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אִיבַּעְיָא לְהוּ: שִׁיטָה וּמֶחֱצָה, מַאי? תָּא שְׁמַע: הִרְחִיק אֶת הָעֵדִים שְׁנֵי שִׁיטִין – פָּסוּל. הָא שִׁיטָה וּמֶחֱצָה – כָּשֵׁר.
Un dilemme fut soulevé devant les Sages : si l’on laisse en blanc un espace de une ligne et demie, quelle est la halakha ? La Guemara cherche une solution à ce dilemme. Viens et écoute ce qui a été enseigné dans la baraita citée plus haut : si quelqu’un qui rédige un document a éloigné les signatures des témoins de deux lignes du texte du document, en laissant deux lignes vides, le document n’est pas valide. On peut en déduire : Mais s’il n’y a qu’un espace de une ligne et demie, le document est valide.
אֵימָא סֵיפָא: שִׁיטָה אַחַת – כָּשֵׁר. שִׁיטָה אַחַת הוּא דְּכָשֵׁר, הָא שִׁיטָה וּמֶחֱצָה – פָּסוּל! אֶלָּא מֵהָא לֵיכָּא לְמִשְׁמַע מִינַּהּ.
La Guemara repousse cette preuve : Dis la clause finale de la baraita : Si quelqu’un qui rédige un document a éloigné les signatures des témoins d’une ligne du texte du document, le document est valide. On peut en déduire : ce n’est que lorsqu’il y a un espace de une ligne que le document est valide, mais s’il y a un espace de une ligne et demie, il n’est pas valide. La Guemara dit : Au contraire, non, aucune déduction ne doit être tirée de cela de la baraita.
מַאי הָוֵי עֲלַהּ? תָּא שְׁמַע, דְּתַנְיָא: הִרְחִיק אֶת הָעֵדִים שְׁנֵי שִׁיטִין מִן הַכְּתָב – פָּסוּל. פָּחוֹת מִכָּאן – כָּשֵׁר.
Quelle conclusion halakhique a été atteinte au sujet de cette question ? Viens et entends une preuve d’une autre source, comme il est enseigné dans une baraita (Tosefta 11:10) : Si quelqu’un qui rédige un document a éloigné les signatures des témoins de deux lignes du texte du document, le document n’est pas valide, mais si l’espace est inférieur à cela, il est valide. Il ressort clairement de la baraita que tout espace inférieur à deux lignes complètes n’invalide pas le document.
הָיוּ אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה עֵדִים חֲתוּמִין עַל הַשְּׁטָר, וְנִמְצָא אֶחָד מֵהֶן קָרוֹב אוֹ פָּסוּל – תִּתְקַיֵּים עֵדוּת בַּשְּׁאָר.
La baraita continue : S’il y avait quatre ou cinq témoins signés sur le document, et que l’un d’eux s’est révélé être un parent de l’une des parties au document, ou que l’un d’eux s’est révélé autrement disqualifié pour témoigner, le témoignage figurant sur le document peut être établi au moyen des autres témoins.
מְסַיַּיע לֵיהּ לְחִזְקִיָּה, דְּאָמַר חִזְקִיָּה: מִלְּאָהוּ בִּקְרוֹבִים – כָּשֵׁר.
La Guemara tire une conclusion supplémentaire de cette baraita : Cela soutient l’opinion de Ḥizkiyya, car Ḥizkiyya dit : Si quelqu’un a rempli l’espace entre le document et les signatures avec des signatures de proches, le document est valide.
וְאַל תִּתְמַהּ, שֶׁהֲרֵי אֲוִיר סוּכָּה פּוֹסֵל בִּשְׁלֹשָׁה, סְכָךְ פָּסוּל פּוֹסֵל בְּאַרְבָּעָה.
Ḥizkiyya poursuivit : Et ne sois pas surpris par cela, car une situation semblable se trouve à propos de la couverture d’une soucca. Un espace vide dans la couverture d’une soucca invalide la soucca si cet espace s’étend sur trois palmes, tandis que des matériaux impropres à être utilisés comme couverture invalident la soucca seulement si le matériau impropre s’étend sur quatre palmes. Si une soucca avait une ouverture dans sa couverture de trois palmes, elle est invalide, mais si l’ouverture est remplie avec un matériau impropre, la soucca est valide, puisque cela fait moins de quatre palmes. Cela est comparable à la situation d’un document : s’il y a un espace important entre le texte et les signatures, le document n’est pas valide, mais si l’espace est rempli par les signatures de ceux qui sont disqualifiés pour témoigner, il est valide.
אִיבַּעְיָא לְהוּ: שְׁנֵי שִׁיטִין שֶׁאָמְרוּ –
§ Un dilemme fut soulevé auparavant devant les Sages : en ce qui concerne l’espace de deux lignes blanches entre le texte et les signatures, au sujet duquel les Sages ont dit qu’il invalide le document,

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