״וַיִּפְצַר בָּם מְאֹד״? אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִכָּאן שֶׁמְּסָרְבִין לְקָטָן, וְאֵין מְסָרְבִין לַגָּדוֹל.
« Et il insista beaucoup auprès d’eux » (Genèse 19:3), et ce n’est qu’après cela qu’ils acquiescèrent ? Rabbi Elazar dit : D’ici nous apprenons qu’on peut refuser la demande d’un homme de moindre importance, mais qu’on ne peut pas refuser la demande d’un grand homme.
כְּתִיב: ״וְאֶקְחָה פַת לֶחֶם״, וּכְתִיב: ״וְאֶל הַבָּקָר רָץ אַבְרָהָם״, אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מִכָּאן שֶׁצַּדִּיקִים אוֹמְרִים מְעַט וְעוֹשִׂים הַרְבֵּה, רְשָׁעִים אוֹמְרִים הַרְבֵּה, וַאֲפִילּוּ מְעַט אֵינָם עוֹשִׂים.
La Guemara continue d’analyser le même passage. Il est écrit : « Et j’apporterai un morceau de pain, et soutenez votre cœur » (Genèse 18:5), et il est écrit : « Et Abraham courut vers le troupeau, et prit un veau tendre et bon » (Genèse 18:7). Rabbi Elazar a dit : D’ici nous apprenons que les justes disent peu et font beaucoup, tandis que les méchants disent beaucoup et ne font même pas un peu.
מְנָלַן, מֵעֶפְרוֹן. מֵעִיקָּרָא כְּתִיב: ״אֶרֶץ אַרְבַּע מֵאוֹת שֶׁקֶל כֶּסֶף״, וּלְבַסּוֹף כְּתִיב: ״וַיִּשְׁמַע אַבְרָהָם אֶל עֶפְרוֹן וַיִּשְׁקֹל אַבְרָהָם לְעֶפְרֹן אֶת הַכֶּסֶף אֲשֶׁר דִּבֶּר בְּאׇזְנֵי בְנֵי חֵת אַרְבַּע מֵאוֹת שֶׁקֶל כֶּסֶף עֹבֵר לַסֹּחֵר״, דְּלָא שְׁקַל מִינֵּיהּ אֶלָּא קִנְטְרֵי, דְּאִיכָּא דּוּכְתָּא דְּקָרֵי לֵיהּ לְתִיקְלָא ״קִנְטֵירָא״.
D’où tirons-nous ce principe selon lequel les méchants parlent beaucoup et ne font même pas un peu ? Nous le tirons d’Éphrôn. Au début, il est écrit qu’Éphrôn dit à Abraham : « Un terrain valant quatre cents sicles d’argent, qu’est-ce que cela entre moi et toi ? » (Genèse 23:15). Et finalement, il est écrit : « Et Abraham écouta Éphrôn ; et Abraham pesa à Éphrôn l’argent qu’il avait mentionné aux oreilles des fils de Heth, quatre cents sicles d’argent, monnaie courante chez le marchand » (Genèse 23:16), c’est-à-dire des sicles utilisables en tout lieu. Cela enseigne que non seulement Éphrôn prit des sicles à Abraham, il ne prit de lui que des centenaria [kantarei], c’est-à-dire des pièces supérieures, car il existe un endroit où l’on appelle un sicle un centenarius.
כְּתִיב ״קֶמַח״ וּכְתִיב ״סֹלֶת״. אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מִכָּאן שֶׁהָאִשָּׁה צָרָה עֵינֶיהָ בְּאוֹרְחִים יוֹתֵר מִן הָאִישׁ.
Le verset déclare : « Prépare vite trois mesures de farine, de farine fine » (Genèse 18:6). La Guemara s’interroge sur la redondance apparente. Il est écrit : « Farine », et il est aussi écrit : « Farine fine ». Rabbi Yitzḥak dit : D’ici nous apprenons qu’une femme est plus avare envers les invités qu’un homme. Sarah voulait utiliser seulement de la farine, et Abraham l’a persuadée d’utiliser de la farine fine.
