Drashot AI Logo
לָלֶדֶת, עוֹלָה לְרֹאשׁ הָהָר כְּדֵי שֶׁיִּפּוֹל מִמֶּנָּה וְיָמוּת; וַאֲנִי מַזְמִין לָהּ נֶשֶׁר שֶׁמְּקַבְּלוֹ בִּכְנָפָיו וּמַנִּיחוֹ לְפָנֶיהָ, וְאִלְמָלֵי מַקְדִּים רֶגַע אֶחָד אוֹ מִתְאַחֵר רֶגַע אֶחָד – מִיָּד מֵת. בֵּין רֶגַע לְרֶגַע לֹא נִתְחַלֵּף לִי, בֵּין אִיּוֹב לְאוֹיֵב נִתְחַלֵּף לִי?!
pour mettre bas elle monte au sommet d’une montagne afin que le chevreau tombe d’elle et meure. Et Je lui envoie un aigle qui le reçoit sur ses ailes et le place devant elle ; et si l’aigle parvenait jusqu’à elle un instant trop tôt ou un instant trop tard, le chevreau mourrait immédiatement. Or, si Je ne confonds pas un instant avec un autre, confondrais-Je Iyov avec oyev ?
״חֹלֵל אַיָּלוֹת תִּשְׁמֹר״ – אַיָּלָה זוֹ רַחְמָהּ צַר; בְּשָׁעָה שֶׁכּוֹרַעַת לָלֶדֶת, אֲנִי מַזְמִין לָהּ דְּרָקוֹן שֶׁמַּכִּישָׁהּ בְּבֵית הָרֶחֶם, וּמִתְרַפָּה מִמּוֹלָדָהּ; וְאִלְמָלֵי מַקְדִּים רֶגַע אֶחָד אוֹ מְאַחֵר רֶגַע אֶחָד מִיָּד מֵתָה. בֵּין רֶגַע לְרֶגַע לֹא נִתְחַלֵּף לִי, בֵּין אִיּוֹב לְאוֹיֵב נִתְחַלֵּף לִי?!
De même : « Peux-tu noter quand les biches mettent bas ? » (Job 39:1). La matrice de cette biche est étroite, ce qui rend la mise bas difficile. Lorsqu’elle s’accroupit pour mettre bas, je lui envoie un serpent [derakon] qui la mord à l’ouverture de la matrice, laquelle alors se relâche, et elle met bas, et si le serpent arrivait auprès d’elle un instant trop tôt ou un instant trop tard, elle mourrait immédiatement. Or, si je ne confonds pas un instant avec un autre, confondrais-je Iyov avec oyev ?
״[אִיּוֹב] לֹא בְדַעַת יְדַבֵּר, וּדְבָרָיו לֹא בְהַשְׂכֵּל״; וּכְתִיב: ״כִּי לֹא דִבַּרְתֶּם אֵלַי נְכוֹנָה כְּעַבְדִּי אִיּוֹב״! אָמַר רָבָא: מִכָּאן שֶׁאֵין אָדָם נִתְפָּס בִּשְׁעַת צַעֲרוֹ.
La Guemara commente : D’une part, le texte déclare : « Job a parlé sans connaissance, et ses paroles étaient sans sagesse » (Job 34:35). Mais, d’autre part, il est écrit au sujet des amis de Job : « Vous n’avez pas parlé de Moi avec droiture, comme Mon serviteur Job » (Job 42:8). Rava a dit : D’ici, on peut déduire qu’une personne n’est pas tenue pour responsable de ce qu’elle dit lorsqu’elle est dans la détresse. Bien que Job ait prononcé certaines paroles qui étaient erronées et inappropriées, il n’a pas été puni pour elles, parce qu’il les a dites à un moment de douleur et d’épreuve.
