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״רֹבֵץ״ וְלֹא רַבְצָן, ״רֹבֵץ״ וְלֹא עוֹמֵד. ״תַּחַת מַשָּׂאוֹ״ וְלֹא מְפוֹרָק. ״תַּחַת מַשָּׂאוֹ״, מַשּׂאוֹי שֶׁיָּכוֹל לַעֲמוֹד בּוֹ. וְאִי אָמְרַתְּ צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּאוֹרָיְיתָא, מָה לִי רוֹבֵץ, וּמָה לִי רַבְצָן, וּמָה לִי עוֹמֵד!
Il est écrit : « Si tu vois l’âne… affaissé sous sa charge » (Exode 23:5). La baraita déduit que cette obligation de décharger un fardeau s’applique à un animal qui est « affaissé », mais non à un animal qui s’affaisse habituellement ; « affaissé », mais non debout ; « sous sa charge », mais non lorsqu’il est déchargé ; et « sous sa charge », c’est-à-dire une charge que l’animal peut porter et qui n’est pas excessive. La Guemara raisonne : Et si tu dis que l’exigence de prévenir la souffrance des animaux relève de la Torah, qu’est-ce que cela change pour moi si l’animal est affaissé ; et qu’est-ce que cela change pour moi s’il s’affaisse habituellement ; et qu’est-ce que cela change pour moi si l’animal est debout ? On devrait être tenu de décharger son fardeau dans tous les cas, si l’animal souffre.
הָא מַנִּי? רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי הִיא, דְּאָמַר צַעַר בַּעֲלֵי חַיִּים דְּרַבָּנַן.
La Guemara répond : Selon l’opinion de qui est-ce baraita ? C’est conformément à l’opinion de Rabbi Yossei HaGelili, qui dit que l’exigence de prévenir la souffrance des animaux relève de la loi rabbinique, et l’ordonnance ne s’applique pas dans ces circonstances.
הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּקָתָנֵי: ״תַּחַת מַשָּׂאוֹ״ – מַשּׂאוֹי שֶׁיָּכוֹל לַעֲמוֹד בּוֹ, מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאִית לֵיהּ הַאי סְבָרָא – רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי, שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara appuie sa réponse : De même, il est raisonnable d’expliquer la baraita de cette manière, comme il est enseigné dans la baraita citée ci-dessus : « Sous son fardeau » indique un fardeau que l’animal peut porter. Au sujet de qui as-tu entendu dire qu’il soutient cette ligne de raisonnement ? C’est Rabbi Yossei HaGelili. La Guemara confirme : Apprends-en que la baraita est conforme à l’opinion de Rabbi Yossei HaGelili.
וּמִי מָצֵית מוֹקְמַתְּ לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי? וְהָא קָתָנֵי סֵיפָא: ״תַּחַת מַשָּׂאוֹ״ – וְלֹא מְפוֹרָק. מַאי ״לֹא מְפוֹרָק״? אִילֵּימָא לֹא מְפוֹרָק כְּלָל, הָא כְּתִיב: ״הָקֵם תָּקִים עִמּוֹ״! אֶלָּא פְּשִׁיטָא: ״לֹא מְפוֹרָק״ בְּחִנָּם, אֶלָּא בְּשָׂכָר, מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאִית לֵיהּ הַאי סְבָרָא – רַבָּנַן! לְעוֹלָם רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי הִיא, וּבִטְעִינָה סָבַר לַהּ כְּרַבָּנַן.
