Drashot AI Logo
וְחַיָּיב לְהַכְרִיעַ לוֹ טֶפַח. הָיָה שׁוֹקֵל לוֹ עַיִן בְּעַיִן, נוֹתֵן לוֹ גֵּירוּמִין. אֶחָד לַעֲשָׂרָה בַּלַּח, וְאֶחָד לְעֶשְׂרִים בַּיָּבֵשׁ.
Et avant d’ajouter les poids et la marchandise, le vendeur est tenu de laisser les plateaux de la balance qui porteront la marchandise s’incliner d’un empan supplémentaire en faveur de l’acheteur, en ajoutant un poids de ce côté. Si le vendeur a pesé pour lui exactement, c’est-à-dire avec la balance également équilibrée au départ, au lieu de laisser la balance s’incliner d’un empan supplémentaire, il doit donner à l’acheteur des quantités supplémentaires [geirumin], un supplément de un dixième dans le cas des liquides vendus au poids, et un supplément de un vingtième dans le cas des marchandises sèches.
מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לָמוֹד בְּדַקָּה – לֹא יָמוֹד בְּגַסָּה. בְּגַסָּה – לֹא יָמוֹד בְּדַקָּה. לִמְחוֹק – לֹא יִגְדּוֹשׁ. לִגְדּוֹשׁ – לֹא יִמְחוֹק.
La michna continue de discuter de la méthode correcte de pesée : Dans un endroit où l’on avait l’habitude de mesurer les marchandises en plusieurs étapes avec un récipient de mesure petit, on ne peut pas mesurer tous les articles en une seule fois avec un seul récipient de mesure grand. Dans un endroit où l’on mesure avec un récipient de mesure grand, on ne peut pas mesurer avec plusieurs récipients de mesure petits. Dans un endroit où la coutume est d’araser le dessus du récipient de mesure afin d’enlever les substances entassées au-dessus de ses bords, on ne peut pas le combler, et là où la coutume est de le combler, on ne peut pas l’araser.
גְּמָ׳ מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר קְרָא: ״אֶבֶן שְׁלֵמָה וָצֶדֶק״ – צַדֵּק מִשֶּׁלְּךָ וְתֵן לוֹ. אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: הָיָה שׁוֹקֵל לוֹ עַיִן בְּעַיִן – נוֹתֵן לוֹ גֵּירוּמִין. וְאִי הַכְרָעָה דְּאוֹרָיְיתָא, הֵיכִי יָהֵיב לֵיהּ עַיִן בְּעַיִן?
GUEMARA : La Guemara demande : D’où ces éléments sont-ils dérivés, à savoir que le vendeur doit au départ laisser la balance pencher d’un empan supplémentaire, dérivés ? Reish Lakish a dit : La source est que le verset déclare qu’on doit avoir : « Un poids parfait et juste [tzedek] » (Deutéronome 25:15), ce qui est interprété comme une instruction au vendeur : Soyez juste [tzaddek] avec ce qui est à vous et donnez-le au acheteur. La Guemara demande : Si c’est le cas, dites la clause finale : Si le vendeur a pesé pour lui exactement, il donne à l’acheteur des quantités supplémentaires. Mais si le fait de laisser la balance pencher est obligatoire selon la loi de la Torah, comment peut-il au départ lui donner en pesant exactement ?
אֶלָּא רֵישָׁא בְּמָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ; וְאִי אִיתְּמַר דְּרֵישׁ לָקִישׁ – אַסֵּיפָא אִיתְּמַר: הָיָה שׁוֹקֵל לוֹ עַיִן בְּעַיִן – נוֹתֵן לוֹ גֵּירוּמִין. מְנָהָנֵי מִילֵּי? אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ, דְּאָמַר קְרָא: ״וָצֶדֶק״ – צַדֵּק מִשֶּׁלְּךָ וְתֵן לוֹ. וְכַמָּה גֵּירוּמִין? אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל אָמַר רַב: אֶחָד מֵעֲשָׂרָה בַּלִּיטְרָא בַּלַּח – לַעֲשָׂרָה לִיטְרִין.
