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לָא קַשְׁיָא: הָא דִּמְהַדַּר לֵיהּ שׁוּרָא וְרִתְקָא, הָא דְּלָא מְהַדַּר לֵיהּ שׁוּרָא וְרִתְקָא.
En tout état de cause, il est évident que Rav approuve celui dont la propriété est située près d’une ville. Comment cela s’accorde-t-il avec sa déclaration selon laquelle il y a lieu de craindre le mauvais œil lorsque le champ d’une personne est vu par les gens ? La Guemara répond : Cela n’est pas difficile. Cette déclaration fait référence à un mur et à une cloison supplémentaire [ritka] qui entourent la parcelle et l’empêchent d’être endommagée par le mauvais œil. Cette déclaration-là fait référence à un cas où un mur et une cloison supplémentaire ne l’entourent pas.
״וְהֵסִיר ה׳ מִמְּךָ כׇּל חֹלִי״, אָמַר רַב: זוֹ [הָ]עַיִן. רַב לְטַעְמֵיהּ. דְּרַב סָלֵיק לְבֵי קִבְרֵי, עֲבַד מַאי דַּעֲבַד, אֲמַר: תִּשְׁעִין וְתִשְׁעָה בְּעַיִן רָעָה, וְאֶחָד בְּדֶרֶךְ אֶרֶץ.
§ La Guemara revient à l’explication des thèmes des bénédictions et du mauvais œil. La Torah déclare : « Et le Seigneur éloignera de toi toute maladie » (Deutéronome 7:15). En interprétant ce verset, Rav dit : Ce verset parle du mauvais œil. La Guemara commente : Rav est conforme à sa ligne de raisonnement, car Rav se rendit dans un cimetière, et fit ce qu’il fit, c’est-à-dire qu’il utilisa une incantation pour découvrir comment ceux qui y étaient enterrés étaient morts, et dit : Quatre-vingt-dix-neuf d’entre eux moururent du mauvais œil, et seulement un mourut de manière entièrement naturelle.
וּשְׁמוּאֵל אָמַר: זֶה הָרוּחַ. שְׁמוּאֵל לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: הַכֹּל בָּרוּחַ. וְלִשְׁמוּאֵל: הָא אִיכָּא הֲרוּגֵי מַלְכוּת! הָנָךְ נָמֵי, אִי לָאו זִיקָא, עָבְדִי לְהוּ סַמָּא וְחָיֵי.
Et Shmuel dit : Ce terme : « Toute maladie », fait référence au vent. La Guemara commente : Shmuel est conforme à sa ligne de raisonnement, car Shmuel dit : Toute blessure subie par les gens est due au vent qui pénètre dans les plaies et les cavités du corps. La Guemara demande : Mais selon Shmuel, n’y a-t-il pas ceux qui sont exécutés par le pouvoir et d’autres tués par une blessure traumatique et non par le vent ? La Guemara répond : Même en ce qui concerne ceux-ci, n’était-ce le vent, on préparerait un remède pour ces blessés et ils guériraient et vivraient, mais le vent empêche que cela se produise.
רַבִּי חֲנִינָא אָמַר: זוֹ צִינָּה, דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: הַכֹּל בִּידֵי שָׁמַיִם, חוּץ מִצִּנִּים פַּחִים. שֶׁנֶּאֱמַר: ״צִנִּים פַּחִים בְּדֶרֶךְ עִקֵּשׁ שׁוֹמֵר נַפְשׁוֹ יִרְחַק מֵהֶם״.
Rabbi Ḥanina dit : Cette expression : « Toute maladie » fait référence au froid, car Rabbi Ḥanina dit : Tous les événements qui arrivent à l’être humain sont entre les mains du Ciel, à l’exception du froid excessif et de la chaleur, comme il est dit : « Le froid et la chaleur sont sur le chemin du pervers ; celui qui garde son âme s’en tiendra éloigné » (Proverbes 22:5). Cela indique que le froid et la chaleur sont des formes de dommage causées par l’homme, contre lesquelles il peut se protéger.
רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא אָמַר: זוֹ צוֹאָה. דְּאָמַר מָר: צוֹאַת הַחוֹטֶם, וְצוֹאַת הָאוֹזֶן – רוּבָּן קָשֶׁה, וּמִיעוּטָן יָפֶה.
