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וּבְאוּשְׁפִּיזָא. מַאי נָפְקָא מִינַּהּ? אָמַר מָר זוּטְרָא: לְאַהְדּוֹרֵי לֵיהּ אֲבֵידְתָּא בִּטְבִיעוּת עֵינָא. אִי יָדְעִינַן בֵּיהּ דְּלָא מְשַׁנֵּי אֶלָּא בְּהָנֵי תְּלָת – מַהְדְּרִינַן לֵיהּ, וְאִי מְשַׁנֵּי בְּמִילֵּי אַחֲרִינֵי – לָא מַהְדְּרִינַן לֵיהּ.
Et il peut mentir au sujet d’un hôte [ushpiza], car on peut dire qu’il n’a pas été bien reçu par un certain hôte afin d’empêcher tout le monde de profiter de l’hospitalité de cet hôte. Quelle est la différence pratique qui découle de cette affirmation concernant les cas dans lesquels les érudits de la Torah s’écartent de la vérité ? Mar Zutra dit : La différence pratique concerne la restitution d’un objet perdu sur la base d’une reconnaissance visuelle. Si nous savons à son sujet qu’il modifie ses déclarations uniquement à l’égard de ces trois points, nous lui rendons l’objet perdu, mais s’il modifie ses déclarations à l’égard d’autres points, nous ne lui rendons pas l’objet perdu .
מָר זוּטְרָא חֲסִידָא אִגְּנִיב לֵיהּ כָּסָא דְכַסְפָּא מֵאוּשְׁפִּיזָא. חַזְיֵאּ לְהָהוּא בַּר בֵּי רַב דְּמָשֵׁי יְדֵיהּ וְנָגֵיב בִּגְלִימָא דְחַבְרֵיהּ. אֲמַר: הַיְינוּ הַאי דְּלָא אִיכְפַּת לֵיהּ אַמָּמוֹנָא דְחַבְרֵיהּ. כַּפְתֵיהּ וְאוֹדִי.
La Guemara raconte : Une coupe en argent fut volée à l’hôte de Mar Zutra Ḥasida. Mar Zutra vit un certain étudiant de Torah qui se lava les mains et les essuya sur le manteau d’un autre. Mar Zutra dit : C’est celui qui ne se soucie pas du bien d’autrui. Il ligota cet étudiant, et l’étudiant ensuite avoua qu’il avait volé la coupe.
תַּנְיָא: מוֹדֶה רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר בְּכֵלִים חֲדָשִׁים שֶׁשְּׂבָעָתַן הָעַיִן שֶׁחַיָּיב לְהַכְרִיז. וְאֵלּוּ הֵן כֵּלִים חֲדָשִׁים שֶׁלֹּא שְׂבָעָתַן הָעַיִן שֶׁאֵינוֹ חַיָּיב לְהַכְרִיז, כְּגוֹן בַּדֵּי מְחָטִין, וְצִינּוֹרִיּוֹת, וּמַחְרוֹזוֹת שֶׁל קַרְדּוּמּוֹת. כׇּל אֵלּוּ שֶׁאָמְרוּ, אֵימָתַי מוּתָּרִים? בִּזְמַן שֶׁמְּצָאָן אֶחָד אֶחָד, אֲבָל מְצָאָן שְׁנַיִם שְׁנַיִם – חַיָּיב לְהַכְרִיז.
Il est enseigné dans une baraita : Bien que Rabbi Shimon ben Elazar soutienne qu’il n’est pas nécessaire de proclamer sa trouvaille de récipients anpurya, il concède que celui qui trouve est tenu de proclamer sa trouvaille de récipients neufs que l’œil de leur acheteur a suffisamment vus. Et voici les récipients neufs que l’œil de leur acheteur n’a pas encore vus suffisamment et au sujet desquels celui qui trouve n’est pas tenu de proclamer sa trouvaille : par exemple, des branches [badei] auxquelles sont suspendus des aiguilles ou des ustensiles pour filer, ou des rangées de haches. Quand est-il permis à celui qui trouve tous ces objets que le tannaa mentionnés dans la baraita de les garder ? C’est lorsqu’il les a trouvés un à la fois. Mais s’il les a trouvés deux à la fois, celui qui trouve est tenu de proclamer sa trouvaille.
