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אֶלָּא לְאַבָּיֵי, מַאי ״נִיזּוֹן כְּבַת״? וּלְטַעְמָיךְ – לְרָבָא מַאי ״יוֹרֵשׁ כְּבֵן״? אֶלָּא רָאוּי לִירַשׁ – וְאֵין לוֹ; הָכָא נָמֵי, רָאוּי לִזּוֹן – וְאֵין לוֹ.
Mais selon l’opinion d’Abaye, que signifie le fait que le tumtum soit entretenu comme une fille, puisque Abaye soutient que le tumtum n’a pas les droits d’une fille ? La Guemara répond : Et selon ton raisonnement, même selon Rava, que signifie le fait qu’un tumtum hérite comme un fils, puisque Rava concède que le tumtum et les fils n’héritent en réalité de rien ? Au contraire, la baraita veut dire qu’il est approprié que le tumtum hérite, mais il n’hérite pas en réalité. Ici aussi, en ce qui concerne l’entretien, selon Abaye, la baraita veut dire qu’il est approprié que le tumtum soit entretenu, mais il n’est pas entretenu en réalité.
הָאוֹמֵר: אִם יָלְדָה אִשְׁתִּי זָכָר וְכוּ׳. לְמֵימְרָא דְּבַת עֲדִיפָא לֵיהּ מִבֵּן? וְהָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן יוֹחַאי: כֹּל שֶׁאֵינוֹ מַנִּיחַ בֵּן לְיוֹרְשׁוֹ – הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מָלֵא עָלָיו עֶבְרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהַעֲבַרְתֶּם אֶת נַחֲלָתוֹ לְבִתּוֹ״ – וְאֵין ״הַעֲבָרָה״ אֶלָּא עֶבְרָה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״יוֹם עֶבְרָה הַיּוֹם הַהוּא״!
§ La michna enseigne : En ce qui concerne celui qui dit : Si ma femme donne naissance à un garçon, l’enfant recevra cent dinars, si elle a effectivement donné naissance à un garçon, l’enfant reçoit cent dinars. S’il dit : Si ma femme donne naissance à une fille, l’enfant recevra deux cents dinars, si elle a effectivement donné naissance à une fille, l’enfant reçoit deux cents dinars. La Guemara demande : Faut-il en déduire que pour lui une fille est préférable à un fils ? Mais cela semble contredire ce que Rabbi Yoḥanan dit au nom de Rabbi Shimon ben Yoḥai : En ce qui concerne quiconque ne laisse pas derrière lui un fils pour hériter de lui, le Saint, béni soit-Il, est rempli de colère contre lui, comme il est dit : « Si un homme meurt et n’a pas de fils, alors vous ferez passer [veha’avartem] son héritage à sa fille » (Nombres 27:8). Le terme ha’avara ne signifie rien d’autre que colère, comme il est dit : « Ce jour-là est un jour de colère [evra] » (Sophonie 1:15).
לְעִנְיַן יְרוּשָּׁה – בֵּן עֲדִיף לֵיהּ. לְעִנְיַן הַרְוָוחָה – בִּתּוֹ עֲדִיפָא לֵיהּ.
La Guemara résout la contradiction : En ce qui concerne la question de l’héritage, pour lui un fils est préférable à une fille, car un fils porte son nom et conserve son héritage ancestral au sein de la tribu de son père, mais en ce qui concerne la question de pourvoir au bien-être de sa descendance, pour lui sa fille est préférable à son fils, car un fils est davantage capable de se débrouiller seul et la fille a besoin de plus de soutien.
