וְיֵשׁ לוֹ עָלָיו אוֹנָאָה.
Et si la somme d’argent est inférieure d’un sixième à la valeur de l’article, le vendeur de l’article a une réclamation pour exploitation contre l’acheteur, qui doit payer la différence au vendeur.
קָנָה – אַף עַל גַּב דְּלָא מָשַׁךְ, דְּכֵיוָן דְּלָא קָפֵיד – קָנָה, דְּכִי חֲלִיפִין דָּמֵי. וְיֵשׁ לוֹ עָלָיו אוֹנָאָה – דִּ״מְכוֹר לִי בְּאֵלּוּ״ קָאָמַר לֵיהּ. רַב אַבָּא אָמַר רַב הוּנָא: ״מְכוֹר לִי בְּאֵלּוּ״ – קָנָה, וְאֵין לוֹ עָלָיו אוֹנָאָה.
La Guemara explique : L’acheteur acquiert l’objet même s’il ne l’a pas tiré, parce que, puisque le vendeur n’est pas pointilleux quant à la somme, l’acheteur a acquis l’objet, car cela est semblable à une transaction effectuée au moyen d’un échange. Et le vendeur a une réclamation de surexploitation contre l’acheteur parce que l’acheteur lui a dit : Vends-moi ton objet pour ces pièces. L’emploi du langage de la vente indique que ce sera pour un prix acceptable. Rav Abba dit que Rav Houna dit que si l’acheteur a dit : Vends-moi ton objet pour ces pièces, l’acheteur a acquis l’objet ; et le vendeur de l’objet n’a pas de réclamation de surexploitation contre l’acheteur, car il s’agit d’une transaction à part entière effectuée au moyen d’un échange.
פְּשִׁיטָא: דָּמִים וְאֵין מַקְפִּיד עֲלֵיהֶן – הָא קָאָמְרִינַן דְּקָנֵי, דְּכַחֲלִיפִין דָּמוּ. חֲלִיפִין וּמַקְפִּיד עֲלֵיהֶן, מַאי?
La Guemara analyse ces halakhot : Il est évident que, dans un cas où il y a vente d’un objet contre de l’argent et que le vendeur n’est pas pointilleux quant à la somme, nous disons que l’acheteur acquiert l’objet immédiatement en recevant l’argent, car cela est semblable à une transaction effectuée au moyen d’un échange. Mais s’il s’agit d’une transaction effectuée au moyen d’un échange et que l’une des parties insiste pour que la valeur des objets soit égale, quelle est la halakha ? Son statut juridique est-il celui d’une vente, ou celui d’une transaction effectuée au moyen d’un échange ?
אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה, תָּא שְׁמַע: הֲרֵי שֶׁהָיָה תּוֹפֵשׂ פָּרָתוֹ וְעוֹמֵד, וּבָא חֲבֵירוֹ וְאָמַר לוֹ: פָּרָתְךָ לָמָּה? לַחֲמוֹר אֲנִי צָרִיךְ. יֵשׁ לִי חֲמוֹר שֶׁאֲנִי נוֹתֵן לְךָ. פָּרָתְךָ בְּכַמָּה? בְּכָךְ וְכָךְ. חֲמוֹרְךָ בְּכַמָּה? בְּכָךְ וְכָךְ.
Rav Adda bar Ahava dit : Viens et écoute une résolution du dilemme tirée d’une baraita : Il y a un cas où quelqu’un tenait sa vache et se tenait debout sur place, et un autre vint et lui dit : Pourquoi ta vache se tient-elle ici ? Le propriétaire de la vache répondit : J’ai besoin d’un âne, et j’espère échanger cette vache contre un. L’autre personne dit : J’ai un âne que je peux te donner ; pour combien vends-tu ta vache ? Le propriétaire de la vache répondit : Je la vends pour tel et tel prix. Il dit ensuite : Pour combien vends-tu ton âne ? Le propriétaire de l’âne répondit : Je le vends pour tel et tel prix.
