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בֵּית חַיֵּיהֶם. ״אֶת הַדֶּרֶךְ״ – זוֹ גְּמִילוּת חֲסָדִים. ״יֵלְכוּ״ – זוֹ בִּיקּוּר חוֹלִים. ״בָּהּ״ – זוֹ קְבוּרָה. ״אֶת הַמַּעֲשֶׂה״ – זֶה הַדִּין. ״אֲשֶׁר יַעֲשׂוּן״ – זוֹ לִפְנִים מִשּׁוּרַת הַדִּין.
le cœur de leur existence, c’est-à-dire l’étude de la Torah, qui est la source de la vie. « Le chemin » ; cela fait référence aux actes de bonté. « Ils doivent marcher » ; cela fait référence à la visite aux malades. « Dans lequel » ; cela fait référence à l’enterrement des morts. « L’œuvre » ; cela fait référence au fait de se conduire conformément à la loi. « Qu’ils doivent faire » ; cela fait référence au fait de se conduire au-delà de la lettre de la loi. Cela indique que la Torah exige que les gens se conduisent au-delà de la lettre de la loi.
רֵישׁ לָקִישׁ אַחְוִי לֵיהּ דִּינָרָא לְרַבִּי אֶלְעָזָר. אֲמַר: מְעַלְּיָא הוּא. אֲמַר לֵיהּ: חֲזִי דַּעֲלָךְ קָא סָמַכְינָא. אֲמַר לֵיהּ: כִּי סָמְכַתְּ עֲלַי מַאי לְמֵימְרָא, דְּאִי מִשְׁתְּכַח בִּישָׁא – בָּעֵינָא לְאַיחְלוֹפֵי לָךְ? וְהָא אַתְּ הוּא דְּאָמְרַתְּ: רַבִּי מֵאִיר הוּא, דְּדָאֵין דִּינָא דִּגְרָמֵי. מַאי, לָאו רַבִּי מֵאִיר – וְלָא סְבִירָא לַן כְּווֹתֵיהּ?
La Guemara rapporte : Reish Lakish présenta un dinar à Rabbi Elazar afin que celui-ci l’évalue. Rabbi Elazar dit : C’est une pièce valable. Reish Lakish lui dit : Sache que je me fie à toi. Rabbi Elazar lui dit : Quel est le but de dire que tu te fies à moi ? Est-ce afin que, si ce dinar se révèle plus tard être mauvais, je sois tenu de te l’échanger contre un bon dinar ? Mais c’est toi qui as dit que c’est Rabbi Meir qui est d’avis qu’il y a responsabilité pour un dommage causé par une action indirecte, même s’il n’a pas causé directement de dommage au bien. N’est-ce pas que tu voulais dire : C’est l’opinion de Rabbi Meir, mais nous ne tranchons pas conformément à son opinion ?
אֲמַר לֵיהּ: לָא, רַבִּי מֵאִיר – וּסְבִירָא לַן כְּווֹתֵיהּ.
Reish Lakish lui dit : Non, je voulais dire que c’est l’opinion de Rabbi Meir, et nous tranchons conformément à son opinion.
הֵי רַבִּי מֵאִיר? אִילֵימָא רַבִּי מֵאִיר (ד׳ ל׳ מ׳ פ׳ סִימָן)
La Guemara demande : à quelle déclaration de Rabbi Meir Rabbi Elazar fait-il référence ? Si nous disons qu’il s’agit de cette déclaration de Rabbi Meir, cela est difficile. Incidemment, la Guemara précise que les lettres dalet, lamed, mem, peh servent de mnémonique pour les quatre déclarations de Rabbi Meir qui seront citées. Elles signifient : a jugé [dan], teindre [litzboa], couvre [mesakekh] et a fait une brèche [pirtza].
דִּתְנַן: דָּן אֶת הַדִּין; זִיכָּה אֶת הַחַיָּיב; חִיֵּיב אֶת הַזַּכַּאי; טִימֵּא אֶת הַטָּהוֹר; טִיהֵר אֶת הַטָּמֵא – מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי, וִישַׁלֵּם מִבֵּיתוֹ.
