אֶלָּא כְּשֶׁנִּשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן. אֲבָל לֹא נִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן, אִם אָבְדוּ – פָּטוּר.
seulement dans un cas où celui qui a trouvé a utilisé l’argent. Mais dans un cas où celui qui a trouvé n’a pas utilisé l’argent, tout le monde s’accorde à dire que si l’argent est perdu, celui qui a trouvé est exempté de payer une restitution pour sa perte.
לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַב יוֹסֵף? דְּאִתְּמַר: שׁוֹמֵר אֲבֵידָה, רַבָּה אָמַר: כְּשׁוֹמֵר חִנָּם, רַב יוֹסֵף אָמַר: כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר.
La Guemara suggère : Disons que cela constitue une réfutation concluante de l’affirmation de Rav Yosef, comme il a été dit qu’il existe une divergence amoraïque concernant le statut juridique d’un gardien chargé de conserver un objet perdu. Rabba a dit : Son statut juridique est comme celui d’un gardien non rémunéré, qui n’est tenu d’indemniser le propriétaire de l’objet déposé qu’en cas de négligence. Rav Yosef a dit : Son statut juridique est comme celui d’un gardien rémunéré, qui est tenu d’indemniser le propriétaire de l’objet déposé même en cas de vol ou de perte. Lorsque la michna enseigne que, si celui qui a trouvé l’argent ne l’a pas utilisé, tout le monde convient qu’il est exempt de payer une restitution pour sa perte, cela contredit apparemment l’affirmation de Rav Yosef.
אָמַר לְךָ רַב יוֹסֵף: בִּגְנֵיבָה וַאֲבֵידָה – דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּחַיָּיב, כִּי פְּלִיגִי בְּאוּנְסִין דְּשׁוֹאֵל, רַבִּי טַרְפוֹן סָבַר: שָׁרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְאִשְׁתַּמּוֹשֵׁי בְּגַוַּיְיהוּ, וְהָוֵה לֵיהּ שׁוֹאֵל עֲלַיְיהוּ. וְרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: לָא שָׁרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְאִשְׁתַּמּוֹשֵׁי בְּגַוַּיְיהוּ, הִלְכָּךְ לָא הָוֵי שׁוֹאֵל עֲלַיְיהוּ.
La Guemara répond que Rav Yosef aurait pu te dire : Dans les cas de vol ou de perte, tout le monde s’accorde à dire que un dépositaire chargé de garder un objet perdu est responsable et doit en payer la restitution. Leur désaccord porte sur un cas de dommage causé par des circonstances indépendantes de sa volonté, pour lequel il incombe à un emprunteur de verser une compensation. La Guemara précise : Rabbi Tarfon soutient : Les Sages lui ont permis d’utiliser l’argent, et il est donc considéré comme un emprunteur à son égard, et il est tenu d’indemniser le propriétaire même en cas de circonstances indépendantes de sa volonté. Et Rabbi Akiva soutient : Les Sages ne lui ont pas permis d’utiliser l’argent, et il n’est donc pas considéré comme un emprunteur à son égard.
אִי הָכִי, ״לְפִיכָךְ״ דְּאָמַר רַבִּי עֲקִיבָא, לְמָה לִי? אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא בִּגְנֵיבָה וַאֲבֵידָה הוּא דִּפְלִיגִי, הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר לֹא יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן, לְפִיכָךְ אִם אָבְדוּ – אֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן״. סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא שׁוֹמֵר שָׂכָר הָוֵי כִּדְרַב יוֹסֵף, וּבִגְנֵיבָה וַאֲבֵידָה מְחַיֵּיב, קָא מַשְׁמַע לַן ״לְפִיכָךְ״. הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ לֹא יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן, שׁוֹמֵר שָׂכָר לָא הָוֵי וְלָא מְחַיֵּיב בִּגְנֵיבָה וַאֲבֵידָה.
