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וְכֵן אָמַר רַבָּה: הִשְׁבִּיחוּ לָאֶמְצַע. אָמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: מִי דָּמֵי? הָתָם, גְּדוֹלִים גַּבֵּי קְטַנִּים יָדְעִי וְקָא מָחֲלִי, הָכָא מִי יָדַע דְּלֵיחִיל?
De même, Rabba dit : Ils ont amélioré la propriété, et le profit va au milieu. Abaye lui dit : Ces situations sont-elles comparables ? Là-bas, dans le cas où les frères adultes et mineurs étaient ensemble, les adultes savent que les mineurs existent et renoncent au paiement pour leurs efforts en faveur de leurs jeunes frères. Ici, dans le cas de Mari bar Isak, le frère aîné était-il au courant de l’existence du frère cadet, de sorte qu’il puisse renoncer au paiement pour son travail ?
אִגַּלְגַּל מִלְּתָא וּמְטָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי. אֲמַר לְהוּ: גְּדוֹלָה מִזּוֹ אָמְרוּ: שָׁמִין לָהֶם כְּאָרִיס, הַשְׁתָּא דִּידֵיהּ לָא יָהֲבִינַן לֵיהּ?
L’affaire continua à se développer et fut portée devant le rabbin Ami. Il dit à ceux qui rapportaient la décision de Rav Ḥisda : Les Sages ont énoncé unehalakha encore plus étendue que celle-là : Dans le cas de proches qui s’occupent des biens d’un captif, le tribunal évalue leur travail comme on évaluerait le travail d’un métayer. Bien que les biens dont ils se sont occupés ne leur appartenaient pas du tout, ils reçoivent un salaire pour leur travail. Pourquoi donc la décision ici, dans le cas de Mari bar Isak, est-elle que pour un travail sur un bien qui est à lui, nous ne lui donnons rien ? Mari bar Isak devrait être remboursé de ses dépenses.
אַהְדְּרוּהָ (הָא) לְקַמֵּיהּ דְּרַב חִסְדָּא. אֲמַר לְהוּ: מִי דָּמֵי? הָתָם בִּרְשׁוּת נָחֵית, הָכָא לָאו בִּרְשׁוּת נָחֵית. וְעוֹד: קָטָן הוּא, וְאֵין מוֹרִידִין קָרוֹב לְנִכְסֵי קָטָן.
Ils revinrent et rapportèrent cette affaire devant Rav Ḥisda. Rav Ḥisda leur dit : Ces situations sont-elles comparables ? Là-bas, dans le cas des biens du captif, c’est avec autorisation du tribunal que le parent est descendu pour s’occuper des biens. Ici, c’est sans autorisation que Mari bar Isak est descendu pour s’occuper des biens de son frère. Et de plus, le frère de Mari bar Isak était mineur lorsque Mari hérita des biens, et le tribunal n’autorise pas un parent à descendre et à gérer les biens d’un mineur.
אַהְדְּרוּהָ לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, אֲמַר לְהוּ: לָא סַיְּימוּהָ קַמַּי דְּקָטָן הוּא.
Ils revinrent et rapportèrent cette réponse devant le rabbin Ami. Le rabbin Ami leur dit : Ils n’ont pas achevé de transmettre tous les détails de l’affaire devant moi, et je ne savais pas que le frère de Mari était mineur. Rav Ḥisda a raison.
מַתְנִי׳ הַמַּפְקִיד פֵּירוֹת אֵצֶל חֲבֵירוֹ, הֲרֵי זֶה יוֹצִיא לוֹ חֶסְרוֹנוֹת: לְחִטִּים וּלְאוֹרֶז – תִּשְׁעָה חֲצָאֵי קַבִּין לְכוֹר, לִשְׂעוֹרִין וּלְדוֹחַן – תִּשְׁעָה קַבִּין לְכוֹר, לְכוּסְּמִין וּלְזֶרַע פִּשְׁתָּן – שָׁלֹשׁ סְאִין לְכוֹר, הַכֹּל לְפִי הַמִּדָּה וְהַכֹּל לְפִי הַזְּמַן.
