מֵיתִיבִי: הָיָה לוֹ חָמֵשׁ בִּכְפַר חֲנַנְיָה וְחָמֵשׁ בִּכְפַר עוֹתְנַי — אֵין מִצְטָרְפוֹת עַד שֶׁיְּהֵא לוֹ אַחַת בְּצִיפּוֹרִי. תְּיוּבְתָּא דְּרַב!
La Guemara soulève une objection à l’opinion de Rav à partir d’une baraita : Si quelqu’un avait cinq brebis dans le village de Ḥananya et cinq brebis dans le village d’Otnai, situé à une distance de trente-deux mil du village de Ḥananya, elles ne se combinent pas, à moins qu’il n’ait aussi une brebis entre elles, à Tzippori. Cela constitue apparemment une réfutation concluante de l’opinion de Rav selon laquelle il doit y avoir au moins cinq brebis au milieu.
תַּרְגְּמַהּ שְׁמוּאֵל אַלִּיבָּא דְּרַב: כְּגוֹן שֶׁהָיוּ תֵּשַׁע מִכָּאן וְתֵשַׁע מִכָּאן וְאַחַת בָּאֶמְצַע, דְּהַהִיא חַזְיָא לְהָכָא וְחַזְיָא לְהָכָא.
Shmuel a interprété la baraitaconformément à l’opinion de Rav. La baraita ne signifie pas qu’il avait cinq brebis de chaque côté, mais qu’il s’agit plutôt d’un cas où il avait neuf brebis d’un côté et neuf brebis de l’autre côté et une au milieu. Ce cas est différent, car cette brebis au milieu est apte à se joindre aux animaux d’ici et est apte à se joindre aux animaux de là-bas, de sorte à constituer un total de dix animaux de chaque côté, auxquels l’obligation s’applique.
אָמַר רַב פָּפָּא: וְלִשְׁמוּאֵל, אֲפִילּוּ רוֹעֶה מְצָרְפָן, וַאֲפִילּוּ כִּלְיוֹ שֶׁל רוֹעֶה מְצָרְפָן.
Rav Pappa dit : Et selon l’opinion de Shmuel selon laquelle un animal au milieu suffit à réunir les deux groupes de part et d’autre, même si le berger lui-même se trouve au milieu sans aucune brebis, il réunit les deux troupeaux de chaque côté. Et même si seuls les ustensiles du berger se trouvent au milieu, ils réunissent les deux troupeaux de chaque côté en un seul troupeau. Puisque le berger doit s’y rendre pour récupérer ses ustensiles, cela est considéré comme s’il s’y trouvait déjà, et par conséquent les deux troupeaux sont réunis.
בָּעֵי רַב אָשֵׁי: כַּלְבָּא דְּרוֹעֶה מַאי? כֵּיוָן דְּקָרֵי לֵיהּ וְאָתֵי לָא מִצְטָרְפִי, אוֹ דִלְמָא זִימְנִין דְּלָא אָתֵי, וּמִצְטָרֵךְ אִיהוּ לְמֵיזַל וְאֵתֹיֵיהּ? תֵּיקוּ.
Rav Ashi soulève un dilemme : Quelle est la halakha dans un cas où le chien du berger se trouve au milieu ? Réunit-il les deux troupeaux en un seul ou non ? Puisque le berger peut appeler le chien et qu’il vient, peut-être qu’il ne réunit pas les deux troupeaux, car le berger lui-même n’a pas besoin d’aller au milieu, et le chien n’est donc pas comme les ustensiles du berger. Ou peut-être, parce que parfois le chien ne vient pas lorsque le berger l’appelle, et dans de tels cas le berger doit lui-même aller le chercher, il réunit les deux troupeaux. La Guemara déclare que le dilemme restera sans résolution.
רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: הַיַּרְדֵּן מַפְסִיק לְמַעְשַׂר בְּהֵמָה. אָמַר רַבִּי אַמֵּי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁאֵין שָׁם גֶּשֶׁר, אֲבָל יֵשׁ שָׁם גֶּשֶׁר — גֶּשֶׁר מְצָרְפָן.
