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בַּשָּׁרָב, וְרוֹחֵץ אֲפִילּוּ בְּמֵי מִשְׁרָה.
par une journée chaude et se lave même dans une eau putride dans laquelle le lin a trempé, parce que la chaleur l’a rendu très mal à l’aise.
תִּינַח בִּימוֹת הַחַמָּה, בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: פְּעָמִים שֶׁאָדָם בָּא מִן הַשָּׂדֶה מְלוּכְלָךְ בְּטִיט וּבְצוֹאָה, וְרוֹחֵץ אֲפִילּוּ בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים.
La Guemara soulève une autre objection : Cela fonctionne bien pendant la saison d’été ; cependant, pendant la saison des pluies, lorsque les gens ne s’immergent généralement pas dans l’eau pour se rafraîchir, que peut-on dire ? Rav Naḥman bar Yitzḥak a dit : Parfois, une personne rentre chez elle du champ, souillée de boue et d’excréments, et se lave même pendant la saison des pluies.
תִּינַח בְּשַׁבָּת, בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?
La Guemara poursuit avec une autre objection : Cela fonctionne bien et explique pourquoi il est permis à quelqu’un de s’immerger pendant Chabbat, lorsqu’il est permis de se laver, et l’on peut donc soutenir qu’il n’est pas clairement évident qu’il s’immerge afin de se purifier ; mais à Yom Kippour, lorsque tout bain en dehors de l’immersion rituelle est interdit, que peut-on dire ? Ses actes prouvent que son intention est de se purifier, et cela devrait être interdit parce que cela donne l’impression qu’il se répare lui-même au moyen de la purification.
אָמַר רָבָא: מִי אִיכָּא מִידֵּי דִּבְשַׁבָּת שְׁרֵי וּבְיוֹם הַכִּפּוּרִים אָסוּר? אֶלָּא הוֹאִיל וּבְשַׁבָּת שְׁרֵי — בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים נָמֵי שְׁרֵי.
Rava dit : Il est impossible d’interdire l’immersion uniquement à Yom Kippour, car existe-t-il quelque chose qui est permis pendant Chabbat et ce même acte est interdit comme travail à Yom Kippour ? En réalité, l’interdiction du travail est plus stricte pendant Chabbat que pendant Yom Kippour. Au contraire, puisque cela est permis pendant Chabbat, cela est aussi permis à Yom Kippour. Les Sages n’ont pas promulgué de décrets concernant Yom Kippour qui le rendraient plus strict que Chabbat. Par conséquent, puisqu’ils ont permis à une personne de s’immerger pendant Chabbat parce que cela semble être fait pour le plaisir, pour échapper à la chaleur ou pour enlever la saleté, et non nécessairement afin de se purifier, ils l’ont permis également à Yom Kippour, bien que dans cette situation il soit évident que son immersion a pour but d’atteindre la pureté.
וּמִי אִית לֵיהּ לְרָבָא ״הוֹאִיל״? וְהָתְנַן: הַחוֹשֵׁשׁ בְּשִׁינָּיו — לֹא יְגַמֵּעַ בָּהֶן אֶת הַחוֹמֶץ, אֲבָל מְטַבֵּל הוּא כְּדַרְכּוֹ, וְאִם נִתְרַפֵּא — נִתְרַפֵּא. וְרָמֵינַן עֲלַהּ: לֹא יְגַמֵּעַ וּפוֹלֵט, אֲבָל מְגַמֵּעַ וּבוֹלֵעַ!
La Guemara demande : Rava accepte-t-il le principe de : Puisque ? Mais n’avons-nous pas appris dans une michna : Celui qui est préoccupé par une douleur aux dents ne peut pas aspirer du vinaigre à travers elles pendant Chabbat afin de soulager son mal de dents ; cependant, il peut tremper son aliment dans du vinaigre de sa manière habituelle pendant le repas et le manger, et s’il est guéri par le vinaigre, il est guéri. Et nous avons soulevé une contradiction à cette michna à partir de la baraita suivante : On ne peut pas aspirer du vinaigre et immédiatement le recracher dehors, car cela est clairement fait à des fins médicinales ; cependant, on peut aspirer le vinaigre et l’avaler, puisque cela donne l’impression qu’il le boit. Cela indique qu’il existe une manière permise d’utiliser le vinaigre même sans y tremper son aliment.
