לִשְׁאָר דְּבָרִים הוּא דַּאֲתָא.
cela vient enseigner sur l’interdiction contre prendre en gage d’autres objets utilisés dans la préparation des aliments.
לֵימָא אַבָּיֵי וְרָבָא, בִּפְלוּגְתָּא דְּרַב הוּנָא וְרַב יְהוּדָה קָמִיפַּלְגִי?
§ La Guemara suggère : Dirons-nous que Abaye et Rava, dans un autre différend, sont en désaccord au sujet de la question qui fait l’objet de ce différend entre Rav Houna et Rav Yehouda concernant le gage ? La Torah ordonne au sujet de la préparation de l’offrande pascale : « N’en mangez pas cru, ni cuit dans l’eau, mais rôti au feu, sa tête avec ses pattes et avec ses entrailles » (Exode 12:9). Abaye et Rava débattent du cas de quelqu’un qui a mangé la viande alors qu’elle n’était pas correctement rôtie.
דְּאָמַר רָבָא: אָכַל נָא – לוֹקֶה שְׁתַּיִם: מִשּׁוּם ״נָא״, וּמִשּׁוּם ״כִּי אִם צְלִי אֵשׁ״. מְבוּשָּׁל – לוֹקֶה שְׁתַּיִם: מִשּׁוּם ״מְבוּשָּׁל״, וּמִשּׁוּם ״כִּי אִם צְלִי אֵשׁ״. נָא וּמְבוּשָּׁל – לוֹקֶה שָׁלֹשׁ: מִשּׁוּם ״נָא״, וּמִשּׁוּם ״מְבוּשָּׁל״, וּמִשּׁוּם ״לֹא תֹּאכְלֶנּוּ כִּי אִם צְלִי אֵשׁ״.
Comme le dit Rava : S’il a mangé un volume d’olive de cela cru, il reçoit deux séries de coups de fouet. Une série de coups de fouet est due à l’interdiction : « N’en mangez pas cru », et l’autre est due à l’interdiction : « Mais rôti au feu. » S’il a mangé un volume d’olive d’une offrande pascale qui avait été cuite, il reçoit aussi deux séries de coups de fouet : Une série de coups de fouet est due à l’interdiction qu’elle soit cuite dans l’eau, et la seconde est due à l’injonction : « Mais rôti au feu. » S’il a mangé un volume d’olive à la fois de viande crue et cuite, il reçoit trois séries de coups de fouet : Une série de coups de fouet est due à l’interdiction qu’elle soit crue, et la seconde est due à l’interdiction qu’elle soit cuite, et la troisième est due à l’interdiction : « N’en mangez pas…mais rôti au feu. »
אַבָּיֵי אָמַר: אֵין לוֹקִין עַל לָאו שֶׁבִּכְלָלוֹת. לֵימָא אַבָּיֵי דְּאָמַר כְּרַב יְהוּדָה, וְרָבָא דְּאָמַר כְּרַב הוּנָא?
À l’inverse, Abaye dit : l’interdiction « N’en mangez pas... mais seulement rôti au feu » ne se rapporte pas exclusivement à cette question, mais inclut de nombreux cas, et l’on ne reçoit pas de flagellation pour la violation d’une interdiction générale. Dans ce cas, Abaye et Rava semblent apparemment en désaccord sur le même point que Rav Houna et Rav Yehouda. Dirons-nous qu’Abaye énonce son opinion conformément à l’opinion de Rav Yehouda, et que Rava énonce son opinion conformément à l’opinion de Rav Houna ?
אָמַר לָךְ רָבָא: אֲנָא דַּאֲמַרִי אֲפִילּוּ כְּרַב יְהוּדָה, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַב יְהוּדָה הָתָם, אֶלָּא דְּ״כִי נֶפֶשׁ הוּא חֹבֵל״ לָא מַשְׁמַע רֵיחַיִם וָרֶכֶב, הִלְכָּךְ לִשְׁאָר דְּבָרִים הוּא דַּאֲתָא.
La Guemara répond : Rava aurait pu te dire : J’énonce mon opinion même conformément à l’opinion de Rav Yehuda, car il existe une différence entre les deux cas : Rav Yehuda énonce son opinion seulement là-bas, au sujet du gage, parce que l’expression : « Car il prend la vie d’un homme en gage » (Deutéronome 24:6), n’indique pas en elle-même que le verset fait référence aux meules inférieure et supérieure. Il s’agit plutôt d’une déclaration générale, et c’est pourquoi elle vient enseigner au sujet de l’interdiction de prendre en gage d’autres objets utilisés dans la préparation des aliments, et non pour ajouter une interdiction de prendre en gage les meules inférieure et supérieure.
אֲבָל הָכָא ״כִּי אִם צְלִי אֵשׁ״ לְמַאי אֲתָא? שְׁמַע מִינַּהּ לְלָאו.
Mais ici, l’expression « mais rôti au feu » vient dans quel but ? Elle exclut seulement la viande crue ou cuite, qui ont déjà été mentionnées. Par conséquent, apprends-en qu’elle vient ajouter une autre interdiction en plus de ces directives spécifiques concernant la viande crue et cuite.
וְאַבָּיֵי אָמַר לָךְ: אֲנָא דַּאֲמַרִי אֲפִילּוּ לְרַב הוּנָא: עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַב הוּנָא הָתָם, אֶלָּא דְּ״כִי נֶפֶשׁ הוּא חֹבֵל״
Et Abaye aurait pu te dire : J’énonce mon opinion même conformément à l’opinion de Rav Houna. C’est parce que Rav Houna énonce son opinion seulement là-bas, au sujet du gage, parce que l’interdiction « Car il prend la vie d’un homme en gage »