בְּשׁוּשַׁן הַבִּירָה, אַחַת עַל קֶרֶן מִזְרָחִית צְפוֹנִית וְאַחַת עַל קֶרֶן מִזְרָחִית דְּרוֹמִית, שֶׁעַל קֶרֶן מִזְרָחִית צְפוֹנִית הָיְתָה יְתֵירָה עַל שֶׁל מֹשֶׁה חֲצִי אֶצְבַּע, וְשֶׁעַל קֶרֶן מִזְרָחִית דְּרוֹמִית הָיְתָה יְתֵירָה עָלֶיהָ חֲצִי אֶצְבַּע, נִמְצֵאת יְתֵירָה עַל שֶׁל מֹשֶׁה אֶצְבַּע.
dans la chambre de Shushan la capitale, qui était située au-dessus de la porte orientale du mont du Temple, l’une dans l’angle nord-est et l’autre dans l’angle sud-est. Celle qui était dans l’angle nord-est était plus longue que la coudée utilisée par Moïse dans la construction du Tabernacle, qui était de six palmes, de la moitié d’un doigt, et celle qui était dans l’angle sud-est était plus longue que l’autre d’une autre moitié d’un doigt. On constate donc qu’elle est plus longue que la coudée de Moïse d’un doigt entier.
וְלָמָה הָיוּ אַחַת גְּדוֹלָה וְאַחַת קְטַנָּה? (כשהיו) [שֶׁהָיוּ] אוּמָּנִין נוֹטְלִין בַּקְּטַנָּה, וּמַחְזִירִין בַּגְּדוֹלָה, שֶׁלֹּא יָבוֹאוּ לִידֵי מְעִילָה.
La michna continue : Et pourquoi les Sages ont-ils dit qu’il devait y avoir deux mesures d’une coudée, une grande et une petite ? C’était afin que les artisans qui travaillaient dans le Temple reçoivent un paiement selon la quantité de travail qu’ils accomplissaient, telle qu’elle était mesurée par la petite coudée, et le restituent au Temple par leur travail, tel qu’il était mesuré par la grande coudée, afin qu’ils n’en viennent pas à faire un usage abusif d’un bien consacré. S’ils acceptaient un paiement quelconque qu’ils ne méritaient pas, ils feraient un usage abusif d’un bien consacré. C’est au sujet de l’empan mentionné dans cette michna que la baraita citée plus haut enseigne qu’il représente un quart de l’empan de toute personne moyenne.
תַּרְתֵּי לְמָה לִי? חֲדָא — דְּכַסְפָּא וְזַהֲבָא, וַחֲדָא — דְּבִנְיָינָא.
La Guemara demande : Pourquoi ai-je besoin de deux grandes coudées ? La Guemara répond : L’une, la plus courte des deux, était utilisée pour mesurer l’argent et l’or. Comme l’argent et l’or avaient de la valeur, la différence entre les deux mesures fut fixée à seulement une demi-largeur de doigt, afin que les artisans ne subissent pas une perte trop importante. Et l’autre , qui était plus longue que la coudée de Moïse d’une largeur de doigt entière, était utilisée dans la construction de structures en bois et en pierre.
רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, וְאִי תֵּימָא רַב הוּנָא בַּר נָתָן, לְאוֹתָהּ שֶׁשָּׁנִינוּ: שֶׁיֵּשׁ בָּשָׂר בֵּין חוּלְיָא לְחוּלְיָא מְלֹא אֶצְבַּע.
Rav Naḥman bar Yitzḥak, et certains disent Rav Huna bar Natan, a dit : Cette baraita, qui affirme qu’une largeur de doigt est un quart d’une largeur de main de toute personne moyenne, fait référence à ce que nous avons appris dans la michna ici au sujet des défauts d’un animal premier-né : dans un cas où il y a une pleine largeur de doigt de chair entre une articulation et une autre articulation. Cette mesure d’une pleine largeur de doigt est un quart d’une largeur de main.