La Guemara demande : Et peux-tu établir la baraitaconformément à l’opinion de Rabbi Yosei HaGelili ? Mais n’est-il pas enseigné dans la clause finale de la baraita : « Sous son fardeau », mais non lorsqu’elle est déchargée ? Que signifie : Non lorsqu’elle est déchargée ? Si nous disons que cela signifie que, lorsqu’elle est déchargée, il n’y a aucune obligation, n’est-il pas écrit dans ce cas : « Tu les relèveras avec lui » (Deutéronome 22:4), enseignant qu’il y a une mitsva de charger un animal ? Au contraire, il est évident que le sens est que, lorsqu’elle est déchargée, on n’est pas tenu de la charger gratuitement ; au contraire, on peut le faire contre rémunération. Au sujet de qui as-tu entendu qu’il soutient cette ligne de raisonnement ? Ce sont les Sages. Apparemment, la baraita est conforme à l’opinion des Sages et non à celle de Rabbi Yosei HaGelili. La Guemara répond : En réalité, la baraitaest conforme à l’opinion de Rabbi Yosei HaGelili, et en matière de chargement il soutient conformément à l’opinion des Sages.
תָּנוּ רַבָּנַן: ״כִּי תִרְאֶה״ – יָכוֹל אֲפִילּוּ מֵרָחוֹק, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי תִפְגַּע״. אִי ״כִּי תִפְגַּע״, יָכוֹל פְּגִיעָה מַמָּשׁ? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״כִּי תִרְאֶה״. וְאֵיזוֹ הִיא רְאִיָּיה שֶׁיֵּשׁ בָּהּ פְּגִיעָה – שִׁיעֲרוּ חֲכָמִים אֶחָד מִשֶּׁבַע וּמֶחֱצָה בְּמִיל, וְזֶה הוּא רִיס.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Il est écrit : « Si tu vois l’âne de celui qui te hait affaissé sous sa charge… tu l’aideras à le décharger avec lui » (Exode 23:5). J’aurais pu penser que l’on est tenu d’aider même si l’on voit l’animal de loin ; c’est pourquoi le verset précédent dit : « Si tu rencontres le bœuf de ton ennemi ou son âne égaré, tu le lui ramèneras » (Exode 23:4). Si la Torah n’avait écrit que : « Si tu rencontres », j’aurais pu penser que l’on est tenu de décharger le fardeau seulement s’il y avait une rencontre effective ; c’est pourquoi le verset dit : « Si tu vois ». Et qu’est-ce qu’une vision dans laquelle il y a un élément de rencontre ? Les Sages l’ont calculée comme une sur sept et demie parts, c’est-à-dire deux quinzièmes, d’un mil, et c’est la mesure d’un ris.
תָּנָא: וּמִדַּדֶּה עִמּוֹ עַד פַּרְסָה. אָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה: וְנוֹטֵל שָׂכָר.
Il est enseigné dans une baraita : Après avoir chargé le fardeau sur l’animal, on marche avec lui jusqu’à une parasange [parsa] afin de s’assurer que le fardeau ne retombera pas. Rabba bar bar Ḥana dit : Et il reçoit une rémunération pour accompagner l’animal, car cela n’est pas inclus dans la mitsva.
מַתְנִי׳ אֲבֵדָתוֹ וַאֲבֵדַת אָבִיו – אֲבֵדָתוֹ קוֹדֶמֶת. אֲבֵדָתוֹ וַאֲבֵדַת רַבּוֹ – שֶׁלּוֹ קוֹדֵם.
MICHNA : Si quelqu’un trouve son objet perdu et l’objet perdu de son père, s’occuper de son propre objet perdu est prioritaire. De même, si quelqu’un trouve son objet perdu et l’objet perdu de son maître, s’occuper de son propre objet perdu est prioritaire.
אֲבֵדַת אָבִיו וַאֲבֵדַת רַבּוֹ – שֶׁל רַבּוֹ קוֹדֶמֶת, שֶׁאָבִיו הֱבִיאוֹ לָעוֹלָם הַזֶּה, וְרַבּוֹ שֶׁלִּמְּדוֹ חׇכְמָה מְבִיאוֹ לְחַיֵּי הָעוֹלָם הַבָּא. וְאִם אָבִיו חָכָם – שֶׁל אָבִיו קוֹדֶמֶת.