La Guemara revient à la question en cours. Comme nous l’avons appris dans une michna (Bekhorot 28b) : Si un juge a rendu un jugement et s’est trompé, et qu’il a acquitté quelqu’un qui était en réalité redevable, ou déclaré redevable quelqu’un qui aurait en réalité dû être acquitté, ou s’il a statué qu’un objet pur est impur, ou statué qu’un objet impur est pur, et qu’en agissant ainsi il a causé à une partie un préjudice financier, ce qu’il a fait est fait, c’est-à-dire que le jugement reste valable, et le juge doit payer des dommages-intérêts de sa propre maison, c’est-à-dire sur ses fonds personnels. Il est donc tenu de payer les dommages bien qu’il ait causé la perte indirectement.
הָא אִיתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבִּי אִילְעָא אָמַר רַב: וְהוּא שֶׁנָּטַל וְנָתַן בַּיָּד!
La Guemara explique pourquoi cela ne peut pas être la déclaration de Rabbi Meir à laquelle Shmuel faisait référence : Mais n’a-t-il pas été déclaré au sujet de cette michna que Rabbi Ile’a dit que Rav dit : Et cette michna traite d’un cas le juge n’a pas seulement rendu une décision, mais a activement pris l’argent de celui qu’il a jugé responsable, et l’a donné à l’autre partie de sa propre main. Il ne s’agit pas d’un cas de causalité, mais d’une action directe.
אֶלָּא הָא רַבִּי מֵאִיר – דִּתְנַן: לִצְבּוֹעַ לוֹ אָדוֹם וּצְבָעוֹ שָׁחוֹר, שָׁחוֹר וּצְבָעוֹ אָדוֹם – רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: נוֹתֵן לוֹ דְּמֵי צַמְרוֹ. הָתָם קָא עָבֵיד בְּיָדַיִם!
Au contraire, Rabbi Elazar doit faire référence à cette déclaration de Rabbi Meir, comme nous l’avons appris dans une michna (100b) : Si quelqu’un a donné de la laine à un teinturier pour la teindre en rouge pour lui, et qu’il l’a teinte en noir, ou pour la teindre en noir, et qu’il l’a teinte en rouge, Rabbi Meir dit : Le teinturier donne au propriétaire la valeur de sa laine. La Guemara répond : Cela non plus ne prouve pas que, selon l’opinion de Rabbi Meir, on est responsable même si la perte a été causée indirectement, car là, il cause un dommage par une action directe.
אֶלָּא הָא רַבִּי מֵאִיר – דִּתְנַן: הַמְסַכֵּךְ גַּפְנוֹ עַל גַּבֵּי תְּבוּאָתוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ – הֲרֵי זֶה קִידֵּשׁ, וְחַיָּיב. הָתָם נָמֵי קָא עָבֵיד בְּיָדַיִם!
Au contraire, Rabbi Elazar doit faire référence à cette déclaration de Rabbi Meir, comme nous l’avons appris dans une michna (Kilayim 7:4) : Celui qui étend sa vigne au-dessus du grain d’un autre les a rendus interdits en raison de l’interdiction de cultiver des espèces diverses dans un vignoble, et il est tenu de payer au propriétaire du grain le dommage. La Guemara répond : Cela non plus ne prouve pas que, selon l’opinion de Rabbi Meir, on est tenu même si la perte a été causée indirectement, puisque là aussi il cause un dommage par une action directe.
אֶלָּא הָא רַבִּי מֵאִיר – דְּתַנְיָא: מְחִיצַת הַכֶּרֶם שֶׁנִּפְרְצָה –
Au contraire, cela doit faire référence à cette déclaration de Rabbi Meir, comme il est enseigné dans la Tosefta (Kilayim 3:4) : S’il y avait une séparation d’un vignoble adjacente à un champ de blé, et que cette séparation s’est rompue,

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