מַתְנִי׳ אֵין לוֹ בֵּיצִים, אוֹ אֵין לוֹ אֶלָּא בֵּיצָה אַחַת. רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: אִם יֵשׁ לוֹ שְׁנֵי כִּיסִין — יֵשׁ לוֹ שְׁתֵּי בֵּיצִים, אֵין לוֹ שְׁנֵי כִּיסִין — אֵין לוֹ אֶלָּא בֵּיצָה אַחַת. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: מוֹשִׁיבוֹ עַל עַכּוּזוֹ וּמְמַעֵךְ, אִם יֵשׁ בֵּיצָה — סוֹפָהּ לָצֵאת. מַעֲשֶׂה שֶׁמִּיעֵךְ וְלֹא יָצָא, נִשְׁחֲטָה וְנִמְצֵאת דְּבוּקָה בַּכְּסָלִים, וְהִתִּיר רַבִּי עֲקִיבָא וְאָסַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי.
MICHNA : L’animal premier-né peut être abattu si il n’a pas de testicules ou s’il n’a qu’un seul testicule. Rabbi Yishmaël dit : Si l’animal a deux sacs scrotaux, on peut présumer qu’il a deux testicules ; si l’animal n’a pas deux sacs scrotaux, on peut présumer qu’il n’a qu’un seul testicule. Rabbi Akiva dit : La chose peut être vérifiée : On assied l’animal sur son arrière-train et on écrase le sac ; s’il y a un testicule, finalement il finira par sortir. Il y eut un incident où l’on écrasa le sac et le testicule ne sortit pas. Ensuite, l’animal fut abattu et le testicule fut découvert attaché aux lombes. Et Rabbi Akiva permit la consommation de sa chair, puisque le testicule n’était pas sorti auparavant, et Rabbi Yoḥanan ben Nouri interdit sa consommation.
גְּמָ׳ הַשְׁתָּא אֵין לוֹ אֶלָּא בֵּיצָה אַחַת אָמְרַתְּ הָוֵי מוּמָא, אֵין לוֹ כְּלָל מִיבַּעְיָא? חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: אֵין לוֹ שְׁתֵּי בֵּיצִים בִּשְׁתֵּי כִּיסִין אֶלָּא בְּכִיס אֶחָד, אִי נָמֵי שְׁתֵּי כִּיסִין וּבֵיצָה אַחַת — הֲרֵי זֶה מוּם.
GUEMARA : La michna enseigne qu’un premier-né peut être abattu s’il n’a pas de testicules ou s’il n’a qu’un seul testicule. La Guemara demande : Or, dans un cas où il n’a qu’un seul testicule, tu as dit que c’est un défaut ; est-il nécessaire d’énoncer la même chose dans un cas où il n’a pas de testicules du tout ? La Guemara répond que la michna est incomplète, et voici ce qu’elle enseigne : S’il n’a pas deux testicules dans deux bourses scrotales, mais dans une seule bourse, ou alternativement, s’il a deux bourses et un testicule, c’est un défaut.
רַבִּי יִשְׁמָעֵאל אוֹמֵר: יֵשׁ לוֹ שְׁתֵּי כִּיסִים — בְּיָדוּעַ שֶׁיֵּשׁ לוֹ שְׁתֵּי בֵּיצִים, אֵין לוֹ אֶלָּא כִּיס אֶחָד — כְּמִי שֶׁאֵין לוֹ אֶלָּא בֵּיצָה אַחַת דָּמֵי, וַאֲתָא רַבִּי עֲקִיבָא לְמֵימַר: בְּיָדוּעַ לָא אָמְרִינַן, אֶלָּא מוֹשִׁיבוֹ עַל עַכּוּזוֹ וּמְמַעֵךְ, אִם יֵשׁ בֵּיצָה סוֹפוֹ לָצֵאת.
La Guemara poursuit cette version de la michna. Rabbi Yishmaël dit : Si l’animal a deux sacs scrotaux, il est établi qu’il a deux testicules, et par conséquent il n’a pas de défaut et ne peut pas être abattu ; si l’animal n’a qu’un seul sac scrotal, il est considéré comme n’ayant qu’un seul testicule, même s’il a en réalité deux testicules. Et Rabbi Akiva vient dire : S’il a deux sacs, nous ne disons pas l’affirmation suivante : Il est établi. Au contraire, on assoit l’animal sur son arrière-train et on presse le sac ; s’il y a un testicule, finalement il sortira. Si le testicule ne sort pas, il est clair qu’il n’a qu’un seul testicule et qu’il a un défaut.