״וַיִּשְׁמְעוּ שְׁלֹשֶׁת רֵעֵי אִיּוֹב אֵת כׇּל הָרָעָה הַזֹּאת הַבָּאָה עָלָיו, וַיָּבֹאוּ אִישׁ מִמְּקוֹמוֹ – אֱלִיפַז הַתֵּימָנִי וּבִלְדַּד הַשּׁוּחִי וְצוֹפַר הַנַּעֲמָתִי, וַיִּוָּעֲדוּ יַחְדָּו לָבוֹא לָנוּד לוֹ וּלְנַחֲמוֹ״ – מַאי ״וַיִּוָּעֲדוּ יַחְדָּו״? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: מְלַמֵּד שֶׁנִּכְנְסוּ כּוּלָּן בְּשַׁעַר אֶחָד. וְתָנָא: בֵּין כׇּל אֶחָד וְאֶחָד שְׁלֹשׁ מֵאוֹת פַּרְסֵי.
Le verset déclare : « Et les trois amis de Job apprirent tout ce mal qui lui était arrivé, et ils vinrent chacun de son lieu, Éliphaz le Témanite, Bildad le Shouhite, et Tsophar le Naamathite ; car ils s’étaient donné rendez-vous ensemble pour venir se lamenter avec lui et le consoler » (Job 2:11). Que signifie « ils s’étaient donné rendez-vous ensemble » ? Rav Yehouda dit que Rav dit : Cela enseigne qu’ils sont tous entrés par une seule porte au même moment. Et un Sage a enseigné dans une baraita : Il y avait trois cents parasanges entre chacun d’eux, c’est-à-dire que chacun habitait à trois cents parasanges de l’autre.
מְנָא הֲווֹ יָדְעִי? אִיכָּא דְּאָמְרִי: כְּלִילָא הֲוָה לְהוּ. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: אִילָנֵי הֲוָה לְהוּ, וְכֵיוָן דְּכָמְשִׁי הֲווֹ יָדְעִי. אָמַר רָבָא: הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: אוֹ חַבְרָא כְּחַבְרֵי דְּאִיּוֹב, אוֹ מִיתוּתָא.
La Guemara demande : Comment ont-ils tous su en même temps ce qui était arrivé à Job, de sorte que les trois vinrent ensemble ? Il y a ceux qui disent que chacun d’eux avait une couronne qui affichait certains signes lorsque quelque chose arrivait à l’un des autres. Et il y a ceux qui disent qu’ils avaient chacun des arbres et que, lorsque les arbres se fanaient, ils savaient que le chagrin avait frappé l’un d’eux. Rava a dit que cette proximité entre Job et ses amis explique l’adage que les gens disent : Soit un ami comme les amis de Job, soit la mort. Si une personne n’a pas d’amis proches, mieux vaut pour elle être morte.
״וַיְהִי כִּי הֵחֵל הָאָדָם לָרֹב עַל פְּנֵי הָאֲדָמָה, וּבָנוֹת יֻלְּדוּ לָהֶם״ – רַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: רְבִיָּיה בָּאָה לְעוֹלָם. רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: מְרִיבָה בָּאָה לָעוֹלָם. אֲמַר לֵיהּ רֵישׁ לָקִישׁ לְרַבִּי יוֹחָנָן: לְדִידָךְ דְּאָמְרַתְּ רְבִיָּיה בָּאָה לְעוֹלָם, מִפְּנֵי מָה לֹא נִכְפְּלוּ בְּנוֹתָיו שֶׁל אִיּוֹב?
La Guemara cite un autre passage où Job est mentionné. « Et il arriva que, lorsque les hommes commencèrent à se multiplier [larov] sur la face de la terre, et que des filles leur furent nées » (Genèse 6:1). Rabbi Yoḥanan dit : Larov signifie que la propagation [reviyya] est venue au monde par ces filles. Reish Lakish dit : La querelle [meriva] est venue au monde. Une fois que des filles furent nées, les hommes commencèrent à se disputer entre eux à leur sujet. Reish Lakish dit à Rabbi Yoḥanan : Selon toi qui dis qu’à cause des filles la propagation est venue au monde, pourquoi le nombre des filles de Job n’a-t-il pas été doublé, alors qu’à la fin du récit Dieu doubla tout ce que Job avait perdu (voir Job 1:3, 42:12) ?
