: ״מִמַּעֲמַקִּים קְרָאתִיךָ ה׳״.
En ce qui concerne les halakhot de la prière, Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit au nom de Rabbi Eliezer ben Ya’akov : Une personne ne doit pas se tenir dans un endroit élevé et prier ; au contraire, elle doit se tenir dans un endroit bas et prier, comme il est dit : « Des profondeurs je T’ai appelé, Seigneur » (Psaumes 130:1).
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: לֹא יַעֲמוֹד אָדָם לֹא עַל גַּבֵּי כִּסֵּא, וְלֹא עַל גַּבֵּי שְׁרַפְרַף, וְלֹא בְּמָקוֹם גָּבוֹהַּ, וְיִתְפַּלֵּל, אֶלָּא בְּמָקוֹם נָמוּךְ, וְיִתְפַּלֵּל. לְפִי שֶׁאֵין גַּבְהוּת לִפְנֵי הַמָּקוֹם. שֶׁנֶּאֱמַר ״מִמַּעֲמַקִּים קְרָאתִיךָ ה׳״. וּכְתִיב: ״תְּפִלָּה לְעָנִי כִי יַעֲטֹף״.
Cela aussi a été enseigné dans une baraita : On ne doit se tenir ni sur une chaise ni sur un banc, ni dans un endroit élevé pour prier. Au contraire, on doit se tenir dans un endroit bas et prier, car il n’y a pas d’arrogance devant Dieu. Comme il est dit : « Des profondeurs je T’ai appelé, Seigneur » et il est écrit : « Une prière du démuni, lorsqu’il défaille et répand sa plainte devant Dieu » (Psaumes 102:1). Il convient de se sentir démuni lorsqu’on prie et de présenter ses demandes avec humilité.
וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: הַמִּתְפַּלֵּל צָרִיךְ שֶׁיְּכַוֵּין אֶת רַגְלָיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְרַגְלֵיהֶם רֶגֶל יְשָׁרָה״.
Et Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit au nom de Rabbi Eliezer ben Ya’akov : Lorsqu’on prie, on doit aligner ses pieds l’un à côté de l’autre, comme un seul pied, afin de se conformer aux anges, au sujet desquels il est dit : « Et leurs pieds étaient un pied droit » (Ézéchiel 1:7).
(אָמַר רַבִּי יִצְחָק אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן) וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: מַאי דִּכְתִיב, ״לֹא תֹאכְלוּ עַל הַדָּם״ — לֹא תֹאכְלוּ קוֹדֶם שֶׁתִּתְפַּלְּלוּ עַל דִּמְכֶם.
Rabbi Yitzḥak a dit que Rabbi Yoḥanan a dit, et Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit au nom de Rabbi Eliezer ben Ya’akov : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Vous ne mangerez pas avec le sang » (Lévitique 19:26) ? On ne peut pas manger avant de prier pour son sang. On ne peut pas manger avant de prier.
אִיכָּא דְאָמְרִי: אָמַר רַבִּי יִצְחָק, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא מִשּׁוּם רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: כָּל הָאוֹכֵל וְשׁוֹתֶה, וְאַחַר כָּךְ מִתְפַּלֵּל עָלָיו הַכָּתוּב אוֹמֵר: ״וְאֹתִי הִשְׁלַכְתָּ אַחֲרֵי גַוֶּךָ״, אַל תִּקְרֵי ״גַּוֶּיךָ״ אֶלָּא ״גֵּאֶיךָ״. אָמַר הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: לְאַחַר שֶׁנִּתְגָּאָה זֶה קִבֵּל עָלָיו מַלְכוּת שָׁמַיִם.
