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בֵּית סְאָה בִּשְׁבִילָן. כַּמָּה הָווּ לְהוּ – תְּרֵי אַלְפֵי וַחֲמֵשׁ מְאָה גַּרְמִידֵי; לְכׇל חַד כַּמָּה מָטֵי לֵיהּ – תַּמְנֵי מְאָה וּתְלָתִין וּתְלָתָא וְתִילְתָּא; אַכַּתִּי נְפִישִׁי לֵיהּ דְּעוּלָּא! לָא דָּק.
beit se’a pour eux. Quelle est cette superficie en coudées ? C’est 2 500 coudées carrées. Et quelle superficie cela représente-t-il pour chacun des arbres ? C’est 833⅓. Pourtant, la mesure de Oulla est plus grande que cela. La Guemara répond : Oulla n’a pas été précis sur ce point.
אֵימוֹר דְּאָמְרִינַן לָא דָּק – לְחוּמְרָא; לְקוּלָּא – לָא דָּק מִי אָמְרִינַן?!
La Guemara demande : Peut-on dire que nous disons qu’un Sage n’a pas été précis dans ses mesures lorsque sa décision entraîne une rigueur ; mais disons-nous qu’il n’a pas été précis si ses mesures entraînent une indulgence ? Selon l’explication précédente, Oulla exempte le propriétaire d’un arbre des prémices même dans un cas où son arbre, en réalité, ne puise pas sa subsistance dans le champ de son voisin.
מִי סָבְרַתְּ בְּרִיבּוּעָא קָא אָמְרִינַן?! בְּעִיגּוּלָא קָא אָמְרִינַן!
La Guemara répond : Estimes-tu que nous disons que les racines s’étendent aussi loin dans un carré, c’est-à-dire qu’on mesure seize coudées de chaque côté de l’arbre ? Pas du tout ; nous disons cela au sujet d’un cercle, c’est-à-dire que les racines s’étendent en cercle autour de l’arbre, puisque l’aire d’un cercle est plus petite que celle du carré qui le circonscrit.
מִכְּדֵי כַּמָּה מְרוּבָּע יוֹתֵר עַל הָעִיגּוּל – רְבִיעַ; פָּשׁוּ לְהוּ שְׁבַע מְאָה וְשִׁתִּין וּתְמָנְיָא; אַכַּתִּי פָּשׁ לֵיהּ פַּלְגָא דְאַמְּתָא! הַיְינוּ דְּלָא דָּק – וּלְחוּמְרָא לָא דָּק.
La Guemara demande : Or, de combien l’aire d’un carré est-elle plus grande que l’aire d’un cercle dont le diamètre a la longueur du côté de ce carré ? Elle est plus grande d’un quart de l’aire du cercle. Si tel est le cas, 768 coudées carrées, soit les trois quarts de 1,024, restent pour chaque arbre, mais il reste encore une demi-coudée de plus selon le calcul de la michna. En d’autres termes, la mesure serait plus précise si l’on considérait qu’un arbre puise sa nourriture à une distance de seize coudées et demie de chaque côté. La Guemara répond : C’est pourquoi nous avons dit que Oulla n’était pas précis, et il n’était pas précis d’une manière qui mène à une rigueur, car on apporte les prémices même d’un arbre qui se tient à seulement seize coudées de la limite, et non à 16½.
תָּא שְׁמַע: הַקּוֹנֶה אִילָן וְקַרְקָעוֹ – מֵבִיא וְקוֹרֵא. מַאי, לָאו כׇּל שֶׁהוּא? לֹא; שֵׁשׁ עֶשְׂרֵה אַמָּה.
La Guemara cite une preuve contre l’opinion de Oulla. Viens et écoute la michna suivante (Bikkurim 1:11) : Celui qui achète un arbre et son terrain apporte les prémices et récite sur elles les versets requis de la Torah (Deutéronome 26:5–11). Quoi, n’est-ce pas un cas où quelqu’un achète n’importe quelle quantité de terrain avec l’arbre ? La Guemara rejette cette affirmation : Non ; il s’agit d’un cas où quelqu’un achète seize coudées de terrain autour de l’arbre.
תָּא שְׁמַע: קָנָה שְׁנֵי אִילָנוֹת בְּתוֹךְ שֶׁל חֲבֵירוֹ – מֵבִיא וְאֵינוֹ קוֹרֵא. הָא שְׁלֹשָׁה – מֵבִיא וְקוֹרֵא; מַאי, לָאו כׇּל שֶׁהוּא? לָא; הָכָא נָמֵי שֵׁשׁ עֶשְׂרֵה אַמָּה.
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve supplémentaire tirée d’une autre michna (Bikkurim 1:6) : Si quelqu’un a acheté deux arbres dans le champ d’un autre, il apporte les prémices et ne récite pas les versets, parce que la terre ne lui appartient pas. On peut en déduire que, s’il a acheté trois arbres, il apporte bien les prémices et récite les versets. Quoi, n’est-ce pas le cas où quelqu’un achète n’importe quelle quantité de terre avec les arbres ? La Guemara rejette également cette affirmation : Non ; ici aussi il s’agit d’un cas où il acquiert seize coudées de terre autour des arbres.
תָּא שְׁמַע, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: קַרְקַע כׇּל שֶׁהוּא – חַיָּיב בַּפֵּאָה וּבַבִּכּוּרִים, וְכוֹתְבִין עָלָיו פְּרוֹזְבּוּל,
La Guemara suggère : Viens et écoute une preuve tirée d’une michna (Pe’a 3:6). Rabbi Akiva dit : Le propriétaire d’une terre de n’importe quelle taille est tenu à la pe’a et aux prémices, et un prêteur peut rédiger un document qui empêche l’Année sabbatique d’annuler une dette en cours [prosbol] pour cette terre, afin que les prêts qu’il a accordés ne soient pas annulés à la fin de l’Année sabbatique,

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