אָמַר לוֹ: נְהִי דְּלֹא נִכְפְּלוּ בְּשֵׁמוֹת, אֲבָל נִכְפְּלוּ בְּיוֹפִי – דִּכְתִיב: ״וַיְהִי לוֹ שִׁבְעָנָה בָנִים וְשָׁלוֹשׁ בָּנוֹת, וַיִּקְרָא שֵׁם הָאַחַת יְמִימָה, וְשֵׁם הַשֵּׁנִית קְצִיעָה, וְשֵׁם הַשְּׁלִישִׁית קֶרֶן הַפּוּךְ״.
Rabbi Yoḥanan lui dit : Admettons que le nombre des filles de Job n’ait pas été doublé en nom, c’est-à-dire qu’elles ne soient pas devenues deux fois plus nombreuses, mais leur beauté a été doublée, comme il est écrit : « Il eut aussi sept fils et trois filles. Et il appela le nom de la première Jemima, le nom de la deuxième Kezia, et le nom de la troisième Keren-Happuc » (Job 42:13–14). Les trois noms se rapportent à la beauté des filles.
יָמִימָה – שֶׁהָיְתָה דּוֹמָה לַיּוֹם. קְצִיעָה – שֶׁהָיָה רֵיחָהּ נוֹדֵף כִּקְצִיעָה. קֶרֶן הַפּוּךְ – אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי שֵׁילָא: שֶׁדּוֹמָה לְקַרְנָא דְקֶרֶשׁ. מְחַיְּיכוּ עֲלַהּ בְּמַעְרְבָא, קַרְנָא דְקֶרֶשׁ לָקוּתָא הִיא! אֶלָּא אָמַר רַב חִסְדָּא: כְּכוּרְכְּמָא דְרִישְׁקָא בְּמִינֵיהּ – שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי תִקְרְעִי בַּפּוּךְ״.
Jemima [Yemima]; dans sa beauté elle était semblable au jour [yom]. Kezia; son parfum se répandait comme le cassia [ketzia]. Keren-Happuch; dans l’école de Rav Sheila, on dit : Elle était semblable à la corne [keren] d’un keresh, un animal dont les cornes sont particulièrement belles. On s’en moqua en Occident, en Eretz Yisrael, car il est considéré comme un défaut qu’une personne ressemble à la corne d’un keresh. Au contraire, Rav Ḥisda dit : Elle était comme le safran de jardin [kekurkema derishka], qui est le meilleur de son espèce.Keren renvoie à un jardin, et pukh signifie ornement, comme il est dit : « Bien que tu agrandisses tes yeux avec du fard [pukh], c’est en vain que tu t’embellis » (Jérémie 4:30).
רַבִּי שִׁמְעוֹן בְּרַבִּי אִיתְיְלִידָא לֵיהּ בְּרַתָּא, הֲוָה קָא חָלַשׁ דַּעְתֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ אֲבוּהּ: רְבִיָּה בָּאָה לָעוֹלָם. אֲמַר לֵיהּ בַּר קַפָּרָא: תַּנְחוּמִין שֶׁל הֶבֶל נִיחֶמְךָ אֲבוּךְ – [דְּתַנְיָא:] אִי אֶפְשָׁר לָעוֹלָם בְּלֹא זְכָרִים וּבְלֹא נְקֵבוֹת; אֶלָּא אַשְׁרֵי לְמִי שֶׁבָּנָיו זְכָרִים, אוֹי לוֹ לְמִי שֶׁבָּנָיו נְקֵבוֹת. אִי אֶפְשָׁר לָעוֹלָם בְּלֹא בַּסָּם וּבְלֹא בּוּרְסִי; אַשְׁרֵי מִי שֶׁאוּמָּנוּתוֹ בּוּסְמִי, אוֹי לְמִי שֶׁאוּמָּנוּתוֹ בּוּרְסִי.