Si quelqu’un trouve l’objet perdu de son père et l’objet perdu de son maître, s’occuper de l’objet perdu de son maître a priorité, car son père l’a amené dans ce monde, et son maître, qui lui a enseigné la sagesse de la Torah, l’amène à la vie dans le Monde à Venir. Et si son père est un érudit de la Torah, alors l’objet perdu de son père a priorité.
הָיָה אָבִיו וְרַבּוֹ נוֹשְׂאִין מַשּׂאוֹי – מַנִּיחַ אֶת שֶׁל רַבּוֹ, וְאַחַר כָּךְ מַנִּיחַ אֶת שֶׁל אָבִיו. הָיָה אָבִיו וְרַבּוֹ בְּבֵית הַשְּׁבִי – פּוֹדֶה אֶת רַבּוֹ, וְאַחַר כָּךְ פּוֹדֶה אֶת אָבִיו. וְאִם אָבִיו חָכָם – פּוֹדֶה אֶת אָבִיו, וְאַחַר כָּךְ פּוֹדֶה אֶת רַבּוֹ.
Si son père et son maître portaient chacun un fardeau et qu’il veuille les aider à déposer leurs fardeaux, il dépose d’abord le fardeau de son maître et ensuite dépose celui de son père. Si son père et son maître étaient en captivité, il rachète d’abord son maître puis rachète son père. Et si son père est un érudit de la Torah, il rachète d’abord son père puis rachète son maître.
גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב, אָמַר קְרָא: ״אֶפֶס כִּי לֹא יִהְיֶה בְּךָ אֶבְיוֹן״, שֶׁלְּךָ קוֹדֵם לְשֶׁל כׇּל אָדָם.
GUEMARA : En ce qui concerne la priorité dans la restitution des objets perdus, la Guemara demande : D’où ces principes sont-ils déduits ? Rav Yehouda dit que Rav dit que le verset déclare : « Seulement afin qu’il n’y ait pas de nécessiteux parmi toi » (Deutéronome 15:4). Ce verset peut être compris comme un commandement, indiquant qu’il incombe à chaque individu de veiller à ne pas devenir nécessiteux. Par conséquent, ta propriété a priorité sur la propriété de toute autre personne.
וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: כׇּל הַמְקַיֵּים בְּעַצְמוֹ כָּךְ, סוֹף בָּא לִידֵי כָּךְ.
Et Rav Yehuda dit que Rav dit : Bien que telle soit la halakha, quiconque applique scrupuleusement ce principe à l’égard de ses biens au détriment des biens d’autrui finira par connaître ce sort. Il deviendra pauvre, et d’autres feront passer leurs intérêts avant les siens, à ses dépens.
הָיָה אָבִיו וְרַבּוֹ נוֹשְׂאִין מַשּׂאוֹי וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: רַבּוֹ שֶׁאָמְרוּ רַבּוֹ שֶׁלִּמְּדוֹ חׇכְמָה, וְלֹא רַבּוֹ שֶׁלִּמְּדוֹ מִקְרָא וּמִשְׁנָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כֹּל שֶׁרוֹב חׇכְמָתוֹ הֵימֶנּוּ. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אֲפִילּוּ לֹא הֵאִיר עֵינָיו אֶלָּא בְּמִשְׁנָה אַחַת, זֶה הוּא רַבּוֹ.
§ La michna enseigne : Si son père et son maître portaient chacun une charge, il dépose d’abord la charge de son maître, puis celle de son père. Les Sages ont enseigné dans une baraita (Tosefta 2:30) : Son maître, au sujet de qui les tannaïmont déclaré dans la michna que sa charge est prioritaire, est son maître qui lui a enseigné la sagesse, c’est-à-dire l’analyse approfondie de la Torah qui constitue le Talmud, et non son maître qui lui a enseigné la Bible ou la Michna ; telle est l’opinion de Rabbi Meïr. Rabbi Yehouda dit : Il s’agit de tout maître de qui l’on a appris la majeure partie de son savoir, que ce soit la Bible, la Michna ou le Talmud. Rabbi Yossé dit : Même s’il l’a éclairé dans la compréhension d’une seule michna, c’est son maître.
