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וְהָאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב: הַצּוֹרֵם אֹזֶן הַפָּר וְאַחַר כָּךְ קִיבֵּל דָּמוֹ — פָּסוּל, שֶׁנֶּאֱמַר ״וְלָקַח מִדַּם הַפָּר״ — הַפָּר שֶׁהָיָה כְּבָר! אֶלָּא: כָּאן שֶׁחָסְרָה קוֹדֶם קַבָּלָה, כָּאן שֶׁחָסְרָה לְאַחַר קַבָּלָה.
Mais Rabbi Zeira ne dit-il pas que Rav dit : Dans le cas de quelqu’un qui fend l’oreille du taureau avec le couteau après l’abattage, créant ainsi un défaut, puis recueille son sang du cou, l’offrande est disqualifiée, comme il est dit : « Et le prêtre oint prendra du sang du taureau » (Lévitique 4:5). En employant l’expression « le taureau », le verset indique que le taureau doit être, au moment du recueil du sang, tel qu’il était déjà avant l’abattage, sans défaut. Plutôt, ici, dans la première baraita, il s’agit d’un cas où il lui manquait un rein avant le recueil du sang, tandis que là-bas, dans la seconde baraita, il s’agit d’un cas où il lui manquait un rein seulement après le recueil du sang.
וּלְאַחַר קַבָּלָה קוֹדֶם זְרִיקָה, מִי שְׁרֵי? וְהָתַנְיָא: ״שֶׂה תָּמִים זָכָר בֶּן שָׁנָה יִהְיֶה לָכֶם״, שֶׁיְּהֵא תָּמִים בֶּן שָׁנָה בִּשְׁעַת שְׁחִיטָה.
La Guemara demande : Et si l’animal a perdu un rein après la collecte du sang mais avant l’aspersion du sang, est-il permis de l’offrir en sacrifice sur l’autel ? Mais n’est-il pas enseigné dans une baraita que le verset dit au sujet de l’offrande pascale : « Votre agneau sera sans défaut, mâle, dans sa première année » (Exode 12:5), indiquant qu’il doit être sans défaut et dans sa première année au moment de l’abattage ?
וּמִנַּיִן בְּקַבָּלָה וְהוֹלָכָה וְהַזָּיָיה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יִהְיֶה״, שֶׁיְּהוּ כׇּל הֲוָיוֹתָיו תָּם וּבֶן שָׁנָה.
La baraita continue : Et d’où est-il déduit qu’il doit aussi être sans défaut au moment de la collecte du sang, et au moment du transport de son sang vers l’autel, et au moment de l’aspersion du sang ? Le verset déclare : « Sera », soulignant que toutes les actions qui sont effectuées sur lui seront effectuées seulement lorsqu’il est sans défaut et dans sa première année. Cela enseigne que l’offrande doit être sans défaut même au moment de l’aspersion de son sang.
תַּרְגְּמַהּ אַבֶּן שָׁנָה, הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּתַנְיָא: רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: כׇּל הַזְּבָחִים שֶׁבַּתּוֹרָה שֶׁנִּשְׁתַּיֵּיר מֵהֶן כְּזַיִת בָּשָׂר אוֹ כְּזַיִת חֵלֶב — זוֹרֵק אֶת הַדָּם, שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara répond : Interprète cette baraita comme enseignant que seule l’exigence selon laquelle l’animal doit être dans sa première année est nécessaire au moment de l’aspersion. Néanmoins, il n’a pas besoin d’être sans défaut à ce stade. La Guemara ajoute : De même, il est raisonnable que ce soit la bonne interprétation, car il est enseigné dans une baraita que Rabbi Yehoshua dit : En ce qui concerne toutes les offrandes dans la Torah qui ont été abattues et dont le sang a été recueilli, desquelles il reste soit un volume d’olive de chair, soit un volume d’olive de graisse, le prêtre asperge le sang de cette offrande. Apprends de cette baraita que même s’il manque la majeure partie de l’offrande, elle n’est pas disqualifiée après la collecte du sang.
