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וְנִקְנִין עִמָּהּ נְכָסִים שֶׁאֵין לָהֶם אַחְרָיוּת! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בְּחִיטֵּי.
et il peut acquérir un bien qui ne sert pas de garantie, c’est-à-dire un bien meuble, avec elle. Il existe des modes d’acquisition spécifiques pour les biens meubles, mais si quelqu’un acquiert une quelconque quantité de terre en même temps que les biens meubles, le mode d’acquisition employé pour acquérir la terre suffit également pour l’acquisition des biens meubles. Apparemment, toute quantité de terre est soumise aux prémices, tandis que, selon Oulla, un arbre acquis avec moins de seize coudées de terre autour de lui puise sa subsistance dans la terre environnante et est exempt des prémices. La Guemara rejette cela : De quoi parlons-nous ici ? Nous parlons de blé, qui est soumis aux halakhot des prémices et nécessite très peu de terre pour se nourrir.
דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: כׇּל שֶׁהוּא. שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara commente que le langage de la michna est également précis, car elle enseigne : Une terre de n’importe quelle taille, ce qui indique même une quantité minuscule, et tous les arbres ordinaires nécessitent certainement plus de terre que cela. La Guemara confirme : Apprends-en qu’il en est ainsi.
תָּא שְׁמַע: אִילָן – מִקְצָתוֹ בָּאָרֶץ וּמִקְצָתוֹ בְּחוּץ לָאָרֶץ – טֶבֶל וְחוּלִּין מְעוֹרָבִין זֶה בָּזֶה, דִּבְרֵי רַבִּי.
La Guemara suggère en outre : Viens et écoute une preuve tirée d’une baraita (Tosefta, Ma’asrot 2:22) : S’il y a un arbre, dont une partie est en Eretz Israël et une partie est hors d’Eretz Israël, il est considéré comme si des produits non prélevés, c’est-à-dire des produits soumis aux halakhot de terumot et des dîmes, et des produits profanes, c’est-à-dire des produits exemptés des halakhot de terumot et des dîmes, étaient mélangés ensemble dans chacun des fruits de cet arbre. Telle est l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi.
רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: הַגָּדֵל בְּחִיּוּב – חַיָּיב, הַגָּדֵל בִּפְטוּר – פָּטוּר.
Rabban Shimon ben Gamliel dit : En ce qui concerne les fruits sur la partie de l’arbre qui pousse dans un endroit où il y a obligation de prélever les dîmes, c’est-à-dire en Eretz Yisrael, le propriétaire est tenu de prélever les dîmes. En ce qui concerne les fruits qui poussent dans un endroit où il y a exemption de prélèvement des dîmes, c’est-à-dire en dehors d’Eretz Yisrael, le propriétaire est exempt.
עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי, אֶלָּא דְּמָר סָבַר: יֵשׁ בְּרֵירָה, וּמַר סָבַר: אֵין בְּרֵירָה;
La Guemara commente : Ils ne sont en désaccord qu’en ce que un Sage, Rabban Shimon ben Gamliel, soutient qu’il y a une désignation rétroactive, et l’on suppose donc que la nourriture tirée d’Eretz Yisrael a nourri le fruit qui a poussé de ce côté de l’arbre, et que la nourriture tirée de l’extérieur d’Eretz Yisrael a nourri le fruit qui y a poussé. Et un Sage, Rabbi Yehuda HaNasi, soutient qu’il n’y a pas de désignation rétroactive, et le fruit est considéré comme mélangé.
אֲבָל גָּדֵל בִּפְטוּר – דִּבְרֵי הַכֹּל פָּטוּר!
Mais si l’arbre a poussé entièrement dans un endroit où il y a une exemption de la séparation des dîmes, c’est-à-dire en dehors d’Eretz Yisrael, tous s’accordent à dire que le propriétaire est exempté, même si l’arbre peut avoir des racines à moins de seize coudées d’Eretz Yisrael et en tirer sa nourriture. Cela présente une difficulté pour l’opinion de Ulla, car il affirme que l’endroit d’où un arbre tire sa nourriture est déterminant en ce qui concerne les premiers fruits.
הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – דְּמַפְסִיק צוּנְמָא. אִי הָכִי, מַאי טַעְמֵיהּ דְּרַבִּי? דְּהָדְרִי עׇרְבִי.
La Guemara répond : De quoi s’agit-il ici ? Il s’agit d’un cas où un rocher sépare les racines jusqu’au tronc, et il est donc possible de distinguer les parties de l’arbre qui tirent leurs nutriments d’Eretz Israël et celles qui tirent leurs nutriments de l’extérieur d’Eretz Israël. La Guemara demande : Si tel est le cas, quel est le raisonnement de Rabbi Yehouda HaNassi ? Pourquoi considère-t-il les fruits comme un mélange ? La Guemara répond : Il soutient que, bien qu’il y ait une séparation entre les racines, on ne peut pas les distinguer les unes des autres, car elles se mélangent alors dans le corps de l’arbre.
וּבְמַאי קָא מִיפַּלְגִי? מָר סָבַר: אַוֵּירָא מְבַלְבֵּל, וּמָר סָבַר: הַאי לְחוֹדֵיהּ קָאֵי וְהַאי לְחוֹדֵיהּ קָאֵי.
La Guemara demande : Et sur quel principe sont-ils en désaccord ? La Guemara répond : Un Sage, Rabbi Yehouda HaNassi, soutient : L’air au-dessus du sol mélange les nutriments, et un Sage, Rabban Shimon ben Gamliel, soutient : Cette partie de l’arbre se tient seule et cette partie de l’arbre se tient seule. Des racines jusqu’aux branches, c’est comme si l’arbre avait été coupé le long de la ligne de frontière.
וְשֵׁשׁ עֶשְׂרֵה אַמָּה – וְתוּ לָא? וְהָא תְּנַן: מַרְחִיקִין אֶת הָאִילָן מִן הַבּוֹר, עֶשְׂרִים וְחָמֵשׁ אַמָּה! אָמַר אַבָּיֵי: מֵיזָל – טוּבָא אָזְלִי, אַכְחוֹשֵׁי לָא מַכְחֲשִׁי אֶלָּא עַד שֵׁשׁ עֶשְׂרֵה אַמָּה, טְפֵי לָא מַכְחֲשִׁי.
La Guemara soulève une difficulté contre l’opinion de Oulla sous un autre angle : Et les racines s’étendent-elles sur seize coudées et pas davantage ? N’avons-nous pas appris dans une michna (25b) : Il faut éloigner un arbre de vingt-cinq coudées d’une citerne ? Cela indique que les racines de l’arbre atteignent plus de seize coudées. Abaye a dit : Les racines s’étendent plus loin, mais elles n’affaiblissent le sol que jusqu’à seize coudées ; en ce qui concerne une zone plus éloignée que cela, elles n’affaiblissent pas le sol.
כִּי אֲתָא רַב דִּימִי אָמַר, בְּעָא מִינֵּיהּ רֵישׁ לָקִישׁ מֵרַבִּי יוֹחָנָן: אִילָן הַסָּמוּךְ לַמֶּיצֶר בְּתוֹךְ שֵׁשׁ עֶשְׂרֵה אַמָּה, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: גַּזְלָן הוּא, וְאֵין מְבִיאִין מִמֶּנּוּ בִּכּוּרִים.
À ce sujet, la Guemara rapporte que lorsque Rav Dimi vint d’Eretz Yisrael, il dit : Reish Lakish souleva un dilemme devant Rabbi Yoḥanan : En ce qui concerne un arbre qui se trouve à moins de seize coudées d’une limite, quelle est la halakha ? Rabbi Yoḥanan lui dit : Le propriétaire est un voleur, et on n’apporte pas de prémices provenant de celui-ci.
כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֶחָד אִילָן הַסָּמוּךְ לַמֶּיצֶר, וְאֶחָד אִילָן הַנּוֹטֶה – מֵבִיא וְקוֹרֵא; שֶׁעַל מְנָת כֵּן הִנְחִיל יְהוֹשֻׁעַ לְיִשְׂרָאֵל אֶת הָאָרֶץ.