La Guemara demande : Si c’est le cas, pourquoi ai-je besoin de l’affirmation selon laquelle Rabbi Akiva a dit : Il ne peut pas utiliser l’argent ; par conséquent, s’il est perdu, il n’est pas tenu de payer une restitution pour celui-ci ? Soit, si tu dis que c’est dans les cas de vol ou de perte qu’ils sont en désaccord, je comprends que c’est la raison pour laquelle letannaenseigne dans la michna que Rabbi Akiva dit : Il ne peut pas utiliser l’argent ; par conséquent, si celui-ci est perdu, il n’est pas tenu de payer une restitution pour celui-ci. La Guemara explique : Puisqu’il te vient à l’esprit de dire que le statut juridique du trouveur est comme celui d’un gardien rémunéré, conformément à l’opinion de Rav Yosef, et que dans les cas de vol et de perte le trouveur est tenu de payer une restitution, Rabbi Akiva nous enseigne : Par conséquent, s’il est perdu, il n’est pas tenu de payer une restitution. Maintenant que tu as dit qu’il ne peut pas utiliser l’argent, il n’est pas un gardien rémunéré et n’est pas tenu de payer une restitution dans les cas de vol et de perte.
אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ בִּגְנֵיבָה וַאֲבֵידָה דְּכוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּחַיָּיב, כִּי פְּלִיגִי בְּאוּנְסִין דְּשׁוֹאֵל, מַאי ״לְפִיכָךְ״ דְּרַבִּי עֲקִיבָא? הָכִי מִבְּעֵי לֵיהּ לְמִתְנֵא: ״רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר לֹא יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן״, וַאֲנָא יָדַעְנָא דְּכֵיוָן דְּלֹא יִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן – לָאו שׁוֹאֵל הָוֵי וְאֵינוֹ חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן, ״לְפִיכָךְ״ דְּרַבִּי עֲקִיבָא לְמָה לִי?
Mais si tu dis que, dans les cas de vol ou de perte, tout le monde s’accorde à dire que un dépositaire chargé de garder un objet perdu est tenu de payer une restitution pour celui-ci, et lorsqu’ils sont en désaccord, c’est dans les cas de dommage causé par des circonstances indépendantes de sa volonté, pour lesquels il incombe à un emprunteur de payer une compensation, quel est le sens de la déclaration de Rabbi Akiva : Par conséquent, s’il est perdu, il n’est pas tenu d’en payer la restitution ? Au contraire, voici ce que la michna aurait dû enseigner : Rabbi Akiva dit : Il ne peut pas utiliser l’argent ; et je saurais que, puisqu’il ne peut pas utiliser l’argent, il n’est pas considéré comme un emprunteur, et par conséquent n’assume aucune responsabilité financière. Pourquoi ai-je besoin de la déclaration selon laquelle Rabbi Akiva a dit : Par conséquent, s’il est perdu, il n’est pas tenu d’en payer la restitution ?
מִשּׁוּם ״לְפִיכָךְ״ דְּרַבִּי טַרְפוֹן.
La Guemara répond : L’explication ajoutée à la déclaration de Rabbi Akiva est effectivement superflue. Elle a été ajoutée afin de créer un parallèle entre la formulation de la déclaration de Rabbi Akiva et celle de la déclaration de Rabbi Tarfon. La phrase : Par conséquent, si l’argent est perdu, il n’est pas tenu de payer une restitution pour celui-ci, a été ajoutée à la déclaration de Rabbi Akiva en raison de l’explication : Par conséquent, si l’argent est perdu, il est tenu de payer une restitution pour celui-ci, énoncée par Rabbi Tarfon.
וּלְפִיכָךְ דְּרַבִּי טַרְפוֹן לְמָה לִי? הָכִי קָאָמַר: כֵּיוָן דְּשָׁרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְאִשְׁתַּמּוֹשֵׁי בְּגַוַּיְיהוּ כְּמַאן דְּאִישְׁתַּמַּשׁ בְּגַוַּיְיהוּ דָּמֵי וְחַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן.
La Guemara demande : Et pourquoi ai-je besoin de l’affirmation selon laquelle Rabbi Tarfon a dit : Par conséquent, si l’argent est perdu, il est tenu de payer une restitution pour celui-ci ? La Guemara répond : C’est ce que la michna dit : Puisque les Sages lui ont permis d’utiliser l’argent, son statut juridique est comme celui de quelqu’un qui l’a effectivement utilisé et, par conséquent, il est tenu de payer une restitution pour cela.
וְהָא ״אָבְדוּ״ קָתָנֵי!
La Guemara demande : Comment Rav Yosef peut-il expliquer que le différend dans la michna concerne un dommage causé par des circonstances indépendantes de sa volonté ? Mais la michna n’enseigne-t-elle pas : Par conséquent, si l’argent est perdu ? Le désaccord entre Rabbi Tarfon et Rabbi Akiva concerne un cas de dommage dû à une perte, et non un cas de dommage causé par des circonstances indépendantes de la volonté de quelqu’un.