§ La michna enseigne que Rabbi Meir dit : Le Jourdain sépare les animaux situés des deux côtés du fleuve en ce qui concerne la dîme animale, même si la distance entre eux est minime. Rabbi Ami dit : Ils ont enseigné que le Jourdain sert de séparation seulement lorsqu’il n’y a pas de pont, mais si un pont s’y trouve, le pont réunit les deux troupeaux en un seul aux fins de la dîme.
אַלְמָא, מִשּׁוּם דְּלָא מְיקָרְבָן הוּא. מֵיתִיבִי: הָיוּ לוֹ בִּשְׁנֵי עֶבְרֵי הַיַּרְדֵּן אֵילָךְ וְאֵילָךְ, אוֹ בִּשְׁנֵי אַבְטִילָאוֹת כְּגוֹן שֶׁל נָמֵר וְנָמוֹרִי — אֵין מִצְטָרְפִין, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר חוּצָה לָאָרֶץ וָאָרֶץ.
La Guemara note : Apparemment, le Jourdain sert de séparation parce que le troupeau d’un côté n’est pas proche et ne peut pas rejoindre le troupeau de l’autre côté à cause du fleuve qui les sépare. La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita : Si quelqu’un avait des brebis des deux côtés du Jourdain, ici et là; ou si les troupeaux se trouvaient dans deux comtés [avtilaot], par exemple Namer et Namori, même s’ils étaient sous l’autorité du même dirigeant, les troupeaux ne se combinent pas, même s’il n’y a pas de fleuve entre eux et qu’ils sont distants de moins de trente-deux mil. Et il va sans dire que, si un troupeau est en dehors d’Eretz Israël et l’autre à l’intérieur d’Eretz Israël, ils ne se combinent pas.
וְהָא חוּצָה לָאָרֶץ וָאָרֶץ כִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ גֶּשֶׁר דָּמֵי, וְקָתָנֵי: לֹא מִצְטָרְפִין!
La Guemara clarifie son objection : Mais la séparation entre l’extérieur d’Eretz Israël et l’intérieur d’Eretz Israël est comme un endroit qui a un pont, car les deux zones ne sont pas nécessairement séparées par de l’eau. Et pourtant, la baraitaenseigne qu’elles ne se combinent pas.
אֶלָּא אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַיְינוּ טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר קְרָא: ״וְהַיַּרְדֵּן יִגְבֹּל אֹתוֹ לִפְאַת קֵדְמָה״, הַכָּתוּב עֲשָׂאוֹ גְּבוּל בִּפְנֵי עַצְמוֹ.
Au contraire, la Guemara se rétracte de son explication précédente. Rabbi Ḥiyya bar Abba dit que Rabbi Yoḥanan dit : Telle est la raison de l’opinion de Rabbi Meir : Comme le dit le verset : « Et le Jourdain devait être sa frontière du côté est. Tel fut l’héritage des enfants de Benjamin, selon ses frontières tout autour, selon leurs familles » (Josué 18:20). Ici, le verset considère le Jourdain comme une frontière en soi.
אֶלָּא מֵעַתָּה, ״וְתָאַר הַגְּבוּל״ ״וְעָלָה הַגְּבוּל״, הָכִי נָמֵי הַכָּתוּב עֲשָׂאוֹ גְּבוּל בִּפְנֵי עַצְמוֹ!
La Guemara soulève une difficulté : Mais si tel est le cas, faut-il dire que la délimitation de la terre attribuée à chaque tribu a le statut de frontière ? Considérez le verset : « Et la frontière fut tracée » et tourna du côté ouest vers le sud, depuis la montagne qui est en face de Beit Horon au sud ; et ses extrémités aboutissaient à Kiriath Baal, qui est Kiriath Jearim, une ville des enfants de Juda ; c’était le côté ouest » (Josué 18:14). Et considérez le verset : « Et la frontière monta » vers le côté de Jéricho au nord, et monta à travers la région montagneuse vers l’ouest ; et ses extrémités aboutissaient au désert de Beit Aven » (Josué 18:12). Ici aussi, le verset apparemment fait de chacun de ces lieux une frontière en soi. Si tel est le cas, les troupeaux de part et d’autre ne devraient pas être combinés aux fins de la dîme.
