סָבַר לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, דְּאָמַר: יוֹצֵא דּוֹפֶן — וָלָד מְעַלְּיָא הוּא, וּדְלָא כְּרַבִּי יוֹחָנָן.
il soutient, conformément à l’opinion de Rabbi Shimon, qui dit qu’un enfant humain né par césarienne est une progéniture à part entière et rend sa mère rituellement impure par l’impureté de l’accouchement. De même, en ce qui concerne un animal né par césarienne, il soutient que la naissance était une naissance valable et que l’animal peut être apporté comme offrande, et par conséquent il entre également dans l’enclos pour être dîmé. Et cela n’est pas conforme à l’opinion de Rabbi Yoḥanan, qui soutient que Rabbi Shimon concède qu’un animal né par césarienne est disqualifié pour être apporté comme offrande (voir Nidda 40a).
בִּמְחוּסַּר זְמַן סָבַר לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה, יָתוֹם — כְּגוֹן שֶׁהַשֶּׁלַח קַיָּים, וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: אֲפִילּוּ שָׁחַט אֶת אִמּוֹ וְהַשֶּׁלַח קַיָּים — אֵין זֶה יָתוֹם.
Et en ce qui concerne un animal dont le moment n’est pas encore arrivé, ce tanna soutient conformément à l’opinion de Rabbi Shimon ben Yehuda, qui maintient que l’obligation de la dîme animale s’applique à un tel animal. Quant à un animal orphelin, il fait référence à un cas où la peau de la mère existe à la naissance, c’est-à-dire que la peau de la mère est présente après la naissance, et par conséquent l’animal n’est pas considéré comme orphelin. Et Rabbi Yehoshua, dont ce tanna suit l’opinion, est conforme à son mode habituel de raisonnement, car il dit : Même si sa mère a été abattue mais que sa peau existe à la naissance, c’est-à-dire si la peau de la mère est présente après la naissance, ce n’est pas un orphelin.
הֵעִיד רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן סַתְרִיאֵל מֵעַרְקַת לִבְנָה לִפְנֵי רַבִּי: בִּמְקוֹמֵנוּ מַפְשִׁיטִין אֶת הַמֵּתָה וּמַלְבִּישִׁין אֶת הַחַי. אָמַר רַבִּי: נִתְגַּלָּה טַעְמָהּ שֶׁל מִשְׁנָתֵינוּ.
Rabbi Yishmael ben Satriel, de un endroit appelé Arkat Leveina, témoigna devant Rabbi Yehouda HaNassi : Dans notre localité, si un animal meurt en mettant bas, on dépouille la mère morte de sa peau et on en revêt le vivant nouveau-né pour le protéger. Rabbi Yehouda HaNassi dit : Ce témoignage de ta part révèle la raison de la décision de la michna selon laquelle, si la peau de la mère existe encore, le petit n’est pas considéré comme orphelin ; la peau sert de substitut à la mère.
חֲזֵירִין שֶׁבִּמְקוֹמֵנוּ יֵשׁ לָהֶם שִׁשִּׁים רִבּוֹא קְלָפִים בְּבֵית הֶמְסֵס שֶׁלּוֹ, פַּעַם אַחַת נָפַל אֶרֶז אֶחָד שֶׁבִּמְקוֹמֵנוּ, וְעָבְרוּ שֵׁשׁ עֶשְׂרֵה קְרוֹנוֹת עַל חוּדּוֹ אַחַת.
Rabbi Yishmaël ben Satriel a également témoigné devant Rabbi Yehuda HaNasi : La laitue de notre localité a 600 000 feuilles dans son feuillet, c’est-à-dire dans son cœur. Rabbi Yishmaël ben Satriel a en outre témoigné devant Rabbi Yehuda HaNasi : Une fois, un cèdre est tombé dans notre localité, et il était si large que seize chariots passaient sur son dos, c’est-à-dire sur la largeur de son tronc, comme un seul, c’est-à-dire côte à côte.