En revanche, lorsque Ravin vint d’Eretz Yisrael, il rapporta que Rabbi Yoḥanan dit : Dans les deux cas — dans le cas d’un arbre proche d’une limite et d’un arbre qui penche dans la cour d’un voisin — on apporte les prémices et on récite les versets, car c’est à cette condition que Josué a réparti Eretz Yisrael au peuple juif, c’est-à-dire qu’ils ne seraient pas pointilleux sur de telles questions.
מַתְנִי׳ אִילָן שֶׁהוּא נוֹטֶה לִשְׂדֵה חֲבֵירוֹ – קוֹצֵץ מְלֹא הַמַּרְדֵּעַ, עַל גַּבֵּי הַמַּחֲרֵישָׁה. וּבֶחָרוּב וּבַשִּׁקְמָה – כְּנֶגֶד הַמִּשְׁקוֹלֶת. בֵּית הַשְּׁלָחִין – כׇּל הָאִילָן כְּנֶגֶד הַמִּשְׁקוֹלֶת. אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: כׇּל אִילַן סְרָק כְּנֶגֶד הַמִּשְׁקוֹלֶת.
MICHNA : En ce qui concerne un arbre qui penche dans le champ d’autrui, le voisin peut couper les branches jusqu’à la hauteur d’un aiguillon à bœuf levé au-dessus de la charrue, aux endroits où la terre doit être labourée, afin que les branches n’entravent pas l’usage de la charrue. Et dans le cas d’un caroubier et dans le cas d’un sycomore, dont l’abondance de branches projette une ombre nuisible aux plantes, toutes les branches qui surplombent la propriété d’une personne peuvent être enlevées à l’aplomb, c’est-à-dire le long d’une ligne perpendiculaire à la limite séparant les champs. Et si le champ du voisin est un champ irrigué, toutes les branches de l’arbre sont enlevées à l’aplomb. Abba Shaoul dit : Tous les arbres stériles sont coupés à l’aplomb.
גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: אַבָּא שָׁאוּל – אַרֵישָׁא קָאֵי, אוֹ אַסֵּיפָא קָאֵי?
GUEMARA :Un dilemme fut soulevé devant eux : Abba Shaul se réfère-t-il à la première clause de la michna, qui énonce qu’un arbre s’étendant dans le champ d’un voisin n’est coupé que jusqu’à la hauteur d’un aiguillon à bœuf, et Abba Shaul soutient que les arbres stériles ont la même halakha que les caroubiers et les sycomores, en ce qu’ils sont coupés selon la ligne de plomb ? Ou se réfère-t-il à la dernière clause, qui traite d’un champ irrigué, et permet-il de couper selon la ligne de plomb seulement les arbres stériles, mais non les arbres fruitiers ?
תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: בֵּית הַשְּׁלָחִין – אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר: כׇּל הָאִילָן כְּנֶגֶד הַמִּשְׁקוֹלֶת, מִפְּנֵי שֶׁהַצֵּל רַע לְבֵית הַשְּׁלָחִין. שְׁמַע מִינַּהּ: אַרֵישָׁא קָאֵי! שְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara répond : Viens et écoute une résolution à ce dilemme, comme cela est enseigné dans une baraita : En ce qui concerne un champ irrigué, Abba Shaul dit : Tous les types d'arbres sont coupés le long du fil à plomb, car l'ombre est nuisible à un champ irrigué. Cela montre qu'il ne conteste pas la halakha de la clause finale. Apprends-en qu'il se réfère à la première clause de la michna. La Guemara confirme : Apprends-en qu'il en est ainsi.
אָמַר רַב אָשֵׁי: מַתְנִיתִין נָמֵי דַּיְקָא, דְּקָתָנֵי: ״כׇּל אִילַן סְרָק״. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא אַרֵישָׁא קָאֵי – הַיְינוּ דְּקָתָנֵי כׇּל אִילָן; אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ אַסֵּיפָא קָאֵי, אִילַן סְרָק מִיבְּעֵי לֵיהּ?! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינַּהּ אַרֵישָׁא קָאֵי? שְׁמַע מִינַּהּ.
