מַאי שְׁנָא מָעוֹת דְּלָא – דְּלָאו הָנֵי מָעוֹת שְׁבַק אֲבוּהוֹן; קַרְקַע נָמֵי – לָאו הָא קַרְקַע שְׁבַק אֲבוּהוֹן!
parce que ce qui est différent à propos de l’argent, ce qui entraîne la halakhaselon laquelle le premier-né n’a pas droit à une double part de celui-ci, c’est que leur père ne leur a pas laissé cet argent précis qui a été recouvré. En ce qui concerne la terre également, leur père ne leur a pas laissé cette parcelle précise de terre lorsqu’il est mort, car le débiteur aurait pu les rembourser avec une autre parcelle de terre, ou avec de l’argent.
וְעוֹד, הָא אַתְּ הוּא דְּאָמְרַתְּ: מִסְתַּבֵּר טַעְמָא דִּבְנֵי מַעְרְבָא, דְּאִי קְדֵים סָבְתָּא וְזַבְּנָא – זְבִינַהּ זְבִינֵי!
Et de plus, n’es-tu pas celui qui a dit que l’explication des gens de l’Ouest, Eretz Yisrael, est raisonnable ? Dans un cas où une femme mariée était en droit d’hériter de son arrière-grand-mère mais est morte avant elle, puis l’arrière-grand-mère est morte, et son veuf réclame l’héritage à la place de sa défunte épouse, les Sages d’Eretz Yisrael ont statué qu’il n’a pas droit à l’héritage, car il ne s’agit que d’un bien dû à son épouse, et un mari n’hérite pas d’un bien destiné à être hérité par sa défunte épouse. Rabba a convenu que l’héritage est considéré comme un bien dû à l’épouse, et non comme un bien possédé par elle, comme si l’arrière-grand-mère l’avait vendu avant de mourir, sa vente aurait été une vente valable. Ici aussi, la terre doit être considérée comme un bien dû au père, dont un premier-né n’a pas droit à une double part, puisque le débiteur aurait pu la vendre. Par conséquent, l’opinion de Rabba est difficile.
לְרַב נַחְמָן קַשְׁיָא, מַאי שְׁנָא קַרְקַע דְּלָא – דְּלָאו הָא קַרְקַע שְׁבַק אֲבוּהוֹן; מָעוֹת נָמֵי – לָאו הָנֵי מָעוֹת שְׁבַק אֲבוּהוֹן!
Abaye poursuit : Selon l’opinion de Rav Naḥman, cela est difficile ; qu’est-ce qui distingue la terre, au point que la halakhaveuille que le premier-né ne soit pas en droit d’en recevoir une double part ? C’est que leur père ne leur a pas laissé cette parcelle spécifique de terre. En ce qui concerne l’argent également, leur père ne leur a pas laissé cet argent spécifique lorsqu’il est mort.
וְעוֹד, הָא אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר רַבָּה בַּר אֲבוּהּ: יְתוֹמִים שֶׁגָּבוּ קַרְקַע בְּחוֹבַת אֲבִיהֶן – בַּעַל חוֹב חוֹזֵר וְגוֹבָהּ מֵהֶן!
Et de plus, Rav Naḥman ne dit-il pas que Rabba bar Avuh dit : En ce qui concerne des orphelins qui ont perçu une terre pour une dette due à leur père, le créancier de leur père peut venir la leur saisir, cette terre d’eux, car toute terre appartenant au père est grevée par ses dettes. Il est donc évident que Rav Naḥman soutient qu’une terre grevée par une dette a le statut juridique d’une terre qui est en la possession du créancier. Si tel est le cas, pourquoi Rav Naḥman soutient-il qu’un premier-né n’a pas droit à une double part de la terre qui est perçue comme paiement d’une dette ?
אֲמַר לֵיהּ: לָא לְדִידִי קַשְׁיָא, וְלָא לְרַב נַחְמָן קַשְׁיָא; טַעְמָא דִּבְנֵי מַעְרְבָא קָאָמְרִינַן, וְלַן לָא סְבִירָא לַן.
Rabba dit à Abaye : Selon mon avis, ce n’est pas difficile, et selon l’avis de Rav Naḥman ce n’est pas difficile. Nous étions simplement en train de dire, c’est-à-dire d’expliquer, la raison de l’opinion des gens de l’Ouest, Eretz Yisrael, introduite par la formule : Ils ont envoyé de là-bas la décision suivante, selon laquelle un premier-né a droit à une double part du paiement d’une dette. Mais nous-mêmes ne tenons pas conformément à cette opinion. Par conséquent, on ne peut pas soulever de contradiction entre nos opinions énoncées ailleurs et ce que nous avons dit en expliquant les Sages d’Eretz Yisrael.
מַאי סָבְתָּא? דְּהַהוּא דַּאֲמַר לְהוּ:
Après avoir mentionné en passant le cas de l'arrière-grand-mère, la Guemara examine ce cas en profondeur. Quel est le cas de l'arrière-grand-mère mentionné par Abaye ? La Guemara explique : Il y avait une certaine personne mourante qui dit aux personnes présentes :