אַלְּמָה תַּנְיָא: ״הַזָּכָר״ — וְלֹא טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס! סְמִי מִיכָּן טוּמְטוּם.
Pourquoi, alors, enseigne-t-on dans une baraita que le verset : « Alors ton estimation sera pour le mâle » (Lévitique 27:3), inclut celui dont le statut de mâle est certain, mais non un tumtum ni un hermaphrodite ? La Guemara répond : Omets de cette baraita la mention d’un tumtum, car elle ne se réfère qu’à un hermaphrodite, qui est une entité distincte.
תָּא שְׁמַע: יָכוֹל לֹא יְהֵא בְּעֵרֶךְ אִישׁ, אֲבָל יְהֵא בְּעֵרֶךְ אִשָּׁה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הַזָּכָר... אִם נְקֵבָה״, וְלֹא טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס! סְמִי מִיכָּן טוּמְטוּם.
La Guemara suggère : Viens et écoute la suite de cette baraita : On aurait pu penser que ceux-ci ne seraient pas évalués selon l’évaluation d’un homme, mais qu’ils seraient évalués selon l’évaluation d’une femme. C’est pourquoi le verset déclare : « Le mâle, » et dans le verset suivant il est dit : « Et si c’est une femelle, alors ton évaluation sera de trente sicles » (Lévitique 27:4), indiquant seulement celui dont le statut de mâle ou de femelle est certain, mais non un tumtum ou un hermaphrodite, qui sont classés comme ni mâle ni femelle. La Guemara répond de nouveau : Omets de cette baraita la mention d’un tumtum, car elle ne se réfère qu’à un hermaphrodite.
תָּא שְׁמַע: ״אִם זָכָר אִם נְקֵבָה״ — זָכָר וַדַּאי נְקֵבָה וַדָּאִית, וְלֹא טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס. סְמִי מִיכָּן טוּמְטוּם.
La Guemara suggère : Viens et écoute une baraita traitant de l’offrande de paix, au sujet de laquelle il est dit : « Mâle ou femelle » (Lévitique 3:1). Cela indique : seulement un mâle défini ou une femelle définie, mais non un tumtum ou un hermaphrodite. Pourtant, la Guemara répond de nouveau : Omets de cette baraita la mention d’un tumtum.
תָּא שְׁמַע: ״הַזָּכָר״ — וְלֹא נְקֵבָה. כְּשֶׁהוּא אוֹמֵר לְמַטָּהּ ״זָכָר״, שֶׁאֵין תַּלְמוּד לוֹמַר; מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? לְהוֹצִיא טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס. סְמִי מִיכָּן טוּמְטוּם.
La Guemara suggère : Viens et écoute une baraita : Elle énonce au sujet d’un holocauste provenant du gros bétail : « Mâle » (Lévitique 1:3), d’où l’on peut déduire : Mais non une femelle. Lorsqu’il est dit plus bas, au sujet d’un holocauste provenant du petit bétail : « Mâle » (Lévitique 1:10), une seconde fois, cela est difficile à comprendre, car il n’y a pas besoin que le verset dise cela. Pourquoi faut-il que le verset dise de nouveau « mâle » ? Cela sert à exclure un tumtum et un hermaphrodite, qui sont disqualifiés comme holocaustes. La Guemara répond : Omets de cette baraita la mention d’un tumtum.
תָּא שְׁמַע: הַנֶּעֱבָד, וְהַמּוּקְצֶה, וְהָאֶתְנַן, וְהַמְּחִיר, וְטוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס — כּוּלָּן מְטַמְּאִין בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה.