מַאי ״בַּדֵּי״? שׂוֹכֵי. וְאַמַּאי קָרוּ לֵיהּ ״בַּדֵּי״? דָּבָר דְּתָלוּ בֵּיהּ מִידֵּי, ״בַּד״ קָרוּ לֵיהּ. כִּי הַהוּא דִּתְנַן הָתָם: עָלֶה אֶחָד בְּבַד אֶחָד.
La Guemara précise : Que signifie le terme badei ? Il signifie branches. Et pourquoi le tanna les a-t-il appelées branches ? C’est parce que l’objet sur lequel on suspend un autre objet [davar detalu bei midei], il l’appelle une branche, comme ce que nous avons appris là-bas (Sukka 44b) : Une feuille sur une branche.
וְכֵן הָיָה רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: הַמַּצִּיל מִן הָאֲרִי וּמִן הַדּוֹב וּמִן הַנָּמֵר וּמִן הַבַּרְדְּלָס וּמִן זוֹטוֹ שֶׁל יָם וּמִשְּׁלוּלִיתוֹ שֶׁל נָהָר, הַמּוֹצֵא בִּסְרַטְיָא וּפְלַטְיָא גְּדוֹלָה, וּבְכׇל מָקוֹם שֶׁהָרַבִּים מְצוּיִין שָׁם – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ, מִפְּנֵי שֶׁהַבְּעָלִים מִתְיָאֲשִׁין מֵהֶן.
§ La baraita continue : Et de même, Rabbi Shimon ben Elazar disait : Dans le cas de quelqu’un qui récupère un objet perdu d’un lion, ou d’un ours, ou d’un léopard, ou d’un guépard [bardelas], ou de la marée de la mer, ou de la crue d’une rivière ; et dans le cas de quelqu’un qui trouve un objet perdu sur une artère principale [seratya] ou une grande place [pelatya], ou en tout lieu où se trouvent les foules, ces objets lui appartiennent du fait que le propriétaire désespère de leur récupération.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: כִּי קָאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר – בְּרוֹב גּוֹיִם אֲבָל בְּרוֹב יִשְׂרָאֵל – לָא, אוֹ דִלְמָא אֲפִילּוּ בְּרוֹב יִשְׂרָאֵל נָמֵי אָמַר?
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : Lorsque Rabbi Shimon ben Elazar dit que, si quelqu’un trouve un objet perdu dans n’importe quel endroit où se trouvent des foules, l’objet lui appartient, parlait-il seulement d’un endroit où il y a une majorité de gentils ; mais dans un endroit où il y a une majorité de Juifs, le propriétaire ne désespère pas de récupérer l’objet, parce qu’il compte sur les Juifs pour lui rendre son objet ? Ou peut-être, même dans un endroit où il y a une majorité de Juifs, dit-il aussi que l’objet appartient à celui qui l’a trouvé.
אִם תִּמְצָא לוֹמַר אֲפִילּוּ בְּרוֹב יִשְׂרָאֵל נָמֵי אָמַר, פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ, אוֹ לָא פְּלִיגִי?
Et si tu dis que même dans un endroit où il y a une majorité de Juifs, il a aussi dit que l’objet appartient à celui qui l’a trouvé, les Rabbins sont-ils en désaccord avec lui ou ne le sont-ils pas ?
וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר פְּלִיגִי, בְּרוֹב יִשְׂרָאֵל וַדַּאי פְּלִיגִי, בְּרוֹב גּוֹיִם פְּלִיגִי אוֹ לָא פְּלִיגִי?
Et si tu dis que les Rabbins sont en désaccord avec lui, dans un endroit où il y a une majorité de Juifs, ils sont certainement en désaccord. Dans un endroit où il y a une majorité de gentils, les Rabbins sont-ils en désaccord ou ne le sont-ils pas ?
וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר פְּלִיגִי אֲפִילּוּ בְּרוֹב גּוֹיִם הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ אוֹ אֵין הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ?
Et si tu dis que les Rabbins sont en désaccord avec lui même dans un endroit où il y a une majorité de gentils, la halakha est-elle conforme à l’opinion de Rabbi Shimon ben Elazar, ou la halakha n’est-elle pas conforme à son opinion ?
אִם תִּמְצָא לוֹמַר הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ, דַּוְקָא בְּרוֹב גּוֹיִם אוֹ אֲפִילּוּ בְּרוֹב יִשְׂרָאֵל?
