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מִי כְּתִיב ״מִכׇּל הַחַיָּה וּמִכׇּל הַבְּהֵמָה״? ״מִכׇּל הַבְּהֵמָה וּמִכֹּל הַחַיָּה״ כְּתִיב! אָרוּר הוּא מִבְּהֵמָה שֶׁנִּתְקַלְּלָה מֵחַיָּה.
La Guemara répond : Est-il écrit : Maudit sois-tu parmi toutes les bêtes et parmi tous les animaux ? Non, il est écrit : « Parmi tous les animaux, et parmi toutes les bêtes, » ce qui signifie qu’il est maudit parmi les animaux domestiques, qui ont été maudits parmi les animaux non domestiques.
וְאֵימָא: כְּשֵׁם שֶׁנִּתְקַלְּלָה בְּהֵמָה מֵחַיָּה אֶחָד לְשָׁלֹשׁ, וּמַאי נִיהוּ? עֵז מֵחָתוּל, כָּךְ נִתְקַלֵּל הוּא מִבְּהֵמָה אֶחָד לְשָׁלֹשׁ, דְּהָוֵה לֵיהּ חֲמֵיסַר יַרְחֵי!
La Guemara objecte : Pourquoi faut-il comprendre que le serpent a été maudit plus que l’âne dans la même proportion que celle selon laquelle l’âne a été maudit plus que le chat ? Mais dis plutôt que, de même que les animaux domestiques ont été maudits plus que les animaux non domestiques selon une mesure de un à trois ; la Guemara intervient : Et dans quel cas cela s’applique-t-il ? C’est dans le cas d’une chèvre, dont la période de gestation est de cinq mois, par comparaison avec un chat, dont la période de gestation est de cinquante-deux jours. La Guemara poursuit son objection : De même, le serpent a été maudit plus que les animaux domestiques, c’est-à-dire la chèvre, dans une proportion de un à trois, soit quinze mois.
אִיבָּעֵית אֵימָא: ״מִכׇּל הַבְּהֵמָה״ כְּתִיב. אִי בָּעֵית אֵימָא: קְלָלָה הוּא, קְלָלָה שְׁדִי עִילָּוֵיהּ.
La Guemara répond : Si tu veux, dis qu’il est écrit : « Tu es maudit parmi tous les animaux, » y compris le plus maudit d’entre eux, c’est-à-dire l’âne. Si tu veux, dis plutôt que, puisque c’est une malédiction que le serpent a reçue ici, le verset lui impose la malédiction la plus extrême que l’on puisse déduire du texte.
אֲמַר לֵיהּ קֵיסָר לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן חֲנַנְיָה: נָחָשׁ לְכַמָּה מִיעַבַּר וּמוֹלֵיד? אֲמַר לֵיהּ: לְשַׁב שְׁנֵי. וְהָא סָבֵי דְּבֵי אַתּוּנָא אַרְבְּעִינְהוּ, וְאוֹלִיד לִתְלָת! הָנְהוּ מִיעַבְּרִי הֲווֹ מֵעִיקָּרָא אַרְבַּע. וְהָא קָמְשַׁמְּשִׁי שַׁמּוֹשֵׁי! אִינְהוּ נָמֵי מְשַׁמְּשִׁי כְּאָדָם.
§ En ce qui concerne la durée de gestation d’un serpent, la Guemara rapporte que l’empereur romain dit à Rabbi Yehoshua ben Ḥananya : Dans le cas d’un serpent, après combien de temps de gestation met-il bas ? Rabbi Yehoshua ben Ḥananya lui dit : Après sept ans. L’empereur lui dit : Mais les anciens, c’est-à-dire les sages, de l’école d’Athènes ont élevé des serpents et ils ont mis bas après trois ans. Rabbi Yehoshua ben Ḥananya répondit : Ces serpents étaient déjà enceints auparavant depuis quatre ans. L’empereur demanda : Mais ils se sont accouplés, et les animaux ne le font que pour mettre bas, pas lorsqu’ils sont déjà enceints. Rabbi Yehoshua répondit : Les serpents s’accouplent aussi comme les humains, c’est-à-dire qu’ils ne le font pas uniquement pour la reproduction.
וְהָא חַכִּימֵי אִינְהוּ? אֲנַן חֲכִימִינַן מִינַּיְיהוּ. אִי חֲכִימַתְּ, זִיל זַכִּינְהוּ וְאַיְתִינְהוּ לִי! אֲמַר לֵיהּ: כַּמָּה הָווּ? שִׁיתִּין גַּבְרֵי.
L’empereur lui dit : Mais comment peux-tu être en désaccord avec les sages d’Athènes ? Ne sont-ils pas sages ? Rabbi Yehoshua ben Ḥananya répondit : Nous sommes plus sages qu’eux. L’empereur dit : Si vous êtes plus sages qu’eux, alors va les vaincre dans un débat et amène-les-moi. Rabbi Yehoshua lui dit : Combien sont-ils ? L’empereur répondit : Soixante hommes.
אֲמַר לֵיהּ: עֲבֵיד לִי סְפִינְתָּא דְּאִית בַּהּ שִׁיתִּין בָּתֵּי, וְכֹל בֵּיתָא אִית בַּהּ שִׁיתִּין בִּיסְתַּרְקֵי. עֲבַד לֵיהּ. כִּי מְטָא לְהָתָם לְבֵי טַבָּחָא, אַשְׁכְּחֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דְּקָא פָשֵׁיט חֵיוְתָא. אֲמַר לֵיהּ: רֵישָׁךְ לְזַבּוֹנֵי? אֲמַר לֵיהּ: אִין. אֲמַר לֵיהּ: בְּכַמָּה? אֲמַר לֵיהּ: בְּפַלְגָא דְּזוּזָא. יְהַב לֵיהּ.
Rabbi Yehoshua ben Ḥananya lui dit : Construis-moi un navire avec soixante pièces, et chaque pièce doit contenir soixante matelas [bistarkei] dedans. L’empereur le construisit pour lui. Rabbi Yehoshua partit alors sur le navire pour Athènes. Lorsqu’il y arriva, il entra dans une boucherie et trouva un certain homme, le boucher, en train d’écorcher un animal. Rabbi Yehoshua lui dit : Ta tête est-elle à vendre ? Le boucher lui dit : Oui. Rabbi Yehoshua lui dit : Pour combien est-elle vendue ? Le boucher lui dit : Pour un demi-dinar. Rabbi Yehoshua lui donna l’argent.
לְסוֹף, אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא רֵישָׁא דְּחֵיוְתָא אֲמַרִי לָךְ? אֲמַר לֵיהּ: אִי בָּעֵית דְּאֶשְׁבְּקָךְ סַגִּי אַחְוִי לִי פִּיתְחָא דְּבֵי אַתּוּנָא. אֲמַר לֵיהּ: מִסְתְּפֵינָא דְּכֹל דְּמַחְוֵי קָטְלִי לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: דְּרִי כְּרִיכָא דִּקְנֵיא, וְכִי מָטֵית לְהָתָם זִקְפֵהּ כְּמַאן דְּקָא מִתְּפַח.
Après que le rabbin Yehoshua eut payé le boucher, il lui dit : Est-ce que je t’ai dit que je voulais la tête de l’animal ? Je faisais référence à ta tête, et maintenant tu dois tenir ta parole et me donner ta tête. Le rabbin Yehoshua lui dit : Si tu veux que je te laisse tranquille, va et montre-moi l’entrée de l’école des sages d’Athènes. Le boucher lui dit : J’ai peur, car ils tuent quiconque montre son emplacement à un autre. Le rabbin Yehoshua lui dit : Porte une botte de roseaux et, lorsque tu y arriveras, dresse-la comme quelqu’un qui se repose, afin de marquer l’endroit. Le boucher fit ainsi, et le rabbin Yehoshua trouva avec succès l’entrée.
אַשְׁכַּח דַּרְבְּנָאֵי מִגַּוַּאי וְדַרְבְּנָאֵי מִבָּרַאי, דְּאִי חָזוּ כַּרְעָא דְּעָיְילָא — קָטְלִי לְהוּ לְבָרַאי, וּדְנָפְקָא — קָטְלִי לְהוּ לְגַוַּאי.
Rabbi Yehoshua trouva des gardes postés à l’intérieur et des gardes postés à l’extérieur afin de s’assurer que personne ne puisse entrer ni sortir. Ils répandirent aussi du sable sur le sol de l’entrée afin de pouvoir détecter si quelqu’un entrait ou sortait. S’ils voyaient des traces de pas entrant, ils tuaient les gardes extérieurs pour avoir laissé des gens entrer, et, s’ils voyaient des traces de pas sortant, ils tuaient les gardes intérieurs pour avoir laissé des gens sortir.
אַפְכֵהּ לְסַנְדָּלֵיהּ — קָטְלִי לְהוּ לְגַוָּאֵי, אַפְכֵהּ לְסַנְדָּלֵיהּ — קָטְלִי לְהוּ לְכוּלְּהוּ.
Rabbi Yehoshua a inversé sa sandale de sorte qu’elle soit tournée à l’opposé de l’entrée, a marché sur le sable et s’est éclipsé en secret, créant ainsi l’apparence que quelqu’un avait quitté le bâtiment. Lorsque les autorités ont vu les traces de pas, elles ont tué les gardes intérieurs. Rabbi Yehoshua est ensuite revenu, a inversé sa sandale, et a laissé des traces dans le sable indiquant que quelqu’un était entré dans le bâtiment. Elles ont alors tué tous les gardes, y compris ceux de l’extérieur, et Rabbi Yehoshua a réussi à entrer dans le bâtiment.
אַשְׁכַּח יָנוֹקֵי מִלְּעֵיל, סָבֵי מִלְּתַחַת. אֲמַר: אִי יָהֵיבְנָא שְׁלָמָא לְהָנֵי, קָטְלִי לִי הָנֵי, סָבְרִי: אֲנַן עֲדִיפִינַן, דַּאֲנַן קַשִּׁינַן טְפֵי וְאִינְהוּ דַּרְדַּקֵּי.
Rabbi Yehoshua trouva les sages plus jeunes assis dans la section supérieure, plus en vue, et les plus âgés dans la section inférieure. Il se dit à lui-même : je dois d’abord saluer les sages plus jeunes, puisqu’ils sont assis dans la section supérieure, avant les plus âgés ; mais si je salue d’abord ces sages plus jeunes, ceux-là plus âgés me tueront, car ils soutiennent : Nous sommes meilleurs, parce que nous sommes plus âgés et qu’eux sont des enfants.
אֲמַר: שְׁלָמָא לְכוּ. אֲמַרוּ לֵיהּ: מַאי עֲבִידְתָּיךְ? אֲמַר לְהוּ: אֲנָא חַכִּימָא דִיהוּדָאֵי אֲנָא, בָּעֵינָא לְמִיגְמַר חֻכְמְתָא מִינַּיְיכוּ. אִי הָכִי, נִיבְעֵי לָךְ! אֲמַר לְהוּ: לְחַיֵּי, אִי זָכֵיתוּ — כֹּל דְּבָעֵיתוּ עֲבִידוּ בִּי, וְאִי זָכֵינָא בְּכוּ — אִיכְלוּ גַּבַּאי בִּסְפִינְתָּא.
Rabbi Yehoshua dit : Salutations à vous, mais ne s’adressa directement à aucun des deux groupes. Ils lui dirent : Que fais-tu ici ? Rabbi Yehoshua leur dit : Je suis un Sage des Juifs, et je désire apprendre la sagesse de vous. Ils lui dirent : Si tel est le cas, nous te poserons des questions et verrons si tu es digne de ce privilège. Rabbi Yehoshua leur dit : Très bien. Si vous gagnez, vous pourrez me faire tout ce que vous voulez, et si je vous bats, alors mangez avec moi sur mon navire.
אֲמַרוּ לֵיהּ: הַהוּא גַּבְרָא דְּאָזֵיל וּבָעֵי אִתְּתָא וְלָא יָהֲבוּ לֵיהּ, מַאי חֲזֵי לֵיהּ דְּאָזֵיל הֵיכָא דְּמִדְּלוּ מִינָּיהּ? שְׁקַל סִיכְּתָא, דָּצַהּ לְתַתַּאי — לָא עָאל, לְעִילַּאי — עָאל. אֲמַר: הַאי נָמֵי מִיתְרְמֵי בַּת מַזָּלֵיהּ.
Les sages d’Athènes lui dirent : Dans le cas d’un certain homme qui va demander à épouser une femme et sa famille ne la lui donne pas, pourquoi jugerait-il bon d’aller vers une famille qui est plus grande que la première ? Rabbi Yehoshua prit un piquet et l’enfonça dans la partie inférieure du mur, mais il n’entra pas. Puis il l’enfonça dans la partie supérieure du mur, là où il y avait un trou, et il entra. Il leur dit : Dans ce cas aussi, lorsqu’il va vers une famille plus distinguée que la première, peut-être trouvera-t-il la jeune fille destinée pour lui.
גַּבְרָא דְּאוֹזֵיף וְטָרֵיף, מַאי חֲזָא דַּהֲדַר אוֹזֵיף? אֲמַר לְהוּ: גַּבְרָא אֲזַל לְאַגְמָא, קְטַל קַמָּא טוּנָא וְלָא מָצֵי בֵּיהּ, קָטֵיל וּמַנַּח עִילָּוֵיהּ, עַד (דְּאִיתְרְמִי) [דְּמִיתְרְמֵי] אִינִישׁ מַדְלֵי לֵיהּ.
Les sages d’Athènes lui posèrent une autre question : Dans le cas de un homme qui prête de l’argent à quelqu’un et que l’emprunteur ne rembourse pas le prêt, et que le prêteur reprend les biens de l’emprunteur comme paiement à la place, pourquoi jugerait-il bon de prêter à d’autres de nouveau ? Rabbi Yehoshua leur dit : Voici ce que font les gens : Si un homme va à l’étang et coupe d’abord une botte de roseaux, mais constate qu’il ne peut pas la soulever, il ne cesse pas de couper du bois. Au contraire, il coupe davantage de bois et le place sur le premier, jusqu’à ce qu’une personne passe par hasard et l’aide à le soulever sur ses épaules, afin qu’il puisse le porter chez lui. De même, une personne continue à prêter en partant du principe qu’elle finira par trouver un emprunteur approprié.
אֲמַרוּ לֵיהּ: אֵימָא לַן מִילֵּי דִּבְדִיאִי! אֲמַר לְהוּ: הֲוָה הַהִוא כּוּדַנְיְתָא דִּילִידָא, וַהֲוָה תְּלֵי לֵיהּ פִּיתְקָא, וּכְתַב בֵּיהּ דְּמַסֵּיק בְּבֵי אַבָּא מְאָה אַלְפָּא זוּזֵי. אֲמַרוּ לֵיהּ: וְכוּדַנְיְתָא מִי יָלְדָה? אֲמַר לְהוּ: (הֵי נִיהוּ) [הָנֵי נִינְהוּ] מִילֵּי דִבְדִיאִי.
Les sages d’Athènes lui dirent : Dis-nous une chose absurde. Rabbi Yehoshua leur dit : Il y avait une certaine mule qui mit bas, et un billet était suspendu au cou du muleton nouveau-né, et il y était écrit que la maison de son père lui devait 100 000 dinars. Ils lui dirent : Mais une mule peut-elle mettre bas ? Rabbi Yehoshua leur dit : C’est pour cela que c’est une chose absurde, car il est impossible qu’une mule mette bas.
מִילְחָא כִּי סָרְיָא, בְּמַאי מָלְחִי לַהּ? אֲמַר לְהוּ: בְּסִילְתָּא דְכוּדַנְיְתָא. וּמִי אִיכָּא סִילְתָּא לְכוּדַנְתָּא? וּמִילְחָא מִי סְרֵי?
Les sages d’Athènes posèrent alors une autre question : Quand le sel se gâte, avec quoi le sale-t-on pour le préserver ? Rabbi Yehoshua leur dit : Avec le placenta d’une mule. Ils lui dirent : Mais une mule a-t-elle un placenta ? Rabbi Yehoshua leur dit : Et le sel se gâte-t-il ?
בְּנִי לַן בֵּיתָא בַּאֲוִירָא דְּעָלְמָא! אָמַר שֵׁם, תְּלָא בֵּין רְקִיעָא לְאַרְעָא. אֲמַר לְהוּ: אַסִּיקוּ לִי לִיבְנֵי וְטִינָא. מְצִיעֲתֵיהּ דְּעָלְמָא הֵיכָא? זַקְפַהּ לְאֶצְבַּעְתֵּיהּ, אֲמַר לְהוּ: הָכָא. אֲמַרוּ לֵיהּ: וּמִי יֵימַר? אַיְיתוֹ אַשְׁלֵי וּמְשַׁחוּ.
Ils lui dirent : Construis-nous une maison dans l’air du monde. Rabbi Yehoshua prononça un Nom de Dieu et demeura suspendu entre le ciel et la terre. Il leur dit : Apportez-moi des briques et du mortier et je vous construirai ici une maison. Ils lui demandèrent : Où est le centre du monde ? Rabbi Yehoshua leva son doigt et leur dit : Ici. Ils lui dirent : Et qui dit que tu as raison ? Il leur dit : Apportez des cordes et mesurez.
אִית לַן בֵּירָא בְּדַבְרָא, עַיְילֵאּ לְמָתָא! אֲמַר לְהוּ: אַפְשִׁילוּ לִי חַבְלֵי מִפָּארֵי וַאֲעַיְּילֵיהּ. אִית לַן רִיחְיָא דִּתְבִירָא, חַיְּיטַיהּ. אֲמַר: כְּרוּכוּ לִי מִינַּיהּ גַּרְדֵי וְאִיחַיְּיטַיהּ.
