שֶׁעוֹשֶׂה אוֹתוֹ גָּלָל.
il le transforme en fumier, c’est-à-dire que la balle agit comme du fumier, et une quantité excessive de fumier endommage les graines.
מַתְנִי׳ מַרְחִיקִין אֶת הַנְּבֵלוֹת וְאֶת הַקְּבָרוֹת וְאֶת הַבּוּרְסְקִי מִן הָעִיר – חֲמִשִּׁים אַמָּה. אֵין עוֹשִׂין בּוּרְסְקִי אֶלָּא לְמִזְרַח הָעִיר. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לְכׇל רוּחַ הוּא עוֹשֶׂה, חוּץ מִמַּעֲרָבָהּ; וּמַרְחִיק חֲמִשִּׁים אַמָּה. וּמֵרְחִיקִין אֶת הַמִּשְׁרָה מִן הַיָּרָק, וְאֶת הַכְּרֵישִׁין מִן הַבְּצָלִים, וְאֶת הַחַרְדָּל מִן הַדְּבוֹרִים. וְרַבִּי יוֹסֵי מַתִּיר בְּחַרְדָּל.
MICHNA :Il faut éloigner les carcasses d’animaux, les tombes et une tannerie [haburseki], un endroit où l’on traite les peaux, à cinquante coudées de la ville. On ne peut établir une tannerie que du côté est de la ville, car les vents soufflent généralement de l’ouest et, par conséquent, les mauvaises odeurs seraient emportées loin de la zone résidentielle. Rabbi Akiva dit : On peut établir une tannerie de n’importe quel côté d’une ville sauf à l’ouest, puisque les vents soufflant de cette direction apporteraient les odeurs dans la ville, et il faut l’éloigner de cinquante coudées de la ville. Il faut éloigner des légumes l’eau dans laquelle le lin trempe, car cette eau les abîme ; et de même, il faut éloigner les poireaux des oignons, et la moutarde des abeilles. Et Rabbi Yossei permet de ne pas le faire dans le cas de la moutarde.
גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: רַבִּי עֲקִיבָא הֵיכִי קָאָמַר? לְכׇל רוּחַ הוּא עוֹשֶׂה וְסוֹמֵךְ, חוּץ מִמַּעֲרָבָהּ – דְּמַרְחִיק חֲמִשִּׁים אַמָּה וְעוֹשֶׂה; אוֹ דִּלְמָא: לְכׇל רוּחַ הוּא עוֹשֶׂה וּמַרְחִיק חֲמִשִּׁים אַמָּה, חוּץ מִמַּעֲרָבָהּ – דְּאֵינוֹ עוֹשֶׂה כְּלָל?
GUEMARA :Un dilemme fut soulevé devant les Sages : En ce qui concerne quel cas Rabbi Akiva parle-t-il ? Voulait-il dire que l’on peut établir une tannerie de n’importe quel côté d’une ville, et que l’on peut même placer la tannerie près de la ville, sauf du côté ouest, où il faut l’établir à une distance de cinquante coudées ? Ou peut-être voulait-il dire que l’on peut établir une tannerie de n’importe quel côté en l’éloignant de cinquante coudées, sauf du côté ouest, où l’on ne peut pas établir de tannerie du tout.
תָּא שְׁמַע: דְּתַנְיָא, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: לְכׇל רוּחַ הוּא עוֹשֶׂה וּמַרְחִיק חֲמִשִּׁים אַמָּה, חוּץ מִמַּעֲרָבָהּ דְּאֵינוֹ עוֹשֶׂה כׇּל עִיקָּר, מִפְּנֵי שֶׁהִיא תְּדִירָא.
La Guemara cite une preuve : Viens et écoute, comme il est enseigné dans une baraita : Rabbi Akiva dit que l’on peut établir une tannerie de n’importe quel côté de la ville et l’éloigner de cinquante coudées, sauf du côté ouest, où l’on ne peut pas établir de tannerie du tout, parce que le vent d’ouest est fréquent.
אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: מַאי תְּדִירָא? אִילֵּימָא תְּדִירָא בְּרוּחוֹת, וְהָא אָמַר רַב חָנָן בַּר אַבָּא אָמַר רַב: אַרְבַּע רוּחוֹת מְנַשְּׁבוֹת בְּכׇל יוֹם, וְרוּחַ צְפוֹנִית עִם כּוּלָּן; שֶׁאִילְמָלֵא כֵּן – אֵין הָעוֹלָם מִתְקַיֵּים אֲפִילּוּ שָׁעָה אַחַת. וְרוּחַ דְּרוֹמִית קָשָׁה מִכּוּלָּן, וְאִילְמָלֵא בֶּן נֵץ שֶׁמַּעֲמִידָהּ – מַחְרֶבֶת אֶת הָעוֹלָם, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הֲמִבִּינָתְךָ יַאֲבֶר נֵץ, יִפְרֹשׂ כְּנָפָו לְתֵימָן״!
§ En ce qui concerne la dernière déclaration de la baraita, Rava dit à Rav Naḥman : Que signifie fréquent dans ce contexte ? Si nous disons que cela signifie le plus fréquent parmi les vents, c’est-à-dire que ce vent souffle tout le temps, cela pose difficulté. Mais Rav Ḥanan bar Abba ne dit-il pas que Rav dit : Quatre vents soufflent chaque jour de différentes directions, et le vent du nord souffle avec chacun des trois autres ; car, s’il n’en était pas ainsi, c’est-à-dire s’il ne soufflait pas, le monde ne subsisterait pas même une heure, car le vent du nord est agréable et tempère les effets rudes des autres vents. Et le vent du sud est plus rude que tous, et n’était-ce l’ange nommé Ben Netz, qui l’empêche de souffler encore plus fort, il détruirait le monde entier, comme il est dit : « Est-ce par ton intelligence que l’épervier [netz] prend son essor et déploie ses ailes vers le sud ? » (Job 39:26). Cela indique que le vent du nord est le plus constant, et non le vent d’ouest.
אֶלָּא מַאי תְּדִירָא – תְּדִירָא בִּשְׁכִינָה. דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: בּוֹאוּ וְנַחֲזִיק טוֹבָה לַאֲבוֹתֵינוּ, שֶׁהוֹדִיעוּ מְקוֹם תְּפִלָּה – דִּכְתִיב: ״וּצְבָא הַשָּׁמַיִם לְךָ מִשְׁתַּחֲוִים״.
Mais plutôt, que signifie fréquent ? Cela signifie fréquent avec la Présence divine, c’est-à-dire que la Présence divine se trouve du côté ouest, et il est donc inapproprié d’y installer une tannerie avec ses mauvaises odeurs. Comme le dit Rabbi Yehoshua ben Levi : Venez et soyons reconnaissants envers nos ancêtres qui ont révélé pour nous le lieu de la prière, comme il est écrit : « Et les armées des cieux se prosternent devant Toi » (Néhémie 9:6). Puisque les corps célestes se déplacent d’est en ouest, ils se prosternent dans cette direction, ce qui indique que la Présence divine est à l’ouest.
מַתְקֵיף לַהּ רַב אַחָא בַּר יַעֲקֹב: וְדִלְמָא כְּעֶבֶד שֶׁנּוֹטֵל פְּרָס מֵרַבּוֹ, וְחוֹזֵר לַאֲחוֹרָיו וּמִשְׁתַּחֲוֶה! קַשְׁיָא.
Rav Aḥa bar Ya’akov objecte à cela : Mais peut-être les corps célestes sont-ils comme un serviteur qui reçoit un cadeau de son maître et recule en faisant une révérence. Si tel est le cas, la Présence divine est à l’est et les corps célestes reculent. La Guemara commente : En effet, cela est difficile, c’est-à-dire que le verset n’apporte pas de preuve définitive.
