וְלֹא כָּרָאוּי לִגְמַלִּים? וְאִי דִּשְׁכִיחִי גְּמַלִּים, אַמַּאי פָּטוּר? פּוֹשֵׁעַ הוּא! וְאִי דְּלָא שְׁכִיחִי גְּמַלִּים – פְּשִׁיטָא, אָנוּס הוּא! אֶלָּא לָאו דְּאָתַיִין לִפְרָקִים, וַאֲתוֹ גְּמַלִּים וְאָרְעוּהּ, וַאֲתוֹ שְׁווֹרִים וּנְפַלוּ בֵּיהּ – וְקָתָנֵי פָּטוּר? אַלְמָא, כֵּיוָן דְּהַשְׁתָּא לֵיכָּא – אָנוּס הוּא!
mais pas approprié pour des chameaux ? Dans ce cas, il faut clarifier ce qui suit : Si c’est un endroit où les chameaux se trouvent couramment, pourquoi est-il exempté ? Il a été négligent. Et si les chameaux ne se trouvent pas couramment là, il est évident qu’il est exempté, puisque il est clairement victime de circonstances indépendantes de sa volonté. Plutôt, n’est-ce pas le cas qu’il s’agit d’un endroit où les chameaux viennent occasionnellement, et des chameaux sont venus et ont affaibli la couverture, après quoi des bœufs sont venus et y sont tombés ? Et à propos de ce cas, cela enseigne qu’il est exempté. Apparemment, puisque maintenant, en tout état de cause, les chameaux ne sont pas là, il est considéré comme victime de circonstances indépendantes de sa volonté.
אָמְרִי: לָא, לְעוֹלָם כָּרָאוּי לִשְׁווֹרִים וְכָרָאוּי לִגְמַלִּים; וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ – הֵיכִי נְפוּל? אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר בַּר חָנָה: שֶׁהִתְלִיעַ מִתּוֹכוֹ.
Ils ont dit en réponse : Non ; en réalité, il s’agit du cas où il l’a couvert de manière appropriée pour des bœufs et de manière appropriée pour des chameaux, et quant à ce qui était difficile pour toi à expliquer : Comment sont-ils tombés ? Rabbi Yitzḥak bar bar Ḥana dit : C’est un cas où la couverture a pourri de l’intérieur, et par conséquent on ne peut rien déduire d’ici concernant la question posée plus haut au sujet des chameaux.
תָּא שְׁמַע: לֹא כִּסָּהוּ כָּרָאוּי, וְנָפַל לְתוֹכוֹ שׁוֹר אוֹ חֲמוֹר, וָמֵת – חַיָּיב. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא לֹא כָּרָאוּי לִשְׁווֹרִים וְלֹא כָּרָאוּי לִגְמַלִּים, פְּשִׁיטָא – צְרִיכָא לְמֵימַר דְּחַיָּיב?! אֶלָּא לָאו כָּרָאוּי לִשְׁווֹרִים וְלֹא כָּרָאוּי לִגְמַלִּים? הֵיכִי דָמֵי? אִי דִּשְׁכִיחִי גְּמַלִּים – פּוֹשֵׁעַ הוּא! וְאִי דְּלָא שְׁכִיחִי גְּמַלִּים – אָנוּס הוּא!
La Guemara suggère : Viens et écoute une autre preuve tirée de la michna : S’il n’a pas couvert la fosse de manière appropriée, et qu’un bœuf ou un âne y est tombé et est mort, il est responsable. Maintenant, quelles sont les circonstances ? Si nous disons qu’il ne l’a pas couverte de manière appropriée pour des bœufs et qu’il ne l’a pas couverte de manière appropriée pour des chameaux, et qu’ils y sont tombés, cela est évident. Faut-il dire que il est responsable dans ce cas ? Au contraire, ne s’agit-il pas d’un cas où il l’a couverte de manière appropriée pour des bœufs mais pas de manière appropriée pour des chameaux ? Et si tel est le cas, le point suivant doit être clarifié : Quelles sont les circonstances ? Si des chameaux se trouvent couramment là, il est clairement négligent, mais si des chameaux ne s’y trouvent pas couramment, il est victime de circonstances indépendantes de sa volonté.
אֶלָּא לָאו דְּאָתַיִין לִפְרָקִים, וַאֲתוֹ גְּמַלִּים וְאָרְעוּהּ, וַאֲתוֹ שְׁווֹרִים וּנְפַלוּ בֵּיהּ – וְקָתָנֵי חַיָּיב? אַלְמָא כֵּיוָן דְּאָתַיִין לִפְרָקִים – פּוֹשֵׁעַ הוּא, דְּאִיבְּעִי לֵיהּ אַסּוֹקֵי אַדַּעְתֵּיהּ!