Ils lui dirent : Nous avons une fosse dans le champ ; apporte-la à la ville. Rabbi Yehoshua leur dit : Tressez des cordes faites de son pour moi et je l’apporterai à la ville avec elles. Puis ils lui dirent : Nous avons une meule qui s’est cassée ; recousez-la. Rabbi Yehoshua dit leur : Tirez des fils de la meule pour moi et je les recoudrai ensemble.
מְשָׁרָא דְּסַכִּינֵי בְּמַאי קָטְלִי? בְּקַרְנָא דַּחֲמָרָא. וּמִי אִיכָּא קַרְנָא לַחֲמָרָא? וּמִי אִיכָּא מְשָׁרָא דְּסַכִּינֵי?
On lui posa une autre question : Avec quoi récolte-t-on un champ de couteaux ? Rabbi Yehoshua répondit : Avec la corne d’un âne. Ils lui dirent : Mais existe-t-il une telle chose qu’une corne d’âne ? Il leur dit : Mais existe-t-il une telle chose qu’un champ de couteaux ?
אַיְיתוֹ לֵיהּ תְּרֵי בֵּיעֵי, אֲמַרוּ לֵיהּ: הֵי דְּזַגְתָּא אוּכַּמְתִּי וְהֵי דְּזַגְתָּא חִיוַּורְתִּי? אַיְיתִי לְהוּ אִיהוּ תְּרֵי גְּבִינֵי, אֲמַר לְהוּ: הֵי דְּעִיזָּא אוּכַּמְתִּי וְהֵי דְּעִיזָּא חִיוַּורְתִּי?
Ils lui apportèrent deux œufs et lui dirent : Lequel est l’œuf d’une poule noire et lequel est l’œuf d’une poule blanche ? Rabbi Yehoshua leur apporta deux fromages et leur dit : Lequel est le fromage de la chèvre noire et lequel est de la chèvre blanche ?
וַרְצוּצָא דְּמִית, מֵהֵיכָא נָפֵיק רוּחֵיהּ? מֵהֵיכָא דְּעָל נְפַק. אַחְוִי לַן מָנָא דְּלָא שָׁוֵי חֲבִילֵיהּ! אַיְיתִי (כֹּל חַד וְחַד) בּוּדְיָא, פַּשְׁטֵיהּ. לָא הֲוָה עָיֵיל בְּתַרְעָא. אֲמַר לְהוּ: אַיְיתוֹ מָרֵי סִיתְרוּהּ. הַיְינוּ מָנָא דְּלָא שָׁוֵי חֲבִילֵיהּ.
Ils lui demandèrent : Et dans le cas d’un poussin qui meurt à l’intérieur de l’œuf, par où son esprit sort-il ? Rabbi Yehoshua leur dit : Par où il entre, il sort. Ils lui dirent : Montre-nous un ustensile qui ne vaut pas le dommage qu’il cause. Rabbi Yehoshua leur dit : Que chacun de vous apporte une natte et l’étende. Lorsqu’ils firent ainsi, chaque natte ne passa pas par la porte en raison de sa taille. Rabbi Yehoshua leur dit : Apportez des haches et brisez la porte afin de pouvoir la faire entrer. Voilà un ustensile qui ne vaut pas le dommage qu’il cause.
אַיְתִינְהוּ כֹּל חַד וְחַד, כִּי חָזֵי שִׁיתִּין בִּיסְתַּרְקֵי, אָמַר: כּוּלְּהוּ חַבְרַאי לְהָכָא אָתוּ. אֲמַר לֵיהּ לְסָפוֹנָא: שְׁרִי סְפִינְתָּךְ. בַּהֲדֵי דְּקָאָתוּ שְׁקַל עַפְרָא מֵעַפְרַיְיהוּ.
§ Après que le rabbin Yehoshua eut vaincu les sages d’Athènes dans le débat, il les amena à son navire comme ils en étaient convenus. Il conduisit ensuite chacun dans une pièce différente. Lorsque chacun vit les soixante matelas dans sa chambre, il se dit en lui-même : Tous mes collègues viennent ici, et il les attendit sans essayer de partir. Le rabbin Yehoshua dit au marin : Lâche ton navire, c’est-à-dire commence à naviguer. Pendant qu’ils allaient vers l’empereur à Rome, il sortit un peu de terre qu’il avait prise de la terre d’Athènes.

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