וּמִי אִיכָּא מִידֵּי, דְּבִשְׁעַת שְׁחִיטָה הָוֵי בֶּן שָׁנָה, וּבִשְׁעַת קַבָּלָה וְהוֹלָכָה הָוֵי בֶּן שְׁתֵּי שָׁנִים? אָמַר רָבָא: זֹאת אוֹמֶרֶת שָׁעוֹת פּוֹסְלוֹת בְּקָדָשִׁים.
La Guemara demande au sujet de l’interprétation de la baraita : Mais existe-t-il quelque chose où, au moment de son abattage, l’animal est dans sa première année, mais au moment de la collecte du sang et de son acheminement vers l’autel, il est dans sa deuxième année ? Rava dit : Cela veut dire que les heures disqualifient dans le cas des animaux sacrificiels, c’est-à-dire que l’on mesure l’âge de l’offrande à partir du moment exact de sa naissance. Par conséquent, si l’animal entre dans sa deuxième année entre le moment où il est abattu et la collecte de son sang, il est disqualifié.
לֵימָא כְּתַנָּאֵי: ״וּמָעוּךְ וְכָתוּת וְנָתוּק וְכָרוּת״ — כּוּלָּן בַּבֵּיצִים, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.
§ La Guemara revient à la discussion précédente sur la question de savoir si l’absence d’un organe interne disqualifie une offrande pour le sacrifice. Disons que cette question fasse l’objet d’un différend entre tannaïm, comme cela est enseigné dans une baraita qui traite du verset donnant une liste d’animaux disqualifiés de l’autel : « Et celui dont les testicules sont meurtris, ou écrasés, ou arrachés, ou coupés vous ne l’offrirez pas au Seigneur » (Lévitique 22:24). Tous ces défauts se trouvent dans les testicules de l’animal ; telle est la déclaration de Rabbi Yehuda.
בַּבֵּיצִים וְלֹא בַּגִּיד? אֵימָא: אַף בַּבֵּיצִים — דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: כּוּלָּן בַּגִּיד. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: ״מָעוּךְ וְכָתוּת״ — אַף בַּבֵּיצִים, ״נָתוּק וְכָרוּת״ — בַּגִּיד אִין, בַּבֵּיצִים לָא.
La Guemara demande : Rabbi Yehouda veut-il dire que ces défauts ne concernent que les testicules et non le pénis ? Là aussi, ils devraient être considérés comme des défauts, car le pénis est plus exposé et plus visible que les testicules. Au contraire, dis que tous s’appliquent aussi aux testicules ; telle est l’opinion de Rabbi Yehouda. Rabbi Eliezer ben Ya’akov dit : Tous ne sont considérés comme des défauts que lorsqu’ils se trouvent sur le pénis. Rabbi Yossei dit : Les défauts de « meurtri ou écrasé » s’appliquent aussi aux testicules, tandis que s’agissant des défauts de « arraché ou coupé », sur le pénis, oui, ils sont considérés comme un défaut, mais sur les testicules ils ne sont pas considérés comme un défaut.
מַאי לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי, דְּמָר סָבַר: חֶסְרוֹן מִבִּפְנִים שְׁמֵיהּ חֶסְרוֹן, וּמָר סָבַר: לָא שְׁמֵיהּ חֶסְרוֹן?
La Guemara explique la pertinence de la controverse pour la question en cours : N’est-ce pas que ces tanna’im sont en désaccord sur ceci : que un Sage, Rabbi Yehouda, soutient que l’absence d’un membre interne est appelée une absence. Par conséquent, dans les cas où les testicules sont endommagés, ils sont considérés comme manquants, ce qui disqualifie l’animal, bien que le défaut ne soit pas visible. Et un Sage, Rabbi Eliezer ben Ya’akov, soutient que l’absence d’un membre interne n’est pas appelée une absence.
וְתִסְבְּרָא? רַבִּי יוֹסֵי מַאי קָסָבַר? אִי קָסָבַר חֶסְרוֹן מִבִּפְנִים שְׁמֵיהּ חֶסְרוֹן — אֲפִילּוּ ״נָתוּק וְכָרוּת״ נָמֵי! וְאִי קָסָבַר לָא שְׁמֵיהּ חֶסְרוֹן — אֲפִילּוּ ״מָעוּךְ וְכָתוּת״ נָמֵי לָא!