וּמַעֲשֶׂה שֶׁמִּיעֵךְ וְלֹא יָצָא וְכוּ׳. תַּנְיָא, אָמַר רַבִּי יוֹסֵי: מַעֲשֶׂה בְּפָירָן שֶׁל בֵּית מְנַחֵם, שֶׁמִּיעֵךְ וְלֹא יָצָאת, וְנִשְׁחֲטָה וְנִמְצֵאת דְּבוּקָה בַּכְּסָלִים, וְהִתִּיר רַבִּי עֲקִיבָא, וְאָסַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי.
§ La michna enseigne : Et il y eut un incident où quelqu’un pressa la bourse et le testicule ne sortit pas. Ensuite, l’animal fut abattu et le testicule fut découvert attaché aux lombes. Et Rabbi Akiva permit la consommation de sa chair, et Rabbi Yoḥanan ben Nouri en interdit la consommation. La Guemara développe cet incident : Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yossei a dit : Il y eut un incident à Piran de Beit Menaḥem où un animal premier-né n’avait apparemment qu’un seul testicule, et quelqu’un pressa sa bourse et l’autre testicule ne sortit pas. Et l’animal fut abattu et le testicule fut découvert attaché aux lombes. Et Rabbi Akiva permit sa consommation, et Rabbi Yoḥanan ben Nouri en interdit la consommation.
אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא לְרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי: עַד מָתַי אַתָּה מְכַלֶּה מָמוֹנָן שֶׁל יִשְׂרָאֵל! אָמַר לוֹ רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי לְרַבִּי עֲקִיבָא: עַד מָתַי אַתָּה מַאֲכִיל יִשְׂרָאֵל נְבֵילוֹת! לָאו מִישְׁחָט שַׁחְטֵיהּ?
La baraita continue : Rabbi Akiva dit à Rabbi Yoḥanan ben Nouri : Jusqu’à quand vas-tu faire perdre les biens du peuple juif en interdisant des animaux dans de tels cas ? Rabbi Yoḥanan ben Nouri dit à Rabbi Akiva : Jusqu’à quand vas-tu nourrir le peuple juif de charognes ? La Guemara demande : Comment Rabbi Yoḥanan ben Nouri a-t-il pu employer ici le terme de charognes ? Après tout, ne sont-ils pas correctement abattus ?
אֶלָּא: טְרֵיפוֹת. לָא אִיסּוּר טְרֵיפוֹת הוּא?! אֶלָּא: עַד מָתַי אַתָּה מַאֲכִיל יִשְׂרָאֵל קָדָשִׁים בַּחוּץ!
La Guemara répond : Au contraire, Yoḥanan ben Nouri faisait en réalité référence à des animaux ayant une blessure qui les fera mourir dans les douze mois [tereifot]. La Guemara objecte : Mais ce n’est pas une interdiction de tereifot. Au contraire, il a dit : Jusqu’à quand nourrirez-vous le peuple juif avec des animaux sacrificiels à l’extérieur de la cour du Temple ? Selon Rabbi Yoḥanan ben Nouri, ce n’est pas un défaut, et par conséquent l’animal est une offrande sans défaut, qui ne peut pas être consommée à l’extérieur du Temple.
מַתְנִי׳ בַּעַל חָמֵשׁ רַגְלַיִם, אוֹ שֶׁאֵין לוֹ אֶלָּא שָׁלֹשׁ, וְשֶׁרַגְלָיו קְלוּטוֹת כְּשֶׁל חֲמוֹר, וְהַשָּׁחוּל וְהַכָּסוּל. אֵיזֶהוּ שָׁחוּל? שֶׁנִּשְׁמְטָה יְרֵיכוֹ. וְכָסוּל? שֶׁאַחַת מִירֵיכוֹתָיו גְּבוֹהוֹת.
MICHNA : Un animal ayant cinq pattes, ou n’en ayant que trois, ou un animal dont les sabots sur ses pattes étaient fermés comme ceux d’un âne et non fendus, ou le shaḥul, ou le kasul, peut être abattu. Qu’est-ce qu’un shaḥul ? C’est un animal dont le fémur s’est déboîté. Et qu’est-ce qu’un kasul ? C’est un animal dont la constitution est asymétrique, en ce qu’une de ses cuisses est plus haute que l’autre.