פַּעַם אַחַת נָפְלָה בֵּיצַת בַּר יוֹכָנִי, וְטִבְּעָה שִׁשִּׁים כְּרַכִּים, וְשִׁבְּרָה שְׁלֹשׁ מֵאוֹת אֲרָזִים. וּמִי שָׁדְיָא לֵיהּ? וְהָא כְּתִיב: ״כְּנַף רְנָנִים נֶעֱלָסָה״! אָמַר רַב אָשֵׁי: הָהוּא מוּזַרְתָּא הֲוַאי.
Rabbi Yishmael ben Satriel a également témoigné devant Rabbi Yehuda HaNasi : Une fois, un œuf de l’oiseau appelé bar yokhani est tombé, et le contenu de l’œuf a noyé soixante villes et brisé trois cents cèdres. La Guemara demande : Et est-ce que l’oiseau bar yokhani jette ses œufs à terre ? Mais n’est-il pas écrit : « L’oiseau kenaf renanim se réjouit, mais ses ailes et ses plumes sont-elles celles de la cigogne ? Car elle laisse ses œufs sur la terre et les réchauffe dans la poussière » (Job 39:13–14) ? Les Sages ont compris que kenaf renanim est un autre nom de l’oiseau bar yokhani. Si tel est le cas, comment son œuf a-t-il pu tomber si elle pond ses œufs sur le sol ? Rav Ashi a dit en explication : Cet œuf n’était pas fécondé, et puisqu’il n’aurait jamais éclos, l’oiseau l’a jeté à terre.
מַתְנִי׳ שָׁלֹשׁ גֳּרָנוֹת לְמַעְשַׂר בְּהֵמָה: בִּפְרַס הַפֶּסַח, וּבִפְרַס הָעֲצֶרֶת, וּבִפְרַס הֶחָג, וְהֵן גֳּרָנוֹת שֶׁל מַעְשַׂר בְּהֵמָה, דִּבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא.
MICHNA : Il y a trois moments dans l’année désignés pour le rassemblement des animaux nés depuis la dernière date pour la dîme animale : À l’approche de Pessa'h, et à l’approche de Shavouot, et à l’approche de Souccot. Et ce sont les temps de rassemblement pour la dîme animale ; telle est la déclaration de Rabbi Akiva.
בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: בְּעֶשְׂרִים וְתִשְׁעָה בַּאֲדָר, בְּאֶחָד בְּסִיוָן, בְּעֶשְׂרִים וְתִשְׁעָה בְּאָב. רַבִּי אֶלְעָזָר וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים: בְּאֶחָד בְּנִיסָן, בְּאֶחָד בְּסִיוָן, בְּעֶשְׂרִים וְתִשְׁעָה בֶּאֱלוּל. וְלָמָה אָמְרוּ בְּעֶשְׂרִים וְתִשְׁעָה בֶּאֱלוּל וְלֹא אָמְרוּ בְּאֶחָד בְּתִשְׁרִי? מִפְּנֵי שֶׁהוּא יוֹם טוֹב, וְאִי אֶפְשָׁר לְעַשֵּׂר בְּיוֹם טוֹב — לְפִיכָךְ הִקְדִּימוּהוּ בְּעֶשְׂרִים וְתִשְׁעָה בֶּאֱלוּל.
Ben Azzai dit que les dates sont : le vingt-neuf adar, le premier sivan, et le vingt-neuf av. Rabbi Elazar et Rabbi Shimon disent que les dates sont : le premier nissan, le premier sivan, et le vingt-neuf éloul. Et pourquoi Rabbi Elazar et Rabbi Shimon ont-ils dit le vingt-neuf éloul, et pourquoi n’ont-ils pas dit le premier tichri ? C’est en raison du fait que le premier tichri est la fête de Roch Hachana, et on ne peut pas prélever la dîme un jour de fête. Par conséquent, ils l’ont avancé au vingt-neuf éloul.
רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: בְּאֶחָד בֶּאֱלוּל רֹאשׁ הַשָּׁנָה לְמַעְשַׂר בְּהֵמָה. בֶּן עַזַּאי אוֹמֵר: הָאֱלוּלִים מִתְעַשְּׂרִים בִּפְנֵי עַצְמָן.
