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מַתְנִי׳ נִיפּוּל הַנִּמְצָא בְּתוֹךְ חֲמִשִּׁים אַמָּה – הֲרֵי הוּא שֶׁל בַּעַל הַשּׁוֹבָךְ. חוּץ מֵחֲמִשִּׁים אַמָּה – הֲרֵי הוּא שֶׁל מוֹצְאוֹ. נִמְצָא בֵּין שְׁנֵי שׁוֹבָכוֹת; קָרוֹב לָזֶה – שֶׁלּוֹ. קָרוֹב לָזֶה – שֶׁלּוֹ. מֶחֱצָה עַל מֶחֱצָה – שְׁנֵיהֶם יַחְלוֹקוּ.
MICHNA : En ce qui concerne un pigeonneau [nippul] trouvé dans un rayon de cinquante coudées d’un colombier, il appartient au propriétaire du colombier. S’il a été trouvé au-delà de cinquante coudées d’un colombier, il appartient à celui qui l’a trouvé. Dans un cas où il a été trouvé entre deux colombiers, s’il était proche de celui-ci, il appartient au propriétaire de ce colombier ; s’il était proche de celui-là, il appartient au propriétaire de ce colombier-là. S’il était à mi-distance, c’est-à-dire à égale distance des deux colombiers, les deux propriétaires se partagent la valeur du pigeonneau.
גְּמָ׳ אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: רוֹב וְקָרוֹב – הוֹלְכִין אַחַר הָרוֹב; וְאַף עַל גַּב דְּרוּבָּא דְּאוֹרָיְיתָא וְקוּרְבָא דְּאוֹרָיְיתָא – אֲפִילּוּ הָכִי, רוּבָּא עֲדִיף.
GUEMARA :Rabbi Ḥanina dit : Lorsqu’on résout une incertitude concernant le statut halakhique d’un objet, par exemple un objet trouvé, si le statut de la majorité des objets semblables indique qu’il a un certain statut mais que l’objet en question est proche d’une source indiquant le contraire, on suit la majorité. Et bien que la halakha de la majorité s’applique selon la loi de la Torah et la halakhade la proximité s’applique également selon la loi de la Torah, malgré cela la majorité est préférable.
מֵתִיב רַבִּי זֵירָא: ״וְהָיָה הָעִיר הַקְּרֹבָה אֶל הֶחָלָל״ – וְאַף עַל גַּב דְּאִיכָּא אַחֲרִיתִי דִּנְפִישָׁא מִינַּהּ!
Rabbi Zeira soulève une objection à partir de la déclaration de la Torah concernant une victime de meurtre dont l’identité du meurtrier est inconnue. Dans un cas de ce genre, le tribunal mesure les distances entre le cadavre et les villes voisines, afin de déterminer quelle ville est la plus proche et doit par conséquent accomplir le rite de la génisse à la nuque brisée. Le verset déclare : « Et il arrivera que la ville la plus proche de l’homme tué, les Anciens de cette ville prendront une génisse du troupeau… et briseront la nuque de la génisse » (Deutéronome 21:3–4). Et cette ville est choisie même s’il y a peut-être une autre ville plus grande qu’elle en population . Selon Rabbi Ḥanina, dans un cas de ce genre, il faudrait suivre la majorité.
בִּדְלֵיכָּא. וְלֵיזִיל בָּתַר רוּבָּא דְעָלְמָא! בְּיוֹשֶׁבֶת בֵּין הֶהָרִים.
La Guemara répond : Ce verset fait référence à une situation où il n’y a pas d’autre ville plus grande que celle-là. La Guemara demande : Et malgré cela, si l’on suit la majorité, pourquoi le tribunal devrait-il suivre la ville la plus proche ? Suivons la majorité du monde, puisque la plupart des gens se trouvent ailleurs. La Guemara répond : Il s’agit d’un cas où la ville se trouve isolée entre des montagnes, et il est donc peu probable que le meurtrier soit venu d’ailleurs.
תְּנַן: נִיפּוּל הַנִּמְצָא בְּתוֹךְ חֲמִשִּׁים אַמָּה – הֲרֵי הוּא שֶׁל בַּעַל הַשּׁוֹבָךְ; וְאַף עַל גַּב דְּאִיכָּא אַחֲרִינָא דִּנְפִישׁ מִינֵּיהּ! בִּדְלֵיכָּא.