כְּתִיב ״לוּשִׁי וַעֲשִׂי עֻגוֹת״, וּכְתִיב ״וַיִּקַּח חֶמְאָה וְחָלָב וּבֶן הַבָּקָר״, וְאִילּוּ לֶחֶם לָא אַיְיתִי לְקַמַּיְיהוּ!
La Guemara poursuit son analyse des versets. Il est écrit : « Pétris-la et fais des galettes » (Genèse 18:6), et deux versets plus loin il est écrit : « Et il prit du caillé, du lait et le veau qu’il avait préparé » (Genèse 18:8). Abraham servit ces éléments aux invités, et pourtant il ne leur apporta pas de pain bien qu’il ait demandé à Sarah de préparer des produits cuits au four.
אָמַר אֶפְרַיִם מִקְשָׁאָה תַּלְמִידוֹ שֶׁל רַבִּי מֵאִיר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר: אַבְרָהָם אָבִינוּ אוֹכֵל חוּלִּין בְּטׇהֳרָה הָיָה, וְשָׂרָה אִמֵּנוּ אוֹתוֹ הַיּוֹם פֵּירְסָה נִדָּה.
Efrayim Miksha’a, disciple de Rabbi Meir, dit au nom de Rabbi Meir : Abraham, notre patriarche, ne mangeait de nourriture non sacrée que lorsqu’il était dans un état de pureté rituelle, c’est-à-dire qu’il traitait sa nourriture comme si elle était consacrée à Dieu. Et Sarah, notre matriarche, avait ses menstruations ce jour-là, ce qui rendit les produits cuits rituellement impurs et empêcha Abraham de les manipuler. Par conséquent, ils ne purent pas servir de pain à leurs invités.
״וַיֹּאמְרוּ אֵלָיו אַיֵּה שָׂרָה אִשְׁתֶּךָ וַיֹּאמֶר הִנֵּה בָאֹהֶל״, לְהוֹדִיעַ שֶׁשָּׂרָה אִמֵּנוּ צְנוּעָה הָיְתָה. אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב וְאִיתֵּימָא רַבִּי יִצְחָק: יוֹדְעִים הָיוּ מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת שֶׁשָּׂרָה אִמֵּנוּ בָּאֹהֶל הָיְתָה, אֶלָּא מַאי ״בָּאֹהֶל״ – כְּדֵי לְחַבְּבָהּ עַל בַּעְלָהּ.
Le verset suivant déclare : « Et ils lui dirent : Où est Sarah, ta femme ? Et il dit : Voici, dans la tente » (Genèse 18:9). La Guemara explique que ce verset sert à nous informer que Sarah, notre matriarche, était une femme pudique, puisqu’elle est restée à l’intérieur pendant que les invités étaient présents. Rav Yehouda dit que Rav dit, et certains disent que c’est Rabbi Yitzḥak qui dit : Les anges de service, qui rendirent visite à Abraham sous l’apparence de voyageurs, savaient que Sarah, notre matriarche, était à l’intérieur de la tente. Alors, quel était le but de susciter la réponse d’Abraham : Voici, dans la tente ? C’était afin de la rendre plus chère à son mari, en soulignant la pudeur de Sarah.
רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא אָמַר: כְּדֵי לְשַׁגֵּר לָהּ כּוֹס שֶׁל בְּרָכָה. תָּנֵי מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי: לָמָּה נָקוּד עַל אַיּוֹ שֶׁבְּ״אֵלָיו״ – לִימְּדָה תּוֹרָה דֶּרֶךְ אֶרֶץ, שֶׁיִּשְׁאַל אָדָם בָּאַכְסַנְיָא שֶׁלּוֹ. וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: אֵין שׁוֹאֲלִין בִּשְׁלוֹם אִשָּׁה כְּלָל! עַל יְדֵי בַּעְלָהּ שָׁאנֵי.