שָׁאנֵי הָתָם, דְּאָמַר קְרָא: ״זֹאת תִּהְיֶה לָכֶם הָאָרֶץ לִגְבֻלֹתֶיהָ סָבִיב״, כּוּלַּהּ אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל גְּבוּל אֶחָד הִיא.
La Guemara répond : Là-bas, en ce qui concerne la délimitation de chaque héritage, c’est différent, comme le verset l’énonce : « Et la frontière descendra vers le Jourdain, et ses issues seront à la mer Morte ; ce sera votre terre selon ses frontières tout autour » (Nombres 34:12). Cela enseigne que toute Eretz Yisrael est considérée comme se trouvant à l’intérieur d’une seule frontière, malgré les délimitations de chaque héritage en son sein.
אִי הָכִי, יַרְדֵּן נָמֵי! ״אֶרֶץ״ — וְלֹא יַרְדֵּן.
La Guemara soulève une difficulté נוספת : Si tel est le cas, le Jourdain aussi ne devrait pas être considéré comme une frontière en ce qui concerne la dîme animale. La Guemara explique que le verset déclare : « Ceci sera votre terre », en référence aux parties de terre qui sont reliées, mais non aux zones séparées par le Jourdain, qui n’est pas de la terre mais de l’eau.
בִּשְׁלָמָא לְרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא — הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״יַרְדֵּן״, אֶלָּא לְרַבִּי אַמֵּי — לִיתְנִינְהוּ לְכוּלְּהוּ נְהָרוֹת! קַשְׁיָא.
La Guemara demande : Soit, selon Rabbi Ḥiyya bar Abba, qui soutient que la décision de Rabbi Meir est un décret de la Torah, c’est la raison pour laquelle letannaenseigne : Le Jourdain sépare les animaux se trouvant des deux côtés du fleuve en ce qui concerne la dîme animale. Mais selon Rabbi Ami, qui soutient que le Jourdain sert de séparation parce que les animaux sont incapables de passer d’un côté à l’autre, que Rabbi Meir enseigne son principe à l’égard de tous les fleuves qu’on ne peut pas traverser. Ils devraient tous séparer les troupeaux en ce qui concerne la dîme animale. La Guemara commente : Cela est difficile.
לֵימָא כְּתַנָּאֵי: ״כִּי אַתֶּם עֹבְרִים אֶת הַיַּרְדֵּן אַרְצָה כְּנָעַן״, ״אַרְצָה״ — אֶרֶץ כְּנַעַן, וְלֹא הַיַּרְדֵּן אֶרֶץ כְּנַעַן, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה.
La Guemara suggère : Disons que la question de savoir si le Jourdain fait ou non partie d’Eretz Yisrael est l’objet d’un différend entre tannaïm, comme cela est enseigné dans une baraita : Le verset déclare : « Parle aux enfants d’Israël et dis-leur : Quand vous passerez le Jourdain vers le pays de Canaan » (Nombres 35:10). L’expression « vers le pays » indique que le pays de Canaan est considéré comme faisant partie d’Eretz Yisrael, mais le Jourdain lui-même n’est pas considéré comme faisant partie du pays de Canaan ; telle est l’opinion de Rabbi Yehouda ben Beteira.
רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״מֵעֵבֶר לְיַרְדֵּן יְרֵחוֹ קֵדְמָה מִזְרָחָה״, מָה יְרֵחוֹ אֶרֶץ כְּנַעַן, אַף יַרְדֵּן אֶרֶץ כְּנַעַן.
Rabbi Shimon ben Yoḥai dit : Le verset déclare, au sujet des parts des tribus de Ruben, Gad et de la moitié de Manassé : « Les deux tribus et la demi-tribu ont reçu leur héritage au-delà du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho, vers l’orient, vers le lever du soleil” (Nombres 34:15). De même que Jéricho fait partie du pays de Canaan, de même le Jourdain fait partie du pays de Canaan.
אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין ״יַרְדֵּן״ אֶלָּא מִבֵּית יְרֵחוֹ וּלְמַטָּה. לְמַאי הִלְכְתָא? אִילֵּימָא לְנוֹדֵר — הַלֵּךְ אַחַר לְשׁוֹן בְּנֵי אָדָם, וְכֹל הֵיכָא דְּקָרוּ לֵיהּ ״יַרְדֵּן״ אִיתְּסַר לֵיהּ! אֶלָּא לְמַעְשַׂר בְּהֵמָה.
§ Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yoḥanan dit : le fleuve est appelé Jourdain seulement à partir de Beit Jéricho et en dessous, c’est-à-dire vers le sud. La Guemara demande : À l’égard de quelle halakha cette déclaration est-elle pertinente ? Si nous disons qu’elle est pertinente pour quelqu’un qui fait un vœu, par exemple que l’eau du fleuve Jourdain lui est interdite, cela ne peut pas être le cas, car il existe un principe concernant les vœux selon lequel il faut suivre le langage des gens. Le sens d’un vœu est interprété conformément à la manière dont les mots sont employés dans le langage courant. Et, par conséquent, partout où la plupart des gens appellent le fleuve du nom de Jourdain, il lui est interdit d’en boire, qu’il soit au nord ou au sud de Beit Jéricho. Au contraire, la Guemara explique que la déclaration de Rabbi Yoḥanan est pertinente pour la dîme animale.
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: יַרְדֵּן יוֹצֵא מִמְּעָרַת פַּמְיָיס, וּמְהַלֵּךְ בְּיַמָּהּ שֶׁל סִיבְכִי, וּבְיַמָּהּ שֶׁל טְבֶרְיָא, וּבְיַמָּהּ שֶׁל סְדוֹם, וְהוֹלֵךְ וְנוֹפֵל לַיָּם הַגָּדוֹל, וְאֵין ״יַרְדֵּן״ אֶלָּא מִבֵּית יְרִיחוֹ וּלְמַטָּה.
Selon l’opinion de Rabbi Meir, le Jourdain sert de séparation seulement au sud de Beit Jéricho, mais au nord de ce point il ne constitue pas une séparation. La Guemara note : Cela aussi est enseigné dans une baraita : Le Jourdain sort de la grotte de Pamyas et s’écoule par la mer de Sivkhi, c’est-à-dire le lac Hula, puis par la mer de Tibériade, c’est-à-dire la mer de Galilée, puis par la mer de Sodome, c’est-à-dire la mer Morte, et continue et descend jusqu’à la Grande Mer. Mais il n’est appelé Jourdain qu’à partir de Beit Jéricho et au-dessous, c’est-à-dire vers le sud.
אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לָמָּה נִקְרָא שְׁמוֹ ״יַרְדֵּן״? שֶׁיּוֹרֵד מִדָּן. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְרַב אָשֵׁי: אַתּוּן מֵהָתָם מַתְנִיתוּ לַהּ, אֲנַן מֵהָכָא מַתְנֵינַן לַהּ, ״וַיִּקְרְאוּ (לוֹ) לְלֶשֶׁם דָּן בְּשֵׁם דָּן אֲבִיהֶם״. וְאָמַר רַבִּי יִצְחָק: לֶשֶׁם זוֹ פַּמְיָיס, וְתַנְיָא: יוֹצֵא יַרְדֵּן מִמְּעָרַת פַּמְיָיס.
Rabbi Ḥiyya bar Abba dit que Rabbi Yoḥanan dit : Pourquoi le fleuve est-il appelé Jourdain ? Parce qu’il descend [yored] de la ville de Dan. Rabbi Abba dit à Rav Ashi : Tu as appris que le fleuve Jourdain émerge du territoire de Dan de là, c’est-à-dire de son nom. Nous l’apprenons d’ici : « Et la frontière des enfants de Dan s’étendit au-delà d’eux ; et les enfants de Dan montèrent et combattirent contre Leshem, et la prirent, et la frappèrent du tranchant de l’épée, et la possédèrent, et y habitèrent, et appelèrent Leshem : Dan, d’après le nom de Dan leur père » (Josué 19:47). Et Rabbi Yitzḥak dit que ce Leshem est une ville connue à l’époque talmudique sous le nom de Pamyas. Et il est enseigné dans une baraita que le Jourdain sort de la grotte de Pamyas.