Rabbi Yosei bar Ḥanina dit : Cette expression : « Toute maladie » fait référence aux excréments, comme le Maître le dit : En ce qui concerne les excréments du nez, c’est-à-dire le mucus, et les excréments de l’oreille, c’est-à-dire le cérumen, si une grande quantité est expulsée, en avoir beaucoup est nuisible, mais en avoir un peu est bénéfique.
רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר: זוֹ מָרָה. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: ״מַחֲלָה״ – זוֹ מָרָה, וְלָמָּה נִקְרָא שְׁמָהּ ״מַחֲלָה״ – שֶׁהִיא מַחֲלָה כׇּל גּוּפוֹ שֶׁל אָדָם. דָּבָר אַחֵר: ״מַחֲלָה״, שֶׁשְּׁמוֹנִים וּשְׁלֹשָׁה חֳלָאִים תְּלוּיִן בַּמָּרָה. וְכוּלָּן, פַּת שַׁחֲרִית בְּמֶלַח וְקִיתוֹן שֶׁל מַיִם מְבַטַּלְתָּן.
Rabbi Elazar dit : Ce terme : « Toute maladie », fait référence à la vésicule biliaire. La Guemara ajoute : Cela est également enseigné dans une baraita : En ce qui concerne le terme : « Maladie », cela fait référence à la vésicule biliaire. Et pourquoi la vésicule biliaire est-elle appelée maladie ? C’est parce qu’elle rend malade tout le corps d’une personne. Alternativement, elle est appelée maladie parce que quatre-vingt-trois maladies, la valeur numérique de maḥala, maladie, dépendent de la vésicule biliaire. La Guemara commente : Et en ce qui concerne toutes, consommer du pain le matin avec du sel et boire une grande cruche d’eau annule leurs effets néfastes, car un simple repas matinal est bénéfique pour le corps.
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה עָשָׂר דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בְּפַת שַׁחֲרִית: מַצֶּלֶת מִן הַחַמָּה, וּמִן הַצִּנָּה, וּמִן הַזִּיקִין, וּמִן הַמַּזִּיקִין, וּמַחְכִּימַת פֶּתִי, וְזוֹכֶה בַּדִּין, לִלְמוֹד תּוֹרָה וּלְלַמֵּד, וּדְבָרָיו נִשְׁמָעִין, וְתַלְמוּדוֹ מִתְקַיֵּים בְּיָדוֹ,
§ La Guemara cite une baraita connexe : Les Sages ont enseigné que treize choses de louange ont été dites au sujet d'un repas de pain mangé le matin : Il protège celui qui mange de la chaleur, et du froid, et des vents, et des esprits nuisibles ; et il rend le simple sage, et celui qui en consomme sera victorieux en jugement, il méritera d'apprendre la Torah et de l'enseigner, et ses paroles sont entendues, et son étude demeurera en sa possession.
וְאֵין בְּשָׂרוֹ מַעֲלֶה הֶבֶל, וְנִזְקָק לְאִשְׁתּוֹ, וְאֵינוֹ מִתְאַוֶּה לְאִשָּׁה אַחֶרֶת, וְהוֹרֶגֶת כִּינָּה שֶׁבִּבְנֵי מֵעַיִם. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף מוֹצִיאָ[ה] אֶת הַקִּנְאָה וּמַכְנֶיסֶ[ת] אֶת הָאַהֲבָה.
De plus, sa chair ne produit pas de sueur excessive, et il a des rapports avec sa femme au moment approprié, et il ne convoite pas une autre femme, et ce repas est si bénéfique qu’il tue même tout pou dans ses intestins. Et certains disent qu’il supprime même la jalousie et apporte l’amour. Puisqu’il est complètement en bonne santé, il n’est pas enclin à se mettre en colère contre les autres.
אֲמַר לֵיהּ רַבָּה לְרָבָא בַּר מָרִי: מְנָא הָא מִילְּתָא דְאָמְרִי אִינָשֵׁי: שִׁיתִּין רָהֹיטֵי רְהוּט וְלָא מְטוֹ לְגַבְרָא דְּמִצַּפְרָא כְּרַךְ. וַאֲמַרוּ רַבָּנַן: הַשְׁכֵּם וֶאֱכוֹל, בְּקַיִץ מִפְּנֵי הַחַמָּה וּבַחוֹרֶף מִפְּנֵי הַצִּינָּה.
En relation avec la baraita ci-dessus, Rabba dit à Rava bar Mari : D’où est dérivée cette parole que les gens disent : Soixante coureurs ont couru mais n’ont pas pu rattraper l’homme qui a mangé le matin, et les Sages ont également dit : Lève-toi tôt et mange, en été à cause du soleil et en hiver à cause du froid, afin que le corps ait la force de résister au climat.