Rabbi Yosei, fils de Rabbi Ḥanina, dit : On s’enquit d’elle afin de lui envoyer la coupe de bénédiction. Il est d’usage de réciter la Grâce après le repas sur une coupe de vin, qui est ensuite distribuée aux personnes présentes. Il est enseigné au nom de Rabbi Yosei : Pourquoi y a-t-il des points dans le rouleau de la Torah sur les lettres alef, yod, et vav dans le mot « vers lui [eilav] » ? Ces lettres forment ayo, ce qui signifie : Où est-il ? La Torah enseigne les règles de bienséance appropriées, à savoir qu’une personne doit s’enquérir auprès de son hôtesse au sujet de son hôte, de même qu’elle doit s’enquérir auprès de l’hôte du bien-être de son hôtesse. La Guemara demande : Mais Shmuel ne dit-il pas : On ne peut pas du tout s’enquérir du bien-être d’une femme, car cela est immodeste ? La Guemara répond : Une salutation par l’intermédiaire de son mari est différente. Demander à un mari des nouvelles de sa femme n’est pas considéré comme immodeste.
״אַחֲרֵי בְלֹתִי הָיְתָה לִּי עֶדְנָה״, אָמַר רַב חִסְדָּא: אַחַר שֶׁנִּתְבַּלָּה הַבָּשָׂר וְרַבּוּ הַקְּמָטִין – נִתְעַדֵּן הַבָּשָׂר וְנִתְפַּשְּׁטוּ הַקְּמָטִין, וְחָזַר הַיּוֹפִי לִמְקוֹמוֹ.
La Guemara analyse les versets qui décrivent Sarah à ce moment-là : « Et Sarah rit en elle-même, disant : Après que j’ai vieilli [veloti], aurai-je encore du plaisir [edna] ? » (Torah 18:12). Rav Ḥisda dit : Après que la peau s’était usée [nitballa] et s’était couverte de rides, la peau redevint douce [nitadden] et ses rides s’effacèrent, et la beauté de Sarah revint à sa place.
כְּתִיב ״וַאדֹנִי זָקֵן״, וּכְתִיב ״וַאֲנִי זָקַנְתִּי״ – דְּלָא מוֹתֵיב הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא כִּדְקָאָמְרָה אִיהִי.
Il est écrit que Sarah a dit : « Et mon seigneur est vieux » (Genèse 18:12), et il est écrit : « Et le Seigneur dit à Abraham : Pourquoi Sarah a-t-elle ri, en disant : Vais-je vraiment enfanter un enfant, alors que je suis vieille ? » (Genèse 18:13). Ce verset indique que le Saint, béni soit-Il, n’a pas répété à Abraham ce que Sarah a réellement dit, à savoir que son mari est vieux. Pourquoi Dieu a-t-Il changé la formulation de sa déclaration pour qu’elle parle d’elle-même ?
תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: גָּדוֹל שָׁלוֹם, שֶׁאֲפִילּוּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא שִׁינָּה בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַתִּצְחַק שָׂרָה בְּקִרְבָּהּ וְגוֹ׳ וַאדֹנִי זָקֵן״, וּכְתִיב: ״וַיֹּאמֶר ה׳ אֶל אַבְרָהָם וְגוֹ׳ וַאֲנִי זָקַנְתִּי״.
L’école de Rabbi Yishmael a enseigné : La paix est d’une si grande importance que même le Saint, béni soit-Il, a modifié la vérité afin de préserver la paix, comme il est dit : « Sarah rit en elle-même, disant : Maintenant que je suis devenue vieille, aurai-je encore du plaisir, et mon seigneur est vieux », et il est écrit : « Et le Seigneur dit à Abraham : Pourquoi Sarah a-t-elle ri, en disant : Vais-je vraiment enfanter un enfant, alors que je suis vieille ? »
״וַתֹּאמֶר מִי מִלֵּל לְאַבְרָהָם הֵנִיקָה בָנִים שָׂרָה״, כַּמָּה בָּנִים הֵנִיקָה שָׂרָה? אָמַר רַבִּי לֵוִי: אוֹתוֹ הַיּוֹם שֶׁגָּמַל אַבְרָהָם אֶת יִצְחָק בְּנוֹ עָשָׂה סְעוּדָה גְּדוֹלָה. הָיוּ כׇּל אוּמּוֹת הָעוֹלָם מְרַנְּנִים וְאוֹמְרִים: רְאִיתֶם זָקֵן וּזְקֵנָה שֶׁהֵבִיאוּ אֲסוּפִי מִן הַשּׁוּק וְאוֹמְרִים: בְּנֵינוּ הוּא, וְלֹא עוֹד אֶלָּא שֶׁעוֹשִׂין מִשְׁתֶּה גָּדוֹל לְהַעֲמִיד דִּבְרֵיהֶם!
