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נִקְרָא גַּזְלָן.
est appelé un voleur. Puisqu’il a contrevenu à leur accord et n’a pas reçu l’approbation de l’autre partie, cela est considéré comme s’il avait volé l’animal à son propriétaire. Un voleur est responsable de tout dommage qui survient, même en raison de circonstances indépendantes de sa volonté.
הֵי רַבִּי מֵאִיר? אִילֵימָא רַבִּי מֵאִיר דְּצַבָּע, דִּתְנַן: הַנּוֹתֵן צֶמֶר לַצַבָּע לִצְבּוֹעַ לוֹ אָדוֹם וּצְבָעוֹ שָׁחוֹר, שָׁחוֹר וּצְבָעוֹ אָדוֹם, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: נוֹתֵן לוֹ דְּמֵי צַמְרוֹ.
La Guemara demande : Laquelle des déclarations de Rabbi Meir indique qu’il s’agit de son opinion ? Si nous disons qu’il s’agit de la déclaration de Rabbi Meir concernant un teinturier, cette affirmation peut être réfutée. Comme nous l’avons appris dans une michna (Bava Kamma 100b) : En ce qui concerne quelqu’un qui donne de la laine à un teinturier pour la teindre en rouge pour lui, et qu’au lieu de cela il l’a teinte en noir, ou pour la teindre en noir et il l’a teinte en rouge, Rabbi Meir dit : Le teinturier donne au propriétaire de la laine la valeur de sa laine.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם הַשֶּׁבַח יָתֵר עַל הַיְּצִיאָה – נוֹתֵן לוֹ אֶת הַיְּצִיאָה, וְאִם הַיְּצִיאָה יְתֵירָה עַל הַשֶּׁבַח – נוֹתֵן לוֹ אֶת הַשֶּׁבַח.
Rabbi Yehuda dit : Si la valeur de l’amélioration résultant de la teinture dépasse les dépenses du teinturier, alors le propriétaire de la laine donne au teinturier les dépenses. Et si les dépenses dépassent l’amélioration, il lui donne la valeur de l’amélioration. Cela indique apparemment que, parce que le teinturier s’est écarté de l’accord, Rabbi Meir le considère comme un voleur, c’est pourquoi le teinturier doit rembourser la valeur totale de la laine.
מִמַּאי: דִּלְמָא שָׁאנֵי הָתָם דְּקַנְיֵאּ בְּשִׁינּוּי מַעֲשֶׂה?
La Guemara conteste cette preuve. D’où sais-tu que cette michna est la source de l’opinion de Rabbi Meïr concernant le fait de se rétracter d’un accord conclu avec un employeur ? Peut-être que là-bas c’est différent, car le teinturier a acquis la laine au moyen du changement physique de la substance, et c’est pour cette raison, et non en raison de son écart par rapport à l’accord, qu’il est comparable à un voleur.
אֶלָּא הָא רַבִּי מֵאִיר דְּמִגְבַּת פּוּרִים, דְּתַנְיָא: מִגְבַּת פּוּרִים – לְפוּרִים. מִגְבַּת הָעִיר – לְאוֹתָהּ הָעִיר, וְאֵין מְדַקְדְּקִין בַּדָּבָר. אֲבָל לוֹקְחִין אֶת הָעֲגָלִים וְשׁוֹחֲטִין וְאוֹכְלִים אוֹתָן, וְהַמּוֹתָר יִפּוֹל לְכִיס שֶׁל צְדָקָה.
Au contraire, la source de l’opinion de Rabbi Meïr est le cas de la collecte de Pourim. Comme il est enseigné dans une baraita : La collecte de Pourim, c’est-à-dire l’argent recueilli pour le repas de Pourim destiné aux pauvres, ne peut être utilisée que pour Pourim ; la collecte de la ville, c’est-à-dire l’argent recueilli pour les pauvres d’une certaine ville, n’est donnée qu’à cette ville. Et on n’examine pas la question en limitant l’attribution aux pauvres au coût exact du repas et pas davantage, mais ils achètent les veaux, les abattent et les mangent, et le reste de l’argent, au-delà des coûts du repas de Pourim, va au fonds de charité et est utilisé pour d’autres besoins de charité.
רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: מִגְבַּת פּוּרִים לְפוּרִים, וְאֵין הֶעָנִי רַשַּׁאי לִיקַּח מֵהֶן רְצוּעָה לְסַנְדָּלוֹ, אֶלָּא אִם כֵּן הִתְנָה בְּמַעֲמַד אַנְשֵׁי הָעִיר, דִּבְרֵי רַבִּי יַעֲקֹב שֶׁאָמַר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר. וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל מֵיקֵל.