Et si tu dis que la halakha est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon ben Elazar, cette halakha s’applique-t-elle spécifiquement dans un endroit où il y a une majorité de gentils, ou la halakha est-elle conforme à son opinion même dans un endroit où il y a une majorité de Juifs ?
תָּא שְׁמַע: הַמּוֹצֵא מָעוֹת בְּבָתֵּי כְנֵסִיּוֹת וּבְבָתֵּי מִדְרָשׁוֹת, וּבְכׇל מָקוֹם שֶׁהָרַבִּים מְצוּיִין שָׁם – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ, מִפְּנֵי שֶׁהַבְּעָלִים מִתְיָאֲשִׁין מֵהֶן. מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָזֵיל בָּתַר רוּבָּא? רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר, שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ אֲפִילּוּ בְּרוֹב יִשְׂרָאֵל נָמֵי.
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve tirée d’une baraita : Dans le cas de quelqu’un qui trouve des pièces dans des synagogues [bevatei khenesiyyot] et des maisons d’étude, ou dans tout endroit où les foules se trouvent, ces pièces lui appartiennent à lui, en raison du fait que le propriétaire désespère de les récupérer. Qui est celui au sujet de qui tu as entendu qu’il suit les foules, c’est-à-dire qu’il attache de l’importance à la perte d’un objet dans un endroit où les foules sont présentes ? C’est Rabbi Shimon ben Elazar. Conclus de la baraita que Rabbi Shimon ben Elazar soutient qu’un objet perdu appartient à celui qui le trouve même dans un endroit où il y a une majorité de Juifs, puisque les synagogues et les maisons d’étude sont des lieux fréquentés exclusivement par des Juifs.
הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בִּמְפוּזָּרִין. אִי בִּמְפוּזָּרִין מַאי אִרְיָא מָקוֹם שֶׁהָרַבִּים מְצוּיִין שָׁם? אֲפִילּוּ אֵין הָרַבִּים מְצוּיִין שָׁם!
La Guemara rejette la preuve. De quoi s’agit-il ici ? Il s’agit d’un cas les pièces sont éparpillées et n’ont aucun signe distinctif. La Guemara demande : Si c’est un cas les pièces sont éparpillées, pourquoi la baraita a-t-elle établi le cas spécifiquement dans un endroit où les foules se trouvent ? Même dans un endroit où les foules ne se trouvent pas, les pièces appartiennent à celui qui les a trouvées.
אֶלָּא לְעוֹלָם בִּצְרוּרִין, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בְּבָתֵּי כְנֵסִיּוֹת שֶׁל גּוֹיִם, בָּתֵּי מִדְרָשׁוֹת מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? בָּתֵּי מִדְרָשׁוֹת דִּידַן דְּיָתְבִי בְּהוּ גּוֹיִם. הַשְׁתָּא דְּאָתֵית לְהָכִי, בָּתֵּי כְנֵסִיּוֹת נָמֵי דִּידַן דְּיָתְבִי בְּהוּ נָכְרִים.
Au contraire, en réalité, la baraita fait référence à un cas les pièces sont liées, et de quoi s’agit-il ici ? Il s’agit d’un cas où les pièces ont été trouvées dans les maisons d’assemblée [bevatei khenesiyyot] de gentils, et non dans des synagogues. Cela résout la question des synagogues ; mais en ce qui concerne les salles d’étude, qui sont réservées aux Juifs, que peut-on dire ? La Guemara répond : la baraita fait référence à nos salles d’étude dans lesquelles des gardes ou des intendants gentils sont assis. La Guemara note : Maintenant que vous en êtes arrivé à cette explication, les batei khenesiyyot dans la baraita peuvent être expliqués comme se référant à nos synagogues, dans lesquelles des gentils sont assis.
תָּא שְׁמַע: מָצָא בָּהּ אֲבֵידָה, אִם רוֹב יִשְׂרָאֵל – חַיָּיב לְהַכְרִיז, אִם רוֹב גּוֹיִם – אֵינוֹ חַיָּיב לְהַכְרִיז. מַאן שָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר אָזְלִינַן בָּתַר רוּבָּא? רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר, שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ: כִּי קָאָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר בְּרוֹב גּוֹיִם, אֲבָל בְּרוֹב יִשְׂרָאֵל – לָא!