וְרַבִּי אוֹשַׁעְיָא סָבַר: שְׁכִינָה בְּכׇל מָקוֹם. דְּאָמַר רַבִּי אוֹשַׁעְיָא, מַאי דִּכְתִיב: ״אַתָּה הוּא ה׳ לְבַדֶּךָ, אַתָּה עָשִׂיתָ אֶת הַשָּׁמַיִם וְגוֹ׳״? שְׁלוּחֶיךָ לֹא כִּשְׁלוּחֵי בָּשָׂר וָדָם; שְׁלוּחֵי בָּשָׂר וָדָם, מִמָּקוֹם שֶׁמִּשְׁתַּלְּחִים – לְשָׁם מַחֲזִירִים שְׁלִיחוּתָן; אֲבָל שְׁלוּחֶיךָ, לְמָקוֹם שֶׁמִּשְׁתַּלְּחִין – מִשָּׁם מַחְזִירִין שְׁלִיחוּתָן, שֶׁנֶּאֱמַר: ״הַתְשַׁלַּח בְּרָקִים וְיֵלֵכוּ וְיֹאמְרוּ לְךָ הִנֵּנוּ״ – ״יָבוֹאוּ וְיֹאמְרוּ״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״וְיֵלֵכוּ וְיֹאמְרוּ״, מְלַמֵּד שֶׁהַשְּׁכִינָה בְּכׇל מָקוֹם.
La Guemara commente : Et Rabbi Oshaya soutient que la Présence divine se trouve en tout lieu, comme le dit Rabbi Oshaya : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Tu es l’Éternel, Toi seul, Tu as fait les cieux…Tu les fais tous vivre, et l’armée des cieux se prosterne devant Toi » (Néhémie 9:6) ? Cela indique que Tes messagers ne sont pas comme les messagers de chair et de sang. Les messagers de chair et de sang retournent à l’endroit d’où ils ont été envoyés pour rendre compte de leur mission. Mais Tes messagers reviennent et rendent compte de leur mission depuis le même endroit où ils sont envoyés, comme il est dit : « Peux-tu lancer des éclairs, pour qu’ils partent et te disent : Nous voici ? » (Job 38:35). Le verset ne dit pas : Ils viendront et diront, c’est-à-dire qu’ils ne reviennent pas à leur point de départ, mais : « qu’ils partent et disent », ce qui enseigne que la Présence divine se trouve en tout lieu.
וְאַף רַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר שְׁכִינָה בְּכׇל מָקוֹם. דְּתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: מִנַּיִן שֶׁשְּׁכִינָה בְּכׇל מָקוֹם? שֶׁנֶּאֱמַר: ״הִנֵּה הַמַּלְאָךְ הַדֹּבֵר בִּי יֹצֵא, וּמַלְאָךְ אַחֵר יֹצֵא לִקְרָאתוֹ״ – ״אַחֲרָיו״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״לִקְרָאתוֹ״, מְלַמֵּד שֶׁשְּׁכִינָה בְּכׇל מָקוֹם.
La Guemara commente : Et Rabbi Yishmael aussi soutient que la Présence divine est en tout lieu, comme l’un des Sages de l’école de Rabbi Yishmael a enseigné : D’où est-il déduit que la Présence divine est en tout lieu ? Comme il est dit : « Et voici que l’ange qui me parlait sortit, et un autre ange sortit à sa rencontre » (Zacharie 2:7). Bien que les deux anges viennent de la Présence divine, le verset ne dit pas : Après lui, mais : « À sa rencontre », ce qui enseigne que la Présence divine est en tout lieu, et par conséquent les anges partent pour leurs missions de tout lieu.
