הַמְחוּסָּר צֵידָה — אָסוּר, וְשֶׁאֵינוֹ מְחוּסָּר צֵידָה — מוּתָּר.
à l’intérieur d’un tel enclos dont la capture est inadéquate, c’est-à-dire que l’enclos est grand et comporte des cachettes, de sorte qu’il est encore nécessaire de poursuivre et d’appréhender l’animal, il est interdit de le capturer ; et en ce qui concerne tout animal dont la capture n’est pas inadéquate, puisqu’il est possible de le saisir immédiatement sans devoir engager une poursuite supplémentaire, il est permis de le capturer.
גְּמָ׳ וּרְמִינְהוּ: בֵּיבָרִין שֶׁל חַיָּה וְשֶׁל עוֹפוֹת — אֵין צָדִין מֵהֶם בְּיוֹם טוֹב וְאֵין נוֹתְנִין לִפְנֵיהֶם מְזוֹנוֹת. קַשְׁיָא חַיָּה אַחַיָּה, קַשְׁיָא עוֹפוֹת אַעוֹפוֹת!
GUEMARA :Et la Guemara soulève une contradiction à partir de ce qui est énoncé dans la Tosefta : Depuis des enclos d’animaux et d’oiseaux, on ne peut pas capturer des animaux ou des oiseaux un jour de fête, et l’on ne peut pas non plus placer de la nourriture devant eux. Cela est difficile en raison d’une contradiction entre la décision concernant un animal dans la michna et la décision concernant un animal dans la Tosefta. Cela est également difficile en raison d’une contradiction entre la décision concernant les oiseaux dans la michna et la décision concernant les oiseaux dans la Tosefta.
בִּשְׁלָמָא חַיָּה אַחַיָּה לָא קַשְׁיָא: הָא רַבִּי יְהוּדָה, הָא רַבָּנַן.
La Guemara résout la première contradiction : Soit, en ce qui concerne la contradiction entre la décision relative à un animal dans la michna et la décision relative à un animal dans la Tosefta, ce n’est pas difficile, car cela, la baraita qui interdit de capturer et de nourrir des animaux dans les enclos, est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda, qui soutient qu’un animal capturé dans un enclos dont la capture est inadéquate, c’est-à-dire qu’il est encore nécessaire de poursuivre et d’appréhender l’animal, n’est pas considéré comme capturé, et par conséquent on ne peut pas le capturer depuis l’enclos pendant une fête. Tandis que cela, la michna qui permet de capturer et de nourrir les animaux dans les enclos, est conforme à l’opinion des Sages, qui soutiennent qu’un animal dans un enclos est considéré comme capturé, et que par conséquent le retirer de là n’est pas considéré comme un acte de chasse.
דִּתְנַן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הַצָּד צִפּוֹר לַמִּגְדָּל וּצְבִי לַבַּיִת — חַיָּיב. לַבַּיִת הוּא דְּמִחַיַּיב, אֲבָל לְבִיבָרִין — לָא. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: צִפּוֹר — לַמִּגְדָּל, וּצְבִי — לַגִּנָּה וְלֶחָצֵר וְלַבִּיבָרִין.
Comme nous l’avons appris dans une michna : Rabbi Yehouda dit : Celui qui pousse et capture un oiseau dans une armoire ou un cerf dans une maison est passible. La Guemara en déduit ceci : C’est seulement s’il capture l’animal dans une maison qu’il est passible, mais s’il le capture dans un enclos, il n’est pas passible. Et les Sages disent : On est passible pour avoir capturé un oiseau dans une armoire, et pour avoir capturé un cerf dans un jardin, ou dans une cour, ou dans un enclos. Cela démontre que, selon les Sages, un animal qui se trouve dans un enclos est considéré comme déjà capturé, tandis que Rabbi Yehouda n’est pas d’accord. Il s’ensuit que Rabbi Yehouda et les Sages sont également en désaccord, de manière similaire, au sujet du fait d’attraper un animal dans un enclos et de l’en retirer pendant une fête.
