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נֶאֱמַר בָּהֶם ״טוֹב״? אָמַר לוֹ: עַד שֶׁאַתָּה שׁוֹאֲלֵנִי לָמָּה נֶאֱמַר בָּהֶם ״טוֹב״, שְׁאָלֵנִי אִם נֶאֱמַר בָּהֶן ״טוֹב״ אִם לָאו – שֶׁאֵינִי יוֹדֵעַ אִם נֶאֱמַר בָּהֶן ״טוֹב״ אִם לָאו; כְּלָךְ אֵצֶל רַבִּי תַּנְחוּם בַּר חֲנִילַאי, שֶׁהָיָה רָגִיל אֵצֶל רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי – שֶׁהָיָה בָּקִי בְּאַגָּדָה.
dans le contexte de la mitsva d’honorer ses parents, le mot bon est-il énoncé là : « Afin que cela soit bon pour toi » (Deutéronome 5:16) ? Rabbi Ḥiyya bar Abba lui dit : Avant de me demander pourquoi le mot bon est énoncé, demande-moi si le mot bon est réellement énoncé là ou non, car je ne suis pas assez versé dans ma connaissance des versets de la Torah pour me souvenir de la formulation exacte, et je ne sais pas si le mot bon est énoncé là ou non. Va voir Rabbi Tanḥum bar Ḥanilai, qui se trouvait souvent à l’académie de Rabbi Yehoshua ben Levi, qui était un expert en aggada. Peut-être a-t-il entendu de lui quelque chose à ce sujet et pourra-t-il répondre à ta question.
אֲזַל לְגַבֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מִמֶּנּוּ לֹא שָׁמַעְתִּי, אֶלָּא כָּךְ אָמַר לִי שְׁמוּאֵל בַּר נַחוּם אֲחִי אִמּוֹ שֶׁל רַב אַחָא בְּרַבִּי חֲנִינָא, וְאָמְרִי לַהּ אֲבִי אִמּוֹ שֶׁל רַב אַחַי בְּרַבִּי חֲנִינָא: הוֹאִיל וְסוֹפָן לְהִשְׁתַּבֵּר.
Rabbi Ḥanina ben Agil alla vers lui et l’interrogea. Rabbi Tanḥum lui dit : Je n’ai rien entendu sur cette question de la part de Rabbi Yehoshua ben Levi lui-même. Mais voici ce que Shmuel bar Naḥum, le frère de la mère de Rav Aḥa, fils de Rabbi Ḥanina, m’a dit, et certains disent que c’était le père de la mère de Rav Aḥai, fils de Rabbi Ḥanina : Le mot bon n’est pas mentionné dans les premières tables, car elles étaient en fin de compte destinées à être brisées après que les Juifs eurent fabriqué le Veau d’or.
וְכִי סוֹפָן לְהִשְׁתַּבֵּר מַאי הָוֵי? אָמַר רַב אָשֵׁי: חַס וְשָׁלוֹם, פָּסְקָה טוֹבָה מִיִּשְׂרָאֵל.
La Guemara demande : Et même si le terme bon avait été mentionné, et qu’elles étaient finalement destinées à se briser, qu’importe ? Rav Ashi dit : Si ce terme avait été mentionné dans les premières tables, tout le bien aurait, à Dieu ne plaise, cessé d’Israël lorsqu’elles ont été brisées. Par conséquent, seule la seconde version, qui a été écrite après la brisure des tables, contient le mot bon, afin qu’il y ait toujours du bien pour le peuple juif.
אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: הָרוֹאֶה טֵית בַּחֲלוֹמוֹ – סִימָן יָפֶה לוֹ. מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דִּכְתִיב ״טוֹב״, אֵימָא: ״וְטֵאטֵאתִיהָ בְּמַטְאֲטֵא הַשְׁמֵד״! חַד טֵית קָאָמְרִינַן.