La Guemara rejette cette suggestion : Et peux-tu comprendre la baraita de cette manière ? Si c’est le cas, quelle est l’opinion de Rabbi Yossei ? S’il soutient que l’absence d’un membre interne est appelée une absence, alors même « déchiré ou coupé » devrait être considéré comme une absence, malgré le fait que ces défauts ne sont pas visibles. Et s’il soutient que l’absence d’un membre interne n’est pas appelée une absence, alors même « meurtri ou écrasé » ne devrait pas être considéré comme une absence, puisqu’ils ne sont pas exposés.
אֶלָּא, הָכָא בְּמוּמִים שֶׁבַּגָּלוּי קָמִיפַּלְגִי. רַבִּי יְהוּדָה סָבַר: ״מָעוּךְ וְכָתוּת״ הָוֵי מוּמָא, דְּמִיכַּוְוצָן, ״נָתוּק וְכָרוּת״ הָוֵי מוּמָא, דְּהָא תַּלְיָין. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב סָבַר: ״מָעוּךְ וְכָתוּת״ לָא הָוֵי מוּמָא, דְּמֵעִיקָּרָא נָמֵי זִמְנִין דְּמִיכַּוְוצָן, ״נָתוּק וְכָרוּת״ לָא הָוֵי מוּמָא, דְּמֵעִיקָּרָא נָמֵי זִימְנִין דְּתַלְיָין.
Au contraire, ici ils sont en désaccord au sujet des défauts apparents. Rabbi Yehouda soutient que des testicules « meurtris ou écrasés » sont considérés comme défectueux, car les testicules rétrécissent visiblement à cause de l’écrasement. De même, des testicules qui sont « déchirés ou coupés » sont considérés comme défectueux, car les testicules paraissent pendre, c’est-à-dire être ballants, au point de ne pas sembler attachés de la manière habituelle. Rabbi Eliezer ben Ya’akov soutient que des testicules « meurtris ou écrasés » ne sont pas considérés comme des défauts apparents, car au départ, avant d’être endommagés, il arrive que les testicules rétrécissent aussi. En outre, des testicules « déchirés ou coupés » ne sont pas considérés comme défectueux non plus, car au départ, avant d’être déchirés ou coupés, il arrive que les testicules pendent aussi.
וְרַבִּי יוֹסֵי סָבַר: ״מָעוּךְ וְכָתוּת״ הָוֵי מוּמָא — דְּהָא לֵיתַנְהוּ, ״נָתוּק וְכָרוּת״ לָא הָוֵי מוּמָא — דְּהָא אִיתַנְהוּ.
Et Rabbi Yosei soutient que des testicules « meurtris ou écrasés » sont considérés comme porteurs d’un défaut, car ils ne sont plus présents dans leur état normal, mais entièrement brisés. Mais il soutient que des testicules « arrachés ou coupés » ne sont pas considérés comme porteurs d’un défaut, car ils sont encore présents dans la bourse, malgré le fait qu’ils ne fonctionnent plus.
מַתְנִי׳ נִפְגַּם הַזּוֹבָן, הָעֶרְיָה שֶׁל נְקֵבָה בַּמּוּקְדָּשִׁין, נִפְגַּם הַזָּנָב מִן הָעֶצֶם, אֲבָל לֹא מִן הַפֶּרֶק, אוֹ שֶׁרֹאשׁ זָנָב מְפַצֵּל, נִקְלְפָה הָעוֹר וְהַבָּשָׂר וְהָעֶצֶם נִשְׁאַר, אוֹ שֶׁיֵּשׁ בָּשָׂר מֵחוּלְיָא לְחוּלְיָא מְלֹא אֶצְבַּע.
