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שֶׁנָּפַל מִשְּׁנַיִם חַיָּיב לְהַחְזִיר. מַאי טַעְמָא? הָהוּא דִּנְפַל מִינֵּיהּ לָא מִיָּאַשׁ, מֵימָר אָמַר: מִכְּדֵי אִינִישׁ אַחֲרִינָא לָא הֲוָה בַּהֲדַאי אֶלָּא הַאי, נָקֵיטְנָא לֵיהּ וְאָמֵינָא לֵיהּ: אַנְתְּ הוּא דִּשְׁקַלְתֵּיהּ.
qui est tombée de l’une de deux personnes, il est tenu de la rendre. Quelle en est la raison ? La personne à qui le sela est tombé ne désespère pas de le récupérer. Elle dit : Après tout, aucune autre personne n’était avec moi, seulement celle-ci qui était avec moi, car elle ne sait pas que le sela a été trouvé par un tiers. Elle pense donc : Je vais le saisir et lui dire : C’est toi qui l’as pris.
בִּשְׁלֹשָׁה אֵינוֹ חַיָּיב לְהַחְזִיר. מַאי טַעְמָא? הָהוּא דִּנְפַל מִינֵּיהּ וַדַּאי מִיָּאַשׁ, מֵימָר אָמַר: מִכְּדֵי תְּרֵי הֲווֹ בַּהֲדַאי, אִי נָקֵיטְנָא לְהַאי אָמַר: ״לָא שְׁקַלְתֵּיהּ״, וְאִי נָקֵיטְנָא לְהַאי אָמַר: ״לָא שְׁקַלְתֵּיהּ״.
Dans un cas où la pièce est tombée de l’une de trois personnes, celui qui la trouve n’est pas tenu de la rendre. Quelle en est la raison ? La personne à qui le sela est tombé désespère certainement de le récupérer. Elle se dit : Après tout, deux autres personnes étaient avec moi. Si je saisis celle-ci, elle dira : Je ne l’ai pas prise. Et si je saisis celle-là, elle dira : Je ne l’ai pas prise. Puisqu’elle ne peut pas formuler une revendication certaine, elle désespère de récupérer sa pièce.
אָמַר רָבָא: הַאי דְּאָמְרַתְּ בִּשְׁלֹשָׁה אֵינוֹ חַיָּיב לְהַחְזִיר – לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵית בֵּיהּ שָׁוֶה פְּרוּטָה לְכׇל חַד וְחַד, אֲבָל אִית בֵּיהּ שָׁוֶה פְּרוּטָה לְכׇל חַד וְחַד – חַיָּיב לְהַחְזִיר. מַאי טַעְמָא? אֵימוֹר שׁוּתָּפֵי נִינְהוּ וְלָא מִיָּאֲשׁוּ.
Étant donné que, selon la loi de la Torah, on doit rendre un objet perdu à son propriétaire seulement s’il vaut une peruta, Rava a dit : En ce qui concerne ce que tu as dit, à savoir que dans un cas où la pièce est tombée de l’une de trois personnes, celui qui la trouve n’est pas tenu de la rendre, nous avons dit cela seulement dans un cas la valeur totale de la pièce perdue, lorsqu’elle est divisée par trois, n’atteint pas la valeur d’une peruta pour chacun et chacune d’entre eux ; mais si elle atteint la valeur d’une peruta pour chacun et chacune d’entre eux, il est tenu de la rendre. Quelle en est la raison ? Dis que peut-être ils sont associés, c’est-à-dire qu’ils possèdent la pièce conjointement ; par conséquent, ils ne désespèrent pas, car chacun suppose que l’un des deux autres l’a trouvée et la garde pour eux trois.
אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רָבָא: אַף עַל גַּב דְּלֵית בֵּיהּ אֶלָּא שָׁוֶה שְׁתֵּי פְרוּטוֹת – חַיָּיב לְהַחְזִיר, מַאי טַעְמָא? אֵימוֹר שׁוּתָּפֵי נִינְהוּ וְחַד מִנַּיְיהוּ אַחוֹלֵי אַחֲלֵיהּ לִמְנָתֵיהּ גַּבֵּי חַבְרֵיהּ.
Il y en a qui disent que Rava a dit : Même si sa valeur totale n’est que de deux peroutot, ce qui est insuffisant pour donner à chacun des trois associés une perouta, on est tenu de le rendre. Quelle en est la raison ? Dis que peut-être ils sont associés et l’un renonce à sa part en faveur de l’autre. Dans ce cas, les deux associés restants ont chacun une part d’une perouta, ce qui rend celui qui le trouve tenu de le rendre.
וְאָמַר רָבָא: רָאָה סֶלַע שֶׁנָּפְלָה, נְטָלָהּ לִפְנֵי יֵאוּשׁ עַל מְנָת לְגוֹזְלָהּ – עוֹבֵר בְּכוּלָּן: מִשּׁוּם ״לֹא תִגְזוֹל״, וּמִשּׁוּם ״הָשֵׁב תְּשִׁיבֵם״, וּמִשּׁוּם ״לֹא תוּכַל לְהִתְעַלֵּם״. וְאַף עַל גַּב (דַּחֲזָרָה) [דְּאַהְדְּרַהּ] לְאַחַר יֵאוּשׁ, מַתָּנָה הוּא דְּיָהֵיב לֵיהּ, וְאִיסּוּרָא דַּעֲבַד – עֲבַד.
