עֵירוּב פָּרָשִׁיּוֹת כָּתוּב כָּאן, וְכִי כְּתִיב: ״כִּי הוּא זֶה״ – אַמִּלְוָה הוּא דִּכְתִיב. וּמַאי שְׁנָא מִלְוָה?
Une fusion de portions de la Torah est écrite ici, et la halakha écrite dans ce passage est en réalité destinée à être appliquée à un passage différent. Et lorsqu’il est écrit : « Ceci est cela », d’où est dérivée la halakha de l’aveu partiel, cela est écrit au sujet d’un prêt, et non d’un dépôt. La Guemara demande : Et qu’est-ce qui distingue un prêt pour que cette halakha ne s’applique que là ?
כִּדְרַבָּה – דְּאָמַר רַבָּה, מִפְּנֵי מָה אָמְרָה תּוֹרָה: מוֹדֶה בְּמִקְצָת הַטַּעֲנָה יִשָּׁבַע? חֲזָקָה אֵין אָדָם מֵעִיז פָּנָיו בִּפְנֵי בַּעַל חוֹבוֹ; וְהַאי – בְּכוּלֵּי[הּ] בָּעֵי דְּנִכְפְּרֵיהּ, וְהַאי דְּלָא כַּפְרֵיהּ – מִשּׁוּם דְּאֵין אָדָם מֵעִיז פָּנָיו.
La Guemara répond : Cela est conforme à la déclaration de Rabba, car Rabba dit : Pour quelle raison la Torah a-t-elle dit que celui qui reconnaît une partie de la réclamation doit prêter serment ? C’est parce qu’il existe une présomption selon laquelle une personne ne fait pas preuve d’insolence en mentant en présence de son créancier, qui lui a rendu service en lui prêtant de l’argent. Et cette personne qui nie une partie de la réclamation veut en réalité nier la totalité de la dette afin d’en être exemptée, et ce fait qu’elle ne nie pas la totalité de celle-ci est dû au fait qu’une personne ne fait pas preuve d’insolence.
וּבְכוּלֵּי[הּ] בָּעֵי דְּלוֹדֵי לֵיהּ, וְהַאי דִּכְפַר לֵיהּ בְּמִקְצָת – סָבַר: אִי מוֹדֵינָא לֵיהּ בְּכוּלֵּיהּ – תָּבַע לִי בְּכוּלֵּיהּ; אֶישְׁתְּמֵיט לֵי[הּ] מִיהָא הַשְׁתָּא אַדְּהָווּ לִי זוּזֵי, וּפָרַעְנָא. הִלְכָּךְ רְמָא רַחֲמָנָא שְׁבוּעָה עִילָּוֵיהּ – כִּי הֵיכִי דְּלוֹדֵי לֵיהּ בְּכוּלֵּיהּ.
Rabba poursuit : Et, afin de ne pas faire preuve d’insolence, il veut reconnaître auprès du créancier la totalité de la dette, et ce fait qu’il nie lui devoir une partie s’explique parce qu’il se dit : Si je lui reconnais la totalité de la dette, il intentera une réclamation contre moi pour la totalité, et pour l’instant je n’ai pas l’argent pour payer. Je l’éviterai au moins pour le moment jusqu’à ce que j’aie de l’argent, et alors je paierai tout. Cette rationalisation permet à quelqu’un de nier faussement une partie d’une réclamation. C’est pourquoi le Miséricordieux lui impose un serment, afin de garantir qu’il lui reconnaîtra la totalité de la dette.
וְגַבֵּי מִלְוָה הוּא דְּאִיכָּא לְמֵימַר הָכִי, אֲבָל גַּבֵּי פִּקָּדוֹן – מֵעִיז וּמֵעִיז.
La Guemara complète sa réponse : Et cela peut être dit au sujet d’un prêt, car le fondement de cette explication est qu’une personne ne fera pas preuve d’insolence devant son créancier, qui lui a rendu service en lui prêtant de l’argent ; mais au sujet d’un dépôt, elle fera certainement preuve d’insolence, puisque le demandeur ne lui a rendu aucun service. Par conséquent, il n’y a aucune raison de dire que celui qui nie complètement une réclamation concernant un dépôt est considéré comme plus crédible que celui qui en a admis une partie, et il est tenu de prêter serment dans les deux cas.
תָּנֵי רָמֵי בַּר חָמָא: אַרְבָּעָה שׁוֹמְרִין
§ Rami bar Ḥama enseigne cette baraita : Les quatre types de dépositaires