Rabbi Yehoshua dit : Si quelqu’un voit la lettre tet dans son rêve, c’est un bon signe pour lui. La Guemara demande : Quelle en est la raison ? Si nous disons que c’est parce que le mot bon [tov] est écrit dans la Torah et commence par la lettre tet, alors on pourrait dire à la place qu’il s’agit d’une allusion au verset : « Et je la balaierai avec le balai [vetetetiha bemate’ateh] de la destruction » (Isaïe 14:23), qui contient lui aussi la lettre tet plusieurs fois mais renvoie au châtiment. La Guemara répond : Nous voulons dire que lorsque quelqu’un voit un seul tet dans son rêve, c’est un bon signe, mais ce dernier verset en contient plusieurs.
אֵימָא: ״טֻמְאָתָהּ בְּשׁוּלֶיהָ״! טֵית בֵּית קָאָמְרִינַן. אֵימָא: ״טָבְעוּ בָּאָרֶץ שְׁעָרֶיהָ״!
La Guemara demande : Cette dernière affirmation pose problème, car même selon cette explication, on peut dire qu’une seule lettre, tet, fait allusion au verset : « Son impureté [tumatah] est dans ses jupes » (Lamentations 1:9), qui commence par la lettre tet. La Guemara répond : Nous voulons dire que lorsque quelqu’un voit la lettre tet avec la lettre bet dans son rêve, c’est un bon signe pour lui, car le mot tov s’écrit avec les deux. La Guemara demande encore : Selon cela, dis que cela fait allusion au verset : « Ses portes se sont enfoncées [tave’u] dans la terre » (Lamentations 2:9), qui commence par la lettre tet suivie de la lettre bet.
אֶלָּא הוֹאִיל וּפָתַח בּוֹ הַכָּתוּב לְטוֹבָה תְּחִילָּה – שֶׁמִּ״בְּרֵאשִׁית״ עַד ״וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת הָאוֹר״, לָא כְּתִיב טֵית.
Au contraire, ce n’est pas simplement parce que c’est la première lettre du mot bon [tov] qu’elle est considérée comme un bon présage. Puisque la Torah introduit d’abord la lettre tet dans un contexte de bien, avec le mot bon [tov] lui-même, c’est un bon présage. Car depuis le mot bereshit, le premier mot de la Torah, jusqu’au verset : « Et Dieu vit que la lumière était bonne [tov] » (Genèse 1:4), la lettre tet n’est écrite nulle part.
וְאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הָרוֹאֶה הֶסְפֵּד בַּחֲלוֹמוֹ – חָסוּ עָלָיו מִן הַשָּׁמַיִם, וּפְדָאוּהוּ. הָנֵי מִילֵּי בִּכְתָבָא.
Et Rabbi Yehoshua ben Levi dit : Si quelqu’un voit un éloge funèbre [hesped] dans son rêve, c’est une allusion au fait que dans le Ciel, on a eu pitié [ḥasu] de lui et on l’a sauvé [peda’uhu] d’être réellement l’objet d’un éloge funèbre. La Guemara note : Cette déclaration s’applique spécifiquement lorsqu’il a effectivement vu le mot : Éloge funèbre [hesped], écrit.
וְכֵן חַיָּה וָעוֹף כַּיּוֹצֵא בָּהֶן וְכוּ׳. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, כָּאן שָׁנָה רַבִּי: תַּרְנְגוֹל, טַוּוֹס וּפַסְיוֹנִי – כִּלְאַיִם זֶה בָּזֶה.
§ La michna enseigne : De même, les animaux sauvages et les oiseaux sont soumis aux mêmes halakhotque les animaux domestiques. Reish Lakish dit : Ici Rabbi Yehouda HaNassi a enseigné une règle de la Tosefta qui illustre l’affirmation selon laquelle les oiseaux et les animaux sauvages sont eux aussi soumis à l’interdiction des espèces diverses : Un coq, un paon [tavvas] et un faisan [ufasyonei] sont des espèces diverses les unes par rapport aux autres, puisque cette halakha s’applique aussi aux oiseaux.