MISHNA: La michna détaille des défauts נוספים qui permettent l’abattage des animaux premiers-nés : si la poche [hazoven] dans laquelle les organes génitaux du premier-né sont cachés, ou si les organes génitaux d’un animal sacrificiel femelle, ont été endommagés et sont déficients ; si la queue a été endommagée à partir de l’os de la queue, mais non si elle a été endommagée à partir de l’articulation, c’est-à-dire l’une des articulations entre les vertèbres, parce que cela guérit ; ou dans un cas où l’extrémité de la queue est fendue, c’est-à-dire que la peau et la chair ont été retirées et l’os est resté exposé ; ou dans un cas où il y a toute une largeur de doigt de chair entre une articulation et une autre ; tous אלה sont des défauts.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: נִפְגַּם וְלֹא נִיטַּל, כִּיס וְלֹא זַכְרוּת. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: נִפְגַּם וְלֹא נִיטַּל, כִּיס וְלֹא זַכְרוּת. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בֶּן הַמְשׁוּלָּם: מַעֲשֶׂה בְּעִינְבָּל אֶחָד שֶׁנְּטָלוֹ זְאֵב וְחָזַר לְאֵיתָנוֹ.
GUEMARA : En ce qui concerne le cas où la poche dans laquelle les organes génitaux du premier-né sont cachés a été endommagée, Rabbi Elazar dit : Cela ne s’applique que si la poche a été endommagée, mais non dans un cas où elle a été retirée. En outre, il s’agit d’un défaut seulement si la poche a été endommagée, mais non si l’organe sexuel mâle a été endommagé. La Guemara note que cette opinion est également enseignée dans une baraita : Il s’agit d’un défaut seulement si la poche a été endommagée, mais non si elle a été retirée, et seulement si la poche a été endommagée, mais non l’organe sexuel mâle. Rabbi Yosei ben HaMeshullam dit : Un incident s’est produit avec un animal à Inbal, où un loup a retiré sa poche et il a ensuite retrouvé sa vigueur, c’est-à-dire qu’elle a repoussé.
נִפְגְּמָה הַזָּנָב מִן הָעֶצֶם וְכוּ׳. תָּנָא: אֶצְבַּע שֶׁאָמְרוּ — אֶחָד מֵאַרְבָּעָה בְּטֶפַח שֶׁל כׇּל הָאָדָם. לְמַאי הִלְכְתָא? אָמַר רַבָּה: לְעִנְיַן תְּכֵלֶת, דְּתַנְיָא: כַּמָּה חוּטִין הוּא נוֹתֵן? בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אַרְבָּעָה, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: שְׁלֹשָׁה.
§ La michna a déclaré : Si la queue a été endommagée depuis l’os caudal… ou dans un cas où il y a toute la largeur d’un doigt de chair entre une articulation et une autre. Un tanna a enseigné : La largeur d’un doigt dont les Sages ont parlé est un quart d’une paume de toute personne moyenne. La Guemara demande : À propos de quelle halakha cela a-t-il été dit ? Rabba dit : Cela a été dit à propos du tekhelet, c’est-à-dire des franges rituelles. Comme il est enseigné dans une baraita : Combien de fils place-t-on sur un vêtement ? Beit Shammaï disent : Quatre fils sont insérés dans le trou du vêtement, de sorte qu’au total huit fils pendent, et Beit Hillel disent : Trois fils sont insérés dans le trou, de sorte que six pendent.
וְכַמָּה תְּהֵא מְשׁוּלֶּשֶׁת? בֵּית שַׁמַּאי אוֹמְרִים: אַרְבָּעָה, וּבֵית הִלֵּל אוֹמְרִים: שְׁלֹשָׁה. וּשְׁלִישׁ שֶׁבֵּית הִלֵּל אוֹמְרִים — אֶחָד מֵאַרְבַּע בְּטֶפַח שֶׁל כׇּל אָדָם.
La baraita continue : Et combien doit pendre au-delà des nœuds et des enroulements ? Beit Shammaï disent : Quatre palmes, et Beit Hillel disent : Trois palmes. Et les trois palmes que Beit Hillel disent devoir pendre représentent chacune un quart d’une palme de toute personne moyenne.
רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ אָמַר: לִשְׁתֵּי אַמּוֹת, דִּתְנַן: שְׁתֵּי אַמּוֹת הָיוּ
Rav Houna, fils de Rav Yehoshua, dit que cette baraita traitant de la largeur d'une paume fait référence aux deux coudées mentionnées dans un autre contexte, comme nous l'avons appris dans une michna (Kelim 17:9) : Il y avait deux tiges pour mesurer des coudées

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