Au contraire, cela ne fait-il pas référence à un cas où des chameaux viennent occasionnellement, et des chameaux sont venus et l’ont affaibli, puis des bœufs sont venus et y sont tombés ? Et dans ce cas, cela enseigne qu’il est responsable. Apparemment, puisqu’ils viennent occasionnellement, il est considéré comme négligent, puisqu’il aurait dû prévoir qu’ils viendraient.
לְעוֹלָם כָּרָאוּי לִשְׁווֹרִים וְלֹא כָּרָאוּי לִגְמַלִּים, וּשְׁכִיחִי גְּמַלִּים; וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ – פּוֹשֵׁעַ הוּא! אַיְּידֵי דִּנְסֵיב רֵישָׁא ״כִּסָּהוּ כָּרָאוּי״, נְסֵיב סֵיפָא נָמֵי ״לֹא כִּסָּהוּ כָּרָאוּי״.
La Guemara répond : En réalité, il est possible qu’il l’ait couvert de manière appropriée pour des bœufs mais pas de manière appropriée pour des chameaux, et les chameaux s’y trouvent couramment. Quant à ce qu’il était difficile pour toi d’expliquer : dans un tel cas, il est considéré comme négligent et devrait être tenu responsable, ce qui rendrait la décision de la michna superflue ; on peut répondre que, puisque le tanna doit citer la première clause concernant la halakha selon laquelle, s’il l’a couvert de manière appropriée, il cite également la dernière clause, concernant la halakha selon laquelle, s’il ne l’a pas couvert de manière appropriée, il est responsable.
אִיכָּא דְאָמְרִי: הָא נָמֵי וַדַּאי לָא אִיבַּעְיָא לַן; דְּכֵיוָן דְּאָתַיִין לִפְרָקִים – פּוֹשֵׁעַ הוּא, דְּאִיבְּעִי לֵיהּ אַסּוֹקֵי אַדַּעְתֵּיהּ;
Il y a ceux qui disent que la discussion est la suivante : En ce qui concerne cela aussi, nous n’avons certainement pas soulevé le dilemme, parce que puisqu’ils viennent occasionnellement, il est considéré comme négligent, car il aurait dû anticiper cette possibilité.
כִּי אִיבְּעִי לַן – הָכִי הוּא דְּאִיבַּעְיָא לַן: כִּסָּהוּ כִּסּוּי שֶׁיָּכוֹל לַעֲמוֹד בִּפְנֵי שְׁווֹרִים וְאֵינוֹ יָכוֹל לַעֲמוֹד בִּפְנֵי גְמַלִּים, וּשְׁכִיחִי גְּמַלִּים; וְהִתְלִיעַ מִתּוֹכוֹ – מַהוּ? מִי אָמְרִינַן: מִגּוֹ דְּהָוֵי פּוֹשֵׁעַ אֵצֶל גְּמַלִּים, הָוֵי פּוֹשֵׁעַ נָמֵי לְעִנְיַן הַתְלָעָה; אוֹ דִלְמָא לָא אָמְרִינַן מִגּוֹ?
Lorsque nous avons soulevé le dilemme, voici le dilemme que nous avons soulevé : Il l’a couverte d’une couverture capable de résister à la présence de bœufs mais incapable de résister à la présence de chameaux, et les chameaux se trouvent couramment à cet endroit. Ce qui s’est réellement produit, c’est que la couverture a pourri de l’intérieur. Dans ce cas, quelle est la halakha ? Disons-nous : Puisqu’il a été négligent concernant les chameaux, il est considéré comme négligent aussi concernant la pourriture ? Ou peut-être ne disons-nous pas que, puisqu’il a été négligent concernant les chameaux, il est considéré comme négligent concernant la pourriture, et puisque, dans les faits, il n’est pas à blâmer pour l’incident, il n’est pas tenu pour responsable ?
תָּא שְׁמַע: כִּסָּהוּ כָּרָאוּי, וְנָפַל לְתוֹכוֹ שׁוֹר אוֹ חֲמוֹר, וָמֵת – פָּטוּר. וְאִתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר בַּר חָנָה: שֶׁהִתְלִיעַ מִתּוֹכוֹ. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא כָּרָאוּי לִשְׁווֹרִים וְכָרָאוּי לִגְמַלִּים, וְהִתְלִיעַ מִתּוֹכוֹ – פְּשִׁיטָא דְּפָטוּר, מַאי הֲוָה לֵיהּ לְמֶעְבַּד?
