וּמַזְמֵין (לְהוּ) [לֵיהּ] לְדִינָא, פַּסְלֵיהּ?! אֶלָּא כֹּל דַּיָּין דְּמִתְקְרֵי לְדִין, וּמַפְּקִין מִינֵּיהּ מָמוֹנָא בְּדִין – לָאו שְׁמֵיהּ דַּיָּין. כְּתַבוּ הָכִי: ״בְּרַם סָאבֵי דִיהוּדָאֵי אָמְרִי: כֹּל דַּיָּין דְּמִתְקְרֵי לְדִין וּמַפְּקִין מִינֵּיהּ מָמוֹנָא בְּדִין – לָאו שְׁמֵיהּ דַּיָּין״.
et assigne un juge en justice, l’a-t-il disqualifié même s’il devait ensuite être blanchi ? Au contraire, il faut dire : Tout juge qui est assigné en justice et dont on prend légalement de l’argent, c’est-à-dire à qui l’on a ordonné de restituer le bien de quelqu’un d’autre, n’est pas considéré comme un juge. Lorsqu’ils entendirent cela, ils écrivirent ceci comme addendum à l’inscription originale : Mais les anciens des Juifs disent que tout juge qui est assigné en justice et dont on prend légalement de l’argent n’est pas considéré comme un juge.
חֲזָא דִּכְתִיב: ״בְּרֵאשׁ כֹּל מוֹתָא – אֲנָא דָּם, בְּרֵאשׁ כֹּל חַיִּין – אֲנָא חֲמַר״. אֶלָּא מֵעַתָּה, דְּנָפֵיל מֵאִיגָּרָא וּמִית, וּדְנָפֵיל מִדִּיקְלָא וּמִית, דְּמָא קַטְלֵיהּ?! וְתוּ, מַן דְּדַרְכֵּיהּ לְמֵימַת – מַשְׁקוּ לֵיהּ חַמְרָא, וְחָיֵי?! אֶלָּא הָכִי בָּעֵי לְמִכְתַּב: בְּרֵאשׁ כֹּל מַרְעִין – אֲנָא דָּם, בְּרֵאשׁ כֹּל אָסְווֹן – אֲנָא חֲמַר. כְּתַבוּ הָכִי: ״בְּרַם סָאבֵי דִיהוּדָאֵי אָמְרִי: בְּרֵאשׁ כֹּל מַרְעִין – אֲנָא דָּם, בְּרֵאשׁ כֹּל אָסְווֹן – אֲנָא חֲמַר, בַּאֲתַר דְּלֵית חֲמַר – תַּמָּן מִתְבָּעוּ סַמָּנִין״.
Rabbi Bena’a aussi vit qu’il était écrit là : À la tête de toute mort suis-je, le sang, c’est-à-dire que les gens meurent d’un excès de sang ; à la tête de toute vie suis-je, le vin, c’est-à-dire que le vin est ce qui donne la vie. Il leur dit : Si c’est le cas, dans le cas de quelqu’un qui tombe d’un toit et meurt, ou de quelqu’un qui tombe d’un palmier et meurt, est-ce le sang qui l’a tué ? Et de plus, concernant quelqu’un qui est en chemin vers la mort, peut-on lui donner à boire du vin et il vivra ? Plutôt, ceci est ce qui devrait être écrit : À la tête de toute maladie suis-je, le sang ; à la tête de toute guérison suis-je, le vin. Lorsqu’ils entendirent cela, ils écrivirent cet ajout à l’inscription originale : Mais les anciens des Juifs disent : À la tête de toute maladie suis-je, le sang ; à la tête de toute guérison suis-je, le vin. Dans un endroit où il n’y a pas de vin, des herbes y sont nécessaires comme remèdes.
כְּתִיב אַפִּיתְחָא דְקַפּוֹטְקְיָא: ״אַנְפַּק, אַנְבַּג, אַנְטַל״. וְאֵיזֶהוּ אַנְטַל? זֶהוּ רְבִיעִית שֶׁל תּוֹרָה.
Après avoir relaté cet incident, la Guemara note qu'à l'entrée de Kapotekiyya il était écrit : Anpak, anbag, antal, qui sont tous des noms pour la même mesure. Et qu'est-ce que antal ? C'est le quart de log de la Torah.
מַתְנִי׳ הַמַּרְזֵב אֵין לוֹ חֲזָקָה, וְיֵשׁ לִמְקוֹמוֹ חֲזָקָה. הַמַּזְחֵילָה יֵשׁ לָהּ חֲזָקָה.
MICHNA : En ce qui concerne un bec verseur qui dépasse de la gouttière du toit d’une personne et évacue l’eau vers la propriété d’autrui, son propriétaire n’a pas les moyens d’établir un droit acquis quant à son usage, mais il a les moyens d’établir un droit acquis quant à son emplacement, comme l’expliquera la Guemara. En ce qui concerne un tuyau de gouttière qui parcourt la longueur du toit, on a les moyens d’établir un droit acquis quant à son usage.