וַאֲמַר אַבָּיֵי: כִּי תְּנַן נָמֵי מַתְנִיתִין, מְגַמֵּעַ וּפוֹלֵט תְּנַן. וְרָבָא אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא מְגַמֵּעַ וּבוֹלֵעַ, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן קוֹדֶם טִבּוּל, כָּאן לְאַחַר טִבּוּל.
Et Abaye dit : Aussi, lorsque nous avons appris cette décision dans la michna, nous l’avons apprise au sujet du cas de celui qui sirote et recrache cela dehors. Rava dit : Même si vous dites que la michna interdit de siroter du vinaigre même dans un cas où l’on sirote et l’avale, ce n’est toujours pas difficile : Ici, la baraita permet de siroter du vinaigre avant d’y tremper sa nourriture, car il semble le faire pour le plaisir. Là-bas, la michna interdit de siroter le vinaigre après y avoir trempé sa nourriture, lorsqu’il est clair que l’on agit uniquement à des fins médicinales.
וְאִם אִיתָא, נֵימָא: הוֹאִיל וְקוֹדֶם טִבּוּל שְׁרֵי — לְאַחַר טִבּוּל נָמֵי שְׁרֵי! הֲדַר בֵּיהּ רָבָא מֵהַהִיא.
La Guemara complète sa question : Et s’il en est ainsi que Rava accepte le principe de : Puisque, qu’il dise : Puisqu’il est permis de siroter du vinaigre avant de tremper, il est également permis de le faire après avoir trempé. La Guemara répond : Rava s’est rétracté de cette déclaration au sujet du vinaigre et a accepté la résolution d’Abaye à la difficulté, ainsi que le principe de : Puisque.
וּמִמַּאי דְּמֵהַהִיא הֲדַר בֵּיהּ, דִּלְמָא מֵהָא הֲדַר בֵּיהּ? לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּתַנְיָא: כׇּל חַיָּיבֵי טְבִילוֹת טוֹבְלִין כְּדַרְכָּן, בֵּין בְּתִשְׁעָה בְּאָב בֵּין בְּיוֹם הַכִּיפּוּרִים.
La Guemara demande : Et d’où peut-on déduire qu’il s’est rétracté de cet enseignement ? Peut-être s’est-il rétracté de cette déclaration concernant l’immersion dans un bain rituel à Yom Kippour. La Guemara répond : Cela ne peut pas te venir à l’esprit, qu’il se soit rétracté de son opinion dans ce cas, car il est enseigné dans une baraita : Tous ceux qui sont tenus à des immersions s’immergent selon leur manière habituelle, aussi bien le Neuf Av qu’à Yom Kippour, même s’il est interdit de se laver ces jours-là. Rava aurait certainement aligné son opinion sur la décision explicite d’une baraita.
וְשָׁוִין שֶׁמַּשִּׁיקִין אֶת הַמַּיִם בִּכְלִי אֶבֶן וְכוּ׳. מַאי ״אֲבָל לֹא מַטְבִּילִין״? אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין מַטְבִּילִין אֶת הַכְּלִי עַל גַּב מֵימָיו לְטַהֲרוֹ בְּיוֹם טוֹב.