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve tirée de la michna : Si il a couvert la fosse de manière appropriée et qu’un bœuf ou un âne y est tombé et est mort, il est exempté. Et il a été dit à ce sujet que Rabbi Yitzḥak bar bar Ḥana dit : Cette halakha s’applique lorsque la couverture a pourri de l’intérieur. La Guemara précise : Quelles sont les circonstances ? Si l’on dit qu’il s’agit du cas où il l’a couverte d’une manière appropriée pour des bœufs et appropriée pour des chameaux, et qu’elle a pourri de l’intérieur, n’est-il pas évident qu’il est exempté ? Ne le sachant pas, qu’aurait-il dû faire ?
אֶלָּא לָאו כָּרָאוּי לִשְׁווֹרִים וְלֹא כָּרָאוּי לִגְמַלִּים, וּשְׁכִיחִי גְּמַלִּים, וְהִתְלִיעַ מִתּוֹכוֹ – וְקָתָנֵי פָּטוּר? אַלְמָא לָא אָמְרִינַן מִגּוֹ דְּהָוֵי פּוֹשֵׁעַ לְעִנְיַן גְּמַלִּים הָוֵי פּוֹשֵׁעַ לְעִנְיַן הַתְלָעָה!
Au contraire, cela ne fait-il pas référence à un cas où il l’a couvert de manière appropriée pour des bœufs mais pas de manière appropriée pour des chameaux, et les chameaux se trouvent couramment à cet endroit ? Et la solidité de la couverture vis-à-vis des bœufs et des chameaux n’est pas pertinente pour la halakha ici, parce que la couverture a pourri de l’intérieur. Et la michna enseigne qu’il est exempt. Apparemment, nous ne disons pas que, puisqu’il est considéré comme négligent concernant les chameaux, il est aussi considéré comme négligent en ce qui concerne la pourriture.
לָא; לְעוֹלָם כָּרָאוּי לִגְמַלִּים וּכְרָאוּי לִשְׁווֹרִים, וְהִתְלִיעַ מִתּוֹכוֹ. וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ – כִּי הִתְלִיעַ מַאי הֲוָה לֵיהּ לְמֶעְבַּד? מַהוּ דְּתֵימָא: אִיבְּעִי לֵיהּ לְמֵיזַל וּמִנְקַשׁ עֲלֵיהּ; קָא מַשְׁמַע לַן.
La Guemara rejette cela : Non ; en réalité, il s’agit du cas où la couverture était adaptée aux chameaux et adaptée aux bœufs, et elle a pourri de l’intérieur. Et quant à ce qui était difficile pour vous à expliquer : Lorsqu’elle a pourri de l’intérieur, qu’aurait-il dû faire, et ne devrait-il pas être exempté ? Il y a néanmoins une nouveauté dans cette décision : Il est nécessaire de peur que vous ne disiez qu’il aurait dû aller frapper sur la couverture pour s’assurer qu’elle n’était pas creuse à l’intérieur. Par conséquent, la michna nous enseigne qu’il n’est pas tenu de vérifier à ce point.
תָּא שְׁמַע: לֹא כִּסָּהוּ כָּרָאוּי, וְנָפַל לְתוֹכוֹ שׁוֹר אוֹ חֲמוֹר, וָמֵת – חַיָּיב. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא לֹא כָּרָאוּי לִשְׁווֹרִים וְלֹא כָּרָאוּי לִגְמַלִּים – צְרִיכָא לְמֵימַר דְּחַיָּיב?
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve tirée de la suite de la michna : S’il n’a pas couvert la fosse de manière appropriée et qu’un bœuf ou un âne y est tombé et est mort, il est responsable. La Guemara précise : Quelles sont les circonstances ? Si nous disons qu’il s’agit d’un cas où il ne l’a pas couverte de manière appropriée pour des bœufs et ne l’a pas couverte de manière appropriée pour des chameaux, est-il nécessaire de dire qu’il est responsable ?
אֶלָּא לָאו כָּרָאוּי לִשְׁווֹרִים וְלֹא כָּרָאוּי לִגְמַלִּים? וְאִי דִּשְׁכִיחִי גְּמַלִּים – פּוֹשֵׁעַ הוּא, וְאִי דְּלָא שְׁכִיחִי גְּמַלִּים – אָנוּס הוּא! אֶלָּא לָאו דִּשְׁכִיחִי גְּמַלִּים, וְהִתְלִיעַ מִתּוֹכוֹ – וְקָתָנֵי חַיָּיב? אַלְמָא אָמְרִינַן מִגּוֹ דְּהָוֵי פּוֹשֵׁעַ לְעִנְיַן גְּמַלִּים – הָוֵי פּוֹשֵׁעַ לְעִנְיַן הַתְלָעָה!
