Drashot AI Logo
וְהָא כִּי אֲתָא רַבִּי אָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֶחָד אִילָן הַנּוֹטֶה לְתוֹךְ שְׂדֵה חֲבֵירוֹ, וְאֶחָד אִילָן הַסָּמוּךְ לַמֶּצֶר – מֵבִיא וְקוֹרֵא, שֶׁעַל מְנָת כֵּן הִנְחִיל יְהוֹשֻׁעַ לְיִשְׂרָאֵל אֶת הָאָרֶץ!
La Guemara remet encore en question le nombre des stipulations de Josué : Mais lorsque Rabbi Avin vint d’Eretz Israël, il dit que Rabbi Yoḥanan dit : En ce qui concerne à la fois un arbre qui penche dans le champ d’un autre et un arbre qui est proche d’une limite avec un autre champ, le propriétaire de l’arbre apporte les prémices de l’arbre et récite la déclaration qui les accompagne, comme décrit dans Deutéronome 26:5–10, car c’est à cette condition que Josué a réparti Eretz Israël au peuple juif. Il s’agit d’une stipulation supplémentaire de Josué, ce qui signifie qu’il y en a plus de dix.
אֶלָּא מַאן תָּנָא עֲשָׂרָה תְּנָאִין שֶׁהִתְנָה יְהוֹשֻׁעַ – רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי הוּא. רַב גְּבִיהָה מִבֵּי כְתִיל מַתְנֵי לַהּ בְּהֶדְיָא: רַבִּי תַּנְחוּם וְרַבִּי בִּרְיָיס אָמְרִי מִשּׁוּם זָקֵן אֶחָד, וּמַנּוּ – רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי; עֲשָׂרָה תְּנָאִין הִתְנָה יְהוֹשֻׁעַ.
La Guemara répond : Mais plutôt, qui est celui qui a enseigné la baraita qui traite des dix conditions que Josué a stipulées ? C’est Rabbi Yehoshua ben Levi, un amora. Par conséquent, Rabbi Yoḥanan, un autre amora, peut être en désaccord avec elle. Rav Geviha de Bei Katil enseigne cela explicitement dans sa version de la baraita : Rabbi Tanḥum et Rabbi Berayes disent au nom d’un certain ancien, et qui est cet ancien ? C’est Rabbi Yehoshua ben Levi : Josué a stipulé dix conditions.
עֲשָׂרָה תַּקָּנוֹת תִּיקֵּן עֶזְרָא: שֶׁקּוֹרִין בַּמִּנְחָה בַּשַּׁבָּת; וְקוֹרִין בְּשֵׁנִי וּבַחֲמִישִׁי; וְדָנִין בְּשֵׁנִי וּבַחֲמִישִׁי; וּמְכַבְּסִים בַּחֲמִישִׁי בַּשַּׁבָּת; וְאוֹכְלִין שׁוּם בְּעֶרֶב שַׁבָּת; וְשֶׁתְּהֵא אִשָּׁה מַשְׁכֶּמֶת וְאוֹפָה; וְשֶׁתְּהֵא אִשָּׁה חוֹגֶרֶת בְּסִינָר; וְשֶׁתְּהֵא אִשָּׁה חוֹפֶפֶת וְטוֹבֶלֶת; וְשֶׁיְּהוּ רוֹכְלִין מַחֲזִירִין בָּעֲיָירוֹת; וְתִיקֵּן טְבִילָה לְבַעֲלֵי קְרָיִין.
§ Les Sages ont enseigné que Ezra le Scribe a institué dix ordonnances : Il a institué que les communautés lisent la Torah le Shabbat dans l’après-midi ; et qu’elles lisent aussi la Torah chaque lundi et jeudi ; et que les tribunaux siègent et jugent chaque lundi et jeudi ; et qu’on fasse la lessive le jeudi ; et qu’on mange de l’ail à la veille de Shabbat. Et Ezra a en outre institué qu’une femme se lève tôt et fasse cuire du pain les jours où elle souhaite cuire ; et qu’une femme porte un sous-vêtement ; et qu’une femme doive d’abord peigner ses cheveux puis seulement s’immerger dans un bain rituel après avoir été rituellement impure ; et que des colporteurs de cosmétiques et de parfums parcourent toutes les villes. Et Ezra a en outre institué l’exigence de l’immersion pour ceux qui ont eu une émission séminale.
שֶׁיְּהוּ קוֹרְאִין בַּמִּנְחָה בַּשַּׁבָּת – מִשּׁוּם יוֹשְׁבֵי קְרָנוֹת.
La Guemara analyse ces ordonnances, dont la première est que les communautés lisent la Torah le samedi après-midi de Chabbat. Cette Guemara explique que cette ordonnance a été instituée à cause de ceux qui restent assis oisivement aux coins des rues, qui ne fréquentent pas la synagogue pendant la semaine.