Rav Ashi a dit que la formulation de la michna est également précise, car elle enseigne : Tous les arbres stériles. Certes, si tu dis qu’Abba Shaul se réfère à la première clause de la michna, c’est la raison pour laquelle Abba Shaul enseigne : Tous les arbres stériles. Mais si tu dis qu’il se réfère à la dernière clause, il aurait dû dire simplement : Arbres stériles, puisque le premier tanna permet d’abattre tout type d’arbre. Au contraire, n’est-il pas correct d’en conclure qu’il se réfère à la première clause ? La Guemara confirme : Apprends-en qu’il en est ainsi.
מַתְנִי׳ אִילָן שֶׁהוּא נוֹטֶה לִרְשׁוּת הָרַבִּים, קוֹצֵץ כְּדֵי שֶׁיְּהֵא גָּמָל עוֹבֵר – וְרוֹכְבוֹ. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: גָּמָל טָעוּן פִּשְׁתָּן אוֹ חֲבִילֵי זְמוֹרוֹת. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כׇּל הָאִילָן כְּנֶגֶד הַמִּשְׁקוֹלֶת, מִפְּנֵי הַטּוּמְאָה.
MICHNA : En ce qui concerne un arbre qui s’étend dans le domaine public, on coupe ses branches de sorte qu’un chameau puisse passer sous l’arbre avec son cavalier assis dessus. Rabbi Yehouda dit : On coupe suffisamment de branches pour qu’un chameau chargé de lin ou de fagots de branches puisse passer dessous. Rabbi Shimon dit : On coupe toutes les branches de l’arbre qui s’étendent dans le domaine public selon la ligne du fil à plomb, afin qu’elles ne surplombent pas du tout l’espace public, à cause de l’impureté rituelle.
גְּמָ׳ מַאן תְּנָא דְּבִנְזָקִין – בָּתַר אוּמְדָּנָא דְּהַשְׁתָּא אָזְלִינַן?
GUEMARA : La Guemara demande : Qui est le tanna qui a enseigné que, concernant le dommage, on suit l’évaluation actuelle, et que le dommage futur n’est pas pris en compte ? La michna déclare que les branches de l’arbre sont coupées jusqu’à la hauteur d’un chameau et de son cavalier ou de sa charge, mais pas davantage, bien qu’elles repousseront certainement.
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: בְּמַחֲלוֹקֶת שְׁנוּיָה, וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא – דִּתְנַן: אֵין עוֹשִׂין חָלָל תַּחַת רְשׁוּת הָרַבִּים – בּוֹרוֹת, שִׁיחִין וּמְעָרוֹת. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר מַתִּיר, בִּכְדֵי שֶׁתְּהֵא עֲגָלָה מְהַלֶּכֶת – וּטְעוּנַהּ אֲבָנִים.
Reish Lakish dit : Cette halakha est enseignée comme faisant l’objet d’un débat, et c’est l’opinion de Rabbi Eliezer. Comme nous l’avons appris dans une michna (60a) : On ne peut pas créer un espace vide sous le domaine public en creusant des puits, fossés ou grottes. Rabbi Eliezer permet de creuser un puits s’il est ensuite recouvert d’un matériau suffisamment solide pour qu’un chariot chargé de pierres puisse passer dessus sans s’effondrer. Si la couverture peut supporter un tel poids au moment où le puits est creusé, cela est permis, bien que la couverture puisse finir par pourrir.
רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבָּנַן, הָתָם – זִימְנִין דְּמַפְחִית וְלָאו אַדַּעְתֵּיהּ, אֲבָל הָכָא – קַמָּא קַמָּא קָא קְיִיץ לֵיהּ.
Rabbi Yoḥanan a dit : Vous pouvez même dire que la michna ici représente l’opinion des Sages, qui interdisent à quelqu’un de creuser sous le domaine public en toutes circonstances. La différence est que là-bas, le couvercle se détériorera parfois, et comme cette question n’est pas à son esprit, cela causera des dommages. Mais ici, à mesure que chaque branche pousse, il la coupe. Puisque la cause potentielle du dommage est visible, il n’y a pas lieu de craindre qu’elle soit négligée.
רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: גָּמָל טָעוּן פִּשְׁתָּן אוֹ חֲבִילֵי זְמוֹרוֹת. אִיבַּעְיָא לְהוּ: שִׁיעוּרָא דְרַבִּי יְהוּדָה נְפִישׁ, אוֹ דִּלְמָא שִׁיעוּרָא דְרַבָּנַן נְפִישׁ?