Rabbi Eliezer dit que ce n’est pas le cas. Au contraire, la collecte de Pourim est uniquement pour le festin de Pourim, et il n’est pas permis à un pauvre d’acheter avec cela ne serait-ce qu’une lanière pour sa sandale, à moins qu’il n’ait stipulé en présence des habitants de la ville qu’il peut faire ce qu’il veut avec l’argent qu’il reçoit. C’est la déclaration de Rabbi Ya’akov, qui l’a dite au nom de Rabbi Meir. Mais Rabban Shimon ben Gamliel est indulgent. Cela montre que, selon Rabbi Meir, le bénéficiaire ne peut en aucun cas s’écarter de l’intention de celui qui a donné la charité.
דִּלְמָא הָתָם נָמֵי, דְּאַדַּעְתָּא דְפוּרִים הוּא דְּיָהֵיב לֵיהּ, אַדַּעְתָּא דְּמִידֵּי אַחֲרִינָא לָא יָהֵיב לֵיהּ.
La Guemara réfute cette preuve : Peut-être là aussi, cela est considéré comme une condition explicite, puisqu’il lui a donné de l’argent avec l’intention que le pauvre l’utilise pour Pourim qu’il lui a donné cet argent, mais il ne le lui a pas donné avec l’intention qu’il soit utilisé pour quoi que ce soit d’autre. Par conséquent, c’est pourquoi Rabbi Meir statue avec rigueur dans un cas de ce genre, où le bénéficiaire s’est écarté de l’intention du donateur.
אֶלָּא הָא רַבִּי מֵאִיר, דְּתַנְיָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: הַנּוֹתֵן דִּינָר לְעָנִי לִיקַּח לוֹ חָלוּק – לֹא יִקַּח בּוֹ טַלִּית, טַלִּית – לֹא יִקַּח בּוֹ חָלוּק, מִפְּנֵי שֶׁמַּעֲבִיר עַל דַּעְתּוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת.
Au contraire, la preuve que Rabbi Meir soutient que celui qui s’écarte d’un accord est considéré comme un voleur provient de cette déclaration de Rabbi Meir, comme il est enseigné dans une baraitaRabbi Shimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Meir : Dans le cas de quelqu’un qui donne un dinar à une personne pauvre pour s’acheter une tunique, il ne peut pas acheter avec cela un manteau ; s’il lui donne de l’argent pour acheter un manteau, il ne peut pas acheter une tunique avec cela, parce que ce faisant, il s’écarte de l’intention du maître de maison, c’est-à-dire du donateur.
וְדִלְמָא שָׁאנֵי הָתָם דְּאָתוּ לְמִחְשְׁדֵיהּ, דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי, אֲמַר פְּלָנְיָא: זָבֵנְינָא לֵיהּ לְבוּשָׁא לִפְלוֹנִי עַנְיָא, וְלָא זְבַן לֵיהּ. אִי נָמֵי, זָבֵנְינָא לֵיהּ גְּלִימָא וְלָא זְבַן לֵיהּ.
La Guemara rejette également cette preuve : Peut-être est-ce différent là-bas, car ils en viendront à soupçonner le donateur d’être revenu sur sa parole, car les gens diront que untel a dit : J’achète des vêtements pour tel pauvre, mais il ne les a pas achetés en réalité. Autrement, les gens prétendront qu’il a dit : Je lui achète un manteau, mais il ne l’a pas acheté en réalité pour lui, puisqu’ils ne voient pas le pauvre porter l’article qu’ils ont entendu le donateur promettre de lui acheter. En d’autres termes, dans ce cas, le pauvre pourrait ne pas s’écarter de l’intention du donateur afin de ne pas discréditer le donateur aux yeux du public.
אִם כֵּן, לִיתְנֵי: ״מִפְּנֵי הַחֲשָׁד״, מַאי: ״מִפְּנֵי שֶׁמַּעֲבִיר עַל דַּעְתּוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת״ – שְׁמַע מִינַּהּ מִשּׁוּם דשַׁנִּי הוּא, וְכׇל הַמַּעֲבִיר עַל דַּעַת שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת נִקְרָא גַּזְלָן.
La Guemara répond : Si c’est le cas, si telle est la raison, que la michna enseigne : À cause du soupçon. Quel est le sens de l’expression : Parce qu’il diverge de l’intention du propriétaire ? Conclus-en que il est appelé voleur parce qu’il a changé et s’est écarté des termes de l’accord, et cela montre que quiconque diverge de l’intention de l’employeur est appelé voleur. Il est donc évident que cette décision est conforme à l’opinion de Rabbi Meïr.
הַשּׂוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר וְהִבְרִיקָה, מַאי ״וְהִבְרִיקָה״? הָכָא תַּרְגִּימוּ ״נְהוֹרִיתָא״. רָבָא אָמַר: אַבְזְקָת.