D’autres disent que Rabbi Yitzḥak a dit que Rabbi Yoḥanan a dit que Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, a dit au nom de Rabbi Eliezer ben Ya’akov : Celui qui mange et boit puis prie, à son sujet le verset énonce la réprimande du prophète au nom de Dieu : « Et Moi, tu M’as rejeté derrière ton dos » (I Rois 14:9). Celui qui pourvoit à ses propres besoins corporels en mangeant et en buvant avant la prière met Dieu de côté, donnant, selon son arrogance et la priorité de son ego, la préséance à lui-même sur Dieu (Maharsha). En effet, ne lis pas ton dos [gavekha] ; mais plutôt, ton orgueil [ge’ekha]. Le Saint, béni soit-Il, a dit : Après que cet homme est devenu arrogant et s’est occupé de satisfaire ses propres besoins, il n’a qu’alors accepté sur lui le royaume des Cieux.
רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר עַד שָׁלֹשׁ שָׁעוֹת. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ.
Nous avons appris dans la michna que Rabbi Yehoshua dit : On peut réciter le Shema du matin jusqu’à trois heures du jour. Rav Yehouda a dit que Shmuel a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehoshua.
הַקּוֹרֵא מִכָּאן וְאֵילָךְ, לֹא הִפְסִיד.
Nous avons également appris dans la michna que celui qui réciteShemaà partir de ce moment-là ne perd rien ; bien qu’il n’accomplisse pas la mitsva de réciter le Shema au moment prescrit, il est néanmoins considéré comme quelqu’un qui lit la Torah, et il est récompensé en conséquence.
אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר מָר עוּקְבָא: וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יֹאמַר יוֹצֵר אוֹר.
Concernant cette décision, Rav Ḥisda a dit que Mar Ukva a dit : Cela ne s’applique que à condition de ne pas réciter : Celui qui forme la lumière [yotzer or], ni le reste des bénédictions récitées avec le Shema, car elles ne concernent que l’accomplissement de la mitsva de la récitation matinale du Shema ; après la troisième heure, elles sont inappropriées.
מֵיתִיבִי: הַקּוֹרֵא מִכָּאן וְאֵילָךְ לֹא הִפְסִיד, כְּאָדָם שֶׁהוּא קוֹרֵא בַּתּוֹרָה, אֲבָל מְבָרֵךְ הוּא שְׁתַּיִם לְפָנֶיהָ וְאַחַת לְאַחֲרֶיהָ. תְּיוּבְתָּא דְרַב חִסְדָּא, תְּיוּבְתָּא.
La Guemara soulève une objection à la déclaration de Rav Ḥisda à partir d’une baraita : Celui qui réciteShemaà partir de ce moment-là ne perd rien, et est considéré comme quelqu’un qui lit la Torah, mais il récite deux bénédictions avant et une bénédiction après.Cela contredit directement la déclaration de Rav Ḥisda, et la Guemara note : En effet, la réfutation de la déclaration de Rav Ḥisda est une réfutation concluante , et l’opinion de Rav Ḥisda est rejetée en faveur de la baraita.
אִיכָּא דְאָמְרִי אָמַר רַב חִסְדָּא אָמַר מָר עוּקְבָא: מַאי ״לֹא הִפְסִיד״ — שֶׁלֹּא הִפְסִיד בְּרָכוֹת. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: הַקּוֹרֵא מִכָּאן וְאֵילָךְ לֹא הִפְסִיד כְּאָדָם שֶׁקּוֹרֵא בַּתּוֹרָה, אֲבָל מְבָרֵךְ הוּא שְׁתַּיִם לְפָנֶיהָ וְאַחַת לְאַחֲרֶיהָ.
Certains disent que Rav Ḥisda a dit que Mar Ukva a dit le contraire : Quel est le sens de : Ne perd rien, dans la michna ? Cela signifie que celui qui récite le Shema après la troisième heure ne perd pas la possibilité de réciter les bénédictions et est autorisé à les réciter bien que le temps de la récitation du Shema soit passé. Cela aussi a été enseigné dans une baraita : Celui qui récite Shema après ce moment ne perd rien, et est considéré comme quelqu’un qui lit la Torah, mais il récite deux bénédictions avant et une après.
אָמַר רַבִּי מָנִי: גָּדוֹל הַקּוֹרֵא קְרִיאַת שְׁמַע בְּעוֹנָתָהּ יוֹתֵר מֵהָעוֹסֵק בַּתּוֹרָה. מִדְּקָתָנֵי: הַקּוֹרֵא מִכָּאן וְאֵילָךְ לֹא הִפְסִיד כְּאָדָם הַקּוֹרֵא בַּתּוֹרָה. מִכְּלַל דְּקוֹרֵא בְּעוֹנָתָהּ — עָדִיף.
En ce qui concerne notre michna, Rabbi Mani a dit : Plus grand est celui qui récite le Shema en son temps approprié que celui qui s’adonne à l’étude de la Torah. Une preuve est citée sur la base de ce qui a été enseigné dans la michna : Celui qui réciteShemaaprès ce moment ne perd rien et est considéré comme quelqu’un qui lit la Torah. Cela est prouvé par déduction, puisque celui qui réciteShemaen son temps fixé est plus grand que celui qui ne le fait pas, et celui qui ne le fait pas est égal à quelqu’un qui lit la Torah ; lorsque quelqu’un récite le Shema en son temps fixé, il accomplit deux mitsvot, celle de l’étude de la Torah et celle de la récitation du Shema.
מַתְנִי׳ בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: בָּעֶרֶב — כָּל אָדָם יַטֶּה וְיִקְרָא. וּבַבֹּקֶר יַעֲמוֹד, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ״.
MICHNA : Beit Shammaï et Beit Hillel ont discuté de la manière appropriée de réciter le Shema. Beit Shammaï disent : Il faut réciter le Shema de la manière indiquée dans le texte même du Shema. Par conséquent, le soir, chaque personne doit s’incliner sur le côté et réciter le Shema, en accomplissement du verset : « Quand tu te couches », et le matin, elle doit se lever et réciter le Shema, en accomplissement du verset : Quand tu te lèves, comme il est dit : « Quand tu te couches et quand tu te lèves ».
וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: כָּל אָדָם קוֹרֵא כְּדַרְכּוֹ. שֶׁנֶּאֱמַר ״וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ״.
Et Beit Hillel disent : Toute personne récite leShemacomme elle est, et elle peut le faire dans toute position qui lui est la plus confortable, de jour comme de nuit, comme il est dit : « Et quand tu marches en chemin, » lorsqu’on n’est ni debout ni couché (Me’iri).
אִם כֵּן לָמָּה נֶאֱמַר ״וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ״ — בְּשָׁעָה שֶׁבְּנֵי אָדָם שׁוֹכְבִים וּבְשָׁעָה שֶׁבְּנֵי אָדָם עוֹמְדִים.
Si tel est le cas, selon Beit Hillel, pourquoi a-t-il été dit : « Quand tu te couches et quand tu te lèves » ? Cela sert simplement à indiquer le moment ; au moment où les gens se couchent et au moment où les gens se lèvent.
אָמַר רַבִּי טַרְפוֹן: אֲנִי הָיִיתִי בָּא בַּדֶּרֶךְ וְהִטֵּתִי לִקְרוֹת כְּדִבְרֵי בֵּית שַׁמַּאי. וְסִכַּנְתִּי בְּעַצְמִי מִפְּנֵי הַלִּסְטִים.
En ce qui concerne cette halakha, Rabbi Tarfon a dit : Une fois, je marchais sur la route lorsque je me suis arrêté et me suis incliné pour réciter le Shema conformément à l’avis de Beit Shammai. Bien que Rabbi Tarfon fût un disciple de Beit Hillel, il pensait qu’accomplir la mitsva conformément à l’opinion de Beit Shammai constituerait un accomplissement plus scrupuleux de la mitsva, acceptable selon tous les avis. Pourtant, ce faisant, je me suis mis en danger à cause des brigands [listim] qui attaquent les voyageurs.
אָמְרוּ לוֹ: כְּדַי הָיִיתָ לָחוּב בְּעַצְמְךָ, שֶׁעָבַרְתָּ עַל דִּבְרֵי בֵּית הִלֵּל.
Les Sages lui dirent : Tu méritais d’être dans une situation où tu étais passible de payer de ta vie, car tu as transgressé l’enseignement de Beit Hillel. Cette déclaration sera expliquée dans la Guemara.

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