לְמַאי הִלְכְתָא? רַב זְבִיד אָמַר: שֶׁאִם רָצָה לְהוֹצִיא בָּהּ זִיזִין, מוֹצִיא. רַב פָּפָּא אָמַר: שֶׁאִם רָצָה לִבְנוֹת עֲלִיָּיה עַל גַּבָּהּ, בּוֹנֶה.
À propos de quelle halakha Reish Lakish a-t-il dit cela ? En tout état de cause, l’étage supérieur lui appartient, puisque, lorsqu’il a vendu la maison, il n’a vendu à l’acheteur que l’étage inférieur. Rav Zevid dit : Il a dit cela pour enseigner la halakhaselon laquelle, si le vendeur souhaite étendre depuis l’étage supérieur des saillies au-dessus de la cour, qui était incluse dans la vente, il peut les étendre. Rav Pappa dit : Il a dit cela pour enseigner la halakhaselon laquelle, si cet étage supérieur s’effondre et que le vendeur souhaite reconstruire un étage supérieur au-dessus pour le remplacer, il peut le construire.
בִּשְׁלָמָא לְרַב זְבִיד, הַיְינוּ דְּקָתָנֵי ״זֹאת אוֹמֶרֶת״; אֶלָּא לְרַב פָּפָּא, מַאי ״זֹאת אוֹמֶרֶת״? קַשְׁיָא.
La Guemara demande : Soit, selon Rav Zevid, cette explication est cohérente avec ce que Reish Lakish enseigne, qui commence par : Cela veut dire. Car selon Rav Zevid, Reish Lakish déduit de la décision de la baraita au sujet des dîmes que, bien que le vendeur de la maison n’ait rien explicitement réservé pour lui-même, le tribunal interprète son usage de sa stipulation superflue comme une indication qu’il souhaitait se réserver l’espace au-dessus de la cour pour les avancées. Mais selon Rav Pappa, que voulait dire Reish Lakish lorsqu’il a prononcé sa déclaration qui commence par l’expression : Cela veut dire ? Le droit du vendeur de reconstruire l’étage supérieur après son effondrement ne découle pas de la stipulation superflue qu’il a jointe à la transaction, et il n’est pas non plus déduit de la baraita. La Guemara conclut : En effet, l’interprétation de Rav Pappa est difficile, car elle ne rend pas compte de la formulation de la déclaration de Reish Lakish.
אָמַר רַב דִּימִי מִנְּהַרְדְּעָא: הַאי מַאן דִּמְזַבֵּין לֵיהּ בֵּיתָא לְחַבְרֵיהּ, אַף עַל גַּב דִּכְתַב לֵיהּ: ״עוּמְקָא וְרוּמָא״, צָרִיךְ לְמִכְתַּב לֵיהּ: ״קְנִי לָךְ מִתְּהוֹם אַרְעָא וְעַד רוּם רְקִיעָא״. מַאי טַעְמָא? דְּעוּמְקָא וְרוּמָא בִּסְתָמָא לָא קָנֵי; אַהֲנִי ״עוּמְקָא וְרוּמָא״ לְמִיקְנֵא עוּמְקָא וְרוּמָא, וְאַהֲנִי ״מִתְּהוֹם אַרְעָא וְעַד רוּם רְקִיעָא״ לְמִיקְנֵא בּוֹר וָדוּת וּמְחִילּוֹת.
§ La Guemara discute de ce qui est inclus dans les formulations de divers contrats. Rav Dimi de Neharde’a a dit : Concernant celui qui vend une maison à un autre et veut que la vente inclue toute la propriété, même s’il écrit pour l’acheteur dans l’acte de vente : Je te vends la profondeur et la hauteur de la maison, il doit aussi lui écrire : Acquiers pour toi la propriété depuis la profondeur de la terre jusqu’à la hauteur du ciel. Quelle est la raison de cet ajout ? La raison est que l’acheteur n’acquiert pas la profondeur et la hauteur de la propriété sans spécification explicite, et donc, à moins que la chose n’ait été explicitement stipulée, l’acheteur ne peut pas creuser sous la maison ni construire au-dessus. Les mots : La profondeur et la hauteur opèrent l’acquisition de la profondeur et la hauteur de la maison pour l’acheteur, lui permettant de creuser en dessous ou de construire au-dessus de la maison. Et la phrase supplémentaire : Depuis la profondeur de la terre jusqu’à la hauteur du ciel opère l’acquisition de la fosse, de la citerne et des tunnels associés à la maison.
לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: וְלֹא אֶת הַבּוֹר וְלֹא אֶת הַדּוּת – אַף עַל פִּי שֶׁכָּתַב לוֹ ״עוּמְקָא וְרוּמָא״. וְאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ בִּסְתָמָא קָנֵי עוּמְקָא וְרוּמָא, לַיהֲנֵי ״עוּמְקָא וְרוּמָא״ לְמִיקְנֵא בּוֹר וָדוּת וּמְחִילּוֹת! דְּלָא כְּתַב לֵיהּ.
La Guemara propose : Disons que la michna (64a) appuie l’opinion de Rav Dimi : Celui qui vend une maison n’a vendu ni la fosse ni la citerne, même s’il écrit pour l’acheteur dans l’acte de vente qu’il lui vend la profondeur et la hauteur de la maison. Te viendrait-il à l’esprit de dire que l’acheteur acquiert la profondeur et la hauteur de la maison même sans la précision que la profondeur et la hauteur de la maison sont incluses dans la vente, que l’expression « la profondeur et la hauteur » fasse acquérir la fosse, la citerne et les tunnels, puisqu’il a ajouté une stipulation supplémentaire à la transaction. La Guemara rejette cette opinion : La michna traite d’un cas où le vendeur n’a pas écrit ces mots pour lui.
וְהָא ״אַף עַל פִּי שֶׁכָּתַב לוֹ״ קָתָנֵי! הָכִי קָאָמַר: אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא כָּתַב לוֹ, כְּמִי שֶׁכָּתַב דָּמֵי – לְמִיקְנֵא עוּמְקָא וְרוּמָא. לְמִיקְנֵא בּוֹר וָדוּת וּמְחִילּוֹת – אִי כְּתַב לֵיהּ: ״עוּמְקָא וְרוּמָא״ – קָנֵי, וְאִי לָא כָּתַב – לָא קָנֵי.
La Guemara demande : Mais cette ligne de raisonnement est difficile, car la michna enseigne explicitement que le puits et la citerne ne sont pas vendus même si le vendeur écrit pour l’acheteur qu’il lui vend à lui la profondeur et la hauteur de la maison. La Guemara répond que c’est ce que la michna veut dire : Bien que le vendeur n’ait pas écrit ces mots pour lui dans l’acte de vente, pour ce qui est de l’acquisition de la profondeur et de la hauteur de la maison, cela est considéré comme s’il les avait écrits, car on suppose qu’ils ont été omis par inadvertance. En revanche, pour ce qui est de l’acquisition du puits, de la citerne et des tunnels, si le vendeur a explicitement écrit pour lui les mots la profondeur et la hauteur, l’acheteur les acquiert, mais s’il n’a pas écrit cette expression dans l’acte de vente, l’acheteur ne les acquiert pas. On ne peut tirer aucune preuve de cette michna.
תָּא שְׁמַע: וְלֹא אֶת הַגָּג – בִּזְמַן שֶׁיֵּשׁ לוֹ מַעֲקֶה גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה טְפָחִים.
§ La Guemara examine maintenant une michna différente. Viens et entends ce qui a été enseigné dans la michna (61a) : Celui qui vend sa maison sans préciser explicitement ce qui est inclus dans la vente n’a pas vendu le toit avec la maison lorsqu’il a un parapet de dix paumes de haut, car un tel toit est considéré comme une entité distincte et n’est pas inclus dans la vente de la maison.