La Guemara suggère : Viens et écoute une baraita traitant des halakhot de l’impureté rituelle transmise par un oiseau dans la gorge : Tout oiseau qui n’a pas été abattu de la manière appropriée, c’est-à-dire au cou avec un couteau, a le statut de charogne. Cette charogne rend impur celui qui la mange lorsqu’elle se trouve dans sa gorge. Les offrandes d’oiseaux, qui sont mises à mort en pinçant la nuque avec un ongle, constituent l’exception à ce principe et ne transmettent pas l’impureté. En ce qui concerne un oiseau qui est adoré comme une divinité, ou un oiseau mis à part pour l’idolâtrie, ou un oiseau donné en paiement à une prostituée, ou un oiseau donné comme le prix d’un chien (voir Deutéronome 23:19), et de même en ce qui concerne un oiseau qui est un tumtum ou un hermaphrodite, si l’on a mis à mort l’un d’eux par pincement, ils sont rituellement impurs, car ils sont disqualifiés comme offrandes, et le pincement ne les purifie pas. Par conséquent, ils rendent tous une personne et les vêtements qu’elle porte rituellement impurs si un volume de la taille d’une olive d’entre eux entre en contact avec la gorge pendant qu’elle mange.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס אֵין מְטַמְּאִין בְּגָדִים אַבֵּית הַבְּלִיעָה, שֶׁהָיָה רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״זָכָר וּנְקֵבָה״ אַתָּה מוֹצִיא טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס מִבֵּינֵיהֶם.
Rabbi Eliezer dit : Si quelqu’un a pincé le cou d’un tumtum ou d’un hermaphrodite, cela ne rend pas la personne et les vêtements qu’elle porte rituellement impurs lorsqu’ils sont dans la gorge, car ils sont en fait aptes à être offerts en sacrifice. Car Rabbi Eliezer avait coutume de dire : Partout où il est dit explicitement dans la Torah : « Mâle » et « Femelle », vous devez exclure un tumtum et un hermaphrodite d’entre eux, car leur statut est incertain. Cela s’applique aux offrandes animales, au sujet desquelles la Torah dit « mâle » et « femelle ».
וְעוֹף, הוֹאִיל וְלֹא נֶאֱמַר בּוֹ ״זָכָר וּנְקֵבָה״, אֵין אַתָּה מוֹצִיא טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס מִבֵּינֵיהֶם! סְמִי מִיכָּן טוּמְטוּם.
Mais dans le cas d’une offrande d’oiseau, puisque « mâle » et « femelle » ne sont pas mentionnés à son sujet, mais que seules les tourterelles et les jeunes pigeons sont mentionnés à son sujet, tu n’exclus pas de leur nombre un tumtum et un hermaphrodite, car ils sont aptes pour l’autel. Or, si un tumtum est considéré comme étant soit définitivement mâle soit femelle, alors pourquoi le premier tanna le disqualifie-t-il pour être sacrifié ? La Guemara répond encore : Omets de cette baraita la mention d’un tumtum.
תָּא שְׁמַע: רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: הַטְּרֵיפָה, וְהַכִּלְאַיִם, וְיוֹצֵא דּוֹפֶן, טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס — לֹא קְדוֹשִׁים וְלֹא מַקְדִּישִׁין.
La Guemara suggère : Viens et entends que Rabbi Elazar dit : Un animal atteint d’une condition qui entraînera sa mort dans les douze mois [tereifa], et les espèces diverses de bétail interdites, et un animal né par césarienne, et un animal qui est un tumtum ou un hermaphrodite ne deviennent pas consacrés et ne rendent pas un autre animal consacré à leur place.
וְאָמַר שְׁמוּאֵל: לֹא קְדוֹשִׁים בִּתְמוּרָה, וְלֹא מַקְדִּישִׁין לַעֲשׂוֹת תְּמוּרָה! סְמִי מִיכָּן טוּמְטוּם.
Et Shmuel dit en explication : Ils ne deviennent pas consacrés par substitution, c’est-à-dire que si quelqu’un a cherché à substituer l’un de ces animaux à un animal sacrificiel, il ne devient pas sacré. Et si l’un de ceux-ci est né d’un animal sacrificiel, ils ne rendent pas un animal non sacré consacré dans un cas où l’on voulait le rendre une substitution pour eux. Et si un tumtum est soit mâle soit femelle, pourquoi ne deviendrait-il pas consacré et ne rendrait-il pas un autre animal consacré ? La Guemara répond : Omets de cette baraita la mention d’un tumtum.