Au contraire, il n’est pas obligatoire de laisser pencher la balance, et la première clause fait référence à un endroit où l’on a l’habitude de laisser pencher la balance d’un empan supplémentaire. Et si la déclaration de Reish Lakish a été dite, elle a été dite au sujet de la dernière clause : Si le vendeur a pesé pour lui exactement, il donne à l’acheteur des quantités supplémentaires. D’où cette règle est-elle dérivée ? Reish Lakish a dit que c’est comme le dit le verset : « Et juste [tzedek] », ce qui indique : Soyez juste [tzaddek] avec ce qui vous appartient et donnez-le à l’acheteur. La Guemara demande : Et quelle quantité représentent les quantités supplémentaires qui sont données ? Rabbi Abba bar Memel dit que Rav dit : Dans le cas des liquides, un dixième de litra pour chaque dix litra, c’est-à-dire un centième.
אֶחָד לַעֲשָׂרָה בַּלַּח, וְאֶחָד לְעֶשְׂרִים בְּיָבֵשׁ וְכוּ׳. אִיבַּעְיָא לְהוּ: הֵיכִי קָאָמַר? אֶחָד מֵעֲשָׂרָה בַּלַּח – לַעֲשָׂרָה דְלַח, וְאֶחָד מֵעֶשְׂרִים בַּיָּבֵשׁ – לְעֶשְׂרִים דְּיָבֵשׁ; אוֹ דִלְמָא, אֶחָד מֵעֲשָׂרָה – לַעֲשָׂרָה דְּלַח וּלְעֶשְׂרִים דְּיָבֵשׁ? תֵּיקוּ.
La michna enseigne que le vendeur ajoute un dixième à l’intérieur dans le cas des liquides, et un vingtième pour les marchandises sèches. Un dilemme fut soulevé devant les Sages : En ce qui concerne quel cas le tanna de la michna parle-t-il ? Veut-il dire un dixième à l’intérieur dans le cas des liquides pour chaque dix unités de liquide, et de même un vingtième à l’intérieur dans le cas des marchandises sèches pour chaque vingt unités de marchandises sèches, c’est-à-dire un quatre-centième ? Ou peut-être, veut-il dire un dixième pour chaque dix unités de liquide, et de même un dixième pour chaque vingt unités de marchandises sèches, c’est-à-dire un deux-centième ? La Guemara déclare que le dilemme restera sans résolution.
אָמַר רַבִּי לֵוִי: קָשֶׁה עוֹנְשָׁן שֶׁל מִדּוֹת יוֹתֵר מֵעוֹנְשָׁן שֶׁל עֲרָיוֹת, שֶׁזֶּה נֶאֱמַר בָּהֶן ״אֵל״, וְזֶה נֶאֱמַר בָּהֶן ״אֵלֶּה״. וּמַאי מַשְׁמַע דְּהַאי ״אֵל״ – קָשֶׁה הוּא? דִּכְתִיב: ״וְאֶת אֵילֵי הָאָרֶץ לָקָח״.
§ Rabbi Levi dit : Le châtiment pour l’usage de mesures fausses est plus sévère que le châtiment pour la transgression de l’interdit des relations sexuelles interdites. Car dans ce cas-là, les relations interdites, il est dit à leur sujet une forme abrégée du mot « celles-ci » : El”, dans le verset : « Car toutes ces [el] abominations » (Lévitique 18:27). Et dans ce cas-ci, les fausses mesures, il est dit une forme développée du mot « celles-ci » : Elleh”, dans le verset : « Car tous ceux qui font ces [elleh] choses, oui, tous ceux qui agissent injustement, sont une abomination pour l’Éternel, ton Dieu » (Deutéronome 25:16). Et d’où peut-on déduire que cette expression el indique que l’interdit est sévère, sur la base de quoi l’on comprend que la forme que prend ce mot indique un degré de sévérité ? Comme il est écrit : « Et les puissants [eilei] du pays, il les emmena » (Ézéchiel 17:13).
גַּבֵּי עֲרָיוֹת נָמֵי, הָכְתִיב ״אֵלֶּה״! הָהוּא לְמַעוֹטֵי מִדּוֹת מִכָּרֵת.
La Guemara demande : Mais en ce qui concerne les relations interdites, n’est-il pas également écrit : « Car quiconque commettra l’une de ces [elleh] abominations » (Lévitique 18:29) ? Si tel est le cas, pourquoi la punition pour l’usage de fausses mesures est-elle considérée comme plus sévère ? La Guemara répond : Cette expression « elleh » (Lévitique 18:29), dans le contexte des relations interdites, ne sert pas à souligner leur gravité. Elle sert plutôt à exclure celui qui use de tromperie dans les mesures de la peine de retranchement du Monde à venir [karet].
