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כּוֹתְבִין שְׁטָר לַלֹּוֶה – אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מַלְוֶה עִמּוֹ, וְאֵין כּוֹתְבִין לַמַּלְוֶה – עַד שֶׁיְּהֵא לֹוֶה עִמּוֹ. וְהַלֹּוֶה נוֹתֵן שָׂכָר.
Un scribe peut rédiger un billet à ordre pour un débiteur qui en fait la demande, même si le créancier n’est pas avec lui lorsqu’il demande le document, mais un scribe ne peut pas rédiger un billet à ordre pour un créancier qui en fait la demande à moins que le débiteur soit avec lui et y consente. Et c’est le débiteur qui donne au scribe ses honoraires.
כּוֹתְבִין שְׁטָר לַמּוֹכֵר – אַף עַל פִּי שֶׁאֵין לוֹקֵחַ עִמּוֹ, וְאֵין כּוֹתְבִין לַלּוֹקֵחַ – עַד שֶׁיְּהֵא מוֹכֵר עִמּוֹ. וְהַלּוֹקֵחַ נוֹתֵן שָׂכָר.
Un scribe peut rédiger un acte de vente pour un vendeur d’un champ qui en fait la demande même si l’acheteur n’est pas avec lui lorsqu’il présente sa demande, mais un scribe ne peut pas rédiger un acte de vente pour un acheteur qui en fait la demande à moins que le vendeur ne soit avec lui et n’y consente. Et c’est l’acheteur qui paie au scribe ses honoraires.
אֵין כּוֹתְבִין שְׁטָרֵי אֵירוּסִין וְנִשּׂוּאִין אֶלָּא מִדַּעַת שְׁנֵיהֶם, וְהֶחָתָן נוֹתֵן שָׂכָר.
Un scribe ne peut pas rédiger des actes de fiançailles et des actes de mariage sauf avec le consentement des deux parties, le marié et la mariée. Et c’est le marié qui donne au scribe son salaire.
אֵין כּוֹתְבִין שְׁטַר אֲרִיסוּת וְקַבְּלָנוּת אֶלָּא מִדַּעַת שְׁנֵיהֶם, וְהַמְקַבֵּל נוֹתֵן שָׂכָר.
Un scribe ne peut pas rédiger de contrats pour des métayers et des entrepreneurs, sauf avec le consentement des deux parties, c’est-à-dire le métayer ou l’entrepreneur et celui qui l’embauche. Et c’est le métayer ou l’entrepreneur qui donne au scribe son salaire.
אֵין כּוֹתְבִין שְׁטָרֵי בֵּירוּרִין וְכׇל מַעֲשֵׂה בֵּית דִּין – אֶלָּא מִדַּעַת שְׁנֵיהֶם, וּשְׁנֵיהֶם נוֹתְנִין שָׂכָר. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: לִשְׁנֵיהֶם כּוֹתְבִין שְׁנַיִם – לָזֶה לְעַצְמוֹ וְלָזֶה לְעַצְמוֹ.
Un scribe ne peut pas écrire de documents attestant des accords d'arbitrage ou toute autre ordonnance du tribunal sauf avec le consentement des deux parties au litige. Et les deux parties donnent au scribe son salaire. Rabban Shimon ben Gamliel dit : Le scribe écrit deux documents pour les deux parties, un pour celle-ci seule, et un pour celle-là seule.
גְּמָ׳ מַאי ״וּבִלְבַד שֶׁיְּהֵא מַכִּירָן״? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: וּבִלְבַד שֶׁיְּהֵא מַכִּיר שֵׁם הָאִישׁ בַּגֵּט, וְשֵׁם הָאִשָּׁה בַּשּׁוֹבָר.
GEMARA :Que signifie : À condition que le scribe reconnaisse les parties demandant le document ? Rav Yehouda dit que Rav dit : Cela signifie à condition qu’il reconnaisse le nom de l’homme dans le cas de l’acte de divorce et le nom de la femme dans le cas du reçu.