פְּשִׁיטָא! אָמַר רַב חֲבִיבָא: מִשּׁוּם דְּרָבוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי – מַהוּ דְּתֵימָא: מִין חַד הוּא; קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara demande : N’est-ce pas évident ; quelle nouveauté est énoncée ici ? Rav Ḥaviva a dit : La nouveauté ici est parce qu’ils sont élevés ensemble. De peur que tu ne dises : Puisqu’ils sont élevés ensemble, ils sont essentiellement une seule espèce, et ne sont pas considérés comme des espèces différentes. Par conséquent, cela nous enseigne qu’ils sont en réalité des espèces distinctes, et les halakhot des espèces différentes s’appliquent bien à eux.
אָמַר שְׁמוּאֵל: אַוּוֹז וְאַוּוֹז הַבָּר – כִּלְאַיִם זֶה בָּזֶה. מַתְקֵיף לַהּ רָבָא בַּר רַב חָנָן: מַאי טַעְמָא? אִילֵּימָא מִשּׁוּם דְּהַאי אֲרִיךְ קוֹעֵיהּ וְהַאי זוּטַר קוֹעֵיהּ; אֶלָּא מֵעַתָּה, גַּמְלָא פָּרְסָא וְגַמְלָא טַיָּיעָא, דְּהַאי אַלִּים קוֹעֵיהּ וְהַאי קַטִּין קוֹעֵיהּ, הָכִי נָמֵי דְּהָווּ כִּלְאַיִם זֶה בָּזֶה?!
Poursuivant la discussion sur l’interdiction des espèces diverses en ce qui concerne les oiseaux, Shmuel dit : L’oie domestique et l’oie sauvage sont des espèces diverses l’une par rapport à l’autre et ne constituent pas une seule espèce. Rava bar Rav Ḥanan objecte à cela : Quelle en est la raison ? Si nous disons que c’est parce que le bec de celle-ci est long et le bec de celle-là est court, si tel est le cas, alors, en ce qui concerne un chameau perse et un chameau arabe, où le cou de celui-ci est épais et le cou de celui-là est fin, ils devraient effectivement être considérés comme des espèces diverses l’un par rapport à l’autre. Il est toutefois clair que les chameaux sont en réalité deux variantes d’une seule espèce.
אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: זֶה בֵּיצָיו מִבַּחוּץ, וְזֶה בֵּיצָיו מִבִּפְנִים. רַב פָּפָּא אָמַר: הָא טְעוּנָה חֲדָא בֵּיעֲתָא בְּשִׁיחְלָא, וְהָא טְעוּנָה כַּמָּה בֵּיעָתָא בְּשִׁיחְלָא.
Au contraire, Abaye dit : Telle n’est pas la raison ; il existe plutôt une autre différence entre l’oie domestique et l’oie sauvage, concernant le mâle : En ce qui concerne ce type, c’est-à-dire l’oie sauvage, ses testicules sont visibles de l’extérieur, tandis que pour celle-là, c’est-à-dire l’oie domestique, ses testicules sont à l’intérieur. Rav Pappa a dit qu’il existe une autre différence entre elles, concernant la femelle : Celle-ci, c’est-à-dire l’oie sauvage, libère seulement un œuf dans son ovaire, puis en libère un autre, tandis que celle-là, c’est-à-dire l’oie domestique, libère plusieurs œufs à la fois dans son ovaire. Par conséquent, elles ne sont pas considérées comme appartenant à la même espèce.
אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הַמַּרְבִּיעַ שְׁנֵי מִינִים שֶׁבַּיָּם – לוֹקֶה. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא: אָתְיָא ״לְמִינֵהוּ״–״לְמִינֵהוּ״ מִיַּבָּשָׁה.