Il est rapporté que une fille naquit à Rabbi Shimon, fils de Rabbi Yehuda HaNasi, et il fut contrarié de ne pas avoir de fils. Son père lui dit : La propagation est venue au monde par la naissance d’une fille. Bar Kappara dit à Rabbi Shimon : Ton père t’a consolé par une consolation vaine, comme il est enseigné dans une baraita : Le monde ne peut subsister sans mâles et femelles, car les deux sont nécessaires à la perpétuation de l’humanité. Mais heureux est celui dont les enfants sont des mâles, et malheur à celui dont les enfants sont des femelles. De même, le monde ne peut subsister sans un marchand d’épices dont les marchandises sont odorantes, ni sans un tanneur [bursi], qui exerce une profession malodorante. Heureux est celui dont la profession est marchand d’épices, et malheur à celui dont la profession est tanneur.
כְּתַנָּאֵי: ״וַה׳ בֵּרַךְ אֶת אַבְרָהָם בַּכֹּל״ – מַאי ״בַּכֹּל״? רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: שֶׁלֹּא הָיְתָה לוֹ בַּת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שֶׁהָיְתָה לוֹ בַּת. אֲחֵרִים אוֹמְרִים: בַּת הָיְתָה לוֹ לְאַבְרָהָם, וּ״בַכֹּל״ שְׁמָהּ. רַבִּי אֶלְעָזָר הַמּוֹדָעִי אוֹמֵר: אִיצְטַגְנִינוּת הָיְתָה בְּלִבּוֹ שֶׁל אַבְרָהָם אָבִינוּ, שֶׁכׇּל מַלְכֵי מִזְרָח וּמַעֲרָב מַשְׁכִּימִין לְפִתְחוֹ. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַי אוֹמֵר: אֶבֶן טוֹבָה הָיְתָה תְּלוּיָה בְּצַוָּארוֹ שֶׁל אַבְרָהָם אָבִינוּ, שֶׁכׇּל חוֹלֶה הָרוֹאֶה אוֹתוֹ מִיָּד מִתְרַפֵּא; וּבְשָׁעָה שֶׁנִּפְטַר אַבְרָהָם אָבִינוּ מִן הָעוֹלָם – תְּלָאָהּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בְּגַלְגַּל חַמָּה. אָמַר אַבָּיֵי, הַיְינוּ דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: אִידַּלִּי יוֹמָא אִידַּלִּי קְצִירָא.
La Guemara commente que ce désaccord est parallèle à une controverse entre tannaïm : La Torah déclare : « Et le Seigneur bénit Abraham en tout [bakkol] » (Genèse 24:1), et les Sages sont en désaccord sur ce que signifie bakkol. Rabbi Meir dit : La bénédiction est qu’il n’avait pas de fille. Rabbi Yehouda dit : Au contraire, la bénédiction était qu’il avait une fille. D’autres disent : Abraham avait une fille et son nom était Bakkol. Rabbi Elazar HaModa’i dit : Abraham, notre patriarche, était si versé en astrologie [itztagninut] que tous les rois de l’Est et de l’Ouest venaient tôt à sa porte en raison de sa sagesse. Telle est la bénédiction de bakkol : il possédait un savoir dont tout le monde avait besoin. Rabbi Shimon ben Yoḥai dit : Une pierre précieuse était suspendue au cou d’Abraham, notre patriarche ; toute personne malade qui la regardait était immédiatement guérie. Quand Abraham, notre patriarche, mourut, le Saint, béni soit-Il, suspendit cette pierre à la sphère du soleil, qui, à partir de ce moment-là, apporta la guérison aux malades. Abaye dit : Cela explique l’adage que les gens disent : À mesure que le jour avance, la maladie s’en va.