אֶלָּא, עוֹפוֹת אַעוֹפוֹת קַשְׁיָא! וְכִי תֵּימָא הָא נָמֵי לָא קַשְׁיָא: הָא בְּבִיבָר מְקוֹרֶה, הָא בְּבִיבָר שֶׁאֵינוֹ מְקוֹרֶה.
Cependant, en ce qui concerne la contradiction entre la décision concernant les oiseaux dans la michna et la décision concernant les oiseaux dans la Tosefta, cela est difficile, car tous s’accordent à dire qu’on ne peut pas les capturer, même dans sa propre maison. Et si vous dites que cette contradiction n’est pas non plus difficile, parce que celle-ci, la michna qui permet de capturer, se réfère à un enclos couvert, dans lequel un oiseau est considéré comme capturé, et qu’il n’y a donc pas d’interdiction à le saisir pendant une fête, et celle-là, la baraita qui interdit de capturer, se réfère à un enclos non couvert, dans lequel un oiseau n’est pas considéré comme capturé et le saisir est interdit, cela ne résout pas la contradiction.
וְהָא בַּיִת, דִּכְבִיבָר מְקוֹרֶה דָּמֵי, וּבֵין לְרַבִּי יְהוּדָה וּבֵין לְרַבָּנַן: צִפּוֹר לַמִּגְדָּל — אִין, לַבַּיִת — לָא!
La Guemara explique pourquoi la résolution proposée doit être rejetée : En ce qui concerne une maison, qui est comme une enceinte couverte, il n’y a pas de différend. Et selon à la fois Rabbi Yehouda et les Sages, un oiseau piégé dans une armoire, oui, est considéré comme piégé, tandis qu’un oiseau dans une maison, non, n’est pas considéré comme piégé.
אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: הָכָא בְּצִפּוֹר דְּרוֹר עָסְקִינַן, שֶׁאֵינָהּ מְקַבֶּלֶת מָרוּת. דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: לָמָּה נִקְרָא שְׁמָהּ צִפּוֹר דְּרוֹר — שֶׁדָּרָה בַּבַּיִת כְּבַשָּׂדֶה.
Rabba bar Rav Huna a dit : Ici, dans la michna, selon laquelle un oiseau dans une maison n’est pas considéré comme capturé, nous parlons d’un oiseau libre, un moineau, qui n’accepte aucune autorité. Cet oiseau n’est pas intimidé et échappe à la capture même dans une maison. Comme l’a enseigné l’école de Rabbi Yishmael : Pourquoi l’appelle-t-on un oiseau [dror] libre ? Parce qu’il habite [dara] dans une maison comme il le fait dans un champ, voletant d’un endroit à l’autre. Pour cette raison, il n’est pas considéré comme capturé lorsqu’il se trouve dans une maison. Par conséquent, la distinction entre un enclos couvert et un enclos non couvert résout l’apparente contradiction entre la michna et la Tosefta.
הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, חַיָּה אַחַיָּה נָמֵי לָא קַשְׁיָא: הָא — בְּבִיבָר קָטָן, הָא — בְּבִיבָר גָּדוֹל.
La Guemara commente : Maintenant que tu es parvenu à cette compréhension, selon laquelle la différence entre les décisions dans les deux sources repose sur des circonstances différentes et non sur une controverse tannaïtique, la contradiction apparente entre la décision concernant un animal dans la michna et la décision concernant un animal dans la Tosefta n’est pas non plus difficile. Ceci, la décision dans la michna qui permet d’appréhender l’animal, se rapporte à un petit enclos, dans lequel l’animal ne peut pas échapper à ses poursuivants et ne nécessite pas de capture supplémentaire. Cela, la décision dans la Tosefta qui interdit d’appréhender l’animal, se rapporte à un grand enclos, dont l’animal ne peut pas s’échapper, mais peut encore éviter d’être capturé.
