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אִם יֵשׁ בּוֹ מוּם — יַעֲלֶה וְיִשְׁחוֹט, וְאִם לָאו — לֹא יִשְׁחוֹט. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כֹּל שֶׁאֵין מוּמוֹ נִיכָּר מִבְּעוֹד יוֹם, אֵין זֶה מִן הַמּוּכָן —
S’il a un défaut permanent, en raison duquel il peut être abattu et mangé, il peut le faire remonter de la citerne et l’abattre ; mais si ce n’est pas le cas, ou si son défaut est temporaire, il ne peut pas l’abattre. Rabbi Shimon dit : Même s’il a un défaut, il est interdit de l’abattre, car tout animal premier-né dont le défaut n’est pas perceptible tant qu’il fait encore jour, c’est-à-dire le jour précédant la fête, n’est pas considéré comme étant parmi les animaux préparés avant la fête pour être utilisés pendant la fête.
גְּמָ׳ בְּמַאי קָא מִפַּלְגִי? אִי נֵימָא בְּרוֹאִין מוּמִין קָמִפַּלְגִי, דְּרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: רוֹאִין מוּמִין בְּיוֹם טוֹב, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר: אֵין רוֹאִין מוּמִין בְּיוֹם טוֹב, וְלִפַּלְגוּ בְּרוֹאִין מוּמִין דְּעָלְמָא!
GEMARA: La Guemara demande : À propos de quel principe sont en désaccord Rabbi Yehouda et Rabbi Shimon ? Si nous disons qu’ils sont en désaccord sur la question de savoir si l’on peut examiner des défauts pendant une fête, de sorte que Rabbi Yehouda soutient qu’on peut examiner des défauts pendant une fête, et Rabbi Shimon soutient qu’on ne peut pas examiner des défauts pendant une fête, dans ce cas, qu’ils soient en désaccord au sujet de l’examen des défauts en général pendant une fête, et non seulement au sujet du cas particulier d’un premier-né tombé dans une citerne.
בְּכוֹר שֶׁנָּפַל לַבּוֹר אִצְטְרִיכָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: מִשּׁוּם צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים לַעֲרֵים וְלַסְּקֵיהּ כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ — קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara répond : Il était nécessaire d’enseigner le désaccord concernant le cas d’un premier-né tombé dans une citerne, car on aurait pu penser que, en raison de la question de la souffrance des êtres vivants, il faudrait employer un stratagème pour contourner la halakha et faire remonter l’animal de la citerne. Cela serait conforme à l’opinion de Rabbi Yehoshua, qui affirme ailleurs (37a), à propos d’un autre cas, qu’on peut employer un stratagème afin de sauver un animal tombé dans une citerne pendant une fête. Par conséquent, la michna nous enseigne que Rabbi Yehuda et Rabbi Shimon sont en désaccord même dans le cas d’un premier-né tombé dans une citerne.
אִי הָכִי, ״לֹא יִשְׁחוֹט״? ״לֹא יַעֲלֶה וְיִשְׁחוֹט״ מִבְּעֵי לֵיהּ! לָא צְרִיכָא — דַּעֲבַר וְאַסְּקֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: לִשְׁחֲטֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara demande : Si tel est le cas, si la michna mentionne le cas d’un premier-né tombé dans une citerne afin d’enseigner qu’on ne peut pas employer un stratagème pour faire remonter l’animal de la citerne, l’expression : Il ne peut pas l’abattre est inexacte. Elle aurait plutôt dû dire : Il ne peut pas faire remonter l’animal et l’abattre. La Guemara répond : Non, cet enseignement est nécessaire dans un cas où il a transgressé l’interdit et l’a déjà fait remonter, car on aurait pu penser qu’il peut maintenant l’abattre. Par conséquent, la michna nous enseigne que même alors il ne peut pas le faire.
לִשְׁחֲטֵיהּ?! הָא תָּם הוּא! לָא צְרִיכָא, דִּנְפַל בֵּיהּ מוּמָא. וְהָא מוּקְצֶה הוּא!
La Guemara exprime son étonnement face à cette réponse : Comment pourrait-on penser que l’on peut maintenant l’abattre ? N’est-il pas l’animal sans défaut ? Comment pourrait-on imaginer qu’il est permis d’abattre un premier-né qui est sans défaut ? La Guemara répond : Cet enseignement n’est nécessaire que dans un cas où il a développé un défaut après sa chute. La Guemara conteste cet argument : Mais comment pourrait-on penser que l’on peut maintenant abattre l’animal ? N’entre-t-il pas dans la catégorie de muktze, puisqu’il n’était pas apte à être consommé la veille de la fête, car à ce moment-là il était encore sans défaut ? Dans ce cas, il devrait rester dans la catégorie de muktze pendant toute la fête.
אֶלָּא: דִּנְפַל בֵּיהּ מוּם עוֹבֵר מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב, וְהַשְׁתָּא הֲוָה לֵיהּ מוּם קָבוּעַ. מַהוּ דְּתֵימָא: דְּדַעְתֵּיהּ עִלָּוֵיהּ, וְנִשְׁחֲטֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.
Au contraire, la michna parle d’un cas l’animal a développé un défaut temporaire, un défaut qui pourrait éventuellement guérir, à la veille de la fête, et maintenant, après être tombé, il a un défaut permanent. De peur que tu ne dises que son esprit était déjà fixé sur l’animal comme nourriture avant la fête en raison du défaut temporaire et que, par conséquent, il devrait maintenant être permis de l’abattre, la michna nous enseigne que, puisqu’il n’était pas propre à la consommation avant la fête, il n’est pas considéré comme préparé pour l’usage pendant la fête. Au contraire, il entre dans la catégorie de muktze et il ne peut pas être abattu.
תָּנוּ רַבָּנַן: בְּכוֹר תָּם שֶׁנָּפַל לַבּוֹר, רַבִּי יְהוּדָה הַנָּשִׂיא אוֹמֵר: יֵרֵד מוּמְחֶה וְיִרְאֶה, אִם יֵשׁ בּוֹ מוּם — יַעֲלֶה וְיִשְׁחוֹט, וְאִם לָאו — לֹא יִשְׁחוֹט. אָמַר לוֹ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן מְנַסְיָא: הֲרֵי אָמְרוּ אֵין רוֹאִין מוּמִין בְּיוֹם טוֹב. כֵּיצַד? נוֹלַד בּוֹ מוּם מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב, אֵין מְבַקְּרִין אוֹתוֹ בְּיוֹם טוֹב. נוֹלַד בּוֹ מוּם
Les Sages ont enseigné la baraita suivante : En ce qui concerne un premier-né sans défaut qui est tombé dans une citerne pendant une fête, Rabbi Yehuda HaNasi dit : Un expert en ces matières descend dans la citerne et examine l’animal. S’il a maintenant un défaut permanent à la suite de la chute, il peut le remonter de la citerne et l’abattre ; mais sinon, alors même s’il le remonte, il ne peut pas l’abattre, même si par la suite il développe un défaut. Rabbi Shimon ben Menasya lui dit : Les Sages des générations précédentes ont déjà dit qu’on ne peut pas examiner les défauts pendant une fête. Comment cela? Si un défaut est apparu la veille d’une fête, on ne peut pas l’examiner pendant la fête elle-même pour voir s’il est bien du type qui permet d’abattre l’animal. Et si le défaut est apparu

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