§ Et Rava dit : Dans un cas où quelqu’un a vu une pièce de sela qui est tombée d’une autre personne, s’il l’a prise afin de la voler, avant le désespoir du propriétaire, il transgresse toutes les mitzvot suivantes : Il est passible en raison de l’interdiction : « Tu ne…voleras pas » (Lévitique 19:13) ; et en raison de la mitzva positive, énoncée au sujet des objets perdus : « Tu les rendras à ton frère » (Deutéronome 22:1), et en raison de l’interdiction, énoncée au sujet de celui qui trouve un objet : « Tu ne peux pas te détourner » (Deutéronome 22:3). Et même s’il l’a rendue après le désespoir du propriétaire, ce n’est qu’un cadeau qu’il lui a donné ; et la transgression qu’il a commise, il l’a commise, et il demeure en violation de ces mitzvot.
נְטָלָהּ לִפְנֵי יֵאוּשׁ עַל מְנָת לְהַחְזִירָהּ, וּלְאַחַר יֵאוּשׁ נִתְכַּוֵּין לְגוֹזְלָהּ – עוֹבֵר מִשּׁוּם ״הָשֵׁב תְּשִׁיבֵם״.
Rava poursuit : Si il a pris la pièce afin de la rendre, avant le désespoir du propriétaire, et ensuite, après le désespoir du propriétaire, il a eu l’intention de la voler ; il transgresse un commandement, en raison de son manquement à accomplir la mitsva positive : « Tu devras les rendre à ton frère. » Il ne transgresse pas l’interdiction : « Tu ne...voleras pas », car au moment où il a pris la pièce, il n’avait pas l’intention de la garder pour lui. Et il ne transgresse pas non plus l’interdiction : « Tu ne peux pas l’ignorer », car il n’a pas ignoré l’objet perdu. Il l’a prise avec l’intention de la rendre.
הִמְתִּין לָהּ עַד שֶׁנִּתְיָאֲשׁוּ הַבְּעָלִים וּנְטָלָהּ, אֵינוֹ עוֹבֵר אֶלָּא מִשּׁוּם ״לֹא תוּכַל לְהִתְעַלֵּם״ בִּלְבָד.
S’il a attendu que le propriétaire perde espoir de récupérer l’objet perdu et ne l’a pris qu’alors, il transgresse un commandement, mais seulement en raison de son manquement à accomplir la mitsva positive de : « Tu ne peux pas l’ignorer, » car il n’a pris aucune mesure pour rendre l’objet perdu à son propriétaire.
אָמַר רָבָא: הַאי מַאן דְּחָזֵי דִּנְפוּל זוּזֵי מֵחַבְרֵיהּ בֵּי חָלָתָא וְאַשְׁכְּחֵיהּ וְשַׁקְלֵיהּ – לָא מִיחַיַּיב לְאַהְדּוֹרֵי לֵיהּ, מַאי טַעְמָא? הָהוּא דִּנְפַל מִינֵּיהּ מִיָּאַשׁ הוּא. אַף עַל גַּב דְּחַזְיֵיהּ דְּאַיְיתִי אַרְבְּלָא וְקָא מְרַבֵּל, מֵימָר אָמַר: כִּי הֵיכִי דִּנְפוּל מִינַּאי דִּידִי הָכִי נְפוּל מֵאִינִישׁ אַחֲרִינָא וּמַשְׁכַּחְנָא מִידֵּי.
Rava dit : Dans le cas de cette personne qui a vu qu’un dinar est tombé d’une autre personne dans le sable et qui, ensuite, l’a trouvé et l’a pris, elle n’est pas tenue de le rendre à son propriétaire. Quelle en est la raison ? La raison est que celui à qui l’argent est tombé renonce à le retrouver. Même si celui qui l’a trouvé voit que le propriétaire a apporté un tamis et tamise le sable, ce qui indique apparemment qu’il n’a pas renoncé à retrouver sa pièce, peut-être que le propriétaire se dit : De même qu’une pièce m’est tombée dans le sable, de même une pièce est tombée à une autre personne, et je trouverai quelque objet pour compenser ma perte.
מַתְנִי׳ מָצָא בַּחֲנוּת – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ. בֵּין הַתֵּיבָה וְלַחֶנְוָנִי – שֶׁל חֶנְוָנִי. לִפְנֵי שׁוּלְחָנִי – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ. בֵּין הַכִּסֵּא וְלַשּׁוּלְחָנִי – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁל שׁוּלְחָנִי.