אָמַר רָבָא: כְּגוֹן רַב סְחוֹרָה, דְּאַסְבְּרַן זוּהֲמָא לִיסְטְרוֹן. שְׁמוּאֵל קְרַע מָאנֵיהּ עֲלֵיהּ הָהוּא מֵרַבָּנַן דְּאַסְבְּרֵיהּ ״אֶחָד יוֹרֵד לְאַמַּת הַשֶּׁחִי וְאֶחָד פּוֹתֵחַ כֵּיוָן״.
Rava dit : Par exemple, Rav Seḥora est mon maître en ces matières, car il m’a expliqué le sens du terme dans une michna (Kelim 13:2) zuhama listeron, un ustensile ayant une cuillère à une extrémité et une fourchette à l’autre. Shmuel déchira son vêtement en signe de deuil à cause de la disparition de l’un des Sages qui lui avait expliqué le sens d’une michna (Tamid 3:6) décrivant les deux clés qui ouvraient le compartiment par lequel le prêtre entrait dans le Sanctuaire chaque matin : L’une est la clé avec laquelle le prêtre ouvrait la serrure intérieure. Il passait son bras jusqu’à l’aisselle par une petite ouverture dans la porte, atteignait vers le bas et ouvrait la serrure qui se trouvait au bas de la porte, du côté intérieur, puis il passait par cette porte dans un compartiment. Et l’autre est la clé avec laquelle le prêtre ouvrait la serrure de la porte intérieure du compartiment, par laquelle il entrait dans le Sanctuaire, et il ouvrait cette serrure directement.
אָמַר עוּלָּא: תַּלְמִידֵי חֲכָמִים שֶׁבְּבָבֶל, עוֹמְדִין זֶה מִפְּנֵי זֶה, וְקוֹרְעִין זֶה עַל זֶה. וּלְעִנְיַן אֲבֵדָה בִּמְקוֹם אָבִיו, אֵינָן חוֹזְרִין אֶלָּא לְרַבּוֹ מוּבְהָק.
Oulla dit : Les érudits de la Torah qui sont en Babylonie se lèvent par déférence les uns devant les autres et déchirent leurs vêtements en signe de deuil à la mort les uns des autres. Contrairement à Eretz Yisrael, où les érudits et enseignants les plus éminents de la Torah dirigeaient les académies de Torah, en Babylonie la plupart des érudits étudiaient la Torah avec leurs pairs et il n’y avait pas de maître prééminent. Mais en ce qui concerne le fait de rendre un objet perdu dans un cas à la fois son père et son maître ont perdu un objet, il rend l’objet perdu seulement à son maître prééminent avant de rendre celui de son père, et non à son pair ni à celui qui lui a enseigné le sens d’une michna ou d’un terme.
קָבָעֵי מִינֵּיהּ רַב חִסְדָּא מֵרַב הוּנָא: תַּלְמִיד וְצָרִיךְ לוֹ רַבּוֹ, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: חִסְדָּא חִסְדָּא, לָא צְרִיכְנָא לָךְ, אַתְּ צְרִיכַתְּ לִי עַד אַרְבְּעִין שְׁנִין. אִיקְּפַדוּ אַהֲדָדֵי וְלָא עָיְילִי לְגַבֵּי הֲדָדֵי. יְתֵיב רַב חִיסְדָּא אַרְבְּעִין תַּעֲנִיָּתָא, מִשּׁוּם דַּחֲלַשׁ דַּעְתֵּיהּ דְּרַב הוּנָא. יָתֵיב רַב הוּנָא אַרְבְּעִין תַּעֲנִיָּתָא, מִשּׁוּם דְּחַשְׁדֵיהּ לְרַב חִסְדָּא.
