Rav Amram dit : C’est parce que on ne peut apprendre aucun détail nouveau de la ligne finale d’un document. On craint que le détenteur du document ait pu écrire une ligne de texte supplémentaire à son avantage, entre le texte et les signatures des témoins. Par conséquent, toute information nouvelle contenue dans la dernière ligne est écartée. Puisque la ligne finale est écartée, il est nécessaire que la ligne finale d’un document ne contienne qu’une reprise de ce qui y est déjà écrit.
Rav Naḥman dit à Rav Amram : D’où tiens-tucela ? Rav Amram lui dit : Comme il est enseigné dans une baraita (Tosefta 11:1) : Si quelqu’un qui rédige un document a éloigné les signatures des témoinsde deux lignes du texte du document, en laissant deux lignes vides, le document n’est pas valide, car il serait possible au détenteur du document d’inscrire de fausses informations dans ces lignes. Mais s’il a éloigné les signatures d’une ligne du texte, le document est valide.
Rav Amram analyse la baraita : Quelle différence y a-t-il dans le cas de deuxlignes vides, pour que le document ne soit pas valide ? Si tu dis que peut-être le détenteur du document profitera de ces deux lignes vides, et falsifiera une information non vérifiée et l’écrira dans ces lignes, alors dans le cas d’une ligne laissée vide aussi, il peut falsifier une information et l’écrire dans cette ligne. Plutôt, ne faut-il pas conclure de labaraita qu’on ne peut apprendre aucun nouveau détail de laligne finale d’un document ? Par conséquent, ce n’est que lorsque deux lignes sont laissées vides qu’il y a une crainte qu’une fausse information soit ajoutée à l’avant-dernière ligne. La Guemara confirme : Concluez de cettebaraita que c’est bien le cas.
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