MISHNA: Dans le cas de quelqu’un qui dépose des produits chez un autre, et que le dépositaire lui rend en retour des produits différents, ce dépositaire déduit des produits qu’il rend une quantité égale à la diminution habituelle des produits. La diminution est calculée selon cette formule : Pour le blé et pour le riz, il déduit neuf demi-kav par kor, soit 180 kav ; pour l’orge et le millet, il déduit neuf kav par kor ; pour l’épeautre et la graine de lin, il déduit trois se’a, soit dix-huit kav, par kor. L’ensemble du calcul est selon la mesure, et l’ensemble du calcul est selon le temps écoulé. Telle est la quantité de produits que le dépositaire déduit par kor de produits au cours d’une année.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי: וְכִי מָה אִכְפַּת לָהֶן לָעַכְבָּרִין? וַהֲלֹא אוֹכְלוֹת בֵּין מֵהַרְבֵּה וּבֵין מִקִּמְעָה! אֶלָּא אֵינוֹ יוֹצִיא לוֹ חֶסְרוֹנוֹת אֶלָּא לְכוֹר אֶחָד בִּלְבַד. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם הָיְתָה מִדָּה מְרוּבָּה, אֵינוֹ מוֹצִיא לוֹ חֶסְרוֹנוֹת, מִפְּנֵי שֶׁמּוֹתִירוֹת.
Rabbi Yoḥanan ben Nouri a dit : Et qu’importe aux souris la quantité de récolte que le dépositaire garde ? Ne mangent-elles pas la même quantité qu’il s’agisse d’une grande récolte ou d’une petite récolte ? Au contraire, il déduit une quantité égale à la diminution standard d’un seul kor de récolte. Rabbi Yehouda dit : Si le dépôt était une grande mesure, le dépositaire ne déduit pas la diminution de celle-ci, du fait que pour différentes raisons elle augmente. Par conséquent, il restitue la mesure de récolte qui lui a été déposée, car l’augmentation compense la diminution.
גְּמָ׳ אוֹרֶז טוּבָא חָסֵר! אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בְּאוֹרֶז קָלוּף שָׁנוּ. לְכוּסְּמִין וּלְזֶרַע פִּשְׁתָּן שְׁלֹשָׁה סְאִין לְכוֹר וְכוּ׳. אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר רַבִּי חִיָּיא: זֶרַע פִּשְׁתָּן בְּגִבְעוֹלִין שָׁנוּ. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: לְכוּסְּמִין וּלְזֶרַע פִּשְׁתָּן בַּגִּבְעוֹלִין, וּלְאוֹרֶז שֶׁאֵינוֹ קָלוּף – שְׁלֹשָׁה סְאִין לְכוֹר.
GUEMARA : La Guemara objecte : Après déduction, il manque dans le riz une quantité plus grande que celle qui est consignée dans la michna. Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yoḥanan dit : C’est au sujet du riz décortiqué que les tanna’im ont enseigné la michna. La michna enseigne : Pour l’épeautre et la graine de lin, il déduit trois se’a par kor. Rabbi Yoḥanan dit que Rabbi Ḥiyya dit : C’est au sujet de la graine de lin sur ses tiges que les tanna’im ont enseigné la michna, et c’est pourquoi le taux de diminution est si grand. La Guemara commente : Cela aussi est enseigné dans une baraita : Pour l’épeautre, et pour la graine de lin sur ses tiges, et pour le riz non décortiqué, il déduit trois se’a par kor.
הַכֹּל לְפִי הַמִּדָּה וְכוּ׳. תָּנָא: כֵּן לְכׇל כּוֹר וָכוֹר, וְכֵן לְכׇל שָׁנָה וְשָׁנָה.
La michna enseigne : Tout le calcul est selon la mesure, et tout le calcul est selon le temps écoulé. Il est enseigné dans une baraita : Cela est la mesure de la diminution pour chaque kor, et cela est la mesure de la diminution pour chaque année.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי וְכוּ׳. תַּנְיָא, אָמְרוּ לוֹ לְרַבִּי יוֹחָנָן: הַרְבֵּה אוֹבְדוֹת מֵהֶן, הַרְבֵּה מִתְפַּזְּרוֹת מֵהֶן.
La michna enseigne : Rabbi Yoḥanan ben Nouri a dit : Et qu’importe aux souris la quantité de produit que le dépositaire garde ? Il est enseigné dans une baraita que les Sages dirent à Rabbi Yoḥanan : La diminution n’est pas due seulement au fait que les souris mangent le produit. Une grande partie du produit est perdue, et une grande partie du produit est dispersée.
תָּנָא: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? שֶׁעֵירְבָן עִם פֵּירוֹתָיו. אֲבָל יִחֵד לוֹ קֶרֶן זָוִית, אוֹמֵר לוֹ: הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ.
Il a été enseigné : Dans quels cas cette affirmation est-elle dite, selon laquelle le dépositaire déduit ces mesures pour la diminution ? C’est dans un cas le dépositaire a mélangé le produit qu’il garde avec son propre produit, et il est incapable de les distinguer. Mais si il a désigné un coin pour le produit qu’il garde, le dépositaire dit au propriétaire du produit : Ce qui est à toi est devant toi, et il ne calcule pas la diminution.
וְכִי עֵירְבָן עִם פֵּירוֹתָיו מַאי הָוֵי? לִיחְזֵי לְדִידֵיהּ כַּמָּה הָוְיָין! בְּמִסְתַּפֵּק מֵהֶם.
La Guemara demande : Et lorsqu’il a mélangé le produit qu’il garde avec son propre produit, qu’importe ? Pourquoi doit-il calculer la diminution ? Qu’il voie quelle quantité de produit était à lui, qu’il ajoute la quantité qui a été déposée chez lui et qu’il calcule de combien le produit a diminué au fil du temps. Il pourra ensuite répartir la perte proportionnellement entre son produit et le produit déposé. La Guemara répond : La baraita fait référence à un cas le dépositaire a pris des provisions de ce produit, et il est donc impossible de déterminer le taux de diminution.
וְלִיחְזֵי כַּמָּה אִסְתַּפַּק! דְּלָא יָדְעִי כַּמָּה אִסְתַּפַּק.
La Guemara demande : Qu'il voie donc combien de produit il a pris comme provisions et qu'il l'inclue dans son calcul. La Guemara répond : la baraita traite d'un cas le dépositaire ne sait pas combien il a pris comme provisions, et il doit donc calculer la diminution d'après les mesures énumérées dans la michna.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם הָיְתָה וְכוּ׳. כַּמָּה מִדָּה מְרוּבָּה? אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עֲשָׂרָה כּוֹרִין. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: כַּמָּה מִדָּה מְרוּבָּה? עֲשָׂרָה כּוֹרִין.
La michna enseigne que Rabbi Yehouda dit : Si le dépôt était une grande mesure, le dépositaire n’en déduit pas la diminution. La Guemara demande : Qu’est-ce qu’une grande mesure ? Rabba bar bar Ḥana dit que Rabbi Yoḥanan dit : C’est dix kor. Cela est également enseigné dans une baraita : Qu’est-ce qu’une grande mesure ? C’est dix kor.
תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיהּ דְּרַב נַחְמָן: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים? שֶׁמָּדַד לוֹ מִתּוֹךְ גּוֹרְנוֹ וְהֶחְזִיר לוֹ מִתּוֹךְ גּוֹרְנוֹ. אֲבָל מָדַד לוֹ מִתּוֹךְ גּוֹרְנוֹ וְהֶחְזִיר לוֹ מִתּוֹךְ בֵּיתוֹ – אֵינוֹ יוֹצִיא לוֹ חֶסְרוֹנוֹת, מִפְּנֵי שֶׁמּוֹתִירוֹת.
Le tanna qui récitait des mishnayot et des baraitot enseigna devant Rav Naḥman : Dans quel cas cette affirmation est-elle dite, à savoir que le dépositaire déduit la diminution des produits qu’il restitue ? C’est dans un cas le propriétaire des produits a mesuré les produits pour le dépositaire depuis son propre aire de battage, et le dépositaire les lui a rendus depuis sa propre aire de battage. Les mesures utilisées dans toutes les aires de battage étaient égales et tendaient à surestimer la quantité mesurée. Mais dans un cas le propriétaire a mesuré les produits pour le dépositaire depuis son propre aire de battage et le dépositaire les lui a rendus selon une mesure de sa propre maison, plus précise que celles utilisées sur l’aire de battage, il ne déduit pas la diminution lorsqu’il restitue les produits. Cela est ainsi parce que les produits que le propriétaire a déposés ont été mesurés avec la mesure augmentée de l’aire de battage, et cela compense la diminution.
אֲמַר לֵיהּ: וְכִי בְּשׁוּפְטָנֵי עָסְקִינַן דְּיָהֲבִי בִּכְיָילָא רַבָּא וְשָׁקְלִי בִּכְיָילָא זוּטָא? דִּלְמָא בִּימוֹת הַגּוֹרֶן קָאָמְרַתְּ. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁמָּדַד לוֹ בִּימוֹת הַגּוֹרֶן וְהֶחְזִיר לוֹ בִּימוֹת הַגּוֹרֶן. אֲבָל מָדַד לוֹ בִּימוֹת הַגּוֹרֶן וְהֶחְזִיר לוֹ בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים – אֵינוֹ יוֹצִיא לוֹ חֶסְרוֹן מִפְּנֵי שֶׁמּוֹתִירוֹת.
Rav Naḥman lui dit : Avons-nous affaire à des sots, qui remettent le dépôt avec une grande mesure et reprennent le produit avec une petite mesure ? Il est clair que la même mesure a été utilisée dans les deux cas. Peut-être énonces-tu une règle concernant la saison de l’aire de battage, et voici ce que cela signifie : Dans quel cas cette déclaration est-elle dite ? Elle est dite dans un cas où il a mesuré le produit pour le dépositaire pendant la saison de l’aire de battage et le dépositaire le lui a rendu pendant la saison de l’aire de battage, c’est-à-dire durant la même période. Mais dans un cas où il a mesuré le produit pour le dépositaire pendant la saison de l’aire de battage et le dépositaire le lui a rendu pendant la saison des pluies, il ne déduit pas la diminution lorsqu’il rend le produit, parce que le produit qu’il a reçu a absorbé de l’humidité et s’est dilaté, de sorte qu’en fin de compte il rend la même mesure.
אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְאַבָּיֵי: אִם כֵּן, לִפְקַע כַּדָּא! הֲוָה עוֹבָדָא וּפְקַע כַּדָּא. אִיבָּעֵית אֵימָא, מִשּׁוּם אִיצְצָא.
Rav Pappa dit à Abaye : Si c’est le cas, si le volume du grain augmente pendant la saison des pluies, la jarre dans laquelle le grain est placé devrait éclater à cause de cette expansion. La Guemara rapporte : Il y eut un incident et la jarre éclata. Si tu veux, dis plutôt que le volume s’est contracté à cause de la compression. Lorsque les produits furent déposés, ils étaient en vrac et avaient un volume plus grand. Lorsque le dépositaire les rendit, les produits étaient tassés dans la jarre, ce qui donna un volume moindre.