Rabbi Meir dit : Le début de la nouvelle année pour la dîme du bétail est le premier jour d’Eloul. Ben Azzai dit : Les animaux nés en Eloul sont prélevés à part pour la dîme, en raison de l’incertitude quant à savoir si la halakha suit l’opinion de Rabbi Meir, c’est-à-dire que la nouvelle année commence le premier jour d’Eloul, ou l’opinion de Rabbi Elazar et Rabbi Shimon, ce qui signifierait que la nouvelle année commence le premier jour de Tichri.
כׇּל הַנּוֹלָדִים מֵאֶחָד בְּתִשְׁרִי עַד עֶשְׂרִים וְתִשְׁעָה בֶּאֱלוּל — הֲרֵי אֵלּוּ מִצְטָרְפִין. חֲמִשָּׁה לִפְנֵי רֹאשׁ הַשָּׁנָה וַחֲמִשָּׁה לְאַחַר רֹאשׁ הַשָּׁנָה — אֵינָן מִצְטָרְפִין. חֲמִשָּׁה לִפְנֵי הַגּוֹרֶן וַחֲמִשָּׁה לְאַחַר הַגּוֹרֶן — הֲרֵי אֵלּוּ מִצְטָרְפִין. אִם כֵּן, לָמָּה נֶאֶמְרוּ שָׁלֹשׁ גֳּרָנוֹת לְמַעְשַׂר בְּהֵמָה? שֶׁעַד שֶׁלֹּא הִגִּיעַ הַגּוֹרֶן — מוּתָּר לִמְכּוֹר וְלִשְׁחוֹט, הִגִּיעַ הַגּוֹרֶן — לֹא יִשְׁחוֹט, וְאִם שָׁחַט — פָּטוּר.
Selon l’opinion de Rabbi Elazar et Rabbi Shimon, en ce qui concerne tous les animaux qui naissent du premier de Tishrei jusqu’au vingt-neuvième de Elul, ces animaux s’associent pour être prélevés à la dîme ensemble. Si cinq sont nés avant Roch Hachana et cinq après Roch Hachana, ces animaux ne s’associent pas pour être prélevés à la dîme ensemble. Si cinq sont nés avant un moment désigné pour le rassemblement et cinq après ce moment désigné pour le rassemblement, ces animaux s’associent pour être prélevés à la dîme ensemble. Si tel est le cas, pourquoi trois moments de rassemblement des animaux pour la dîme animale ont-ils été énoncés ? La raison est que jusqu’à ce que le moment désigné pour le rassemblement arrive, il est permis de vendre et d’abattre les animaux. Une fois que le moment désigné pour le rassemblement arrive, on ne peut pas abattre ces animaux avant de les prélever à la dîme ; mais s’il a abattu un animal sans le prélever à la dîme, il est exempt.
גְּמָ׳ מַאי שְׁנָא תְּלָת? אָמַר רַבָּה בַּר שֵׁילָא: לָקֳבֵל חוּרְפֵי, וְאַפְלֵי, וְקַיְיטֵי.
GUEMARA : La michna enseigne qu’il y a trois moments au cours de l’année désignés pour rassembler les animaux nés depuis la dernière date de la dîme animale. La Guemara demande : Qu’est-ce qui distingue ces dates, c’est-à-dire pourquoi y a-t-il précisément trois moments désignés dans l’année ? Rabba bar Sheila a dit : Il y a trois moments afin de rassembler les animaux nés tôt en hiver, et les animaux nés plus tard au printemps, et les animaux nés en été.
וּמַאי שְׁנָא בְּהָנֵי זִימְנֵי? אָמַר רַבִּי תַּנְחוּם בְּרֵיהּ דְּרַב חִיָּיא אִישׁ כְּפַר עַכּוֹ:
La Guemara demande : Et qu’ont de particulier ces trois moments, c’est-à-dire avant Pessa'h, Shavouot et Souccot, pour qu’ils aient été choisis ? Rabbi Tanḥoum, fils de Rav Ḥiyya, du village d’Akko, dit :