יָתֵיב רַב סָפְרָא וְרַב אַחָא בַּר הוּנָא וְרַב הוּנָא בַּר חִינָּנָא, וְיָתֵיב אַבָּיֵי גַּבַּיְיהוּ, וְיָתְבִי וְקָמִיבַּעְיָא לְהוּ: שֵׁם הָאִישׁ בַּגֵּט – אִין, שֵׁם הָאִשָּׁה – לָא?! שֵׁם הָאִשָּׁה בַּשּׁוֹבָר – אִין, שֵׁם הָאִישׁ – לָא?!
La Guemara raconte : Rav Safra, Rav Aḥa bar Huna et Rav Huna bar Ḥinnana étaient assis, et Abaye était assis près d’eux. Et, pendant qu’ils étaient assis, ils soulevèrent un dilemme : Rav voulait-il dire que, concernant le nom de l’homme dans le cas de l’acte de divorce, oui, il doit être connu du scribe, mais le nom de la femme n’a pas besoin d’être connu du scribe ? Et voulait-il dire que, concernant le nom de la femme dans le cas du reçu, oui, il doit être connu du scribe, mais le nom de l’homme n’a pas besoin d’être connu du scribe ?
וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא כָּתֵב גִּיטָּא, וְאָזֵיל וּמַמְטֵי לֵיהּ לְאִיתְּתֵיהּ דְּהַיְאךְ!
Mais si c'est le cas, qu'il y ait une inquiétude que peut-être l'homme qui a fait la demande écrive l'acte de divorce et ait l'intention d'aller le donner à l'épouse d'un autre homme portant le même nom.
וְזִמְנִין אָזְלָא כָּתְבָה אִשָּׁה שׁוֹבָר, וְיָהֲבָה לְגַבְרָא דְּלָאו דִּילַהּ!
Et de même, dans le cas du reçu, il faut craindre qu’il y ait des fois où la femme écrit le reçu et a l’intention de le donner à un homme qui n’est pas son mari, dont l’épouse porte le même nom qu’elle.
אֲמַר לְהוּ אַבָּיֵי, הָכִי אָמַר רַב: שֵׁם הָאִישׁ בַּגֵּט – וְהוּא הַדִּין לְשֵׁם הָאִשָּׁה. שֵׁם הָאִשָּׁה בַּשּׁוֹבָר – וְהוּא הַדִּין לְשֵׁם הָאִישׁ.
Abaye leur dit : Vous ne comprenez pas correctement la déclaration de Rav. Voici ce que dit Rav : Le nom de l’homme dans le cas de l’acte de divorce doit être connu du scribe, et il en va de même pour le nom de la femme, qui doit également être connu du scribe. Et le nom de la femme dans le cas du reçu doit être connu du scribe, et il en va de même pour le nom de l’homme, qui doit également être connu du scribe.
וְלֵיחוּשׁ לִשְׁנֵי יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן הַדָּרִים בְּעִיר אַחַת – דִּלְמָא כָּתֵיב גִּיטָּא, וְאָזֵיל וּמַמְטֵי לֵיהּ לְאִיתְּתֵיהּ דְּהַיְאךְ! אֲמַר לְהוּ רַב אַחָא בַּר הוּנָא, הָכִי אָמַר רַב: שְׁנֵי יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן הַדָּרִים בְּעִיר אַחַת – אֵין מְגָרְשִׁין נְשׁוֹתֵיהֶן אֶלָּא זֶה בִּפְנֵי זֶה.
Ils poursuivirent leur ligne de questionnement : Et même si les deux noms sont connus du scribe, qu’il y ait une crainte concernant la possibilité de deux hommes portant le même nom, comme deux hommes nommés Yosef ben Shimon, qui vivent dans une même ville et dont les épouses portent elles aussi le même nom, et peut-être que l’homme qui a fait la demande écrira l’acte de divorce et aura l’intention d’aller le remettre à l’épouse de l’autre homme portant le même nom que lui. Rav Aḥa bar Huna leur dit en réponse que cela est ce que dit Rav : S’il y a deux hommes nommés Yosef ben Shimon qui vivent dans une même ville et qui sont mariés à des femmes portant le même nom, ils ne peuvent divorcer de leurs épouses qu’en présence l’un de l’autre.