מָשַׁךְ בַּעַל הַחֲמוֹר אֶת הַפָּרָה, וְלֹא הִסְפִּיק בַּעַל הַפָּרָה לִמְשׁוֹךְ אֶת הַחֲמוֹר עַד שֶׁמֵּת הַחֲמוֹר – לֹא קָנָה בַּעַל הַחֲמוֹר אֶת הַפָּרָה.
Si, après cette discussion, le propriétaire de l’âne a tiré la vache, mais le propriétaire de la vache n’a pas réussi à tirer l’âne avant que l’âne ne meure, le propriétaire de l’âne n’a pas acquis la vache, bien qu’en apparence il s’agisse d’une transaction effectuée par voie d’échange, qui est généralement complète dès que l’une des parties tire l’objet qu’elle acquiert.
שְׁמַע מִינַּהּ: חֲלִיפִין וּמַקְפִּיד עֲלֵיהֶן – לֹא קָנָה.
La Guemara suggère : Apprends-en que dans un cas où il y a une transaction effectuée au moyen d’un échange et où l’une des parties est pointilleuse sur le fait que la valeur des objets soit égale, il n’acquiert pas l’objet immédiatement. Contrairement au cas standard d’échange, les propriétaires de la vache et de l’âne ont évalué la valeur des animaux avant la transaction. Puisqu’ils sont pointilleux quant au prix, l’acquisition n’est pas achevée tant que chacun n’a pas tiré l’objet qu’il acquiert.
אָמַר רָבָא: אַטּוּ חֲלִיפִין בְּשׁוּפְטָנֵי עָסְקִינַן, דְּלָא קָפְדִי? אֶלָּא כׇּל חֲלִיפִין מִיקְפָּד קָפְדִי וְקָנָה. וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – דַּאֲמַר לֵיהּ: חֲמוֹר בְּפָרָה וְטָלֶה, וּמָשַׁךְ אֶת הַפָּרָה וַעֲדַיִין לֹא מָשַׁךְ אֶת הַטָּלֶה, דְּלָא הָוֵה לֵיהּ מְשִׁיכָה מַעַלְיָא.
Rava a dit : Cela veut-il dire que, dans un cas standard d'échange, nous avons affaire à des sots, qui ne sont pas regardants sur la valeur des objets qu'ils acquièrent ? Au contraire, dans tout cas d'échange, les parties sont regardantes sur la valeur des objets, et lorsqu'une partie tire un objet, l'autre partie acquiert immédiatement l'autre objet et le paie plus tard. Et de quoi s'agit-il ici ? Le cas dans la baraita est celui où une partie a dit à l'autre partie : Échangeons un âne contre une vache et un agneau, et le propriétaire de l'âne a tiré la vache et n'a pas encore tiré l'agneau, car dans ce cas il n'a pas accompli un acte approprié de traction.
אָמַר מָר: ״מְכוֹר לִי בְּאֵלּוּ״ – קָנָה, וְיֵשׁ לוֹ עָלָיו אוֹנָאָה. לֵימָא סָבַר רַב הוּנָא מַטְבֵּעַ נַעֲשֶׂה חֲלִיפִין?
Le Maître, Rav Houna, a dit plus haut que si quelqu’un disait à un autre : Vends-moi ton objet pour ces pièces, l’acheteur a acquis l’article, et si la somme d’argent est inférieure d’un sixième à la valeur de l’objet, le vendeur de l’objet a une réclamation pour exploitation contre l’acheteur. La Guemara suggère : Disons sur la base de cette halakhaque Rav Houna soutient qu’une pièce peut être un objet utilisé pour effectuer un échange.
לָא, רַב הוּנָא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר: דְּבַר תּוֹרָה מָעוֹת קוֹנוֹת. וּמִפְּנֵי מָה אָמְרוּ מְשִׁיכָה קוֹנָה – גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמַר לוֹ נִשְׂרְפוּ חִטֶּיךָ בַּעֲלִיָּיה. מִלְּתָא דִּשְׁכִיחָא – גְּזַרוּ בַּהּ רַבָּנַן, וּמִלְּתָא דְּלָא שְׁכִיחָא – לָא גְּזַרוּ בַּהּ רַבָּנַן. אֲמַר לֵיהּ מָר הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב נַחְמָן לְרַב אָשֵׁי: אַתּוּן, הָכִי מַתְנִיתוּ לַהּ, אֲנַן הָכִי מַתְנֵינַן לַהּ: וְכֵן אָמַר רַב הוּנָא, אֵין מַטְבֵּעַ נַעֲשֶׂה חֲלִיפִין.