Concernant l’interdiction des espèces diverses, Rabbi Yirmeya dit que Reish Lakish dit : Celui qui croise deux espèces de créatures qui vivent dans la mer est passible de flagellation pour avoir transgressé l’interdiction de croiser des espèces diverses. La Guemara demande : Quelle en est la raison, c’est-à-dire où y a-t-il une allusion à cela dans la Torah ? Rav Adda bar Ahava a dit au nom de Ulla : Cela est dérivé d’une analogie verbale entre l’expression : « Selon son espèce [leminehu] » (Genèse 1:21), se référant aux animaux vivant sur la terre ferme, et la même expression : « Selon son espèce [leminehu] » (Genèse 1:25), se référant aux créatures marines. De la même manière que les premiers ne peuvent pas être croisés, de même les secondes ne peuvent pas être croisées.
בָּעֵי רַחֲבָה: הַמַּנְהִיג בְּעִיזָּא וְשִׁיבּוּטָא, מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: כֵּיוָן דְּעִיזָּא לָא נָחֵית בַּיָּם, וְשִׁיבּוּטָא לָא סָלֵיק לַיַּבָּשָׁה – לֹא כְּלוּם עָבֵיד; אוֹ דִלְמָא, הַשְׁתָּא מִיהַת קָא מַנְהֵיג?
Le Sage Raḥava soulève un dilemme : En ce qui concerne celui qui conduit une charrette sur le rivage avec une chèvre et un shibbuta, une certaine espèce de poisson, ensemble, tirée par la chèvre sur la terre et par le poisson dans la mer, quelle est la halakha ? A-t-il violé l’interdiction d’accomplir un travail avec des espèces diverses, de la même manière qu’on le fait lorsqu’on laboure avec un bœuf et un âne ensemble, ou non ? Les deux côtés de la question sont les suivants : Disons-nous que, puisque la chèvre ne descend pas dans la mer et que le shibbuta ne monte pas sur la terre, ils ne travaillent pas du tout ensemble, et donc il n’a rien fait d’interdit ? Ou peut-être, puisque, de toute façon, il conduit maintenant la charrette avec les deux, transgresse-t-il ainsi l’interdiction ?
מַתְקֵיף לַהּ רָבִינָא: אֶלָּא מֵעַתָּה, חִיבֵּר חִטָּה וּשְׂעוֹרָה בְּיָדוֹ, וְזָרַע חִטָּה בָּאָרֶץ וּשְׂעוֹרָה בְּחוּצָה לָאָרֶץ, הָכִי נָמֵי דְּמִחַיַּיב?
Ravina objecte à cela : Mais s'il en est ainsi qu'une personne est passible, alors, si quelqu'un a réuni du blé et de l'orge ensemble dans sa main et a semé le blé en Eretz Yisrael et l'orge en dehors d'Eretz Yisrael, où l'interdiction des espèces mélangées ne s'applique pas aux semences, dans ce cas aussi il devrait être passible. Il est clair, cependant, qu'il s'agit de deux régions distinctes, et les semences ne sont pas considérées comme mélangées ensemble.
אָמְרִי: הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם – אֶרֶץ מְקוֹם חִיּוּבָא, חוּצָה לָאָרֶץ לָא מְקוֹם חִיּוּבָא; הָכָא – אִידֵּי וְאִידֵּי חִיּוּבָא הוּא.
Les Sages dirent en réponse à cette objection : Comment peut-on comparer ces cas ? Là-bas, dans le cas de la plantation de diverses sortes de semences, c’est précisément Eretz Israël qui est le lieu soumis à cette obligation, tandis que hors d’Eretz Israël n’est pas un lieu soumis à cette obligation. Ici, en revanche, dans le cas de la personne qui conduit une charrette, à la fois ce lieu, c’est-à-dire la terre, et cet autre lieu, c’est-à-dire la mer, sont des lieux soumis à cette obligation. Par conséquent, si l’on fait travailler ensemble deux espèces différentes, soit sur la terre soit dans la mer, on est passible de responsabilité. Par conséquent, la question est valable.

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