גְּמָ׳ אָמַר רַב הוּנָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁחָסֵר וְיָתֵר בַּיָּד, אֲבָל בָּרֶגֶל — טְרֵפָה נָמֵי הָוֵי, דְּכֹל יָתֵיר כְּנָטוּל דָּמֵי.
GUEMARA : La michna enseigne qu’un animal ayant cinq pattes ou trois pattes est atteint d’un défaut. Rav Houna dit : Les Sages ont enseigné cela seulement dans un cas où il manquait à l’animal une patte avant ou il avait une patte avant supplémentaire. Mais s’il lui manquait ou s’il avait une patte arrière supplémentaire, non seulement il est atteint d’un défaut, mais il est aussi une tereifa. La raison est que tout membre supplémentaire est comme un membre retiré, et un animal dont la patte arrière a été retirée est une tereifa.
אָמַר רַב פָּפָּא: לָא תֵּימָא דַּעֲגִילָן וְלָא סְדִיקָן, אֶלָּא כֵּיוָן דַּעֲגִילָן, אַף עַל גַּב דִּסְדִיקָן.
En ce qui concerne la décision de la mishna selon laquelle un animal dont les sabots étaient fermés comme ceux d’un âne présente un défaut, Rav Pappa dit : Ne dis pas qu’il s’agit d’un défaut seulement dans un cas où ses sabots sont entièrement comme ceux d’un âne, c’est-à-dire ronds et non fendus du tout. Au contraire, lorsqu’ils sont ronds, bien qu’ils soient aussi fendus, cela est toujours considéré comme un défaut.
וְהַשָּׁחוּל וְהַכָּסוּל וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵיזֶהוּ כָּסוּל וְאֵיזֶהוּ שָׁחוּל? שָׁחוּל — שֶׁנִּשְׁמְטָה יְרֵיכוֹ, כָּסוּל — שֶׁרַגְלוֹ אֶחָד בְּתוֹךְ הַכֶּסֶל, וְרַגְלוֹ אֶחָד עַל גַּבֵּי הַכֶּסֶל. תָּנָא: הַשָּׂרוּעַ וְהַקָּלוּט — שָׂרוּעַ שֶׁנִּשְׁתַּרְבֵּב לוֹ יְרֵיכוֹ, קָלוּט — שֶׁרַגְלָיו קְלוּטוֹת כְּשֶׁל חֲמוֹר וּכְשֶׁל סוּס.
La michna enseigne : Soit le shaḥul, soit le kasul peut être abattu. À cet égard, les Sages ont enseigné : Qu’est-ce que le kasul et qu’est-ce que le shaḥul ? Le shaḥul est un animal ayant un fémur déboîté. Le kasul est un animal qui présente une irrégularité en ce qu’une de ses pattes est à l’intérieur du flanc, c’est-à-dire à sa place appropriée, et dans l’une de ses pattes l’os est déboîté et se trouve au-dessus du flanc. Il est enseigné dans une baraita : Que sont le saru’a et le kalut mentionnés dans la Torah (voir Lévitique 22:23) parmi les animaux disqualifiés pour être sacrifiés ? Le saru’a est celui dont la cuisse est plus longue que l’autre ; le kalut est celui dont les sabots sur ses pattes sont fermés comme ceux d’un âne et comme ceux d’un cheval.
מַתְנִי׳ נִשְׁבַּר עֶצֶם יָדוֹ וְעֶצֶם רַגְלוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ נִיכָּר. מוּמִין אֵלּוּ מָנָה אִילָא בְּיַבְנֶה, וְהוֹדוּ לוֹ חֲכָמִים.
MICHNA : Parmi les défauts supplémentaires qui permettent l’abattage du premier-né figurent les cas où l’os de sa patte avant ou l’os de sa patte arrière a été brisé, bien que cela ne soit pas visible. En ce qui concerne ces défauts énumérés dans ce chapitre, Ila, qui était expert en défauts du premier-né, les a énumérés à Yavné, et les Sages se sont remis à son expertise.
וְעוֹד שְׁלֹשָׁה הוֹסִיף, אָמְרוּ לוֹ: לֹא שָׁמַעְנוּ אֶת אֵלּוּ. שֶׁגַּלְגַּל עֵינוֹ עָגוֹל כְּשֶׁל אָדָם, וּפִיו דּוֹמֶה כְּשֶׁל חֲזִיר, וְשֶׁנִּיטַּל רוֹב הַמְדַבֵּר בִּלְשׁוֹנוֹ. בֵּית דִּין שֶׁל אַחֲרֵיהֶן אָמְרוּ: הֲרֵי זֶה מוּם.
Et Ila ajouta trois défauts supplémentaires, et les Sages lui dirent : Nous n'avons pas entendu parler de ceux-là. Ila ajouta : Un animal dont l’œil est rond comme celui d’une personne, ou dont la bouche est semblable à celle d’un porc, ou dont la plus grande partie de la portion de sa langue correspondant à la portion qui permet la parole dans la langue d’une personne a été enlevée. Le tribunal qui leur succéda dit au sujet de chacun de ces trois défauts : C’est un défaut qui permet l’abattage du premier-né.
גְּמָ׳ אֵינוֹ נִיכָּר, מִי קָא הָוֵי מוּמָא? אָמַר רַב פָּפָּא: אֵינוֹ נִיכָּר מֵחֲמַת עַצְמוֹ, אֲבָל נִיכָּר מֵחֲמַת מְלָאכָה.
GUEMARA : La michna enseigne que, si l’os de sa patte avant ou l’os de sa patte arrière a été brisé, cela est considéré comme un défaut, malgré le fait que ce ne soit pas visible. La Guemara demande : Si ce n’est pas visible, est-ce un défaut ? Un défaut doit se trouver sur une partie exposée du corps (voir 37b). Rav Pappa dit : La michna veut dire que ce n’est pas visible en soi, c’est-à-dire que la forme de la patte n’est pas différente de l’ordinaire. Mais cela est visible à cause de son fonctionnement, c’est-à-dire par la manière dont l’animal marche.
מוּמִין אֵלּוּ מָנָה וְכוּ׳. לְמֵימְרָא דְּלָאו הַיְינוּ אוֹרְחֵיהּ? וּרְמִינְהוּ: הַמַּפֶּלֶת מִין בְּהֵמָה וְחַיָּה וָעוֹף, בֵּין טְמֵאִין בֵּין טְהוֹרִין, אִם זָכָר תֵּשֵׁב לְזָכָר.
§ La michna enseigne qu’en ce qui concerne ces défauts énumérés dans ce chapitre, Ila les a énumérés à Yavné, et il en a ajouté trois autres, dont un animal dont l’œil est rond comme celui d’une personne. La Guemara demande : Est-ce à dire que ce n’est pas la manière des animaux d’avoir des yeux de ce genre ? Et on peut soulever une contradiction à partir d’une michna (Nidda 21a) : En ce qui concerne une femme qui fait une fausse couche d’un fœtus ayant la forme d’un type d’animal domestique, d’animal sauvage ou d’oiseau, qu’il s’agisse d’un animal non casher ou d’un animal casher, s’il est mâle, la femme observe les périodes d’impureté, c’est-à-dire sept jours, et de pureté, c’est-à-dire trente-trois jours, établies dans la Torah pour une femme qui donne naissance à un mâle.
אִם נְקֵבָה — תֵּשֵׁב לִנְקֵבָה, אֵינוֹ יָדוּעַ — תֵּשֵׁב לְזָכָר וְלִנְקֵבָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.
Si c’est une femelle, la femme observe les périodes d’impureté, c’est-à-dire quatorze jours, et de pureté, c’est-à-dire soixante-six jours, établies dans la Torah pour une femme qui donne naissance à une femelle. Si son sexe est inconnu, la femme observe les restrictions les plus sévères du cas de la naissance d’un mâle et les restrictions les plus sévères du cas de la naissance d’une femelle : Elle est impure pendant quatorze jours comme une femme qui a donné naissance à une femelle, mais le sang qu’elle voit ensuite est pur jusqu’à ce que seulement quarante jours après l’accouchement se soient écoulés, comme une femme qui a donné naissance à un mâle. Telle est la déclaration de Rabbi Meir.
וְאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר? הוֹאִיל וְגַלְגַּל עֵינוֹ עָגוֹל כְּשֶׁל אָדָם! אָמַר רַב יוֹסֵף: לָא קַשְׁיָא, הָא בְּאוּכָּמָא, הָא בְּחִיוָּורָא.
Et Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yoḥanan dit : Quelle est la raison de Rabbi Meir ? Puisque l’œil de ces animaux est rond comme celui d’une personne, une femme qui fait une fausse couche d’un fœtus de ce type est impure. Rav Yosef dit, pour résoudre cette contradiction apparente : Ce n’est pas difficile ; cela fait référence à la partie noire de l’œil, tandis que cela fait référence à la partie blanche de l’œil.
וּפִיו דּוֹמֶה כְּשֶׁל חֲזִיר. אָמַר רַב פָּפָּא: לָא תֵּימָא דִּשְׁפִיד וּפְרִוס, אֶלָּא כֵּיוָן דִּפְרִוס אַף עַל גַּב דְּלָא שְׁפִיד.
La michna enseigne : Ou sa bouche est semblable à celle d’un porc. Rav Pappa dit : Ne dis pas que cela se réfère seulement à un cas où la bouche est pointue et la lèvre supérieure recouvre la lèvre inférieure, exactement comme celle d’un porc. Au contraire, lorsqu’elle recouvre, même si elle n’est pas pointue, c’est un défaut.
וְשֶׁנִּיטַּל רוֹב הַמְדַבֵּר שֶׁבִּלְשׁוֹנוֹ. מַתְנִיתִין מַנִּי? רַבִּי יְהוּדָה הִיא, דְּתַנְיָא: וְאֶת שֶׁנִּיטַּל רוֹב הַלָּשׁוֹן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: רוֹב הַמְדַבֵּר שֶׁל לְשׁוֹנוֹ.
La michna enseigne : Ou que la majeure partie de la partie de sa langue correspondant à la partie qui permet la parole dans la langue d’une personne a été retirée. La Guemara demande : De qui est l’opinion exprimée dans la michna ? C’est l’opinion de Rabbi Yehouda, comme cela est enseigné dans une baraita : Ou que la majeure partie de sa langue a été retirée ; Rabbi Yehouda dit : La majeure partie de la partie de sa langue correspondant à la partie qui permet la parole dans la langue d’une personne doit être retirée pour être considérée comme un défaut.
מַתְנִי׳ וּמַעֲשֶׂה שֶׁהַלְּחִי הַתַּחְתּוֹן עוֹדֵף עַל הָעֶלְיוֹן, וְשָׁאַל רַבָּן גַּמְלִיאֵל לַחֲכָמִים, וְאָמְרוּ: הֲרֵי זֶה מוּם.
MICHNA :Et il y eut un incident où la mâchoire inférieure du premier-né dépassait la supérieure, et Rabban Gamliel demanda aux Sages une décision, et ils dirent : C’est un défaut qui permet l’abattage du premier-né.
גְּמָ׳ מַאי תַּנָּא דְּקָתָנֵי ״וּמַעֲשֶׂה״? מִשּׁוּם דִּתְנַן ״פִּיו דּוֹמֶה לַחֲזִיר״, וּפְלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי, וְקָאָמְרִינַן: כִּי פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ דְּרַבִּי בִּשְׂפָתוֹ עֶלְיוֹנָה עוֹדֶפֶת עַל הַתַּחְתּוֹנָה, אֲבָל שֶׁהַתַּחְתּוֹנָה עוֹדֶפֶת עַל הָעֶלְיוֹנָה — הֲרֵי זֶה מוּם.
GUEMARA : La Guemara demande : Quelle décision a été enseignée dans la michna précédente à laquelle le tanna fait référence lorsqu’il enseigne ici : Et il y eut un incident ? La Guemara répond : Puisque nous avons appris dans la liste des défauts de la michna précédente le cas où sa bouche est semblable à celle d’un porc, et que les Sages sont en désaccord avec Rabbi Ila dans ce cas, nous disons ici que lorsque les Sages sont en désaccord avec Rabbi Ila, ce n’est que dans un cas où sa lèvre supérieure recouvre l’inférieure. Mais dans un cas où la mâchoire inférieure dépasse la supérieure, tous conviennent que c’est un défaut.