En référence au fait que Sarah ait donné naissance à Isaac, le verset déclare : « Et elle dit : Qui aurait dit à Abraham que Sarah allaiterait des enfants ? » (Genèse 21:7). La Guemara demande : Combien d’enfants Sarah a-t-elle allaités ? Pourquoi le verset emploie-t-il le pluriel alors qu’elle n’avait qu’un seul enfant ? Rabbi Lévi dit : Ce jour-là, lorsque Abraham sevra son fils Isaac, il prépara un grand festin de célébration. Toutes les nations du monde colportaient des ragots et disaient les unes aux autres : Voyez ce vieil homme et cette vieille femme qui ont apporté un enfant trouvé du marché et disent : C’est notre fils, et de plus ils organisent un grand festin pour appuyer leur prétention.
מָה עָשָׂה אַבְרָהָם אָבִינוּ – הָלַךְ וְזִימֵּן כׇּל גְּדוֹלֵי הַדּוֹר, וְשָׂרָה אִמֵּנוּ זִימְּנָה אֶת נְשׁוֹתֵיהֶם. וְכׇל אַחַת וְאַחַת הֵבִיאָה בְּנָהּ עִמָּהּ, וּמְנִיקָתָהּ לֹא הֵבִיאָה, וְנַעֲשָׂה נֵס בְּשָׂרָה אִמֵּנוּ וְנִפְתְּחוּ דַּדֶּיהָ כִּשְׁנֵי מַעֲיָינוֹת, וְהֵנִיקָה אֶת כּוּלָּן. וַעֲדַיִין הָיוּ מְרַנְּנִים וְאוֹמְרִים: ״אִם שָׂרָה הֲבַת תִּשְׁעִים שָׁנָה תֵּלֵד, אַבְרָהָם בֶּן מֵאָה שָׁנָה יוֹלִיד״? מִיָּד נֶהְפַּךְ קְלַסְתֵּר פָּנִים שֶׁל יִצְחָק וְנִדְמָה לְאַבְרָהָם, פָּתְחוּ כּוּלָּם וְאָמְרוּ: ״אַבְרָהָם הוֹלִיד אֶת יִצְחָק״.
Que fit Abraham, notre patriarche ? Il alla inviter tous les grands hommes de cette génération, et Sarah, notre matriarche, invita leurs épouses. Chacune et toutes les épouses amenèrent leur enfant avec elles, mais n’amenèrent pas leur nourrice. Et un miracle se produisit pour Sarah, notre matriarche, et ses seins s’ouvrirent comme deux sources, et elle allaita tous ces enfants. Et pourtant ces gens colportaient des ragots et disaient les uns aux autres : Même si Sarah, à quatre-vingt-dix ans, peut enfanter, Abraham, à cent ans, peut-il engendrer un enfant ? Immédiatement, le visage d’Isaac se transforma et apparut exactement comme celui d’Abraham. Tous s’exclamèrent et dirent : « Abraham engendra Isaac » (Genèse 25:19).
עַד אַבְרָהָם לֹא הָיָה זִקְנָה. מַאן דַּהֲוָה בָּעֵי (לְמִשְׁתַּעֵי) [לְאִישְׁתַּעוֹיֵי] בַּהֲדֵי אַבְרָהָם – מִשְׁתַּעֵי בַּהֲדֵי יִצְחָק. בַּהֲדֵי יִצְחָק מִשְׁתַּעֵי בַּהֲדֵי אַבְרָהָם. אֲתָא אַבְרָהָם בְּעָא רַחֲמֵי וַהֲוָה זִקְנָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְאַבְרָהָם זָקֵן בָּא בַּיָּמִים״.