וּשְׁמוּאֵל אָמַר: הָכָא בִּמְבַכֶּרֶת עָסְקִינַן, וְכִדְרַב חִסְדָּא – דְּאָמַר רַב חִסְדָּא: בַּת תְּחִלָּה – סִימָן יָפֶה לְבָנִים. אִיכָּא דְּאָמְרִי: דִּמְרַבְּיָא לַאֲחָהָא, וְאִיכָּא דְאָמְרִי: דְּלָא שָׁלְטָא בֵּיהּ עֵינָא בִּישָׁא. אָמַר רַב חִסְדָּא: וּלְדִידִי – בְּנָתָן עֲדִיפָן לִי מִבְּנֵי.
Et Shmuel dit : Ici, nous traitons du cas d'une mère qui accouche pour la première fois, et cela est conforme à la déclaration de Rav Ḥisda, car Rav Ḥisda dit : Si l'on met au monde d'abord une fille, c'est un bon signe pour les fils. Il y a ceux qui disent que c'est parce qu'elle élève ses frères, c'est-à-dire qu'elle aide à leur éducation, et il y a ceux qui disent que c'est parce que le mauvais œil n'a pas de pouvoir sur le père. Rav Ḥisda dit : Et, pour ma part, je préfère les filles aux fils.
וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָא מַנִּי – רַבִּי יְהוּדָה הִיא.
La Guemara ajoute : Et si tu veux, dis : Selon l’opinion de qui est cette michna dans laquelle la préférence est donnée à la fille ? C’est conformément à l’opinion de Rabbi Yehouda.
הֵי רַבִּי יְהוּדָה? אִילֵימָא רַבִּי יְהוּדָה דְּ״בַכֹּל״ – דְּתַנְיָא: ״וַה׳ בֵּרַךְ אֶת אַבְרָהָם בַּכֹּל״ – רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: שֶׁלֹּא הָיָה לוֹ בַּת. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שֶׁהָיְתָה לוֹ בַּת, וּ״בַכֹּל״ שְׁמָהּ. אֵימוֹר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה – בְּרַתָּא נָמֵי לָא חַסְּרֵיהּ רַחֲמָנָא לְאַבְרָהָם; דַּעֲדִיפָא מִבֵּן מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?!
La Guemara demande : à quelle déclaration de Rabbi Yehuda cela fait-il référence ? Si nous disons qu’il s’agit de la déclaration de Rabbi Yehuda au sujet du terme « avec tout [bakkol] », cela pose une difficulté. La Guemara cite la déclaration de Rabbi Yehuda. Comme il est enseigné dans une baraita : « Et Abraham était vieux, avancé en âge ; et le Seigneur avait béni Abraham avec tout [bakkol] » (Genèse 24:1). Rabbi Meir dit : la bénédiction était qu’il n’avait pas de fille. Rabbi Yehuda dit : la bénédiction était qu’il avait une fille, et son nom était Bakkol. Il est donc évident que Rabbi Yehuda considère la naissance d’une fille comme une bénédiction. La Guemara explique la difficulté : dis que tu as entendu Rabbi Yehuda expliquer que la bénédiction était que le Miséricordieux n’avait même pas privé Abraham d’une fille, en plus de ses fils. L’as-tu entendu dire qu’une fille est préférable à un fils ?
אֶלָּא הָא רַבִּי יְהוּדָה – דְּתַנְיָא: מִצְוָה לָזוּן אֶת הַבָּנוֹת, וְקַל וָחוֹמֶר לַבָּנִים – דְּעָסְקִי בַּתּוֹרָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מִצְוָה לָזוּן אֶת הַבָּנִים, וְקַל וָחוֹמֶר לִבָּנוֹת – דְּלָא לִיתַּזְלָן.
La Guemara propose une autre déclaration de Rabbi Yehouda : Au contraire, il s’agit de cette autre déclaration de Rabbi Yehouda, comme il est enseigné dans une baraita : On n’est pas tenu, du point de vue halakhique, de subvenir aux besoins de ses enfants au-delà de l’âge de six ans. Néanmoins, c’est une mitzva de subvenir aux besoins des filles. Et on peut en déduire a fortiori que c’est certainement une mitzva de subvenir aux besoins des garçons, qui sont engagés dans l’étude de la Torah ; telle est la déclaration de Rabbi Meir. Rabbi Yehouda dit : C’est une mitzva de subvenir aux besoins des garçons. Et on peut en déduire a fortiori que c’est certainement une mitzva de subvenir aux besoins des filles, afin qu’elles ne soient pas humiliées en devant mendier pour leur subsistance. Cela indique qu’en ce qui concerne le fait de subvenir aux besoins de ses enfants, Rabbi Yehouda donne la préférence aux filles.
אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: יָלְדָה זָכָר וּנְקֵבָה – הַזָּכָר נוֹטֵל שִׁשָּׁה דִּינָרִין, וְהַנְּקֵבָה נוֹטֶלֶת שְׁנֵי דִּינָרִין; בְּמַאי?
§ La michna traite d’un cas où quelqu’un a stipulé que, si sa femme donne naissance à un garçon, la descendance recevra cent dinars, et si elle donne naissance à une fille, la descendance recevra deux cents dinars. La michna déclare que, si elle a donné naissance à la fois à un garçon et à une fille, le garçon reçoit cent dinars et la fille reçoit deux cents. La Guemara demande : Mais, en ce qui concerne ce qui est enseigné dans une baraita (Tosefta 9:4) : Si elle a donné naissance à un garçon et une fille, le garçon reçoit six dinars d’or, ce qui équivaut à cent cinquante dinars d’argent, et la fille reçoit deux dinars d’or, équivalant à cinquante dinars d’argent, de quelle situation cette baraita traite-t-elle ?
אָמַר רַב אָשֵׁי: אַמְרִיתַהּ לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב כָּהֲנָא: בִּמְסָרֵס, דְּאָמַר: ״זָכָר תְּחִלָּה – מָאתַיִם, נְקֵבָה אַחֲרָיו – וְלָא כְּלוּם. נְקֵבָה תְּחִלָּה – מָנֶה, זָכָר אַחֲרֶיהָ – מָנֶה״. וְיָלְדָה זָכָר וּנְקֵבָה, וְלָא יָדְעִינַן הֵי מִינַּיְיהוּ נְפַק בְּרֵישָׁא. זָכָר שָׁקֵיל מָנֶה מִמָּה נַפְשָׁךְ, אִידַּךְ מָנֶה – הָוֵה מָמוֹן הַמּוּטָּל בְּסָפֵק, וְחוֹלְקִין.
Rav Ashi a dit : J’ai énoncé cette halakha devant Rav Kahana, et il l’a expliquée comme enseignant au sujet de quelqu’un qui a inversé les stipulations de son don. La baraita parle de quelqu’un qui a dit : Si un garçon naît en premier, il recevra deux cents dinars, et si une fille naît après lui, elle ne recevra rien. Et si une fille naît en premier, elle recevra cent dinars, et si un garçon naît après elle, il recevra cent dinars. Et la mère a donné naissance à un garçon et une fille, mais nous ne savons pas lequel d’entre eux est sorti du ventre en premier. Dans ce cas, le garçon prend cent dinars, car, de quelque manière que vous le considériez, cette somme lui est due. Les cent autres dinars sont un bien à propriété incertaine et sont partagés également entre le garçon et la fille.
וְהָא דְּתַנְיָא: יָלְדָה זָכָר וּנְקֵבָה – אֵין לוֹ אֶלָּא מָנֶה, הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ? אָמַר רָבִינָא: בִּ״מְבַשְּׂרֵנִי״ –
La Guemara demande : Et en ce qui concerne ce qui est enseigné dans une autre baraita : Si elle a donné naissance à un garçon et à une fille, il reçoit seulement cent dinars, comment peut-on trouver ces circonstances ? Ravina a dit : Cela fait référence à quelqu’un qui a dit : Je donnerai une certaine somme à quiconque m’en informera.

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