§ La michna enseigne que, si les branches d’un arbre s’étendent dans le domaine public, on peut les couper afin de permettre à un chameau et à son cavalier de passer en dessous ; Rabbi Yehouda dit : on coupe suffisamment de branches pour qu’un chameau chargé de lin ou de fagots de branches puisse passer dessous. Un dilemme fut soulevé devant les Sages : la mesure de Rabbi Yehouda est-elle plus grande, ou peut-être la mesure des Rabbins est-elle plus grande ? Qu’est-ce qui atteint une plus grande hauteur, un chameau et son cavalier ou un chameau chargé de lin ?
פְּשִׁיטָא דְּשִׁיעוּרָא דְרַבָּנַן נְפִישׁ! דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ שִׁיעוּרָא דְרַבִּי יְהוּדָה נְפִישׁ, רַבָּנַן – בְּשִׁיעוּרָא דְרַבִּי יְהוּדָה הֵיכִי עָבְדִי? וְאֶלָּא מַאי, שִׁיעוּרָא דְרַבָּנַן נְפִישׁ? רַבִּי יְהוּדָה – בְּשִׁיעוּרָא דְּרַבָּנַן מַאי עָבֵיד? אֶפְשָׁר דִּגְחִין וְחָלֵיף תּוּתֵיהּ.
La Guemara répond : Il est évident que la mesure des Sages est plus grande, car, s’il te venait à l’esprit que la mesure de Rabbi Yehouda est plus grande, comment les Sages agiraient-ils dans la circonstance de la mesure de Rabbi Yehouda ? Il est clair qu’un chameau devrait passer sous l’arbre avec une charge, et il ne pourrait pas le faire. La Guemara exprime son étonnement face à cette affirmation : Mais alors, que dirais-tu ? Que la mesure des Sages est plus grande ? Si tel est le cas, comment Rabbi Yehouda agirait-il dans la circonstance de la mesure des Sages ? Il est également clair qu’un chameau devrait y passer avec son cavalier. La Guemara répond : Il est possible que le cavalier se penche et passe sous les branches.
רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: כׇּל הָאִילָן כְּנֶגֶד הַמִּשְׁקוֹלֶת, מִפְּנֵי הַטּוּמְאָה. תָּנָא: מִפְּנֵי אֹהֶל הַטּוּמְאָה. פְּשִׁיטָא, ״מִפְּנֵי הַטּוּמְאָה״ תְּנַן!
§ La michna enseigne que Rabbi Shimon dit : On coupe toutes les branches de l’arbre qui s’étendent dans le domaine public à l’aplomb, en raison de l’impureté rituelle. La Guemara explique : Un tannaa enseigné dans une baraita que cela est dû à l’impureté rituelle transmise dans une tente. Des branches au-dessus d’un cadavre peuvent former une tente, transférant ainsi l’impureté à tout ce qui se trouve sous les branches, et rendant impurs ceux qui passent sous l’arbre dans le domaine public. La Guemara s’étonne de cette affirmation : Il est évident que c’est la raison. Nous avons déjà appris que c’est dû à l’impureté rituelle. Comment autrement l’impureté rituelle pourrait-elle être transmise par des branches, sinon au moyen d’une tente ?
אִי מִמַּתְנִיתִין, הֲוָה אָמֵינָא: דִּלְמָא מַיְיתֵי עוֹרֵב טוּמְאָה וְשָׁדֵי הָתָם, וְסַגְיָא בְּדַחְלוּלִי בְּעָלְמָא; קָא מַשְׁמַע לַן:
La Guemara répond : Si cela s’apprend de la mishna seule, je dirais que la crainte est que peut-être un corbeau apporte une source d’impureté, se perche sur les branches de l’arbre et la jette là. Et si c’était la seule crainte, un simple épouvantail [bedaḥlulei] suffirait pour effrayer les corbeaux et empêcher ce type d’impureté. Par conséquent, le tanna de la baraita nous enseigne que la crainte est due à l’impureté transmise dans une tente.


הַדְרָן עֲלָךְ לָא יַחְפּוֹר

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