Au contraire, n’est-ce pas un cas où il l’a couvert de manière appropriée pour des bœufs mais pas de manière appropriée pour des chameaux ? Dans ce cas, le point suivant doit être clarifié : Si des chameaux sont couramment présents là, il est négligent et devrait être tenu responsable. Et si des chameaux ne sont pas couramment présents là, il est victime de circonstances indépendantes de sa volonté. Au contraire, n’est-ce pas un cas où des chameaux sont couramment présents là, et que cela a pourri de l’intérieur, et la michna enseigne qu’il est responsable ? Apparemment, nous disons bien que puisqu’il est négligent à l’égard des chameaux, il est considéré comme négligent à l’égard de la pourriture, et il est donc responsable.
אָמְרִי: לָא; לְעוֹלָם כָּרָאוּי לִשְׁווֹרִים וְלֹא כָּרָאוּי לִגְמַלִּים, וּשְׁכִיחִי גְּמַלִּים; וַאֲתוֹ גְּמַלִּים וְאָרְעוּהּ, וַאֲתוֹ שְׁווֹרִים וּנְפַלוּ בֵּיהּ. וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ – פְּשִׁיטָא, פּוֹשֵׁעַ הוּא! אַיְּידֵי דִּנְסֵיב רֵישָׁא ״כִּסָּהוּ כָּרָאוּי״, נְסֵיב סֵיפָא נָמֵי ״לֹא כִּסָּהוּ״.
Ils ont dit en réponse : Non ; en réalité il s’agit du cas où il a couvert la fosse de manière appropriée pour des bœufs mais pas de manière appropriée pour des chameaux ; et les chameaux sont couramment présents là-bas, et des chameaux sont venus et ont affaibli la couverture. Et, par la suite, des bœufs sont venus et y sont tombés. Quant à ce qui était difficile pour toi à expliquer : Il est évident qu’il est responsable, puisque il est clairement négligent, alors quelle nouveauté introduit-on ici ? La réponse est que, puisqu’il doit citer la première clause de la michna, c’est-à-dire là où il a couvert la fosse de manière appropriée, il cite donc aussi la dernière clause, c’est-à-dire là où il ne l’a pas couverte.
תָּא שְׁמַע: נָפַל לְתוֹכוֹ שׁוֹר חֵרֵשׁ, שׁוֹטֶה וְקָטָן, סוֹמֵא וּמְהַלֵּךְ בַּלַּיְלָה – חַיָּיב. פִּקֵּחַ וּמְהַלֵּךְ בַּיּוֹם – פָּטוּר. וְאַמַּאי? נֵימָא מִדְּהָוֵי פּוֹשֵׁעַ לְעִנְיַן חֵרֵשׁ, הָוֵי נָמֵי פּוֹשֵׁעַ לְעִנְיַן פִּקֵּחַ! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ – לָא אָמְרִינַן מִגּוֹ? שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara suggère : Viens et écoute une autre preuve tirée d’une baraita : En ce qui concerne un bœuf qui était diminué du fait d’être sourd, ou un bœuf qui était imbécile, ou un bœuf qui était très jeune, ou un bœuf aveugle, ou un bœuf qui marche la nuit et est incapable de voir, s’il est tombé dans la fosse, il est responsable. Si le bœuf était d’une intelligence normale pour son espèce et marchait de jour, le propriétaire de la fosse est exempt, puisque le bœuf aurait dû être conscient de la fosse. La Guemara demande : Mais pourquoi est-il exempt ? Disons que puisqu’il est considéré comme négligent à l’égard d’un bœuf sourd, il est aussi négligent à l’égard d’un bœuf d’intelligence normale. Au contraire, n’est-il pas correct de conclure le principe suivant d’ici : Nous ne disons pas que, puisqu’il est négligent à l’égard d’une chose, cela est aussi considéré comme une négligence à l’égard d’une autre chose, mais il n’est tenu responsable que du dommage effectivement attribuable à sa négligence ? La Guemara confirme : Oui, conclus de la michna qu’il en est ainsi.
נָפַל לְפָנָיו כּוּ׳. אָמַר רַב: ״לְפָנָיו״ – לְפָנָיו מַמָּשׁ, ״לְאַחֲרָיו״ – אַחֲרָיו מַמָּשׁ.
§ La michna enseigne : Si un homme creusait ou élargissait une fosse, et qu’un bœuf passant à côté tomba en avant dedans, effrayé par le bruit du creusement, il est responsable. S’il tomba en arrière dans la fosse à cause du bruit du creusement, il est exempt. Rav dit : Le terme en avant signifie littéralement en avant, et le terme en arrière signifie littéralement en arrière,