§ Il a été enseigné dans la michna : Et Beit Shammaï et Beit Hillel s’accordent tous deux sur le fait que l’on peut mettre de l’eau rituellement impure en contact avec de l’eau rituellement pure dans des récipients en pierre afin de purifier l’eau. Cependant, on ne peut pas immerger l’eau impure. La Guemara demande : Quel est le sens de la déclaration de la michna : Cependant, on ne peut pas immerger l’eau impure ? Shmuel a dit : On ne peut pas immerger un récipient impur à cause de son eau afin de le purifier pendant une fête. Les Sages ont permis que de l’eau impure soit purifiée par contact avec de l’eau rituellement pure uniquement dans un récipient en pierre ou dans un autre récipient qui ne contracte pas l’impureté, mais non dans un récipient impur qui deviendrait lui-même purifié par cette immersion.
מַנִּי מַתְנִיתִין? לָא רַבִּי וְלָא רַבָּנַן, דְּתַנְיָא: אֵין מַטְבִּילִין אֶת הַכְּלִי עַל גַּב מֵימָיו לְטַהֲרוֹ, וְאֵין מַשִּׁיקִין אֶת הַמַּיִם בִּכְלִי אֶבֶן לְטַהֲרָן, דִּבְרֵי רַבִּי. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מַטְבִּילִין כְּלִי עַל גַּב מֵימָיו לְטַהֲרוֹ, וּמַשִּׁיקִין אֶת הַמַּיִם בִּכְלִי אֶבֶן לְטַהֲרָן.
La Guemara demande : Si tel est son sens, conformément à l’avis de qui est la michna ? Elle n’est pas conforme à l’avis de Rabbi Yehouda HaNassi ni à celui des Sages. Comme il est enseigné dans la Tosefta : On ne peut pas immerger un ustensile impur à cause de son eau afin de purifier l’ustensile, et on ne peut pas mettre de l’eau impure en contact avec de l’eau pure dans un récipient en pierre afin de purifier l’eau ; telle est l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi. Et les Sages disent : On peut immerger un ustensile impur à cause de son eau afin de purifier l’ustensile, et on peut mettre de l’eau impure en contact avec de l’eau pure dans un récipient en pierre afin de purifier l’eau.
מַנִּי? אִי רַבִּי — קַשְׁיָא הַשָּׁקָה, אִי רַבָּנַן — קַשְׁיָא הַטְבָּלָה!
Si tel est le cas, conformément à l’opinion de qui est la michna ? Si elle est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi, alors la règle concernant le fait de mettre de l’eau impure en contact avec de l’eau pure dans un récipient en pierre est difficile, car dans la Tosefta Rabbi Yehouda HaNassi l’interdit, tandis que la michna le permet ; et si elle est conforme à l’opinion des Sages, alors la règle concernant l’immersion d’un récipient impur à cause de son eau est difficile, car dans la Tosefta les Sages le permettent, tandis que la michna, comme l’a expliqué Shmuel, l’interdit.
אִיבָּעֵית אֵימָא רַבִּי, אִיבָּעֵית אֵימָא רַבָּנַן. אִי בָּעֵית אֵימָא רַבִּי: רֵישָׁא דְּבָרַיְיתָא בְּיוֹם טוֹב, וְסֵיפָא בְּשַׁבָּת, וְכוּלַּהּ מַתְנִיתִין בְּיוֹם טוֹב.
La Guemara répond : Si vous voulez, dites que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi ; et si vous voulez, dites à la place qu’elle est conforme à l’opinion des Sages. Comment cela ? Si vous voulez, dites que la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda HaNassi et expliquez que la première clause de cette baraita, c’est-à-dire la première partie de la déclaration de Rabbi Yehouda HaNassi dans la Tosefta, traite d’une fête ; c’est dans ce cas que Rabbi Yehouda HaNassi interdit d’immerger un récipient impur à cause de son eau, mais il serait permis de mettre de l’eau impure en contact avec de l’eau pure dans un récipient en pierre. Et la dernière clause, qui étend l’interdiction au fait de mettre de l’eau impure en contact avec de l’eau pure, se réfère au cas plus strict du Chabbat. Et toute la michna se réfère à une fête, lorsqu’il est permis de purifier de l’eau impure en la mettant en contact avec de l’eau pure dans un récipient en pierre.

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