הֵיכִי דָּמֵי בִּיבָר קָטָן הֵיכִי דָּמֵי בִּיבָר גָּדוֹל? אָמַר רַב אָשֵׁי: כׇּל הֵיכָא דְּרָהֵיט אַבָּתְרַהּ וּמָטֵי לַהּ בְּחַד שִׁחְיָא — בִּיבָר קָטָן, וְאִידַּךְ — בִּיבָר גָּדוֹל. אִי נָמֵי: כׇּל הֵיכָא דְּאִיכָּא עוּקְצֵי עוּקְצֵי — בִּיבָר גָּדוֹל, וְאִידַּךְ — בִּיבָר קָטָן. אִי נָמֵי: כׇּל הֵיכָא דְּנָפְלִי טוּלָּא דְכֻתְלֵי אַהֲדָדֵי — בִּיבָר קָטָן, וְאִידַּךְ — בִּיבָר גָּדוֹל.
La Guemara demande : Quelles sont les circonstances d’un petit enclos, et quelles sont les circonstances d’un grand enclos ? Rav Ashi a dit : Tout enclos où l’on peut courir après un animal et l’atteindre en une seule flexion est un petit enclos. Et tout autre est un grand enclos. Ou peut-être, tout enclos qui comporte une série de coins dans lesquels l’animal pourrait se cacher et échapper à la capture est un grand enclos, et tout autre est un petit enclos. Ou peut-être, tout enclos où les ombres des différents murs tombent les unes sur les autres, parce que les murs sont proches les uns des autres, est un petit enclos. Et tout autre, une zone plus grande où les murs sont plus éloignés les uns des autres, est un grand enclos.
רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר לֹא כָּל הַבֵּיבָרִין שָׁוִין וְכוּ׳. אָמַר רַב יוֹסֵף אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: הֲלָכָה — מִכְּלָל דִּפְלִיגִי!
§ Il a été enseigné dans la michna : Rabban Shimon ben Gamliel dit : Tous les enclos ne sont pas identiques. Si l’animal est insuffisamment capturé dans l’enclos, il est interdit de le saisir ; tandis que s’il est capturé de manière adéquate, il lui est permis de le faire. Rav Yosef a dit que Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel. Abaye dit à Rav Yosef : Si l’on statue que la halakha est conforme à son opinion, cela signifie-t-il par inférence que les Sages sont en désaccord, ou peut-être n’y a-t-il pas de désaccord et tous acceptent-ils l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel ?
אֲמַר לֵיהּ: וּמַאי נָפְקָא לָךְ מִינַּהּ? אֲמַר לֵיהּ: גְּמָרָא גְּמוֹר, זְמוֹרְתָּא תְּהֵא?!
Rav Yosef lui dit : Et quelle différence cela fait-il pour toi que les Sages soient en désaccord ou non ? Dans tous les cas, la halakha est conforme à l’opinion de Rabban Shimon ben Gamliel. Alors, pourquoi est-il important de savoir si la question faisait l’objet d’un différend ou non ? Abaye lui dit, en invoquant une expression populaire au sujet de celui qui apprend sans parvenir à comprendre : S’agit-il simplement d’apprendre la leçon ; que ce soit comme une chanson ? En d’autres termes, suffit-il simplement de répéter mécaniquement la décision halakhique ? Au contraire, il est nécessaire d’examiner la question pour la comprendre, même si cela n’entraîne aucune différence halakhique pratique.
זֶה הַכְּלָל כׇּל הַמְחוּסָּר צֵידָה וְכוּ׳. הֵיכִי דָּמֵי מְחוּסָּר צֵידָה? אָמַר רַב יוֹסֵף אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל שֶׁאוֹמֵר הָבֵא מְצוּדָה וּנְצוּדֶנּוּ.
Il a en outre été enseigné dans la michna : Voici le principe : Tout animal à l’intérieur d’un tel enclos dont la capture est inadéquate ne peut pas être attrapé et retiré de là pendant une fête, tandis que tout animal dont la capture n’est pas inadéquate peut être appréhendé et retiré de là. La Guemara demande : Quelles sont les circonstances d’un animal dont la capture est inadéquate ? Rav Yosef a dit que Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : Tout animal au sujet duquel on dirait : Apportez un piège afin que nous puissions l’attraper, car l’animal ne peut pas être appréhendé sans l’aide d’un piège.
אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְהָא אֲווֹזִין וְתַרְנְגוֹלִין, שֶׁאוֹמְרִים הָבֵא מְצוּדָה וּנְצוּדֶנּוּ, וְתַנְיָא: הַצָּד אֲווֹזִין וְתַרְנְגוֹלִין וְיוֹנֵי הַרְדִּיסָאוֹת — פָּטוּר!
Abaye lui dit : Mais les oies et les poules qui sont en liberté dans une cour ne sont-elles pas des créatures au sujet desquelles on dirait : Apportez un piège afin que nous puissions les attraper, puisqu’elles se déplacent librement et échappent à la capture ? Et, néanmoins, il est enseigné dans une baraita : Celui qui attrape des oies, des poules ou des colombes domestiques est exempté, car elles sont considérées comme déjà capturées.
אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר שְׁמוּאֵל: הַלָּלוּ בָּאִין לִכְלוּבָן לָעֶרֶב, וְהַלָּלוּ אֵין בָּאִין לִכְלוּבָן לָעֶרֶב.
Rabba bar Rav Huna a dit que Shmuel a dit : Il y a une différence entre les deux cas : ceux-ci, les oies et les poules, entrent dans leur poulailler le soir et l’utilisent comme demeure fixe, et sont donc considérés comme capturés, tandis que ceux-ci animaux dans l’enclos n’entrent pas dans leur poulailler le soir et s’enfuient donc devant ceux qui essaient de les attraper.
וַהֲרֵי יוֹנֵי שׁוֹבָךְ וְיוֹנֵי עֲלִיָּיה, דְּבָאִין לִכְלוּבָן לָעֶרֶב, וְתַנְיָא: הַצָּד יוֹנֵי שׁוֹבָךְ וְיוֹנֵי עֲלִיָּיה וְצִפֳּרִים שֶׁקִּנְּנוּ בִּטְפִיחִין בַּבִּירוֹת — חַיָּיב!
La Guemara conteste cet argument : Mais les colombes d’un colombier et les colombes d’un grenier n’entrent-elles pas dans leur abri le soir, et pourtant il est enseigné dans une baraita : Celui qui capture des colombes d’un colombier, des colombes d’un grenier, ou des oiseaux qui nichent dans des cruches dans des bâtiments est passible pour leur capture, bien qu’ils entrent dans leur abri le soir ?
אֶלָּא, אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר שְׁמוּאֵל: הַלָּלוּ בָּאִין לִכְלוּבָן לָעֶרֶב וּמְזוֹנוֹתָן עָלֶיךָ, וְהַלָּלוּ בָּאִין לִכְלוּבָן לָעֶרֶב וְאֵין מְזוֹנוֹתָן עָלֶיךָ.
Au contraire, Rabba bar Rav Huna a dit que Shmuel a dit : On peut établir une distinction de la manière suivante : ceux-ci, les oies et les poules, entrent dans leur poulailler le soir, et leur fournir leur nourriture est de votre responsabilité. Ils sont donc habitués à leurs propriétaires et considérés comme capturés. Tandis que ceux-ci, les colombes d’un colombier et les autres oiseaux mentionnés dans la baraita, certes entrent dans leur abri le soir, mais les nourrir n’est pas de votre responsabilité.
רַב מָרִי אָמַר: הָנֵי עֲבִידִי לְרַבּוֹיֵי, וְהָנֵי לָא עֲבִידִי לְרַבּוֹיֵי. כּוּלְּהוּ נָמֵי עֲבִידִי לְרַבּוֹיֵי! לִכְלוּבָן קָאָמְרִינַן דַּעֲבִידִי לְרַבּוֹיֵי.
Rav Mari a dit une distinction alternative : Celles-ci, les colombes d’un colombier, sont susceptibles de s’enfuir devant les gens et nécessitent donc d’être capturées, tandis que celles-ci, les oies, les poules et les colombes domestiques, ne sont pas susceptibles de s’enfuir devant eux. La Guemara demande : Toutes sont également susceptibles de s’enfuir lorsqu’on les poursuit, même les poules. La Guemara répond : Nous voulions dire qu’elles sont susceptibles de s’enfuir vers leur poulailler. En d’autres termes, même lorsqu’elles atteignent leur poulailler, elles ne restent pas immobiles mais continuent leurs tentatives de s’échapper, et ne sont donc pas considérées comme capturées.
מַתְנִי׳ מְצוּדוֹת חַיָּה וְעוֹף וְדָגִים שֶׁעֲשָׂאָן מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב — לֹא יִטּוֹל מֵהֶן בְּיוֹם טוֹב, אֶלָּא אִם כֵּן יוֹדֵעַ שֶׁנִּצּוֹדוּ מֵעֶרֶב יוֹם טוֹב. וּמַעֲשֶׂה בְּגוֹי אֶחָד שֶׁהֵבִיא דָּגִים לְרַבָּן גַּמְלִיאֵל, וְאָמַר מוּתָּרִין הֵן, אֶלָּא שֶׁאֵין רְצוֹנִי לְקַבֵּל הֵימֶנּוּ.
MICHNA : Si des pièges pour des animaux, des oiseaux et des poissons ont été installés la veille d’une fête, on ne peut rien prendre de ceux-ci pendant la fête, à moins qu’il ne sache que les animaux trouvés dans les pièges avaient déjà été capturés la veille de la fête. Et un incident est rapporté où un certain gentil apporta du poisson à Rabban Gamliel, et ce dernier dit : Les poissons sont permis, mais je ne souhaite pas accepter cela de sa part, car je le méprise.
גְּמָ׳ מַעֲשֶׂה לִסְתּוֹר?! חַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: סָפֵק מוּכָן — אָסוּר. וְרַבָּן גַּמְלִיאֵל מַתִּיר. וּמַעֲשֶׂה נָמֵי בְּגוֹי אֶחָד שֶׁהֵבִיא דָּגִים לְרַבָּן גַּמְלִיאֵל, וְאָמַר מוּתָּרִין הֵן, אֶלָּא שֶׁאֵין רְצוֹנִי לְקַבֵּל הֵימֶנּוּ.
GUEMARA : La Guemara soulève une question au sujet du récit concernant Rabban Gamliel. Un incident cité plus haut a-t-il été mentionné pour contredire une halakha énoncée précédemment ? La michna enseigne d’abord qu’on ne peut pas manger un animal capturé pendant une fête, puis rapporte un incident dans lequel Rabban Gamliel a statué que cela est permis. La Guemara répond : La michna est incomplète ; il lui manque un élément important, et elle enseigne ce qui suit : Même dans un cas où il est incertain que l’animal ait été préparé avant la fête, puisqu’il n’est pas clair s’il a été capturé aujourd’hui ou le jour précédent, cela est interdit ; et Rabban Gamliel le permet. Et un incident est aussi rapporté dans lequel un certain gentil apporta du poisson à Rabban Gamliel, et celui-ci dit : Le poisson est permis, mais je ne souhaite pas l’accepter de sa part.
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין הֲלָכָה כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל. וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַהָא דְתַנְיָא: סָפֵק מוּכָן, רַבָּן גַּמְלִיאֵל מַתִּיר וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹסֵר. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ. וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי לַהּ אַהָא דְתַנְיָא:
Rav Yehouda a dit que Shmuel a dit : La halakha n’est pas conforme à l’opinion de Rabban Gamliel. Certains enseignent cela décision halakhique au sujet de cettebaraita, comme il est enseigné : En ce qui concerne quelque chose au sujet duquel il existe un doute quant à savoir si cela a été préparé avant la Fête ou non, Rabban Gamliel le permet, et Rabbi Yehoshua l’interdit. Rav Yehouda a dit que Shmuel a dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehoshua. Et d’autres l’enseignent en référence à cettebaraita, comme il est enseigné :