סוּלָּם הַמִּצְרִי אֵין לוֹ חֲזָקָה, וְלַצּוֹרִי יֵשׁ לוֹ חֲזָקָה.
En ce qui concerne une échelle égyptienne, qui est petite et portable, on n’a pas de moyen d’établir un privilège acquis pour son usage. Mais en ce qui concerne une échelle tyrienne, qui est grande et fixée en place, on a bien le moyen d’établir un privilège acquis pour son usage.
חַלּוֹן הַמִּצְרִית אֵין לָהּ חֲזָקָה, וְלַצּוֹרִית יֵשׁ לָהּ חֲזָקָה. אֵיזוֹ הִיא חַלּוֹן הַמִּצְרִית? כֹּל שֶׁאֵין רֹאשׁוֹ שֶׁל אָדָם יָכוֹל לִיכָּנֵס לְתוֹכָהּ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִם יֵשׁ לָהּ מַלְבֵּן – אַף עַל פִּי שֶׁאֵין רֹאשׁוֹ שֶׁל אָדָם יָכוֹל לִיכָּנֵס לְתוֹכָהּ, הֲרֵי זוֹ חֲזָקָה.
En ce qui concerne une fenêtre égyptienne, il n’y a pas moyen d’établir un privilège acquis pour son usage ; mais en ce qui concerne une fenêtre tyrienne, il y a moyen d’établir un privilège acquis pour son usage. Quelle est la caractéristique déterminante d’une fenêtre égyptienne ? C’est toute fenêtre si petite que la tête d’une personne ne peut pas y entrer. Rabbi Yehouda dit : Si une fenêtre a un cadre, même si la tête d’une personne ne peut pas y entrer, il y a moyen d’établir un privilège acquis pour son usage.
גְּמָ׳ מַאי ״הַמַּרְזֵב אֵין לוֹ חֲזָקָה, וְיֵשׁ לִמְקוֹמוֹ חֲזָקָה״? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, הָכִי קָאָמַר: הַמַּרְזֵב אֵין לוֹ חֲזָקָה – מֵרוּחַ אַחַת, וְיֵשׁ לִמְקוֹמוֹ חֲזָקָה – מִשְׁתֵּי רוּחוֹת.
GUEMARA : La Guemara demande : Quel est le sens de l’énoncé de la michna : En ce qui concerne une gouttière, son propriétaire n’a pas les moyens d’établir un droit acquis pour son usage, mais il a les moyens d’établir un droit acquis concernant son emplacement ? Rav Yehuda a dit que Shmuel a dit : Voici ce que cela signifie : En ce qui concerne une gouttière, son propriétaire n’a pas les moyens d’établir un droit acquis pour son usage à l’égard d’un côté, c’est-à-dire que le propriétaire du champ en dessous a le droit de déplacer la gouttière d’un endroit à un autre sur un côté du toit, mais il a les moyens d’établir un droit acquis concernant son emplacement à l’égard de deux côtés, c’est-à-dire que le propriétaire du champ en dessous n’a pas le droit de la déplacer vers un autre côté du toit.
רַבִּי חֲנִינָא אָמַר: הַמַּרְזֵב אֵין לוֹ חֲזָקָה – שֶׁאִם הָיָה אָרוֹךְ מְקַצְּרוֹ, וְיֵשׁ לִמְקוֹמוֹ חֲזָקָה – שֶׁאִם בָּא לְעוֹקְרוֹ, אֵינוֹ עוֹקְרוֹ.
Rabbi Ḥanina a dit qu’il y a une explication différente : En ce qui concerne une gouttière, son propriétaire n’a pas le moyen d’établir un droit acquis quant à sa taille, comme si elle était longue, le propriétaire du champ en dessous peut la raccourcir, mais il a le moyen d’établir un droit acquis quant à son emplacement, comme si le propriétaire du champ en dessous venait l’enlever entièrement, il ne peut pas l’enlever.
רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא אָמַר: הַמַּרְזֵב אֵין לוֹ חֲזָקָה – שֶׁאִם רוֹצֶה לִבְנוֹת תַּחְתָּיו בּוֹנֶה, וְיֵשׁ לִמְקוֹמוֹ חֲזָקָה – שֶׁאִם בָּא לְעוֹקְרוֹ אֵינוֹ עוֹקְרוֹ.
Rav Yirmeya bar Abba a dit qu’il existe une explication différente : En ce qui concerne une gouttière, son propriétaire n’a pas le moyen d’établir un privilège acquis quant à son usage, car si le propriétaire du champ en dessous souhaite construire en dessous, il peut construire, et le propriétaire de la gouttière ne peut pas l’en empêcher ; mais on a le moyen d’établir un privilège acquis quant à son emplacement, car si le propriétaire du champ en dessous vient l’enlever entièrement, il ne peut pas l’enlever.