Rav Ḥisda souleva un dilemme devant Rav Houna : S’il y a un élève, et que son maître a besoin de lui parce qu’il lui sert de collègue et de partenaire d’étude, quelle est la halakha concernant la préséance dans un cas où il trouve un objet perdu appartenant à son père et un autre appartenant à son maître ? Comme Rav Ḥisda était le disciple-collègue de Rav Houna, Rav Houna supposa que Rav Ḥisda parlait de lui-même et lui dit : Ḥisda, Ḥisda, je n’ai pas besoin de toi. Au contraire, tu as besoin de moi jusqu’à ce que tu achèves quarante ans d’étude devant moi. Ils se mirent en colère l’un contre l’autre à cause de l’offense perçue et de la réaction sévère, et aucun des deux n’entra pour rendre visite à l’autre. Rav Ḥisda fut contrit et observa quarante jeûnes du fait que Rav Houna avait été offensé, bien que telle n’ait pas été son intention. Rav Houna observa quarante jeûnes du fait que lui avait soupçonné à tort que Rav Ḥisda faisait référence à la relation entre eux.
אִיתְּמַר: רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה. רַב אַחָא בַּר רַב הוּנָא אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי.
Il a été déclaré que Rav Yitzḥak bar Yosef dit que Rabbi Yoḥanan dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yehuda, qui dit que rendre l’objet perdu du maître ne prend le pas que dans le cas de son maître éminent. Rav Aḥa bar Rav Huna dit que Rav Sheshet dit : La halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Yosei, qui dit que rendre l’objet perdu du maître prend le pas même si le maître ne l’a éclairé qu’au sujet d’une seule michna.
וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי? וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כִּסְתַם מִשְׁנָה, וּתְנַן: רַבּוֹ שֶׁלִּמְּדוֹ חׇכְמָה. מַאי ״חׇכְמָה״? רוֹב חׇכְמָתוֹ.
La Guemara demande : Et Rabbi Yoḥanan a-t-il dit cela ? Mais Rabbi Yoḥanan ne dit-il pas : La halakha est toujours conforme à l’opinion citée dans une michna non attribuée ; et nous avons appris une opinion non attribuée dans la michna selon laquelle rendre l’objet perdu de son maître a priorité dans le cas de : Son maître, qui lui a enseigné la sagesse de la Torah. La décision de la michna non attribuée est conforme à l’opinion de Rabbi Meir. La Guemara répond : Que signifie sagesse dans ce contexte ? Cela signifie la majeure partie de sa sagesse.
תָּנוּ רַבָּנַן: הָעוֹסְקִין בְּמִקְרָא – מִדָּה וְאֵינָהּ מִדָּה, בַּמִּשְׁנָה – מִדָּה וְנוֹטְלִין עָלֶיהָ שָׂכָר, בַּתַּלְמוּד – אֵין לָךְ מִדָּה גְּדוֹלָה מִזּוֹ, וּלְעוֹלָם הֱוֵי רָץ לַמִּשְׁנָה יוֹתֵר מִן הַתַּלְמוּד.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Pour ceux qui s’adonnent à l’étude de la Torah, c’est une vertu mais non une vertu complète. Pour ceux qui s’adonnent à l’étude de la Mishna, c’est une vertu et ils reçoivent une récompense pour son étude. Pour ceux qui s’adonnent à l’étude du Talmud, il n’y a pas de vertu plus grande que celle-là. Et poursuis toujours l’étude de la Mishna plus que l’étude du Talmud.
הָא גוּפַאּ קַשְׁיָא. אָמְרַתְּ בַּתַּלְמוּד אֵין לְךָ מִדָּה גְּדוֹלָה מִזּוֹ, וַהֲדַר אָמְרַתְּ: וּלְעוֹלָם הֱוֵי רָץ לַמִּשְׁנָה יוֹתֵר מִן הַתַּלְמוּד! אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן:
La Guemara demande : Cette question elle-même est difficile, car la baraita se contredit elle-même. Tu as dit : Pour ceux qui s’engagent dans l’étude du Talmud, tu n’as pas de vertu plus grande que cela. Et ensuite tu as dit : Et poursuis toujours l’étude de la Mishna plus que l’étude du Talmud. Rabbi Yoḥanan dit :

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