וְשֶׁיְּהוּ קוֹרְאִין בְּשֵׁנִי וּבַחֲמִישִׁי – עֶזְרָא תִּיקֵּן?! וְהָא מֵעִיקָּרָא הֲוָה מִיתַּקְנָא! דְּתַנְיָא: ״וַיֵּלְכוּ שְׁלֹשֶׁת יָמִים בַּמִּדְבָּר וְלֹא מָצְאוּ מָיִם״ – דּוֹרְשֵׁי רְשׁוּמוֹת אָמְרוּ: אֵין מַיִם אֶלָּא תּוֹרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הוֹי כׇּל צָמֵא לְכוּ לַמַּיִם״.
La Guemara traite de la deuxième des ordonnances d’Esdras : qu’ils lisent la Torah chaque lundi et jeudi. La Guemara demande : Est-ce Esdras qui a institué cette pratique ? Mais elle a été instituée dès le commencement, c’est-à-dire bien avant son époque. Comme il est enseigné dans une baraita au sujet du verset : « Et Moïse fit partir Israël de la mer Rouge, et ils sortirent vers le désert de Shour ; ils marchèrent trois jours dans le désert et ne trouvèrent pas d’eau » (Exode 15:22). Ceux qui interprètent les versets de manière métaphorique ont dit que l’eau ici ne désigne rien d’autre que la Torah, comme il est dit métaphoriquement au sujet de ceux qui désirent la sagesse : « Holà, vous tous qui avez soif, venez à l’eau » (Isaïe 55:1).
כֵּיוָן שֶׁהָלְכוּ שְׁלֹשֶׁת יָמִים בְּלֹא תּוֹרָה, נִלְאוּ, עָמְדוּ נְבִיאִים שֶׁבֵּינֵיהֶם וְתִיקְּנוּ לָהֶם שֶׁיְּהוּ קוֹרִין בַּשַּׁבָּת, וּמַפְסִיקִין בְּאֶחָד בַּשַּׁבָּת, וְקוֹרִין בְּשֵׁנִי, וּמַפְסִיקִין שְׁלִישִׁי וּרְבִיעִי, וְקוֹרִין בַּחֲמִישִׁי, וּמַפְסִיקִין עֶרֶב שַׁבָּת, כְּדֵי שֶׁלֹּא יָלִינוּ שְׁלֹשָׁה יָמִים בְּלֹא תּוֹרָה.
La baraita continue : Le verset signifie que, puisque les Juifs voyagèrent pendant trois jours sans entendre aucune Torah, ils devinrent fatigués, et par conséquent les prophètes parmi eux se levèrent et instituèrent pour eux qu’ils lisent la Torah chaque Shabbat, puis fassent une pause le dimanche, puis lisent de nouveau le lundi, puis fassent une pause le mardi et le mercredi, puis lisent de nouveau le jeudi, puis fassent une pause la veille de Shabbat, afin qu’ils ne restent pas trois jours sans entendre la Torah. Il est donc évident que cette pratique est antérieure à Ezra.
מֵעִיקָּרָא תִּקְּנוּ חַד גַּבְרָא – תְּלָתָא פְּסוּקֵי, אִי נָמֵי תְּלָתָא גַּבְרֵי – תְּלָתָא פְּסוּקֵי, כְּנֶגֶד כֹּהֲנִים לְוִיִּם וְיִשְׂרְאֵלִים; אֲתָא הוּא, תַּיקֵּן תְּלָתָא גַּבְרֵי וְעַשְׂרָה פְּסוּקֵי, כְּנֶגֶד עֲשָׂרָה בַּטְלָנִין.
La Guemara répond : Au début, ils ont institué qu'un homme lise trois versets ; ou alternativement, que trois hommes lisent trois versets. Dans tous les cas, le nombre trois correspond à les trois types de Juifs : Prêtres, Lévites et Israélites. Plus tard, Ezra est venu et a institué que trois hommes lisent toujours, et que dix versets au total soient lus par eux, correspondant aux dix oisifs d'une ville, c'est-à-dire les dix hommes qui sont payés pour consacrer leur temps aux affaires de la synagogue et de la communauté.
וְדָנִין בְּשֵׁנִי וּבַחֲמִישִׁי – דִּשְׁכִיחִי, דְּאָתוּ לְמִקְרֵא בְּסִיפְרָא.
La prochaine ordonnance d’Esdras est : Et les tribunaux se réunissent et jugent chaque lundi et jeudi. La Guemara explique que la raison de cette ordonnance est que beaucoup de gens se trouvent dans une ville ces jours-là, car ils viennent de la campagne pour la lecture du livre saint, la Torah, qui est lue les lundis et jeudis, comme indiqué ci-dessus.
וְשֶׁיְּהוּ מְכַבְּסִין בַּחֲמִישִׁי בַּשַּׁבָּת – מִשּׁוּם כְּבוֹד שַׁבָּת.
La baraita enseigne : Et qu’il faut laver le linge le jeudi. Cela a été institué en raison de la nécessité d’avoir des vêtements propres en déférence au Chabbat.