La Guemara rejette cette suggestion : Non, Rav Huna soutient conformément à l’opinion de Rabbi Yoḥanan, qui dit : Selon la loi de la Torah, l’argent effectue l’acquisition. Et pour quelle raison les Sages ont-ils dit que la traction acquiert un objet et que l’argent ne le fait pas ? Il s’agit d’un décret de peur que le vendeur ne dise à l’acheteur après avoir reçu l’argent : Ton blé a brûlé dans l’étage supérieur. Et ce n’est qu’à l’égard d’une chose courante que les Sages ont promulgué un décret, mais à l’égard d’une chose peu courante les Sages n’ont pas promulgué de décret. Par conséquent, dans ce cas il n’y a pas de décret, et la transaction est régie par la loi de la Torah. Mar Huna, fils de Rav Naḥman, dit à Rav Ashi : Tu enseignes cette halakha de cette manière ; nous l’enseignons de cette manière, non par déduction mais comme une décision explicite : Et de même, Rav Huna a dit : L’argent ne peut pas être l’objet utilisé pour effectuer une transaction au moyen d’un échange.
בַּמֶּה קוֹנִין?
§ Ci-dessus, la Guemara a mentionné une forme d’échange dans laquelle il n’y a pas deux objets de valeur égale qui sont échangés ; au contraire, une personne tente de transférer la possession de son objet à l’acheteur au moyen d’un échange symbolique impliquant, par exemple, un tissu. À propos de cette transaction symbolique, la Guemara demande : Avec quel ustensile acquiert-on l’objet en question, c’est-à-dire à qui appartient l’ustensile utilisé pour effectuer cette transaction symbolique ?
רַב אָמַר: בְּכִלְיוֹ שֶׁל קוֹנֶה. דְּנִיחָא לֵיהּ לְקוֹנֶה דְּלֶהֱוֵי מַקְנֶה קוֹנֶה, כִּי הֵיכִי דְּלִגְמַר וְלַקְנֵי לֵיהּ. וְלֵוִי אָמַר: בְּכִלְיוֹ שֶׁל מַקְנֶה, כִּדְבָעֵינַן לְמֵימַר לְקַמַּן.
Rav dit : On effectue la transaction avec les ustensiles de celui qui acquiert l’objet, lequel effectue la transaction en donnant les ustensiles au propriétaire de l’objet. Au moment où le propriétaire tire l’ustensile dans sa possession, la transaction est complète et la propriété de l’objet en question est transférée à son vis-à-vis. Rav explique que celui qui acquiert l’objet consent à ce que celui qui transfère la propriété de l’objet acquière son ustensile, afin qu’il se décide à lui transférer la propriété. Et Levi dit : On effectue la transaction en faisant tirer à celui qui acquiert l’objet les ustensiles de celui qui transfère la propriété, comme nous chercherons à l’expliquer ci-dessous.
אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא מִדִּסְקַרְתָּא לְרָבָא: וּלְלֵוִי, דְּאָמַר בְּכִלְיוֹ שֶׁל מַקְנֶה, הָא קָא קָנֵי אַרְעָא אַגַּב גְּלִימָא. אִם כֵּן, הָווּ לֵיהּ נְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת וְנִקְנִין עִם נְכָסִים שֶׁאֵין לָהֶן אַחְרָיוּת. וַאֲנַן אִיפְּכָא תְּנַן: נְכָסִים שֶׁאֵין לָהֶן אַחְרָיוּת נִקְנִין עִם נְכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת!
Rav Houna de Diskarta dit à Rava : Mais selon Lévi, qui dit que la transaction s’effectue avec les ustensiles de celui qui transfère la propriété, il y a une difficulté. Dans un cas où l’on acquiert un terrain au moyen d’un échange symbolique où l’objet utilisé est un manteau, il s’avère que l’on acquiert un terrain au moyen d’un manteau. Si c’est le cas, il s’agit d’un cas de bien garanti, c’est-à-dire un terrain, acquis au moyen d’un bien meuble non garanti, au moyen d’une transaction effectuée sur ce dernier. Or nous avons appris l’inverse dans une michna (Kiddushin 26a) : Un bien non garanti s’acquiert avec un bien garanti, c’est-à-dire un terrain, au moyen d’une transaction effectuée sur ce dernier.
אֲמַר לֵיהּ: אִי הֲוָה לֵוִי הָכָא, הֲוָה מַפֵּיק לְאַפָּךְ פּוּלְסֵי דְנוּרָא! מִי סָבְרַתְּ גְּלִימָא מַקְנֵה לֵיהּ? בְּהָהִיא הֲנָאָה דְּקָא מְקַבֵּל מִינֵּיהּ – גָּמַר וּמַקְנֵי לֵיהּ.
Rava lui dit : Si Lévi, dont tu as mis en doute l’opinion, était ici, il sortirait devant toi des verges de feu et te flagellerait pour ta question injustifiée. Soutiens-tu qu’il a dit qu’au moment où il transfère la propriété du manteau, il transfère la propriété du terrain à lui ? Ce n’est pas le cas ; au contraire, en échange de ce plaisir que le propriétaire de l’objet éprouve du fait que celui qui acquiert le manteau l’a accepté de lui, il se résout à lui transférer la propriété. Cela est différent de l’acquisition de biens meubles au moyen d’une transaction portant sur un terrain, où les deux sont acquis simultanément. Ici, le transfert de propriété du manteau entraîne le transfert ultérieur de propriété du terrain.
כְּתַנָּאֵי: ״וְזֹאת לְפָנִים בְּיִשְׂרָאֵל עַל הַגְּאוּלָּה וְעַל הַתְּמוּרָה לְקַיֵּם כׇּל דָּבָר שָׁלַף אִישׁ נַעֲלוֹ וְנָתַן לְרֵעֵהוּ״. ״גְּאוּלָּה״ – זוֹ מְכִירָה, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״לֹא יִגָּאֵל״. ״תְּמוּרָה״ – זוֹ חֲלִיפִין, וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״לֹא יַחֲלִיפֶנּוּ וְלֹא יָמִיר אוֹתוֹ״.
La Guemara commente : Cette divergence entre Rav et Levi est parallèle à une divergence entre des tannaïm. Le verset déclare : « Or telle était autrefois la coutume en Israël concernant la rédemption et concernant la substitution, pour confirmer toute affaire ; un homme ôtait sa chaussure et la donnait à son prochain » (Ruth 4:7). Le verset est interprété ainsi : « Rédemption » ; c’est une vente. Et de même il est dit : « Il ne sera pas vendu et ne sera pas racheté » (Lévitique 27:28). « Substitution » ; c’est la transaction d’échange. Et de même il est dit : « Il ne pourra ni l’échanger ni le substituer » (Lévitique 27:10).
״לְקַיֵּם כׇּל דָּבָר שָׁלַף אִישׁ נַעֲלוֹ וְנָתַן לְרֵעֵהוּ״. מִי נָתַן לְמִי? בּוֹעַז נָתַן לַגּוֹאֵל. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: גּוֹאֵל נָתַן לְבוֹעַז.
En ce qui concerne l’expression « Pour confirmer toute affaire, un homme ôtait sa chaussure et la donnait à son prochain, », la baraita demande : Qui a donné la chaussure à qui ? Boaz a donné sa chaussure au rédempteur, le parent le plus proche d’Elimélekh, qui avait le droit de premier refus sur le terrain que Naomi, veuve d’Elimélekh, projetait de vendre. Le rédempteur transférait ce droit sur le terrain à Boaz, qui l’acquérait au moyen de sa chaussure. Rabbi Yehouda dit : Le rédempteur a donné sa chaussure à Boaz. La divergence entre Rav et Levi est parallèle à la divergence entre le premier tanna et Rabbi Yehouda.