§ La Guemara poursuit sa discussion au sujet d’Abraham : Jusqu’à Abraham, il n’y avait pas de vieillissement, c’est-à-dire que la vieillesse n’était pas physiquement reconnaissable. Par conséquent, quiconque voulait parler à Abraham parlait par erreur à Isaac, et inversement : une personne qui voulait parler à Isaac parlait à Abraham, car ils étaient indiscernables. Abraham vint et pria pour obtenir miséricorde, et le vieillissement devint enfin perceptible, comme il est dit : « Abraham était vieux, avancé en âge » (Genèse 24:1), ce qui est la première fois que le vieillissement est mentionné dans la Torah.
עַד יַעֲקֹב לָא הֲוָה חוּלְשָׁא. אֲתָא יַעֲקֹב בְּעָא רַחֲמֵי וַהֲוָה חוּלְשָׁא, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיֹּאמֶר לְיוֹסֵף הִנֵּה אָבִיךָ חֹלֶה״. עַד דַּאֲתָא אֱלִישָׁע לָא הֲוָה דְּחָלֵישׁ וְאִתְּפַח. אֲתָא אֱלִישָׁע בְּעָא רַחֲמֵי וְאִתְּפַח, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וֶאֱלִישָׁע חָלָה אֶת חׇלְיוֹ אֲשֶׁר יָמוּת בּוֹ״ – מִכְּלָל דְּחָלָה חֹלִי אַחֲרִיתִי.
Jusqu’à Jacob, il n’y avait pas de maladie menant à la mort ; au contraire, on mourait soudainement. Jacob vint et pria pour obtenir miséricorde, et la maladie fut introduite dans le monde, permettant à l’homme de se préparer à sa mort, comme il est dit : « Et l’on dit à Joseph : Voici, ton père est malade » (Genèse 48:1), ce qui est la première fois qu’une maladie précédant la mort est mentionnée dans la Torah. Jusqu’à Élisée, on ne tombait pas malade puis on guérissait, car tous ceux qui tombaient malades mouraient. Élisée vint, pria pour obtenir miséricorde et fut guéri, comme il est écrit : « Or Élisée tomba malade de la maladie dont il devait mourir » (II Rois 13:14). Par déduction, on peut conclure qu’il était auparavant tombé malade d’autres maladies dont il n’est pas mort.
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה חֳלָאִין חָלָה אֱלִישָׁע – אֶחָד שֶׁדְּחָפוֹ לְגֵיחֲזִי בִּשְׁתֵּי יָדָיו, וְאֶחָד שֶׁגֵּירָה דּוּבִּין בַּתִּינוֹקוֹת, וְאֶחָד שֶׁמֵּת בּוֹ, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וֶאֱלִישָׁע חָלָה אֶת חׇלְיוֹ אֲשֶׁר יָמוּת בּוֹ״.
Les Sages ont enseigné : Élisée fut frappé de trois maladies : L’une fut due au fait qu’il repoussa Guéhazi des deux mains, c’est-à-dire qu’il bannit Guéhazi sans lui accorder la possibilité de se repentir (voir II Rois, chapitre 5). L’une fut due au fait qu’il excita des ours contre de jeunes enfants (voir II Rois 2:23–25). Et l’une fut la maladie dont il mourut, comme il est dit : « Or Élisée tomba malade de la maladie dont il devait mourir » (II Rois 13:14).
אֶלָּא עַד שֶׁלֹּא יַתְחִילוּ בַּמְּלָאכָה צֵא וֶאֱמוֹר לָהֶם עַל מְנָת שֶׁאֵין לָכֶם עָלַי אֶלָּא פַּת וְקִטְנִית כּוּ׳. אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב יוֹסֵף לְרַב חִסְדָּא: פַּת קִטְנִית תְּנַן, אוֹ פַּת וְקִטְנִית תְּנַן? אֲמַר לֵיהּ הָאֱלֹהִים! צְרִיכָה וָיו כִּי מוּרְדְּיָא דְלִבְרוּת.