אֲמַר לֵיהּ, דִּכְתִיב: ״לֹא יִרְעָבוּ וְלֹא יִצְמָאוּ וְלֹא יַכֵּם שָׁרָב וָשָׁמֶשׁ״, לֹא יַכֵּם שָׁרָב וָשָׁמֶשׁ – כֵּיוָן דְּלָא יִרְעָבוּ וְלֹא יִצְמָאוּ.
Rava bar Mari lui dit : Cela est dérivé d’un verset, comme il est écrit : « Ils n’auront ni faim ni soif, ni la chaleur ni le soleil ne les frappera » (Isaïe 49:10). Pourquoi la chaleur et le soleil ne les frapperont-ils pas ? Puisqu’ils n’auront ni faim ni soif, car ils se levaient tôt pour manger.
אֲמַר לֵיהּ: אַתְּ אָמְרַתְּ לִי מֵהָתָם, וַאֲנָא אָמֵינָא לָךְ מֵהָכָא: ״וַעֲבַדְתֶּם אֵת ה׳ אֱלֹהֵיכֶם וּבֵרַךְ אֶת לַחְמְךָ וְאֶת מֵימֶיךָ״. ״וַעֲבַדְתֶּם אֵת ה׳ אֱלֹהֵיכֶם״ – זוֹ קְרִיאַת שְׁמַע וּתְפִלָּה. ״וּבֵרַךְ אֶת לַחְמְךָ וְאֶת מֵימֶיךָ״ – זוֹ פַּת בַּמֶּלַח וְקִיתוֹן שֶׁל מַיִם, מִכָּאן וְאֵילָךְ: ״וַהֲסִרֹתִי מַחֲלָה מִקִּרְבֶּךָ״.
Rava lui dit : Tu m’as dit que cela est dérivé de là-bas, mais moi je te dis que cela est dérivé d’ici, d’un verset différent : « Vous servirez le Seigneur votre Dieu, et Il bénira votre pain et votre eau » (Exode 23:25), qu’il interprète ainsi : « Vous servirez le Seigneur votre Dieu », cela fait référence à la récitation du Shema et à la prière de la Amida, qui constituent toutes deux un service quotidien de Dieu. « Et Il bénira votre pain et votre eau », cela fait référence à du pain avec du sel et une grande cruche d’eau consommés après les prières du matin. À partir de ce moment et par la suite, le reste du verset : « Et J’éloignerai la maladie du milieu de toi, » s’accomplira.
אֲמַר לֵיהּ רַב יְהוּדָה לְרַב אַדָּא מָשׁוֹחָאָה: לָא תְּזַלְזֵל בְּמִשְׁחֲתָא, דְּכֹל פּוּרְתָּא וּפוּרְתָּא חֲזִי לְכוּרְכְּמָא רִישְׁקָא. אֲמַר לֵיהּ רַב יְהוּדָה לְרַב אַדָּא מָשׁוֹחָאָה: אַרְבַּע אַמּוֹת דְּאַנִּיגְרָא – זַלְזֵל בְּהוּ. דְּאַנַּהֲרָא לָא תִּמְשְׁחִנְהוּ כְּלָל.
§ Rav Yehuda dit à Rav Adda, l’arpenteur : Ne prends pas la mesure à la légère, même pour de petites parcelles de terre, car chaque petite portion est apte à faire pousser le safran cultivé [rishka], un produit très coûteux. Rav Yehuda dit en outre à Rav Adda, l’arpenteur : En ce qui concerne les quatre coudées mesurées à côté d’un canal, tu peux les traiter avec indulgence, et il n’est pas nécessaire d’en fournir une mesure exacte lors du calcul de la superficie des champs. Quant aux quatre coudées adjacentes à une rivière, ne les mesure pas du tout, mais estime simplement leur taille et inclus-les dans la mesure globale.
רַב יְהוּדָה לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה: אַרְבַּע אַמּוֹת דְּאַנִּיגְרָא – לִבְנֵי אנִיגְרָא. דְּאַנַּהֲרָא – דְּכוּלֵּי עָלְמָא.
La Guemara commente : À cet égard, Rav Yehuda est conforme à sa ligne de raisonnement, comme Rav Yehuda le dit : Les quatre coudées adjacentes à un canal appartiennent aux habitants des maisons le long du canal, tandis que les quatre coudées adjacentes à une rivière appartiennent à tout le monde.