MICHNA : Si quelqu’un a trouvé des objets sans signe distinctif dans un magasin, ces objets lui appartiennent à lui, car, puisque le magasin est fréquenté par la foule, le propriétaire perd espoir de les récupérer. Si les objets ont été trouvés entre le comptoir du commerçant et le commerçant, les objets appartiennent au commerçant ; puisque ses clients n’ont généralement pas accès à cet endroit, on présume que les objets sont à lui. Si quelqu’un a trouvé des pièces devant un changeur, ces pièces lui appartiennent à lui. Si les pièces ont été trouvées entre la chaise du changeur et le changeur, ces pièces appartiennent au changeur, parce que ses clients n’ont généralement pas accès à cet endroit.
הַלּוֹקֵחַ פֵּירוֹת מֵחֲבֵירוֹ, אוֹ שֶׁשִּׁילַּח לוֹ חֲבֵירוֹ פֵּירוֹת, וּמָצָא בָּהֶן מָעוֹת – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ. אִם הָיוּ צְרוּרִין – נוֹטֵל וּמַכְרִיז.
Dans le cas de quelqu’un qui achète des produits à une autre personne ou dans le cas où une autre personne lui a envoyé des produits en cadeau, et il a trouvé des pièces mêlées aux produits, ces pièces lui appartiennent à lui. Si les pièces étaient attachées en paquet, cela constitue un signe distinctif, et celui qui les trouve prend les pièces et proclame sa trouvaille.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: אֲפִילּוּ מוּנָּחִין עַל גַּבֵּי שׁוּלְחָן.
GUEMARA : La michna enseigne que, si quelqu’un a trouvé des pièces devant un changeur, ces pièces lui appartiennent. Rabbi Elazar dit : Même si les pièces ont été trouvées posées sur la table elle-même, elles appartiennent à celui qui les a trouvées.
תְּנַן: לִפְנֵי שׁוּלְחָנִי – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ. הָא, עַל גַּבֵּי שׁוּלְחָן – דְּשׁוּלְחָנִי! אֵימָא סֵיפָא: בֵּין הַכִּסֵּא וְלַשּׁוּלְחָנִי – שֶׁל שׁוּלְחָנִי! הָא, עַל גַּבֵּי שׁוּלְחָן שֶׁלּוֹ. אֶלָּא מֵהָא לֵיכָּא לְמִשְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara objecte : Nous avons appris dans la michna : Si quelqu’un a trouvé des pièces devant un changeur, ces pièces lui appartiennent ; cela indique par inférence que, si elles ont été trouvées sur la table, les pièces appartiennent au changeur. La Guemara répond : Dis la clause finale de la michna : Si les pièces ont été trouvées entre la chaise du changeur et le changeur, ces pièces appartiennent au changeur ; cela indique par inférence que, si elles ont été trouvées sur la table, les pièces appartiennent à celui qui les a trouvées. La Guemara conclut : Plutôt, en raison des inférences contradictoires tirées de la première et de la dernière clauses, aucune inférence ne doit être tirée de cette michna.
וְרַבִּי אֶלְעָזָר, הָא מְנָא לֵיהּ? אָמַר רָבָא: מַתְנִיתִין קְשִׁיתֵיהּ. מַאי אִרְיָא דְּתָנֵי ״בֵּין הַכִּסֵּא לַשּׁוּלְחָנִי שֶׁל שׁוּלְחָנִי״? לִיתְנֵי ״עַל שׁוּלְחָן״, אִי נָמֵי: ״מָצָא בַּשּׁוּלְחָנוּת״ כִּדְקָתָנֵי רֵישָׁא ״מָצָא בַּחֲנוּת שֶׁלּוֹ״. אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ: אֲפִילּוּ מוּנָּחִין עַל גַּבֵּי שׁוּלְחָן – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ.
La Guemara demande : Et Rabbi Elazar lui-même, d’où déduit-il cette halakha selon laquelle des pièces trouvées sur la table appartiennent à celui qui les a trouvées, étant donné qu’apparemment on ne peut pas déduire cette règle de la michna ? Rava a dit : La michna pose une difficulté pour lui : Pourquoi le tannaa-t-il enseigné précisément que, lorsque les pièces sont trouvées entre la chaise du changeur et le changeur, ces pièces appartiennent au changeur ? Que le tannaenseigne plutôt : Si les pièces ont été trouvées sur la table, ou : Si les pièces ont été trouvées dans l’établissement de change, comme cela est enseigné dans la première clause de la michna : Si quelqu’un a trouvé des objets sans signe distinctif dans un magasin, ces objets lui appartiennent à lui. Apprends-en plutôt que, puisque le changeur place habituellement son argent dans son tiroir, même si les pièces ont été trouvées posées sur la table elle-même, ces pièces lui appartiennent à lui.
הַלּוֹקֵחַ פֵּירוֹת מֵחֲבֵירוֹ וְכוּ׳. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם רַבִּי יַנַּאי: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא
§ La michna enseigne : Dans le cas de celui qui achète des produits à un autre, et qu’il trouve des pièces mêlées aux produits, ces pièces lui appartiennent. Reish Lakish dit au nom de Rabbi Yannai : Les Sages ont enseigné cela seulement

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