§ La mishna (83a) enseigne que Rabbi Yoḥanan ben Matya dit à son fils : Au contraire, avant qu’ils ne commencent à effectuer leur travail, sors et dis-leur : La stipulation selon laquelle de la nourriture sera fournie est à condition que vous ayez le droit de réclamer de moi seulement un repas de pain et de légumineuses, qui est le repas typique donné aux ouvriers. Rav Aḥa, fils de Rav Yosef, dit à Rav Ḥisda : Avons-nous appris : pain de légumineuses [pat kitnit], c’est-à-dire un pain de qualité inférieure fait de légumineuses, ou avons-nous appris : pain et légumineuses [pat vekitnit] ? Rav Ḥisda lui dit : Par Dieu ! Ce mot vekitnitrequiert au début la lettre vav aussi grande qu’une rame [mordeya] faite de bois de cyprès [deliberot], c’est-à-dire que pat vekitnit est sans aucun doute la version correcte.
רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, הַכֹּל כְּמִנְהַג הַמְּדִינָה. הַכֹּל לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי הָא דִּתְנַן: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַפּוֹעֵל וְאָמַר לוֹ כְּאֶחָד וְכִשְׁנַיִם מִבְּנֵי הָעִיר – נוֹתֵן לוֹ כַּפָּחוּת שֶׁבַּשְּׂכִירוּת, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מְשַׁמְּנִין בֵּינֵיהֶם.
§ La michna enseigne que Rabban Shimon ben Gamliel dit : Le fils de Rabbi Yoḥanan ben Matya n’avait pas besoin de dire cela, car le principe est : Tout est conforme à la coutume locale. La Guemara demande : Ce terme : Tout, vient ajouter quoi ? Qu’inclut le tanna par ce terme ? La Guemara répond : Il vient ajouter ce que nous avons appris dans une baraita : En ce qui concerne quelqu’un qui embauche un ouvrier et lui dit : Je te paierai comme on paie un ou deux des habitants de la ville, il lui donne un salaire conforme au salaire le plus bas payé dans cette région. Telle est l’opinion de Rabbi Yehoshua. Les Sages disent : On partage la différence entre le salaire le plus élevé et le plus bas, donnant ainsi à cet ouvrier un salaire conforme à la moyenne de la coutume locale. Cette halakha est évoquée dans la déclaration de Rabban Shimon ben Gamliel.
מַתְנִי׳ וְאֵלּוּ אוֹכְלִין מִן הַתּוֹרָה: הָעוֹשֶׂה בִּמְחוּבָּר לַקַּרְקַע בִּשְׁעַת גְּמַר מְלָאכָה, וּבְתָלוּשׁ מִן הַקַּרְקַע עַד שֶׁלֹּא נִגְמְרָה מְלַאכְתּוֹ, וּבְדָבָר שֶׁגִּידּוּלוֹ מִן הָאָרֶץ. וְאֵלּוּ שֶׁאֵין אוֹכְלִים: הָעוֹשֶׂה בִּמְחוּבָּר לַקַּרְקַע
MICHNA : Cette michna détaille la halakha selon laquelle un ouvrier est autorisé à manger de la production avec laquelle il travaille. Et ceux-ci sont les ouvriers qui peuvent manger selon la loi de la Torah : un ouvrier qui travaille avec un produit attaché au sol au moment de l’achèvement de son travail, par exemple lors de la récolte ; et un ouvrier qui travaille avec un produit détaché du sol avant l’achèvement de son travail, c’est-à-dire avant qu’il soit suffisamment transformé et donc assujetti aux dîmes. Et telle est la halakha, à condition qu’ils travaillent avec un élément dont la croissance vient de la terre. Et ceux-ci sont les ouvriers qui ne peuvent pas manger : un ouvrier qui travaille avec un produit attaché au sol