מַתְנִי׳ יוֹצִיא לוֹ שְׁתוּת לְיַיִן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: חוֹמֶשׁ. יוֹצִיא לוֹ שְׁלֹשָׁה לוּגִּין שֶׁמֶן לְמֵאָה: לוֹג וּמֶחֱצָה שְׁמָרִים, לוֹג וּמֶחֱצָה בָּלַע. אִם הָיָה שֶׁמֶן מְזוּקָּק – אֵינוֹ יוֹצִיא לוֹ שְׁמָרִים. אִם הָיוּ קַנְקַנִּים יְשָׁנִים – אֵינוֹ יוֹצִיא לוֹ בֶּלַע. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אַף הַמּוֹכֵר שֶׁמֶן מְזוּקָּק לַחֲבֵירוֹ כׇּל יְמוֹת הַשָּׁנָה – הֲרֵי זֶה מְקַבֵּל עָלָיו לוֹג וּמֶחֱצָה שְׁמָרִים לְמֵאָה.
MICHNA : Lorsque le dépositaire restitue des liquides qui lui ont été déposés, il déduit un sixième de la quantité pour le vin, afin de compenser la diminution de volume due à l’absorption dans le tonneau et à l’évaporation. Rabbi Yehouda dit : Il déduit un cinquième. Il déduit trois log d’huile pour cent log : un log et demi pour le dépôt qui se dépose au fond du tonneau, et un log et demi pour l’absorption dans le tonneau. Si c’était de l’huile raffinée, il ne déduit rien de l’huile pour le dépôt parce qu’elle a été filtrée. Si l’huile était stockée dans de vieux tonneaux déjà saturés, il ne déduit rien de l’huile pour l’absorption. Rabbi Yehouda dit : Même dans le cas de celui qui vend de l’huile raffinée à un autre tous les jours de l’année, cet acheteur accepte sur lui que le vendeur déduise un log et demi de dépôt pour cent log, car c’est la mesure standard du dépôt.
גְּמָ׳ וְלָא פְּלִיגִי: מָר כִּי אַתְרֵיהּ וּמָר כִּי אַתְרֵיהּ. בְּאַתְרֵיהּ דְּמָר חָפוּ בְּקִירָא וְלָא מָיֵיץ טְפֵי, בְּאַתְרֵיהּ דְּמָר חָפוּ בְּכוּפְרָא וּמָיֵיץ טְפֵי. אִיבָּעֵית אֵימָא מִשּׁוּם גַּרְגִּישְׁתָּא, הָא מָיְיצָא טְפֵי וְהָא לָא מָיְיצָא טְפֵי.
GUEMARA : La Guemara commente : Et le premier tanna et Rabbi Yehouda ne sont pas en désaccord au sujet de la halakha. Au contraire, ce Sage a statué conformément à la coutume de sa localité, et ce Sage a statué conformément à la coutume de sa localité. Dans l’endroit de l’un des Sages, c’est-à-dire le premier tanna, on enduit les tonneaux de cire [bekira] et ils n’absorbent pas beaucoup. Dans l’endroit de l’autre Sage, c’est-à-dire Rabbi Yehouda, on enduit les tonneaux de poix et ils absorbent beaucoup. Si vous le souhaitez, dites plutôt que cela est dû à la qualité de la terre [gargishta] avec laquelle on fabrique les tonneaux. Les tonneaux faits de cette terre absorbent beaucoup, tandis que les tonneaux faits de cette autre terre n’absorbent pas beaucoup.
בְּאַתְרֵיהּ דְּרַב יְהוּדָה רָמוּ אַרְבָּעִים וְתַמְנֵי כּוּזֵי בְּדַנָּא. אָזֵיל דַּנָּא בְּשִׁיתָּא זוּזֵי, פָּרֵיס רַב יְהוּדָה שִׁיתָּא שִׁיתָּא בְּזוּזָא,
La Guemara rapporte : Dans la localité de Rav Yehouda, on versait le contenu de quarante-huit cruches de vin dans un tonneau, car c’était la taille standard des tonneaux là-bas. Le tonneau se vendait pour six dinars, et Rav Yehouda divisait l’huile et la vendait à raison de six cruches pour un dinar.

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