מַכְרִיז רַבִּי אַמֵּי: מְלֵא כַּתְפֵי נַגָּדֵי בִּתְרֵי עֶבְרֵי נַהֲרָא – קוּצוּ. רַב נָתָן בַּר הוֹשַׁעְיָא קַץ שִׁיתְּסַר אַמְּתָא. אֲתוֹ עֲלֵיהּ בְּנֵי מַשְׁרוֹנְיָא, דַּפְנוּהּ. הוּא סָבַר כִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְלָא הִיא: הָתָם בָּעֵינַן כּוּלֵּי הַאי, הָכָא מִשּׁוּם אַמְתּוֹחֵי (אַשְׁלֵיהֶן) [אַשְׁלַיְהוּ] הוּא, כִּמְלֵא כַּתְפֵי נַגָּדֵי סַגִּי.
Rabbi Ami avait l’habitude d’annoncer : Abattez les arbres sur la largeur des épaules au complet de ceux qui tirent le bateau des deux côtés du fleuve, afin que les arbres n’entravent pas la traction des bateaux. La Guemara rapporte : Rav Natan bar Hoshaya ordonna aux gens de couper seize coudées de chaque côté du fleuve, et les habitants de Mashronya se jetèrent sur lui et le frappèrent pour avoir donné cette directive. La Guemara explique : Il soutient que tout chemin doit être rendu aussi large qu’un domaine public, qui mesure seize coudées de large. Mais ce n’est pas le cas, car là-bas, dans le cas d’un domaine public, nous avons besoin d’autant d’espace ; ici, cependant, l’espace n’est nécessaire que dans la mesure suffisante pour permettre l’étirement des cordes afin de tirer les bateaux. Par conséquent, la largeur des épaules au complet de ceux qui tirent constitue la mesure suffisante d’espace nécessaire pour ne pas entraver la traction des bateaux.
רַבָּה בַּר רַב הוּנָא הֲוָה לֵיהּ הָהוּא אִבָּא אַגּוּדָּא דְנַהֲרָא, אֲמַרוּ לֵיהּ: נִיקּוֹץ מָר! אֲמַר לְהוּ: קוּצוּ עִילָּאֵי וְתַתָּאֵי, וַהֲדַר נִיקּוֹץ אֲנָא. הֵיכִי עָבֵיד הָכִי? וְהָכְתִיב: ״הִתְקוֹשְׁשׁוּ וָקוֹשּׁוּ״, וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: קְשׁוֹט עַצְמְךָ וְאַחַר כָּךְ קְשׁוֹט אֲחֵרִים!
La Guemara rapporte un autre incident : Rabba bar Rav Huna avait une certaine forêt sur la rive d’une rivière. On lui dit : Que le Maître coupe les arbres sur la berge conformément à la déclaration ci-dessus. Rabba bar Rav Huna leur dit : Que ceux qui sont en amont et en aval de moi le long de la rivière coupent d’abord leurs arbres, et ensuite je couperai mes arbres. Je n’obtiendrai rien en coupant mes arbres seul. La Guemara demande : Comment peut-il faire ainsi, c’est-à-dire attendre que d’autres agissent ? Mais n’est-il pas écrit : « Rassemblez-vous, et rassemblez-vous [hitkosheshu vakoshu] » (Sophonie 2:1), et Reish Lakish dit à ce sujet : Orne [keshot] toi-même, puis orne les autres. Par conséquent, il faut d’abord accomplir soi-même l’action requise avant de donner un conseil aux autres.
הָתָם אִבָּא דְּבֵי פַרְזַק רוּפִילָא הֲוָה, וְאָמַר: אִי קָיְיצוּ – קָיֵיצְנָא, וְאִי לָא קָיְיצוּ – אַמַּאי אִיקּוֹץ. דְּאִי מִמַּתְחִי לְהוּ – אַשְׁלַיְיהוּ מִסְתַּגִּי לְהוּ,
La Guemara répond : Là-bas, c’était la forêt de la maison de Parzak, le général, et il était évident qu’ils ne prêteraient aucune attention à un érudit juif. Rabba bar Rav Houna dit donc : Si les ouvriers de l’officier perse coupent, je couperai moi aussi, et si ils ne coupent pas, pourquoi couperais-je inutilement ? Puisque si ceux qui tirent peuvent tendre leurs cordes, ils peuvent aller le long de ce côté du fleuve,

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