תָּנָא: קוֹנִין בִּכְלִי אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ שָׁוֶה פְּרוּטָה. אָמַר רַב נַחְמָן: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּכְלִי, אֲבָל בְּפֵירֵי – לָא. רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: אֲפִילּוּ בְּפֵירוֹת. מַאי טַעְמָא דְּרַב נַחְמָן? אָמַר קְרָא ״נַעֲלוֹ״, נַעַל – אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא – לָא.
§ Il a été enseigné : On peut acquérir un bien au moyen d’un échange symbolique en utilisant un ustensile, même s’il n’a pas la valeur d’une perouta. Rav Naḥman dit : Les Sages ont enseigné que cet échange symbolique ne peut être effectué qu’au moyen d’un ustensile, mais non au moyen de produits, c’est-à-dire de tout objet autre qu’un ustensile. Rav Sheshet dit : Il peut être effectué même au moyen de produits. La Guemara explique : Quelle est la raison de l’opinion de Rav Naḥman ? Le verset déclare : « Sa chaussure » (Ruth 4:7), d’où il est déduit : En ce qui concerne une chaussure et tout autre objet semblable à une chaussure, c’est-à-dire un ustensile, oui, l’échange symbolique peut être effectué ; en ce qui concerne tout objet autre qu’un ustensile, non, il ne peut pas être effectué.
מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַב שֵׁשֶׁת, אָמַר קְרָא: ״לְקַיֵּם כׇּל דָּבָר״. לְרַב נַחְמָן נָמֵי, הָכְתִיב: ״לְקַיֵּם כׇּל דָּבָר״! הַהוּא לְקַיֵּם כׇּל דָּבָר, דְּנִיקְנִין בְּמִנְעָל. וְרַב שֵׁשֶׁת נָמֵי, הָכְתִיב: ״נַעֲלוֹ״! אָמַר לְךָ רַב שֵׁשֶׁת: מָה נַעֲלוֹ דָּבָר הַמְסוּיָּים – אַף כׇּל דָּבָר הַמְסוּיָּים, לְאַפּוֹקֵי חֲצִי רִמּוֹן וַחֲצִי אֱגוֹז, דְּלָא.
Quelle est la raison de l’opinion de Rav Sheshet ? Le verset dans Ruth déclare : « Pour confirmer toute chose », d’où il est déduit que tous les objets, même s’ils ne sont pas des ustensiles, peuvent effectuer l’échange. La Guemara demande : Selon Rav Naḥman également, n’est-il pas écrit : « Pour confirmer toute chose » ? La Guemara explique : Selon son opinion, cette expression : « Pour confirmer toute chose », fait référence à tous les objets qui peuvent être acquis par un échange effectué au moyen d’une chaussure. La Guemara demande : Et selon Rav Sheshet également, n’est-il pas écrit : « Sa chaussure » ? La Guemara explique : Rav Sheshet aurait pu te dire que de ce terme il est déduit : De même que sa chaussure est un objet complet, de même tout objet complet peut effectuer un échange symbolique, à l’exclusion d’une moitié de grenade et d’une moitié de noix, qui ne peuvent pas effectuer un échange symbolique. Une grenade entière ou une noix entière peuvent être utilisées à cette fin.
אָמַר רַב שֵׁשֶׁת בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: כְּמַאן כָּתְבִינַן הָאִידָּנָא ״בְּמָנָא דְּכָשַׁר לְמִקְנְיָא בֵּיהּ״. ״בְּמָנָא״ – לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַב שֵׁשֶׁת, דְּאָמַר קוֹנִין בְּפֵירוֹת. ״דְּכָשַׁר״ – לְאַפּוֹקֵי מִדִּשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר קוֹנִין
Rav Sheshet, fils de Rav Idi, a dit : Selon l’opinion de qui écrivons-nous aujourd’hui dans les documents que la transaction a été effectuée avec un ustensile apte à acquérir des objets avec lui ? La Guemara explique : Le terme avec un ustensile sert à exclure l’opinion de Rav Sheshet, qui dit : On acquiert un objet au moyen d’une transaction d’échange symbolique en utilisant des produits. Le terme apte sert à exclure l’opinion de Shmuel, qui dit : On acquiert un objet