וְלֵיחוּשׁ דִּלְמָא אָזֵיל לְמָתָא אַחְרִיתָא וּמַחְזֵיק לֵיהּ לִשְׁמֵיהּ בְּיוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן, וְכָתֵיב גִּיטָּא וּמַמְטֵי לֵיהּ לְאִיתְּתֵיהּ דְּהַיְאךְ!
Ils continuèrent à demander : Mais même si le scribe connaît le nom de l’homme et le nom de la femme de l’homme, qu’il y ait une crainte que peut-être quelqu’un aille dans une autre ville et s’y établisse sous un faux nom comme Yosef ben Shimon, et il rédigera l’acte de divorce et le donnera à la femme de l’autre homme, dont le nom est réellement Yosef ben Shimon.
אֲמַר לְהוּ רַב הוּנָא בַּר חִינָּנָא, הָכִי אָמַר רַב: כׇּל שֶׁהוּחְזַק שְׁמוֹ בָּעִיר שְׁלֹשִׁים יוֹם – אֵין חוֹשְׁשִׁין לוֹ.
Rav Huna bar Ḥinnana leur dit que c’est ce que dit Rav : En ce qui concerne quiconque dont le nom a été établi dans une ville pendant trente jours, il n’y a aucune inquiétude à son sujet quant au fait que son nom soit faux. On présume qu’il s’agit de son véritable nom.
לָא אִיתַּחְזַק, מַאי? אָמַר אַבָּיֵי: דְּקָרוּ לֵיהּ וְעָנֵי. רַב זְבִיד אָמַר: רַמָּאָה – בְּרַמָּאוּתֵיהּ זְהִיר.
Ils continuèrent à demander : Que se passe-t-il si son nom n’a pas été établi pendant trente jours ? Comment un nouveau venu dans une ville peut-il faire rédiger pour lui un acte de divorce ? Abaye a dit : Il suffit que les gens l’appellent par le nom qu’il revendique pour lui-même et qu’il réponde à cet appel. Rav Zevid a dit : Un menteur veille soigneusement à maintenir ses mensonges, et le simple fait qu’il réponde lorsqu’on l’appelle par un certain nom ne prouve pas qu’il dit la vérité. Un nouveau venu devrait donc attendre trente jours avant de demander à un scribe de lui rédiger un acte de divorce.
הָהוּא תְּבָרָא דַּהֲוָה חֲתִים עֲלַהּ רַב יִרְמְיָה בַּר אַבָּא. אָתְיָא לְקַמֵּיהּ הָהִיא אִיתְּתָא, אֲמַרָה לֵיהּ: לָאו אֲנָא הֲוַאי. אָמַר, אֲנָא נָמֵי אֲמַרִי לְהוּ: לָאו אִיהִי הִיא, וַאֲמַרוּ לִי: מִיקָּשׁ הוּא דְּקַשָּׁא לַהּ – וּבְגַר לַהּ קָלָא.
§ Il y avait un certain reçu de paiement d’un contrat de mariage sur lequel Rav Yirmeya bar Abba avait signé comme témoin. Cette femme, dont le nom correspondait à celui figurant sur le reçu, se présenta devant Rav Yirmeya, cherchant à percevoir le paiement de son contrat de mariage. Rav Yirmeya reconnut son nom, mais non son apparence. La femme lui dit : Ce n’était pas moi dont le nom figurait sur le reçu que tu as signé, mais une autre femme portant le même nom ; je n’ai pas perçu le paiement de mon contrat de mariage. Rav Yirmeya dit : Moi aussi, j’ai dit aux autres témoins signataires du document : La femme pour laquelle nous avons signé le reçu n’est pas elle. Mais ils m’ont dit : C’est bien la même femme, mais elle a vieilli et sa voix a mûri et changé, et c’est pourquoi tu ne la reconnais pas.
אָמַר אַבָּיֵי, אַף עַל גַּב דַּאֲמוּר רַבָּנַן:
Abaye a dit que, bien que les Sages aient dit :

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