§ La michna enseigne au sujet de celui qui loue un âne et qu’il tomba malade [vehivrika], que celui qui le lui a loué n’en porte pas la responsabilité. La Guemara demande : Que signifie le terme vehivrika ? Ici, en Babylonie, on l’interprétait comme une taie dans l’œil, une tache blanche qui se forme sur la pupille de l’œil de l’âne et altère sa vision. Rava dit qu’il s’agit de pourriture de vers [avzeket], une maladie de vers dans le pied de l’âne.
הָהוּא דַּאֲמַר לְהוּ: אַבְזְקָת בְּמֵילָתָא דְּמַלְכָּא, אֲמַרוּ לֵיהּ: בְּמַאי? בְּטַלֵּי כְסַף, אוֹ בְּטַלֵּי דְהַב? אִיכָּא דְּאָמְרִי: בְּטַלֵּי כְסַף אֲמַר, וְקַטְלוּהּ. אִיכָּא דְּאָמְרִי: בְּטַלֵּי דְהַב אֲמַר, וְשַׁבְקוּהּ.
Concernant le terme pourriture de vers, la Guemara rapporte : Il y avait un certain individu qui dit à d’autres : J’ai vu de la pourriture de vers sur les vêtements du roi. Ils lui dirent : Sur quoi l’as-tu vue ? Sur de l’argent, c’est-à-dire des articles en lin, ou sur de l’or, c’est-à-dire des articles en laine ? Il y en a qui disent qu’il a dit l’avoir vue sur des articles en argent, et ils le tuèrent. Puisque les vers ne se trouvent pas sur les vêtements en lin, ils comprirent qu’il devait mentir. Il y en a qui disent qu’il a dit l’avoir vue sur des articles en or, et par conséquent ils le laissèrent tranquille.
אוֹ שֶׁנַּעֲשֵׂית אַנְגַּרְיָא, אוֹמֵר לוֹ: הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ. אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּאַנְגַּרְיָא חוֹזֶרֶת. אֲבָל אַנְגַּרְיָא שֶׁאֵינָהּ חוֹזֶרֶת, חַיָּיב לְהַעֲמִיד לוֹ חֲמוֹר.
§ La michna enseigne : Ou, si l’âne a été saisi pour le service public, le propriétaire peut dire au locataire : Ce qui est à toi est devant toi. Rav dit : Ils ont enseigné cette halakha uniquement en ce qui concerne un service public temporaire, c’est-à-dire que le gouvernement confisque l’animal pour une certaine période, après quoi il le rend. Mais, dans le cas d’un service public permanent, où ils ont confisqué l’animal définitivement, le propriétaire est tenu de fournir au locataire un autre âne.
וּשְׁמוּאֵל אָמַר: בֵּין אַנְגַּרְיָא חוֹזֶרֶת בֵּין אַנְגַּרְיָא שֶׁאֵינָהּ חוֹזֶרֶת, אִם בְּדֶרֶךְ הֲלִיכָה נִיטְּלָה – אוֹמֵר לוֹ: הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ. וְאִם לָאו בְּדֶרֶךְ הֲלִיכָתָהּ נִיטְּלָה – חַיָּיב לְהַעֲמִיד לוֹ חֲמוֹר.
Et Shmuel dit : Que l’âne ait été saisi pour accomplir un service public permanent ou un service public temporaire, s’il a été saisi puis emmené dans la direction dans laquelle il allait marchant, c’est-à-dire que les agents du gouvernement ont conduit l’animal dans la direction où il allait déjà, le propriétaire peut dire au locataire : Ce qui est à toi est devant toi. La pratique courante était que, lorsqu’un animal était confisqué par des agents du gouvernement, celui qui le conduisait les suivait jusqu’à ce que les agents trouvent un autre animal. À ce moment-là, les agents prenaient l’animal qu’ils venaient de trouver et relâchaient celui qu’ils avaient saisi auparavant. Par conséquent, le propriétaire peut insister pour que le locataire suive les agents, qui de toute façon vont dans la direction où il souhaite aller, afin de récupérer l’animal qu’il avait loué. Mais s’il a été saisi puis emmené non dans la direction dans laquelle il allait marchant, mais dans une autre direction, le propriétaire est tenu de fournir au locataire un autre âne.
מֵיתִיבִי: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר וְהִבְרִיקָה אוֹ שֶׁנִּשְׁתַּטְּתָה, אוֹמֵר לוֹ: הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ. מֵתָה אוֹ שֶׁנַּעֲשֵׂית אַנְגַּרְיָא – חַיָּיב לְהַעֲמִיד לוֹ חֲמוֹר.