דָּבָר אַחֵר: שֶׁלֹּא מָרַד עֵשָׂו בְּיָמָיו. דָּבָר אַחֵר: שֶׁעָשָׂה יִשְׁמָעֵאל תְּשׁוּבָה בְּיָמָיו. שֶׁלֹּא מָרַד עֵשָׂו בְּיָמָיו – מְנָלַן? דִּכְתִיב: ״וַיָּבֹא עֵשָׂו מִן הַשָּׂדֶה, וְהוּא עָיֵף״, וְתָנָא: אוֹתוֹ הַיּוֹם נִפְטַר אַבְרָהָם אָבִינוּ, וְעָשָׂה יַעֲקֹב אָבִינוּ תַּבְשִׁיל שֶׁל עֲדָשִׁים לְנַחֵם אֶת יִצְחָק אָבִיו.
Autrement, quelle est la bénédiction de bakkol ? Qu’Ésaü ne s’est pas rebellé du vivant d’Abraham, c’est-à-dire que tant qu’Abraham vécut, Ésaü ne pécha pas. Autrement, la bénédiction de bakkol est qu’Ismaël se repentit du vivant d’Abraham. La Guemara explique : D’où déduisons-nous qu’Ésaü ne s’est pas rebellé du vivant d’Abraham ? Comme il est écrit : « Jacob faisait cuire un ragoût et Ésaü revint du champ, et il était épuisé » (Genèse 25:29), et une baraita a enseigné : Ce jour-là, notre patriarche Abraham mourut, et notre patriarche Jacob prépara un ragoût de lentilles pour consoler Isaac, son père, car il était d’usage de servir aux endeuillés un ragoût de lentilles.
[וּמַאי שְׁנָא שֶׁל עֲדָשִׁים?] אָמְרִי בְּמַעְרְבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבָּה בַּר מָרִי: מָה עֲדָשָׁה זוֹ אֵין לָהּ פֶּה, אַף אָבֵל אֵין לוֹ פֶּה. דָּבָר אַחֵר: מָה עֲדָשָׁה זוֹ מְגוּלְגֶּלֶת, אַף אֲבֵילוּת מְגַלְגֶּלֶת וּמְחַזֶּרֶת עַל בָּאֵי הָעוֹלָם. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ לְנַחוֹמֵי בְּבֵיעֵי.
La Guemara explique : Qu’est-ce qui distingue les lentilles pour qu’elles soient précisément le mets habituellement offert aux endeuillés ? On dit en Occident, en Eretz Israël, au nom de Rabba bar Mari : De même que cette lentille n’a pas de bouche, c’est-à-dire qu’elle n’a pas de fente comme les autres légumineuses, de même un endeuillé n’a pas de bouche, c’est-à-dire que son chagrin l’empêche de parler. Autrement, de même que cette lentille est complètement ronde, de même le deuil revient en cercle sur les habitants du monde. La Guemara demande : Quelle est la différence pratique entre les deux explications ? La Guemara répond : Il y a une différence pratique entre elles quant à savoir s’il convient de consoler un endeuillé avec des œufs, qui n’ont pas d’ouverture mais ne sont pas complètement ronds.
אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חָמֵשׁ עֲבֵירוֹת עָבַר אוֹתוֹ רָשָׁע בְּאוֹתוֹ הַיּוֹם – בָּא עַל נַעֲרָה מְאוֹרָסָה, וְהָרַג אֶת הַנֶּפֶשׁ, וְכָפַר בָּעִיקָּר, וְכָפַר בִּתְחִיַּית הַמֵּתִים, וְשָׁט אֶת הַבְּכוֹרָה.
Rabbi Yoḥanan dit : Ce méchant Ésaü a commis cinq transgressions ce jour-là, le jour où Abraham mourut : il a eu des rapports sexuels avec une jeune fille fiancée, il a tué une personne, il a nié le principe de l’existence de Dieu, il a nié la résurrection des morts et il a méprisé le droit d’aînesse.