אָמַר רַב כָּהֲנָא: זַכְרוּתֵיהּ דְּיַרְדְּנָא מִמְּעָרַת פַּמְיָיס, הֵיכָא דְּאָמַר: ״לָא שָׁתֵינָא מַיִם מִמְּעָרַת פַּמְיָיס״ — אִיתְּסַר לֵיהּ בְּכוּלֵּיהּ יַרְדְּנָא.
Rav Kahana dit : La source du fleuve Jourdain est de la grotte de Pamyas. Par conséquent, dans un cas où quelqu’un dit : Je ne boirai pas d’eau de la grotte de Pamyas, il lui est interdit de boire de l’eau de tout le fleuve Jourdain.
זַכְרוּתָא דִּדְמָא — כַּבְדָּא, כִּדְרַבִּי יִצְחָק, דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: כָּבֵד שֶׁנִּימּוֹחַ — מְטַמֵּא בִּרְבִיעִית.
Rav Kahana déclare également : La source du sang est le foie. La conséquence halakhique de cette observation est conforme à une déclaration de Rabbi Yitzḥak, car Rabbi Yitzḥak dit : Un foie qui s’est dissous, c’est-à-dire un foie décomposé provenant d’un cadavre, transmet une impureté rituelle s’il a le volume d’un quart delog, qui est la quantité minimale de sang transmettant une impureté rituelle.
זַכְרוּתָא דְּמַיָּא — פְּרָת, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: הַנּוֹדֵר מִמֵּימֵי פְּרָת — אָסוּר בְּכׇל מֵימוֹת שֶׁבָּעוֹלָם.
Rav Kahana affirme également : La source de toute l’eau dans le monde est le fleuve Euphrate. La conséquence halakhique de cela est conforme à une déclaration de Rav Yehouda, comme Rav Yehouda dit que Rav dit : En ce qui concerne quelqu’un qui fait un vœu rendant les eaux de l’Euphrate interdites pour lui, il lui est interdit de boire de n’importe quelle eau dans le monde.
הֵיכִי דָמֵי? אִילֵימָא דְּאָמַר ״לָא שָׁתֵינָא מִמֵּימֵי דִּפְרָת״ — מֵי פְרָת הוּא דְּלָא שָׁתֵינָא, הָא מִנַּהֲרָא אַחֲרִינָא שָׁתֵינָא.
La Guemara demande : Quelles sont les circonstances dans lesquelles il est interdit de boire de n’importe quelle eau dans le monde ? Si nous disons qu’il s’agit d’un cas où il dit : Je ne boirai pas de l’eau du fleuve Euphrate, ce sont seulement les eaux de l’Euphrate qu’il ne peut pas boire, tandis qu’il peut boire de l’eau d’un autre fleuve, car on suit le langage ordinaire des gens.
אֶלָּא, דְּאָמַר: ״לָא שָׁתֵינָא מִמַּיִם דְּאָתוּ מִפְּרָת״, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל הַנְּהָרוֹת לְמַטָּה מִשְּׁלֹשָׁה נְהָרוֹת, וּשְׁלֹשָׁה נְהָרוֹת לְמַטָּה מִפְּרָת. וְהָאִיכָּא
Au contraire, il s’agit d’un cas où il dit : Je ne boirai pas de toute eau qui provient de l’Euphrate. Il lui est interdit de boire quelque eau que ce soit, comme Rav Yehouda le dit que Rav dit : Tous les fleuves sont en dessous, c’est-à-dire qu’ils reçoivent leurs eaux de trois fleuves : le Pishon, le Guihon et le Tigre (voir Genèse 2:11–14). Et ces trois fleuves sont en dessous et reçoivent leurs eaux de l’Euphrate. La Guemara demande : Mais il y a