Viens et entends une preuve tirée d’une michna (Makhshirin 2:8) : Dans un cas où quelqu’un a trouvé un objet perdu dans une ville où résident à la fois des Juifs et des gentils, si la ville a une majorité de Juifs, il est tenu de proclamer sa trouvaille. Si la ville a une majorité de gentils, il n’est pas tenu de proclamer sa trouvaille. Qui est celui au sujet duquel tu as entendu qu’il suit les majorités, c’est-à-dire qu’il attache de l’importance à la perte d’un objet dans un endroit où les foules sont présentes ? C’est Rabbi Shimon ben Elazar. Déduis de cette michna que lorsque Rabbi Shimon ben Elazar dit que l’objet appartient à celui qui l’a trouvé, cela se réfère spécifiquement à un endroit où il y a une majorité de gentils, mais dans un endroit où il y a une majorité de Juifs, non, il n’appartient pas à celui qui l’a trouvé.
מַנִּי? רַבָּנַן הִיא, תִּפְשׁוֹט מִינַּהּ דְּמוֹדוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר בְּרוֹב גּוֹיִם.
La Guemara rejette cette preuve : Selon l’avis de qui est cette michna ? Elle est conforme à l’avis des Sages. La Guemara suggère : En tout état de cause, résous le dilemme à partir de la michna selon laquelle les Sages concèdent à Rabbi Shimon ben Elazar dans un endroit où il y a une majorité de gentils.
אֶלָּא לְעוֹלָם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר הִיא, וַאֲפִילּוּ בְּרוֹב יִשְׂרָאֵל נָמֵי. וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בְּטָמוּן. אִי בְּטָמוּן, מַאי עֲבִידְתֵּיהּ גַּבֵּיהּ?! וְהָתְנַן: מָצָא כְּלִי בָּאַשְׁפָּה, מְכוּסֶּה – לֹא יִגַּע בּוֹ, מְגוּלֶּה – נוֹטֵל וּמַכְרִיז.
La Guemara rejette cette explication : Au contraire, en réalité la michna est conforme à l’opinion de Rabbi Shimon ben Elazar, et il a énoncé son opinion même dans un endroit où il y a une majorité de Juifs. Et de quoi s’agit-il ici ? Il s’agit d’un cas l’objet trouvé est dissimulé. La Guemara demande : Si l’objet est dissimulé, quelle est la raison pour laquelle l’objet reste avec celui qui l’a trouvé ? Il est clair qu’il a été placé là et que le propriétaire reviendra le récupérer. Et n’avons-nous pas appris dans une michna (25b) : Dans un cas où quelqu’un a trouvé un ustensile dans une décharge, si l’ustensile est dissimulé, il ne doit pas y toucher, mais s’il est visible, celui qui l’a trouvé prend l’objet et proclame sa trouvaille.
כִּדְאָמַר רַב פָּפָּא, בְּאַשְׁפָּה שֶׁאֵינָהּ עֲשׂוּיָה לְפַנּוֹת, וְנִמְלַךְ עָלֶיהָ לְפַנּוֹתָהּ. הָכָא נָמֵי בְּאַשְׁפָּה שֶׁאֵינָהּ עֲשׂוּיָה לְפַנּוֹת, וְנִמְלַךְ עָלֶיהָ לְפַנּוֹתָהּ.
La Guemara répond : On peut l’expliquer comme Rav Pappa le dit ailleurs, qu’il s’agit d’un dépotoir qui n’est pas destiné à être déblayé, et le propriétaire du terrain a changé d’avis et a décidé de le déblayer. Si quelqu’un trouve des récipients dissimulés, il doit annoncer sa trouvaille, car sinon les récipients seront évacués avec le reste du dépotoir. Ici aussi, la michna parle d’un dépotoir qui n’est pas destiné à être déblayé, et le propriétaire du terrain a changé d’avis et a décidé de le déblayer. Si quelqu’un trouve des objets dissimulés, la conduite à tenir est déterminée par l’identité de la majorité des habitants de la ville. S’ils sont juifs, il doit annoncer sa trouvaille, et sinon, il n’a pas besoin de l’annoncer. Aucune preuve ne peut être citée pour résoudre le dilemme.

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