La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita : En ce qui concerne quelqu’un qui loue un âne et qu’il est tombé malade ou est devenu fou, le propriétaire peut dire au locataire : Ce qui est à toi est devant toi. S’il est mort ou a été réquisitionné pour le service public, le propriétaire est tenu de fournir au locataire un autre âne.
בִּשְׁלָמָא לְרַב לָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּאַנְגַּרְיָא חוֹזֶרֶת, כָּאן בְּאַנְגַּרְיָא שֶׁאֵינָהּ חוֹזֶרֶת. אֶלָּא לִשְׁמוּאֵל קַשְׁיָא!
Certes, selon l’opinion de Rav, cela n’est pas difficile, car il peut expliquer qu’ici, dans la michna, il s’agit d’un service public permanent, et donc le propriétaire n’a pas à fournir au locataire un autre âne, tandis que là-bas, dans la baraita, il s’agit d’un service public temporaire. Par conséquent, le propriétaire doit donner au locataire un autre âne. Mais selon l’opinion de Shmuel, c’est difficile.
וְכִי תֵּימָא לִשְׁמוּאֵל נָמֵי לָא קַשְׁיָא: כָּאן שֶׁבְּדֶרֶךְ הֲלִיכָתָהּ נִיטְּלָה, כָּאן שֶׁלֹּא בְּדֶרֶךְ הֲלִיכָתָהּ נִיטְּלָה.
Et si tu disais que selon l’opinion de Shmuel aussi, ce n’est pas difficile, car il pourrait résoudre l’apparente contradiction de manière similaire, en expliquant que ici, dans la michna, il s’agit d’un cas où elle a été saisie puis emmenée dans la direction dans laquelle elle marchait, et là-bas, dans la baraita, il s’agit d’un cas où elle a été saisie puis emmenée non dans la direction dans laquelle elle marchait mais dans une autre direction, cette résolution n’est pas possible.
הָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אִם בְּדֶרֶךְ הֲלִיכָתָהּ נִיטְּלָה, אוֹמֵר לוֹ: הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ, וְאִם לָאו – חַיָּיב לְהַעֲמִיד לוֹ חֲמוֹר. מִכְּלָל דִּלְתַנָּא קַמָּא לָא שָׁאנֵי לֵיהּ!
Cette résolution ne peut être acceptée, parce que du fait que la baraita enseigne dans la clause finale que Rabbi Shimon ben Elazar dit : Si elle a été saisie puis emmenée dans la direction dans laquelle elle marchait, le propriétaire peut dire au locataire : Ce qui est à toi est devant toi, mais sinon, le propriétaire est tenu de fournir au locataire un autre âne ; par inférence, on peut apprendre que selon l’opinion du premier tanna il n’y a pas de différence selon que l’animal a été saisi puis emmené dans la direction dans laquelle il marchait ou non. Si tel est le cas, la baraita est difficile à concilier avec l’opinion de Shmuel.
אָמַר לְךָ שְׁמוּאֵל: לָאו מִי אִיכָּא רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר דְּקָאֵי כְּווֹתִי? אֲנָא דַּאֲמַרִי כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר. אִיבָּעֵית אֵימָא כּוּלָּהּ רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר הִיא, וְחַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַחֲמוֹר וְהִבְרִיקָה אוֹ נִשְׁתַּטֵּית, אוֹמֵר לוֹ: הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ. מֵתָה אוֹ שֶׁנַּעֲשֵׂית אַנְגַּרְיָא – חַיָּיב לְהַעֲמִיד לוֹ חֲמוֹר. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁלֹּא בְּדֶרֶךְ הֲלִיכָתָהּ נִיטְּלָה, אֲבָל נִיטְּלָה בְּדֶרֶךְ הֲלִיכָתָהּ – אוֹמֵר לוֹ: הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ.
La Guemara répond que Shmuel pourrait te dire : N’y a-t-il pas la décision de Rabbi Shimon ben Elazar, qui soutient conformément à mon avis ? J’ai parlé conformément à la décision de Rabbi Shimon ben Elazar. Si tu veux, dis plutôt que la baraita entièreest conforme à l’opinion de Rabbi Shimon ben Elazar, et elle est incomplète, et voici ce qu’elle enseigne : En ce qui concerne celui qui loue un âne et qu’il tomba malade ou devint fou, le propriétaire peut dire au locataire : Ce qui est à toi est devant toi. S’il mourut ou fut saisi pour le service public, le propriétaire est tenu de fournir au locataire un autre âne. Dans quel cas cette déclaration est-elle dite ? Lorsqu’il est saisi puis emmené non dans la direction dans laquelle il allait marchant mais dans une autre direction, mais s’il fut saisi puis emmené dans la direction dans laquelle il allait marchant, le propriétaire peut dire au locataire : Ce qui est à toi est devant toi.

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