תָּא שְׁמַע: רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: חֲמִשָּׁה לֹא קְדוֹשִׁים וְלֹא מַקְדִּישִׁין, וְאֵלּוּ הֵן: הַטְּרֵיפָה, וְהַכִּלְאַיִם, וְיוֹצֵא דּוֹפֶן, וְטוּמְטוּם, וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס. וְכִי תֵּימָא הָכָא נָמֵי סְמִי מִיכָּן טוּמְטוּם — הָווּ לְהוּ אַרְבָּעָה! אַפֵּיק טוּמְטוּם, וְעָיֵיל יָתוֹם.
La Guemara suggère : Viens et écoute une version légèrement différente de cette baraita. Rabbi Elazar dit : Il y a cinq types d’animaux qui ne deviennent pas consacrés et ne rendent pas un autre animal consacré, et les voici : Un tereifa, et des espèces mélangées interdites de bétail, et un animal né par césarienne, et un animal qui est un tumtum, et un hermaphrodite. Et si vous dites : Ici aussi, omettez de cettebaraita un tumtum, alors il n’y a que quatre types d’animaux énumérés dans la baraita. La Guemara répond : Retirez la mention d’un tumtum et à sa place insérez un orphelin, c’est-à-dire un animal né après la mort de sa mère, qui est lui aussi disqualifié comme sacrifice.
לֵימָא כְּתַנָּאֵי? רַבִּי אִילְעַאי אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: אַנְדְּרוֹגִינוֹס בְּכוֹר הוּא וּמוּמוֹ עִמּוֹ, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין קְדוּשָּׁה חָלָה עָלָיו. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן: הֲרֵי הוּא אוֹמֵר ״הַזָּכָר״, וְכׇל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״זָכָר״ אֵינוֹ אֶלָּא לְהוֹצִיא טוּמְטוּם וְאַנְדְּרוֹגִינוֹס.
La Guemara suggère : Disons que cette question de savoir si un tumtum est une entité distincte ou s’il est définitivement soit mâle soit femelle fait l’objet d’un différend entre des tannaïm. Comme il est enseigné dans une baraita que Rabbi Ilai dit au nom de Rabbi Yishmael : Un hermaphrodite est un premier-né, et il vient avec son défaut ; et les Sages disent : Il n’est pas investi de sainteté. Rabbi Shimon ben Yehuda dit au nom de Rabbi Shimon : Le verset déclare : « Mâles » (Deutéronome 15:19), et partout où il est dit : « Mâle », cela sert à exclure seulement un tumtum et un hermaphrodite. Puisque, selon Rabbi Shimon ben Yehuda, un verset est nécessaire pour exclure un tumtum, comme un hermaphrodite, de la catégorie de mâle, il est évident que, selon son opinion, un tumtum n’est pas considéré comme quelqu’un dont le statut de mâle est incertain, mais comme une entité distincte.
וְכִי תֵּימָא: סְמִי מִיכָּן טוּמְטוּם, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יְהוּדָה הַיְינוּ רַבָּנַן! אֶלָּא לָאו טוּמְטוּם אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: אֵין קְדוּשָּׁה חָלָה עָלָיו אַאַנְדְּרוֹגִינוֹס, אֲבָל טוּמְטוּם סְפֵיקָא הוּא וְקָדוֹשׁ מִסְּפֵיקָא, וַאֲתָא רַבִּי שִׁמְעוֹן
La Guemara analyse cette baraita : Et si tu disais : Ici aussi, omet de cette baraita un tumtum, alors l’opinion de Rabbi Shimon ben Yehuda est la même que celle des Sages, car eux aussi soutiennent qu’un hermaphrodite n’est pas sacré. Au contraire, n’est-ce pas que la différence entre eux concerne le statut d’un tumtum, puisque le premier tanna, c’est-à-dire les Sages, soutient : Il n’est pas investi de sainteté, et ils font référence spécifiquement à un hermaphrodite, qui était le sujet de la déclaration de Rabbi Ilai, mais un tumtum est un cas incertain, et par conséquent il est sacré en raison du doute. Et Rabbi Shimon