וְאַף רַב שֵׁשֶׁת סָבַר שְׁכִינָה בְּכׇל מָקוֹם. דַּאֲמַר לֵיהּ רַב שֵׁשֶׁת לְשַׁמָּעֵיהּ: לְכׇל רוּחָתָא אוֹקְמַן, לְבַר מִמִּזְרָח. וְלָאו מִשּׁוּם דְּלֵית בֵּיהּ שְׁכִינָה, אֶלָּא מִשּׁוּם דְּמוֹרוּ בֵּהּ מִינֵי.
Et Rav Sheshet soutient lui aussi que la Présence divine est en tout lieu, comme Rav Sheshet dit à son serviteur : Place-moi face à n’importe quelle direction pour prier, sauf l’est. Rav Sheshet, qui était aveugle, avait besoin de l’aide de son assistant pour se préparer à la prière. Il expliqua à son serviteur : Et la raison pour laquelle je ne souhaite pas me tourner vers l’est n’est pas qu’il n’y ait pas là la Présence divine, mais parce que les hérétiques instruisent les gens à prier dans cette direction.
וְרַבִּי אֲבָהוּ אָמַר: שְׁכִינָה בַּמַּעֲרָב – דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: מַאי ״אוֹרְיָה״? אֲוִיר יָהּ.
Mais Rabbi Abbahu dit : La Présence divine est à l’ouest, comme Rabbi Abbahu dit : Quelle est la signification de oriyya, qui est un nom pour l’ouest ? Cela signifie l’air de Dieu [avir Yah], c’est-à-dire que c’est le lieu de la Présence divine.
אָמַר רַב יְהוּדָה, מַאי דִּכְתִיב ״יַעֲרֹף כַּמָּטָר לִקְחִי״? זוֹ רוּחַ מַעֲרָבִית, שֶׁבָּאָה מֵעׇרְפּוֹ שֶׁל עוֹלָם.
La Guemara cite une déclaration liée aux quatre vents. Rav Yehouda a dit : Quel est le sens de ce qui est écrit : « Ma doctrine tombera comme la pluie, ma parole distillera comme la rosée ; comme la pluie fine sur la tendre verdure, et comme les ondées sur l’herbe » (Deutéronome 32:2) ? « Ma doctrine tombera [ya’arof] comme la pluie » ; c’est le vent d’ouest, qui vient de l’arrière [me’orpo] du monde, car l’ouest est aussi appelé l’arrière.
״תִּזַּל כַּטַּל אִמְרָתִי״ – זוֹ רוּחַ צְפוֹנִית, שֶׁמַּזֶּלֶת אֶת הַזָּהָב. וְכֵן הוּא אוֹמֵר: ״הַזָּלִים זָהָב מִכִּיס״.
« Ma parole distillera [tizzal] comme la rosée » ; c’est le vent du nord, qui apporte un air sec qui réduit la pluie et les récoltes de grain et, ainsi, déprécie [mazzelet] l’or. Lorsque les récoltes de grain diminuent, leur prix augmente, et par conséquent la valeur de l’or baisse. Et de plus, il est dit : « Vous qui prodiguez [hazzalim] l’or hors de la bourse » (Isaïe 46:6).
״כִּשְׂעִירִם עֲלֵי דֶשֶׁא״ – זוֹ רוּחַ מִזְרָחִית, שֶׁמַּסְעֶרֶת אֶת כׇּל הָעוֹלָם כְּשָׂעִיר. ״וְכִרְבִיבִים עֲלֵי עֵשֶׂב״ – זוֹ רוּחַ דְּרוֹמִית, שֶׁהִיא מַעֲלָה רְבִיבִים וּמְגַדֶּלֶת עֲשָׂבִים.
«Comme la petite pluie [kisirim] sur la tendre pousse»; c’est le vent d’est qui fait rage à travers [maseret] le monde entier comme un démon [sa’ir] lorsqu’il souffle fortement. «Et comme les averses sur l’herbe»; c’est le vent du sud, qui soulève des averses et fait pousser les herbes.
תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: עוֹלָם
Il est enseigné dans une baraita que Rabbi Eliezer dit : Le monde