לָאו דְּיַעֲקֹב הוּא.
n’est pas la signature de Yaakov. Autrement dit, on sait avec certitude qu’il n’y a personne de vivant dans la ville où le document a été rédigé qui s’appelle Ya’akov et dont la signature corresponde à celle figurant sur ce document. Par conséquent, le tribunal reconnaîtra que la signature devait à l’origine indiquer : « Untel, fils de Ya’akov, témoin », et que la dernière ligne a été coupée, et il l’invalidera.
וְדִלְמָא בִּשְׁמֵיהּ דַּאֲבוּהּ חֲתַם! לָא שָׁבֵיק אִינִישׁ שְׁמֵיהּ דִּידֵיהּ, וְחָתֵים בִּשְׁמֵיהּ דַּאֲבוּהּ.
Rami bar Ḥama objecte : Mais peut-être ce témoin a-t-il signé en utilisant le nom de son père au lieu de son propre nom, comme un geste de respect envers son père. La Guemara répond : Cela ne se fait pas ; une personne n’abandonne pas son propre nom et ne signe pas en utilisant seulement le nom de son père.
וְדִלְמָא סִימָנָא בְּעָלְמָא הוּא דְּשַׁוְּויֵהּ! דְּהָא רַב צָיֵיר כְּווֹרָא, רַבִּי חֲנִינָא צָיֵיר חֲרוּתָא, רַב חִסְדָּא סָמֶךְ, רַב הוֹשַׁעְיָא – עַיִן, רָבָא בַּר רַב הוּנָא – מָכוּתָא! לָא חֲצִיף אִינָשׁ לְשַׁוּוֹיֵהּ לִשְׁמֵיהּ דַּאֲבוּהּ סִימָנָא.
Rami bar Ḥama objecte encore : Mais peut-être le témoin a-t-il fait de ce nom un simple signe distinctif qu’il utilise comme signature, de la même manière que l’on sait que Rav avait l’habitude de dessiner un poisson comme marque de signature, au lieu de signer son nom, et que Rabbi Ḥanina avait l’habitude de dessiner une branche de palmier comme marque de signature, et que Rav Ḥisda signait seulement avec la lettre samekh, et que Rav Hoshaya signait seulement avec la lettre ayin, et que Rava bar Rav Huna signait son nom en dessinant le mât [makhota] d’un navire. La Guemara répond : Une personne n’est pas assez insolente pour utiliser le nom de son père comme signe distinctif.
מָר זוּטְרָא אָמַר: לְמָה לָךְ כּוּלֵּי הַאי? כׇּל מְקוּשָּׁר שֶׁאֵין עֵדָיו כָּלִין בְּשִׁיטָה אַחַת – פָּסוּל.
Mar Zutra a dit : Pourquoi avez-vous besoin de tout cela ? Pourquoi aller si loin pour répondre à la question posée ci-dessus ? Il existe une réponse plus simple : Tout document attaché dont les témoins ne se terminent pas sur une seule ligne n’est pas valide. La Guemara avait précédemment supposé que les témoins signaient l’un après l’autre, en commençant par la ligne inférieure du document et en remontant vers la première ligne ; cette disposition laisse ouverte la possibilité que la signature du premier témoin puisse être tronquée par une partie sans scrupules. Mar Zutra explique qu’il n’en est pas ainsi ; au contraire, les signatures sont écrites de sorte que chacune commence en face de la ligne inférieure et remonte vers le début du document. Par conséquent, si une ligne de texte est retirée du bas du document, les noms de tous les témoins au verso seront tronqués, et la falsification deviendra évidente.
אָמַר רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַמְּחָקִין כּוּלָּן, צָרִיךְ שֶׁיִּכְתּוֹב ״וְדֵין קִיּוּמֵיהוֹן״. וְצָרִיךְ שֶׁיַּחֲזוֹר מֵעִנְיָנוֹ שֶׁל שְׁטָר בְּשִׁיטָה אַחֲרוֹנָה; מַאי טַעְמָא?
§ Rav Yitzḥak bar Yosef dit que Rabbi Yoḥanan dit : Il y a deux halakhot concernant les documents : Pour toute rature dans un document, le scribe doit écrire à la fin du document : Et ceci est leur vérification. C’est-à-dire qu’il doit énumérer les ratures, en indiquant qu’à telle ligne il y a une rature et une correction disant ceci ou cela, pour chaque rature. Et la seconde halakha est que le scribe doit revoir certains détails du document dans la dernière ligne du document. Quelle est la raison de cette seconde exigence ?