La Guemara continue de discuter la question de la majorité par opposition à la proximité. Nous avons appris dans la michna : En ce qui concerne un pigeonneau qui a été trouvé dans un rayon de cinquante coudées d’un colombier, il appartient au propriétaire du colombier. Et puisque la michna ne fait pas de distinction entre différents cas, cela indique que telle est la halakhamême s’il existe un autre colombier qui est plus grand que le plus proche en nombre d’oiseaux. Cela montre que la proximité, et non la majorité, est le facteur déterminant. La Guemara répond : Il s’agit d’un cas où il n’y a pas d’autre colombier dans la zone.
אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: חוּץ מֵחֲמִשִּׁים אַמָּה – הֲרֵי הוּא שֶׁל מוֹצְאוֹ. וְאִי דְּלֵיכָּא, וַדַּאי מֵהָהוּא נְפַל! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בִּמְדַדֶּה, דְּאָמַר רַב עוּקְבָא בַּר חָמָא: כׇּל הַמְדַדֶּה – אֵין מְדַדֶּה יוֹתֵר מֵחֲמִשִּׁים.
La Guemara demande : Si c’est le cas, énonce la dernière clause de la michna : si cela a été trouvé au-delà de cinquante coudées d’un colombier, cela appartient à celui qui l’a trouvé. Et s’il n’y a pas d’autre colombier dans la zone, alors cela est certainement tombé de ce colombier. Comment, dès lors, peut-on le donner à celui qui l’a trouvé ? La Guemara répond : De quoi s’agit-il ici ? Il s’agit d’un oisillon qui saute d’un endroit à l’autre mais ne vole pas encore. Comme le dit Rav Ukva bar Ḥama : En ce qui concerne toute créature qui saute, elle ne saute pas à plus de cinquante coudées. Par conséquent, tout oiseau trouvé dans un rayon de cinquante coudées d’un colombier est présumé provenir de là. S’il est plus éloigné, il vient probablement d’ailleurs ou a été laissé tomber par des voyageurs.
בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: רַגְלוֹ אַחַת בְּתוֹךְ חֲמִשִּׁים אַמָּה, וְרַגְלוֹ אַחַת חוּץ מֵחֲמִשִּׁים אַמָּה – מַהוּ? וְעַל דָּא אַפְּקוּהוּ לְרַבִּי יִרְמְיָה מִבֵּי מִדְרְשָׁא.
Rabbi Yirmeya soulève un dilemme : Si une patte du poussin se trouvait à moins de cinquante coudées du colombier, et une patte se trouvait au-delà de cinquante coudées, quelle est la halakha ? La Guemara commente : Et c’est pour sa question sur ce scénario tiré par les cheveux qu’ils ont exclu Rabbi Yirmeya de la maison d’étude, car il faisait apparemment perdre leur temps aux Sages.
תָּא שְׁמַע: נִמְצָא בֵּין שְׁנֵי שׁוֹבָכוֹת; קָרוֹב לָזֶה – שֶׁלּוֹ, וְקָרוֹב לָזֶה – שֶׁלּוֹ; וְאַף עַל גַּב דְּחַד מִינַּיְיהוּ נְפִישׁ מֵחַבְרֵיהּ! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – שֶׁשְּׁנֵיהֶן שָׁוִין. וְלֵיזִיל בָּתַר רוּבָּא דְעָלְמָא! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן –
La Guemara suggère en outre : Viens et entends la michna : dans un cas où cela a été trouvé entre deux colombiers, si c’était proche de celui-ci, cela appartient au propriétaire de ce colombier ; si c’était proche de celui-là, cela appartient au propriétaire de ce colombier-là. La Guemara commente : Et telle est la halakhamême si l’un d’eux est plus grand en nombre d’oiseaux que l’autre. Apparemment, on tranche selon la proximité, et non selon la majorité. La Guemara explique : De quoi parlons-nous ici ? Nous parlons d’une situation où les deux colombiers sont égaux en taille. La Guemara demande : Mais même ainsi, pourquoi faudrait-il suivre le colombier le plus proche ? Suivons la majorité du monde, puisqu’il existe beaucoup d’autres colombiers en plus de ceux-ci, et que le nombre de colombes qu’ils contiennent est plus grand. La Guemara répond : De quoi parlons-nous ici ?

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