בָּא עַל נַעֲרָה מְאוֹרָסָה – כְּתִיב הָכָא: ״וַיָּבֹא עֵשָׂו מִן הַשָּׂדֶה״, וּכְתִיב הָתָם: ״כִּי בַשָּׂדֶה מְצָאָהּ״. הָרַג אֶת הַנֶּפֶשׁ – כְּתִיב הָכָא: ״עָיֵף״, וּכְתִיב הָתָם: ״אוֹי נָא לִי כִּי עָיְפָה נַפְשִׁי לְהֹרְגִים״. וְכָפַר בָּעִיקָּר – כְּתִיב הָכָא: ״לָמָּה זֶה לִי״, וּכְתִיב הָתָם: ״זֶה אֵלִי וְאַנְוֵהוּ״. וְכָפַר בִּתְחִיַּית הַמֵּתִים – דִּכְתִיב: ״הִנֵּה אָנֹכִי הוֹלֵךְ לָמוּת״. וְשָׁט אֶת הַבְּכוֹרָה – דִּכְתִיב: ״וַיִּבֶז עֵשָׂו אֶת הַבְּכוֹרָה״.
La Guemara cite des preuves pour étayer ces accusations. Il eut des rapports sexuels avec une jeune fille fiancée, car il est écrit ici : « Et Ésaü revint du champ » ; et il est écrit là-bas au sujet du viol d’une jeune fille fiancée : « Car il l’a trouvée dans un champ » (Deutéronome 22:27). Il tua une personne, car il est écrit ici : « Et il était épuisé » ; et il est écrit là-bas : « Malheur à moi, car mon âme défaille devant les meurtriers » (Jérémie 4:31). Et il nia le principe de l’existence de Dieu, car il est écrit ici : « À quoi cela me sert-il ? » (Genèse 25:32) ; et il est écrit là-bas : « Celui-ci est mon Dieu et je Le glorifierai » (Exode 15:2). Lorsqu’il remit en question le profit de « cela », il contestait l’affirmation selon laquelle « Celui-ci est mon Dieu ». Et il nia la résurrection des morts, comme il est écrit : « Voici, je suis sur le point de mourir » (Genèse 25:32), ce qui indique qu’il ne croyait pas à la résurrection après la mort. Et il méprisa le droit d’aînesse, comme il est écrit : « Et Ésaü méprisa le droit d’aînesse » (Genèse 25:34).
וְשֶׁעָשָׂה יִשְׁמָעֵאל תְּשׁוּבָה בְּיָמָיו – מְנָלַן? כִּי הָא דְּרָבִינָא וְרַב חָמָא בַּר בּוּזִי הֲווֹ יָתְבִי קַמֵּיהּ דְּרָבָא, וְקָא מְנַמְנֵם רָבָא. אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב חָמָא בַּר בּוּזִי, וַדַּאי דְּאָמְרִיתוּ: כׇּל מִיתָה שֶׁיֵּשׁ בָּהּ ״גְּוִיעָה״ – זוֹ הִיא מִיתָתָן שֶׁל צַדִּיקִים? אֲמַר לֵיהּ: אִין. וְהָא דּוֹר הַמַּבּוּל! אֲמַר לֵיהּ: אֲנַן ״גְּוִיעָה״ וַ״אֲסִיפָה״ קָאָמְרִינַן.