וְשֶׁיְּהוּ אוֹכְלִין שׁוּם בְּעֶרֶב שַׁבָּת – מִשּׁוּם עוֹנָה; דִּכְתִיב: ״אֲשֶׁר פִּרְיוֹ יִתֵּן בְּעִתּוֹ״, וְאָמַר רַבִּי יְהוּדָה, וְאִיתֵּימָא רַב נַחְמָן, וְאִיתֵּימָא רַב כָּהֲנָא, וְאִיתֵּימָא רַבִּי יוֹחָנָן: זֶה הַמְשַׁמֵּשׁ מִטָּתוֹ מֵעֶרֶב שַׁבָּת לְעֶרֶב שַׁבָּת.
La Guemara explique l’ordonnance suivante énumérée : Et que l’on doit manger de l’ail la veille de Chabbat. Cela est dû au fait que l’ail accroît la puissance sexuelle, et la nuit du vendredi est un moment approprié pour les relations conjugales. Comme il est écrit au sujet des justes : « Et il sera comme un arbre planté près de cours d’eau, qui donne son fruit en sa saison » (Psaumes 1:3) ; et Rabbi Yehouda dit, et certains disent que c’était Rav Naḥman, et certains disent que c’était Rav Kahana, et certains disent que c’était Rabbi Yoḥanan qui a dit : Cela fait référence à celui qui a des rapports sexuels chaque veille de Chabbat.
תָּנוּ רַבָּנַן, חֲמִשָּׁה דְּבָרִים נֶאֶמְרוּ בַּשּׁוּם: מַשְׂבִּיעַ, וּמַשְׁחִין, וּמַצְהִיל פָּנִים, וּמַרְבֶּה הַזֶּרַע, וְהוֹרֵג כִּנִּים שֶׁבִּבְנֵי מֵעַיִים. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: מַכְנִיס אַהֲבָה וּמוֹצִיא אֶת הַקִּנְאָה.
Les Sages ont enseigné dans une baraita que cinq choses ont été dites au sujet de l’ail : il rassasie ; il réchauffe le corps ; il fait rayonner le visage ; il augmente le sperme, et il tue les poux qui se trouvent dans les intestins. Et certains disent qu’il inspire aussi l’amour à ceux qui en mangent et enlève la jalousie de chez eux.
וְשֶׁתְּהֵא אִשָּׁה מַשְׁכֶּמֶת וְאוֹפָה – כְּדֵי שֶׁתְּהֵא פַּת מְצוּיָה לַעֲנִיִּים.
L’ordonnance suivante est la suivante : Qu’une femme se lève tôt et fasse cuire du pain les jours où elle en fait cuire. Cette Guemara explique que cela a été institué afin que du pain soit disponible pour les pauvres, qui vont mendier du pain le matin.
וְשֶׁתְּהֵא אִשָּׁה חוֹגֶרֶת בְּסִינָר – מִשּׁוּם צְנִיעוּתָא.
La baraita enseigne en outre : Et qu'une femme doit porter un pagne [sinar]. Cette ordonnance a été instituée en raison de considérations de pudeur.
וְשֶׁתְּהֵא אִשָּׁה חוֹפֶפֶת וְטוֹבֶלֶת – דְּאוֹרָיְיתָא הִיא!
La baraita ajoute : Et qu'une femme doit d'abord peigner ses cheveux et seulement ensuite s'immerger dans un bain rituel. Cela vise à garantir qu'il n'y ait pas de saleté ou d'autre substance dans les cheveux qui invaliderait l'immersion. La Guemara soulève cette question : Cela est requis par la loi de la Torah, Ezra n'a pas institué cela.
דְּתַנְיָא: ״וְרָחַץ אֶת בְּשָׂרוֹ בַּמַּיִם״ – שֶׁלֹּא יְהֵא דָּבָר חוֹצֵץ בֵּין בְּשָׂרוֹ לַמַּיִם. ״אֶת בְּשָׂרוֹ״ – אֶת הַטָּפֵל לִבְשָׂרוֹ, וּמַאי נִיהוּ – שֵׂעָר!
Comme il est enseigné dans une baraita, au sujet d’un verset qui traite de celui qui doit subir une immersion rituelle : « Et il lavera sa chair [et besaro] dans l’eau » (Lévitique 14:9). Ce verset enseigne qu’aucune substance ne doit faire interposition entre sa chair et l’eau. Lorsque le verset l’énonce sous la forme développée de « et sa chair », en employant le terme « et », cela enseigne que l’eau doit entrer en contact même avec ce qui est subordonné à sa chair. Et qu’est-ce donc ? C’est sa chevelure. En conséquence, la Torah elle-même établit qu’il ne peut y avoir aucune substance faisant interposition dans les cheveux au moment de l’immersion. Qu’a donc ajouté Ezra ?
אָמְרִי: דְּאוֹרָיְיתָא – לְעַיּוֹנֵי דִּלְמָא מִיקְּטַר, אִי נָמֵי מְאַוַּס מִידֵּי, מִשּׁוּם חֲצִיצָה;
Les Sages disent en réponse : Selon la loi de la Torah, une personne est tenue d’inspecter ses cheveux avant l’immersion, car peut-être que certains cheveux sont noués ensemble, empêchant le contact avec l’eau à cet endroit, ou peut-être y a-t-il quelque substance répugnante dans ses cheveux. Il faut effectuer cette inspection parce que cela constituerait une interposition.

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria