וְעַל יְדֵי שְׁלֹשָׁה בְּנֵי קֹרַח.
et par les trois fils de Coré.
יִרְמְיָה כָּתַב סִפְרוֹ וְסֵפֶר מְלָכִים וְקִינוֹת. חִזְקִיָּה וְסִיעָתוֹ כָּתְבוּ (יִמְשָׁק סִימָן:) יְשַׁעְיָה, מִשְׁלֵי, שִׁיר הַשִּׁירִים וְקֹהֶלֶת. אַנְשֵׁי כְּנֶסֶת הַגְּדוֹלָה כָּתְבוּ (קַנְדָּג סִימָן:) יְחֶזְקֵאל וּשְׁנֵים עָשָׂר, דָּנִיֵּאל וּמְגִילַת אֶסְתֵּר. עֶזְרָא כָּתַב סִפְרוֹ, וְיַחַס שֶׁל דִּבְרֵי הַיָּמִים עַד לוֹ.
Jérémie a écrit son propre livre, ainsi que le livre des Rois et les Lamentations. Ézéchias et ses collègues ont écrit ce qui suit, et un moyen mnémotechnique pour se souvenir des livres qu’ils ont écrits est yod, mem, shin, kuf : Isaïe [Yeshaya], Proverbes [Mishlei], le Cantique des Cantiques [Shir HaShirim] et l’Ecclésiaste [Kohelet]. Les membres de la Grande Assemblée ont écrit ce qui suit, et un moyen mnémotechnique pour se souvenir de ces livres est kuf, nun, dalet, gimmel : Ézéchiel [Yeḥezkel ], et les Douze Prophètes [Sheneim Asar], Daniel [Daniel ], et le Rouleau d’Esther [Megillat Ester]. Ezra a écrit son propre livre et la généalogie du livre des Chroniques jusqu’à son époque.
מְסַיְּיעָא לֵיהּ לְרַב, דְּאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: לֹא עָלָה עֶזְרָא מִבָּבֶל, עַד שֶׁיִּחֵס עַצְמוֹ וְעָלָה. וּמַאן אַסְּקֵיהּ? נְחֶמְיָה בֶּן חֲכַלְיָה.
La Guemara commente : Cela appuie Rav, car Rav Yehouda dit que Rav dit : Ezra ne monta pas de Babylonie en Eretz Yisrael jusqu’à ce qu’il établisse sa propre généalogie, et après cela monta. Cette généalogie est ce qui est écrit dans le livre des Chroniques. Et qui a complété le livre des Chroniques pour les générations après Ezra ? Néhémie, fils de Hacalia.
אָמַר מָר: יְהוֹשֻׁעַ כָּתַב סִפְרוֹ וּשְׁמוֹנָה פְּסוּקִים שֶׁבַּתּוֹרָה. תַּנְיָא כְּמַאן דְּאָמַר: שְׁמוֹנָה פְּסוּקִים שֶׁבַּתּוֹרָה יְהוֹשֻׁעַ כְּתָבָן. דְּתַנְיָא ״וַיָּמׇת שָׁם מֹשֶׁה עֶבֶד ה׳״ – אֶפְשָׁר מֹשֶׁה מֵת, וְכָתַב: ״וַיָּמׇת שָׁם מֹשֶׁה״?! אֶלָּא עַד כָּאן כָּתַב מֹשֶׁה, מִכָּאן וְאֵילָךְ כָּתַב יְהוֹשֻׁעַ; דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי נְחֶמְיָה.
La Guemara développe les détails de cette baraita : Le Maître a dit plus haut que Josué a écrit son propre livre et huit versets de la Torah. La Guemara commente : Cette baraita est enseignée conformément à l’avis de celui qui dit que c’est Josué qui a écrit les huit derniers versets de la Torah. Ce point fait l’objet d’un débat tannaïtique, comme il est enseigné dans une autre baraita : « Et Moïse, serviteur du Seigneur, mourut là » (Deutéronome 34:5) ; est-il possible que après que Moïse est mort, il ait lui-même écrit : « Et Moïse mourut là » ? Au contraire, Moïse a écrit toute la Torah jusqu’à ce point, et Josué a écrit à partir de ce point et au-delà ; telle est la déclaration de Rabbi Yehuda. Et certains disent que Rabbi Neḥemya a exprimé cet avis.
אָמַר לוֹ רַבִּי שִׁמְעוֹן: אֶפְשָׁר סֵפֶר תּוֹרָה חָסֵר אוֹת אַחַת, וּכְתִיב: ״לָקֹחַ אֵת סֵפֶר הַתּוֹרָה הַזֶּה״?! אֶלָּא עַד כָּאן הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אוֹמֵר – וּמֹשֶׁה אוֹמֵר וְכוֹתֵב; מִכָּאן וְאֵילָךְ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא אוֹמֵר – וּמֹשֶׁה כּוֹתֵב בְּדֶמַע, כְּמוֹ שֶׁנֶּאֱמַר לְהַלָּן: ״וַיֹּאמֶר לָהֶם בָּרוּךְ: מִפִּיו יִקְרָא אֵלַי אֵת כׇּל הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה, וַאֲנִי כּוֹתֵב עַל הַסֵּפֶר בַּדְּיוֹ״.
Rabbi Shimon lui dit : Est-il possible que le rouleau de la Torah ait manqué d’une seule lettre ? Pourtant, il est écrit : « Prenez ce rouleau de la Torah » (Deutéronome 31:26), ce qui indique que la Torah était complète telle quelle et que rien n’y serait ajouté par la suite. Au contraire, jusqu’à ce point, le Saint, béni soit-Il, dictait et Moïse répétait après Lui et écrivait le texte. À partir de ce point et désormais, en ce qui concerne la mort de Moïse, le Saint, béni soit-Il, dictait et Moïse écrivait avec des larmes. Le fait que la Torah ait été écrite sous la dictée se voit plus loin, comme il est dit au sujet de l’écriture des Prophètes : « Et Baruch leur dit : Il me dictait toutes ces paroles, et je les écrivais avec de l’encre dans le rouleau » (Jérémie 36:18).
כְּמַאן אָזְלָא הָא דְּאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בַּר אַבָּא אָמַר רַב גִּידֵּל אָמַר רַב: שְׁמוֹנָה פְּסוּקִים שֶׁבַּתּוֹרָה יָחִיד קוֹרֵא אוֹתָן? לֵימָא רַבִּי יְהוּדָה הִיא – וּדְלָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי שִׁמְעוֹן, הוֹאִיל וְאִשְׁתַּנּוֹ – אִשְׁתַּנּוֹ.
La Guemara demande : Conformément à l’opinion de qui est ce que dit Rabbi Yehoshua bar Abba, à savoir que Rav Giddel dit que Rav dit : Lorsque la Torah est lue publiquement à la synagogue, une personne lit les huit derniers versets de la Torah, et cette section ne peut pas être divisée entre deux lecteurs ? Dirons-nous que cela est conforme à l’opinion de Rabbi Yehouda et non conforme à l’opinion de Rabbi Shimon, puisque selon Rabbi Shimon ces versets font partie intégrante de la Torah, écrite par Moïse comme le reste ? La Guemara répond : Même si vous dites que cela a été dit conformément à l’opinion de Rabbi Shimon, puisqu’ils diffèrent du reste de la Torah d’une certaine manière, car Moïse les a écrits avec des larmes, ils diffèrent du reste de la Torah également de cette manière, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas être divisés entre deux lecteurs.
יְהוֹשֻׁעַ כָּתַב סִפְרוֹ. וְהָכְתִיב: ״וַיָּמׇת יְהוֹשֻׁעַ בִּן נוּן עֶבֶד ה׳״! דְּאַסְּקֵיהּ אֶלְעָזָר. וְהָכְתִיב: ״וְאֶלְעָזָר בֶּן אַהֲרֹן מֵת״! דְּאַסְּקֵיהּ פִּנְחָס.
Il est indiqué dans la baraita que Josué a écrit son propre livre. La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit vers la fin du livre : « Et Josué, fils de Noun, serviteur du Seigneur, mourut » (Josué 24:29) ? Est-il possible que Josué ait écrit cela ? La Guemara répond : le fils d’Aaron, Éléazar l’a complété. La Guemara demande : Mais n’est-il pas aussi écrit : « Et Éléazar, fils d’Aaron, mourut » (Josué 24:33) ? La Guemara répond : Pinhas l’a complété.
שְׁמוּאֵל כָּתַב סִפְרוֹ. וְהָכְתִיב: ״וּשְׁמוּאֵל מֵת״! דְּאַסְּקֵיהּ גָּד הַחוֹזָה וְנָתָן הַנָּבִיא.
Il est également indiqué dans la baraita que Samuel a écrit son propre livre. La Guemara demande : Mais n’est-il pas écrit : « Et Samuel mourut » (I Samuel 28:3) ? La Guemara répond : Gad le voyant et Nathan le prophète l’ont achevé.
דָּוִד כָּתַב סֵפֶר תְּהִלִּים – עַל יְדֵי עֲשָׂרָה זְקֵנִים. וְלִיחְשׁוֹב נָמֵי אֵיתָן הָאֶזְרָחִי! אָמַר רַב: אֵיתָן הָאֶזְרָחִי זֶה הוּא אַבְרָהָם – כְּתִיב הָכָא: ״אֵיתָן הָאֶזְרָחִי״, וּכְתִיב הָתָם: ״מִי הֵעִיר מִמִּזְרָח צֶדֶק [וְגוֹ׳]״.
Il est en outre affirmé que David a écrit le livre des Psaumes par l’intermédiaire de dix anciens, que la baraita se met ensuite à énumérer. La Guemara demande : Mais alors qu’elle compte aussi Éthan l’Ezrahite parmi les contributeurs au livre des Psaumes, puisque c’est à lui qu’est attribué le Psaume 89. Rav dit : Éthan l’Ezrahite est la même personne qu’Abraham. La preuve en est que ceci est écrit ici : « Maskil d’Éthan l’Ezrahite” (Psaumes 89:1), et il est écrit là-bas : « Qui a suscité de l’orient [mizraḥ] celui que la justice accompagne partout où il pose le pied ? » (Isaïe 41:2). Ce dernier verset est compris comme se référant à Abraham, qui venait de l’orient, et c’est pour cette raison qu’il est appelé Éthan l’Ezrahite dans le premier verset.
קָא חָשֵׁיב מֹשֶׁה וְקָא חָשֵׁיב הֵימָן, וְהָאָמַר רַב: הֵימָן זֶה מֹשֶׁה – כְּתִיב הָכָא: ״הֵימָן״, וּכְתִיב הָתָם: ״בְּכׇל בֵּיתִי נֶאֱמָן הוּא״! תְּרֵי הֵימָן הֲווֹ.
La Guemara demande : La baraitacompte Moïse parmi les dix anciens dont les œuvres sont incluses dans le livre des Psaumes, et elle compte aussi Hémân. Mais Rav ne dit-il pas : Le Hémân mentionné dans la Torah (I Rois 5:11) est la même personne que Moïse ? Cela est prouvé par le fait qu’il est écrit ici : « Hémân » (Psaumes 88:1), qui en araméen signifie digne de confiance, et il est écrit là-bas au sujet de Moïse : « Car il est digne de confiance dans toute Ma maison » (Nombres 12:7). La Guemara répond : Il y avait deux Hémân, dont l’un était Moïse, et l’autre un chanteur du Temple parmi les descendants de Samuel.
מֹשֶׁה כָּתַב סִפְרוֹ וּפָרָשַׁת בִּלְעָם וְאִיּוֹב. מְסַיְּיעָא לֵיהּ לְרַבִּי לֵוִי בַּר לַחְמָא – דְּאָמַר רַבִּי לֵוִי בַּר לַחְמָא: אִיּוֹב בִּימֵי מֹשֶׁה הָיָה – כְּתִיב הָכָא: ״מִי יִתֵּן אֵפוֹא וְיִכָּתְבוּן מִלָּי״, וּכְתִיב הָתָם: ״וּבַמֶּה יִוָּדַע אֵפוֹא״.
La baraita ajoute en outre que Moïse a écrit son propre livre, c’est-à-dire la Torah, la section de Balaam, et le livre de Job. Cela appuie Rabbi Levi bar Laḥma, car Rabbi Levi bar Laḥma dit : Job vécut à l’époque de Moïse. Il est écrit ici au sujet de Job : « Oh, si seulement mes paroles étaient écrites maintenant [eifo] » (Job 19:23), et il est écrit là-bas dans les paroles de Moïse à Dieu : « Car à quoi saura-t-on ici [eifo] » (Exode 33:16). L’usage inhabituel du mot eifo dans ces deux passages indique que Job et Moïse ont vécu dans la même génération.
וְאֵימָא בִּימֵי יִצְחָק, דִּכְתִיב: ״מִי אֵפוֹא הוּא הַצָּד צַיִד״! וְאֵימָא בִּימֵי יַעֲקֹב, דִּכְתִיב: ״אִם כֵּן אֵפוֹא זֹאת עֲשׂוּ״! וְאֵימָא בִּימֵי יוֹסֵף, דִּכְתִיב: ״אֵיפֹה הֵם רוֹעִים״!
La Guemara commente : Mais si telle est la preuve, dis que Job a vécu au temps d’Isaac, comme il est écrit au sujet d’Isaac : « Qui donc [eifo] est celui qui a pris du gibier » (Torah 27:33). Ou dis qu’il a vécu au temps de Jacob, comme il est écrit au sujet de Jacob : « S’il faut qu’il en soit ainsi maintenant [eifo], faites ceci » (Torah 43:11). Ou dis qu’il a vécu au temps de Joseph, comme il est écrit au sujet de Joseph : « Dis-moi, je te prie, où [eifo] font-ils paître leurs troupeaux ? » (Torah 37:16).
לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דִּכְתִיב: ״מִי יִתֵּן בַּסֵּפֶר וְיֻחָקוּ״ – וּמֹשֶׁה הוּא דְּאִיקְּרִי ״מְחוֹקֵק״, דִּכְתִיב: ״וַיַּרְא רֵאשִׁית לוֹ כִּי שָׁם חֶלְקַת מְחֹקֵק סָפוּן״.
La Guemara répond : Il ne pourrait pas vous venir à l’esprit de dire cela, comme il est écrit dans la suite du verset mentionné précédemment : « Oh, si seulement » mes paroles étaient inscrites [veyuḥaku] dans un livre” (Job 19:23), et c’est Moïse qui est appelé l’inscripteur, comme il est écrit à son sujet : « Et il s’est réservé la première part, car là était réservée la portion de l’inscripteur [meḥokek] » (Deutéronome 33:21).
רָבָא אָמַר: אִיּוֹב בִּימֵי מְרַגְּלִים הָיָה – כְּתִיב הָכָא: ״אִישׁ הָיָה בְאֶרֶץ עוּץ, אִיּוֹב שְׁמוֹ״, וּכְתִיב הָתָם: ״הֲיֵשׁ בָּהּ עֵץ״. מִי דָּמֵי?! הָכָא ״עוּץ״, הָתָם ״עֵץ״! הָכִי קָאָמַר לְהוּ מֹשֶׁה לְיִשְׂרָאֵל: יֶשְׁנוֹ לְאוֹתוֹ אָדָם שֶׁשְּׁנוֹתָיו אֲרוּכּוֹת כְּעֵץ, וּמֵגֵין עַל דּוֹרוֹ כְּעֵץ?
Rava dit : Job vécut à l’époque des espions que Moïse envoya pour explorer le pays de Canaan. Cela est prouvé par le fait que il est écrit ici : « Il y avait un homme dans le pays d’Utz, dont le nom était Job » (Job 1:1), et il est écrit là-bas dans le récit des espions : « S’il y a des arbres [eitz] » (Nombres 13:20). La Guemara demande : Est-ce comparable ? Ici le mot employé est Utz, tandis que là-bas le mot est eitz. La Guemara répond : Voici ce que Moïse dit à Israël, c’est-à-dire aux espions : Cet homme nommé Job est-il encore en vie, lui dont les années sont aussi longues que les années d’un arbre et qui protège sa génération comme un arbre ? C’est pourquoi l’allusion à lui ici se fait par le mot eitz, et non Utz.
יָתֵיב הָהוּא מֵרַבָּנַן קַמֵּיהּ דְּרַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי, וְיָתֵיב וְקָאָמַר: אִיּוֹב לֹא הָיָה וְלֹא נִבְרָא, אֶלָּא מָשָׁל הָיָה. אֲמַר לֵיהּ: עָלֶיךָ אָמַר קְרָא: ״אִישׁ הָיָה בְאֶרֶץ עוּץ, אִיּוֹב שְׁמוֹ״.
La Guemara rapporte que l’un des Sages était assis devant Rabbi Shmuel bar Naḥmani, et il s’assit et dit : Job n’a jamais existé et n’a jamais été créé ; il n’y a jamais eu une telle personne que Job. Au contraire, son histoire était une parabole. Rabbi Shmuel bar Naḥmani lui dit : Pour te réfuter, le verset déclare : « Il y avait un homme au pays de Outz, dont le nom était Job » (Job 1:1), ce qui indique qu’un tel homme a bien existé.
אֶלָּא מֵעַתָּה, ״וְלָרָשׁ אֵין כֹּל כִּי אִם כִּבְשָׂה אַחַת קְטַנָּה, אֲשֶׁר קָנָה וַיְחַיֶּהָ וְגוֹ׳״, מִי הֲוָה? אֶלָּא מָשָׁל בְּעָלְמָא, הָכָא נָמֵי מָשָׁל בְּעָלְמָא. אִם כֵּן, שְׁמוֹ וְשֵׁם עִירוֹ לָמָּה?
La Guemara demande : Mais si tel est le cas, que les mots « il y avait » prouvent que Job a existé, que dirons-nous de la parabole que Nathan le prophète présenta à David : « Il y avait deux hommes dans une ville, l’un riche et l’autre pauvre. L’homme riche avait un très grand nombre de brebis et de bœufs, mais le pauvre n’avait rien, si ce n’est une petite brebis, qu’il avait achetée et élevée” (II Samuel 12:3) ? Y avait-il réellement une telle personne ? Au contraire, ce n’était qu’une parabole ; ici aussi, ce n’est qu’une parabole. La Guemara répond : Si tel est le cas, que c’est une parabole, pourquoi indiquer son nom et le nom de sa ville ? Au contraire, Job était clairement une personne réelle.
רַבִּי יוֹחָנָן וְרַבִּי אֶלְעָזָר דְאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: אִיּוֹב מֵעוֹלֵי גוֹלָה הָיָה, וּבֵית מִדְרָשׁוֹ בִּטְבֶרְיָא הָיָה. מֵיתִיבִי: יְמֵי שְׁנוֹתָיו שֶׁל אִיּוֹב – מִשָּׁעָה שֶׁנִּכְנְסוּ יִשְׂרָאֵל לְמִצְרַיִם, וְעַד שֶׁיָּצְאוּ!
La Guemara cite une autre opinion concernant l’époque à laquelle Job a vécu. Rabbi Yoḥanan et Rabbi Elazar disent tous deux : Job faisait partie de ceux qui sont montés de l’exil vers Eretz Yisrael au début de la période du Second Temple, et sa maison d’étude se trouvait à Tibériade. La Guemara soulève une objection à partir de ce qui est enseigné dans une baraita : Les jours de la vie de Job se sont étendus depuis le moment où Israël est entré en Égypte jusqu’à leur sortie, ce qui indique que c’est la période durant laquelle il a vécu et non, comme cela a été suggéré, aux premiers jours du Second Temple.