Et d’où déduisons-nous qu’Ismaël se repentit du vivant d’Abraham ? De l’incident impliquant Ravina et Rav Ḥama bar Buzi, qui étaient assis devant Rava, et Rava somnolait pendant qu’ils parlaient. Ravina dit à Rav Ḥama bar Buzi : Est-il vrai que vous dites que toute mort au sujet de laquelle le mot gevia, expirer, est mentionné est la mort des justes ? Rav Ḥama bar Buzi lui dit : Oui. Par exemple : « Et Isaac expira [vayyigva] et mourut » (Genèse 35:29). Ravina objecta : Mais au sujet de la génération du déluge il est dit : « Et toute chair expira [vayyigva] » (Genèse 7:21), et là ils moururent pour leur méchanceté. Rav Ḥama bar Buzi lui dit : Nous disons cela seulement lorsque gevia et asifa, rassemblement, sont tous deux employés ; lorsque ces deux termes sont mentionnés ensemble, ils indiquent la mort d’une personne juste.
וְהָא יִשְׁמָעֵאל, דִּכְתִיב בֵּיהּ ״גְּוִיעָה״ וַ״אֲסִיפָה״! אַדְּהָכִי אִיתְּעַר בְּהוּ רָבָא, אֲמַר לְהוּ: דַּרְדְּקֵי, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: יִשְׁמָעֵאל עָשָׂה תְּשׁוּבָה בְּחַיֵּי אָבִיו, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּקְבְּרוּ אֹתוֹ יִצְחָק וְיִשְׁמָעֵאל בָּנָיו״.
Ravina demanda : Mais n’y a-t-il pas Ishmaël, au sujet duquel il est écrit gevia et asifa, comme il est dit : « Et voici les années de la vie de Yishmael... et il expira et mourut [vayyigva vayyamot] ; et il fut réuni à son peuple » (Genèse 25:17) ? Pendant ce temps, Rava, qui avait entendu la discussion dans son état d’assoupissement, se réveilla complètement et leur dit : Enfants [dardekei], voici ce que dit Rabbi Yoḥanan : Ishmaël se repentit du vivant de son père, comme il est dit : « Et Isaac et Ishmaël, ses fils, l’enterrèrent » (Genèse 25:9). Le fait qu’Ishmaël ait permis à Isaac de le précéder démontre qu’il s’était repenti et avait accepté son autorité.
וְדִילְמָא דֶּרֶךְ חׇכְמָתָן קָא חָשֵׁיב לְהוּ! אֶלָּא מֵעַתָּה, ״וַיִּקְבְּרוּ אוֹתוֹ עֵשָׂו וְיַעֲקֹב בָּנָיו״, מַאי טַעְמָא לָא חָשֵׁיב לְהוּ דֶּרֶךְ חׇכְמָתָן? אֶלָּא מִדְּאַקְדְּמֵיהּ – אַדְבּוֹרֵי אַדְבְּרֵיהּ, וּמִדְּאַדְבְּרֵיהּ – שְׁמַע מִינַּהּ תְּשׁוּבָה עֲבַד בְּיָמָיו.
La Guemara demande : Mais peut-être que le verset les a énumérés selon l’ordre de leur sagesse ; c’est-à-dire que, peut-être, en réalité, Ishmaël a précédé Isaac, mais la Torah ne les a pas énumérés dans cet ordre. La Guemara répond : Mais si tel est le cas, considère que le verset déclare : « Ésaü et Jacob, ses fils, l’enterrèrent » (Genèse 35:29). Quelle est la raison pour laquelle le verset là-bas ne les a pas énumérés selon l’ordre de leur sagesse ? Au contraire, puisque Ishmaël a permis à Isaac de le précéder, il est clair qu’il a fait d’Isaac son chef, et puisqu’il a fait de lui son chef, on en déduit qu’il s’est repenti du vivant d’Abraham .
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה הִטְעִימָן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא בָּעוֹלָם הַזֶּה
Incidemment à la discussion du verset « Et Dieu bénit Abraham en tout » (Genèse 24:1), la Guemara déclare que les Sages ont enseigné : Il y eut trois personnes à qui le Saint, béni soit-Il, donna déjà dans ce monde

Les traductions générées par l'IA peuvent ne pas être entièrement précises.

Pour des commentaires ou des corrections, contactez drashot@drashot.ai.

Textes fournis par Sefaria