וְאֶלָּא מַאי עוּדְפַּיְיהוּ? דְּהָתָם אֶפְשָׁר בִּתְשׁוּבָה, וְהָכָא לָא אֶפְשָׁר בִּתְשׁוּבָה.
La Guemara demande : Mais si la punition est en réalité moins sévère, quel est l’avantage, c’est-à-dire la plus grande sévérité, dans le cas de fausses mesures ? La Guemara répond que là-bas, dans le cas de celui qui entretient des relations interdites, il a la possibilité de se repentir. Mais ici, dans le cas de celui qui utilise de fausses mesures, il n’y a pas de possibilité de repentir parce qu’il n’a aucun moyen de savoir qui il a trompé et n’est donc pas en mesure de rendre l’argent volé.
וְאָמַר רַבִּי לֵוִי: קָשֶׁה גֶּזֶל הֶדְיוֹט יוֹתֵר מִגֶּזֶל גָּבוֹהַּ, שֶׁזֶּה הִקְדִּים ״חֵטְא״ לִ״מְּעִילָה״, וְזֶה הִקְדִּים ״מְעִילָה״ לְ״חֵטְא״.
Et Rabbi Levi dit : Voler une personne ordinaire est plus grave que voler le Très-Haut, c’est-à-dire prendre un bien consacré. Car à propos de ce voleur ordinaire, le verset énonce « péché » avant « me’ila » : « Si quelqu’un pèche et commet une transgression [me’ila] contre le Seigneur, et agit faussement envers son prochain au sujet d’un dépôt, ou d’un gage, ou d’un vol, ou a opprimé son prochain » (Lévitique 5:21). Et à propos de celui qui fait mauvais usage d’objets consacrés, le verset énonce me’ila avant péché : « Si quelqu’un commet un mauvais usage [timol ma’al] et pèche involontairement » (Lévitique 5:15).
וְאָמַר רַבִּי לֵוִי: בּוֹא וּרְאֵה, שֶׁלֹּא כְּמִדַּת הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מִדַּת בָּשָׂר וָדָם הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא – בֵּרַךְ יִשְׂרָאֵל בְּעֶשְׂרִים וּשְׁתַּיִם, וְקִלְּלָן בִּשְׁמֹנֶה. בֵּרְכָן בְּעֶשְׂרִים וּשְׁתַּיִם – מֵ״אִם בְּחֻקֹּתַי״ עַד ״קוֹמְמִיּוּת״;
Et Rabbi Levi dit : Viens et vois que l’attribut de la chair et du sang n’est pas comme l’attribut du Saint, béni soit-Il. Le Saint, béni soit-Il, a béni le peuple juif avec vingt-deux, et les a maudits avec seulement huit. Rabbi Levi explique : Il les a bénis avec les vingt-deux lettres de l’alphabet hébraïque, depuis la première lettre, alef, qui commence le verset : « Si [im] vous marchez dans Mes statuts » (Lévitique 26:3), jusqu’à « droits [komemiyyut] » (Lévitique 26:13), qui se termine par la lettre tav, la dernière lettre de l’alphabet hébraïque.
וְקִלְּלָן בִּשְׁמוֹנָה – מִ״וְּאִם בְּחֻקֹּתַי תִּמְאָסוּ״ עַד ״וְאֶת חֻקֹּתַי גָּעֲלָה נַפְשָׁם״.
Et Il les maudit avec huit lettres, depuis la lettre vav qui commence le verset : « Et si [ve’im] vous rejetez Mes statuts » (Lévitique 26:15), jusqu’à : « Et Mes statuts furent abhorrés par leur âme [nafsham] » (Lévitique 26:43), qui se termine par la lettre mem. Il y a huit lettres dans l’alphabet hébreu, de la lettre vav à la lettre mem, inclusivement.
וְאִילּוּ מֹשֶׁה רַבֵּינוּ – בֵּרְכָן בִּשְׁמוֹנֶה, וְקִלְּלָן בְּעֶשְׂרִים וּשְׁתַּיִם. בֵּרְכָן בִּשְׁמוֹנֶה –
Et pourtant Moïse, notre maître, qui est chair et sang, les a bénis avec huit lettres, et les a maudits avec vingt-deux. Il les a bénis avec huit lettres,

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria