אֲבָל מְיַיחַד לֵיהּ פִּיתְחָא – אֵין לוֹ אֶלָּא אַרְבַּע אַמּוֹת לִפְנֵי פִתְחוֹ.
Mais, s’il désigne une entrée menant à cette fosse et ne s’en approche pas de tous les côtés, il n’a que quatre coudées devant son entrée.
אָמַר רַב הוּנָא: אַכְסַדְרָה – אֵין לָהּ אַרְבַּע אַמּוֹת. טַעְמָא מַאי – מִשּׁוּם פֵּירוּק מַשָּׂאוֹ; הָכָא – אֶפְשָׁר דְּעָיֵיל לְגַוַּאי וּמְפָרַק. מֵתִיב רַב שֵׁשֶׁת: אֶחָד שַׁעֲרֵי בָתִּים, וְאֶחָד שַׁעֲרֵי אַכְסַדְרָאוֹת – יֵשׁ לָהֶן אַרְבַּע אַמּוֹת! כִּי תַּנְיָא הָהִיא, בְּאַכְסַדְרָה דְּבֵי רַב. אַכְסַדְרָה דְּבֵי רַב פְּשִׁיטָא – אִידְּרוֹנָא מְעַלְּיָא הוּא! אֶלָּא בְּאַכְסַדְרָה רוֹמָיְיֹתַא.
Rav Houna dit : Un portique [akhsadra] qui s’ouvre sur une cour n’a pas les quatre coudées adjacentes. La Guemara explique : Quelle est la raison pour laquelle quatre coudées ont été accordées pour chaque entrée ? Les quatre coudées ont été accordées afin que le propriétaire ait de la place pour décharger son animal de son fardeau. Ici, il peut entrer dans le portique et décharger. Rav Chéchet soulève une objection à partir d’une baraita : Les portes des maisons comme les portes des portiques ont les quatre coudées adjacentes pour décharger. La Guemara répond : Lorsque cette baraita est enseignée, il s’agit spécifiquement du portique d’une maison d’étude, qui est fermé et n’est pas utilisé pour décharger des fardeaux. La Guemara exprime sa surprise face à cette réponse : Il est évident que telle est la halakha régissant le portique d’une maison d’étude, car c’est une véritable pièce. Au contraire, la baraita fait référence à un portique romain, qui est plus ouvert que le portique d’une maison d’étude, mais qui n’est pas non plus utilisé pour décharger.
תָּנוּ רַבָּנַן: בֵּית שַׁעַר, אַכְסַדְרָה וּמִרְפֶּסֶת – יֵשׁ לָהֶן אַרְבַּע אַמּוֹת. הָיוּ חֲמִשָּׁה בָּתִּים פְּתוּחִין לְמִרְפֶּסֶת – אֵין לָהֶן אֶלָּא אַרְבַּע אַמּוֹת בִּלְבַד. בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יוֹחָנָן מֵרַבִּי יַנַּאי: לוּל שֶׁל תַּרְנְגוֹלִין – יֵשׁ לוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת, אוֹ אֵין לוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת? אֲמַר לֵיהּ: טַעְמָא מַאי – מִשּׁוּם פֵּירוּק מַשָּׂאוֹ; הָכָא – מְטַפֵּס וְעוֹלֶה, מְטַפֵּס וְיוֹרֵד.
Les Sages ont enseigné dans une baraita : Une loge d’entrée, un portique et un balcon avec un escalier descendant vers la cour ont les quatre coudées adjacentes pour le déchargement. Même si cinq maisons donnent sur le balcon, elles n’ont que quatre coudées devant l’entrée de l’escalier qui mène au balcon. Rabbi Yoḥanan demanda à Rabbi Yannai : Un poulailler qui a lui aussi un escalier a-t-il quatre coudées ou n’a-t-il pas quatre coudées ? Rabbi Yannai lui dit : Quelle est la raison pour laquelle on accorde quatre coudées ? C’est afin que le propriétaire ait de la place pour décharger le fardeau de son animal. Ici, cet espace n’est pas nécessaire, car les poules montent pour entrer dans le poulailler et descendent pour en sortir. Aucun espace supplémentaire n’est requis pour que le propriétaire se tienne à côté d’elles.
בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: בַּיִת חֶצְיוֹ מְקוֹרֶה וְחֶצְיוֹ אֵינוֹ מְקוֹרֶה – יֵשׁ לוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת, אוֹ אֵין לוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת? אֲמַר לֵיהּ: אֵין לוֹ אַרְבַּע אַמּוֹת; לָא מִבַּעְיָא קֵירוּיוֹ מִלְּגָיו – דְּאֶפְשָׁר דְּעָיֵיל לְגַוַּאי וּמְפָרֵק; אֶלָּא אֲפִילּוּ קֵירוּיוֹ כְּלַפֵּי חוּץ – אֶפְשָׁר דְּעָיֵיל לְגַוַּאי וּמְפָרֵק.
Rava demanda à Rav Naḥman : Si une maison est à moitié couverte et à moitié découverte, a-t-elle les quatre coudées adjacentes ou n’a-t-elle pas les quatre coudées ? Rav Naḥman lui dit : Elle n’a pas les quatre coudées. La Guemara commente : Il n’est pas nécessaire d’énoncer cette halakha lorsque la toiture de la maison est sur la partie intérieure de la maison, puisqu’il est possible pour le propriétaire d’entrer à l’intérieur et de décharger son animal. Au contraire, même lorsque la toiture de la maison est sur la partie extérieure de la maison, on ne lui accorde pas quatre coudées, car même dans un tel cas il est possible pour le propriétaire d’entrer à l’intérieur et d’y décharger son animal.
בְּעָא מִינֵּיהּ רַב הוּנָא מֵרַבִּי אַמֵּי: אֶחָד מִבְּנֵי מָבוֹי, שֶׁבִּקֵּשׁ לְהַחֲזִיר פִּתְחוֹ לְמָבוֹי אַחֵר – בְּנֵי מָבוֹי מְעַכְּבִין עָלָיו, אוֹ אֵין מְעַכְּבִין עָלָיו? אֲמַר לֵיהּ: בְּנֵי מָבוֹי מְעַכְּבִין עָלָיו.
§ Rav Houna demanda à Rabbi Ami : Si l’un des résidents d’une ruelle sur laquelle donnent plusieurs cours souhaite déplacer son entrée vers une autre ruelle, c’est-à-dire faire une entrée vers sa cour qui s’ouvrira sur une autre ruelle, les résidents de l’autre ruelle peuvent-ils l’en empêcher d’ouvrir cette entrée, ou ne peuvent-ils pas l’en empêcher ? Rabbi Ami lui dit : Les résidents de l’autre ruelle peuvent l’en empêcher d’effectuer ce changement.
אַכְסַנְיָא – לְפִי בְּנֵי אָדָם מִתְחַלֶּקֶת, אוֹ לְפִי פְתָחִים מִתְחַלֶּקֶת? אֲמַר לֵיהּ: לְפִי בְּנֵי אָדָם מִתְחַלֶּקֶת. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: זֶבֶל שֶׁבֶּחָצֵר – מִתְחַלֶּקֶת לְפִי פְתָחִים. אַכְסַנְיָא – לְפִי בְּנֵי אָדָם.
Rav Houna demanda en outre : Lorsqu’un roi impose un ordre de cantonnement aux habitants d’une cour, les obligeant à loger ses soldats dans leurs maisons, la charge est-elle répartie selon le nombre de personnes dans chaque foyer, ou est-elle répartie selon le nombre d’entrées que chaque maison possède donnant sur la cour ? Rabbi Ami lui dit : Elle est répartie selon le nombre de personnes dans chaque foyer. La Guemara commente : Cet avis est également enseigné dans une baraita : Le fumier dans une cour que les habitants souhaitent utiliser est réparti entre eux selon le nombre d’entrées donnant sur la cour, tandis que le cantonnement est réparti selon le nombre de personnes dans chaque foyer.
אָמַר רַב הוּנָא: אֶחָד מִבְּנֵי מָבוֹי שֶׁבִּקֵּשׁ לִסְתּוֹם כְּנֶגֶד פִּתְחוֹ – בְּנֵי מָבוֹי מְעַכְּבִין עָלָיו, שֶׁמַּרְבֶּה עֲלֵיהֶן אֶת הַדֶּרֶךְ.
Rav Huna dit : Si l’un des résidents d’une ruelle souhaite fermer une zone adjacente à son entrée, c’est-à-dire construire une structure dans la ruelle adjacente à l’entrée de sa cour, les résidents de la ruelle peuvent l’en empêcher. Cela, parce que cela rallongera leur trajet, puisqu’ils devront contourner la structure en allant vers leurs maisons et en en revenant.
מֵיתִיבִי: חָמֵשׁ חֲצֵרוֹת פְּתוּחוֹת לְמָבוֹי – כּוּלָּן מִשְׁתַּמְּשׁוֹת עִם הַחִיצוֹנָה, וְהַחִיצוֹנָה מִשְׁתַּמֶּשֶׁת לְעַצְמָהּ. וְהַשְּׁאָר מִשְׁתַּמְּשׁוֹת עִם הַשְּׁנִיָּה; וְהַשְּׁנִיָּה מִשְׁתַּמֶּשֶׁת לְעַצְמָהּ וּמִשְׁתַּמֶּשֶׁת עִם הַחִיצוֹנָה.
La Guemara soulève une objection à partir d’une baraita : Si cinq cours s’ouvrent sur une ruelle, tous les habitants de la ruelle peuvent utiliser cette partie de la ruelle qui fait face à l’entrée de la cour la plus extérieure, et les habitants de la cour la plus extérieure peuvent utiliser uniquement cette partie de la ruelle adjacente à sa propre entrée. Et, de même, les habitants des autres cours peuvent utiliser cette partie de la ruelle qui fait face à la deuxième cour, c’est-à-dire celle qui est à côté de la cour la plus extérieure, et les habitants de la deuxième cour peuvent utiliser cette partie de la ruelle adjacente à sa propre entrée et ils peuvent utiliser cette partie de la ruelle faisant face à la cour la plus extérieure.
נִמְצֵאת פְּנִימִית מִשְׁתַּמֶּשֶׁת לְעַצְמָהּ, וּמִשְׁתַּמֶּשֶׁת עִם כׇּל אַחַת וְאַחַת.
La baraita continue : Le résultat est que les résidents de la cour la plus intérieure peuvent utiliser cette partie de l’allée adjacente à sa propre entrée, et ils peuvent aussi utiliser cette partie de l’allée faisant face à chacune et chacune des autres cours également. Selon cette analyse, il devrait être permis au propriétaire de la cour la plus intérieure de fermer la zone devant sa cour, puisqu’il est le seul à avoir la permission de l’utiliser.
תַּנָּאֵי הִיא. דְּתַנְיָא: אֶחָד מִבְּנֵי מָבוֹי שֶׁבִּקֵּשׁ לְהַחֲזִיר פִּתְחוֹ לְמָבוֹי אַחֵר – בְּנֵי מָבוֹי מְעַכְּבִין עָלָיו. הָיָה סָתוּם וּבִקֵּשׁ לְפוֹתְחוֹ – אֵין בְּנֵי מָבוֹי מְעַכְּבִין עָלָיו; דִּבְרֵי רַבִּי. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: חָמֵשׁ חֲצֵרוֹת הַפְּתוּחוֹת לְמָבוֹי – כּוּלָּן מִשְׁתַּמְּשׁוֹת בַּמָּבוֹי זוֹ עִם זוֹ.
La Guemara répond : il s’agit d’une controverse entre tannaïm, comme cela est enseigné dans une baraita : Si l’un des habitants d’une ruelle souhaite déplacer son entrée vers une autre ruelle, les habitants de l’autre ruelle peuvent l’en empêcher. Si une entrée s’y trouvait auparavant et qu’elle est maintenant scellée, et qu’il souhaite l’ouvrir, les habitants de l’autre ruelle ne peuvent pas l’en empêcher ; telle est l’opinion de Rabbi Yehuda HaNasi. Rabbi Shimon ben Elazar dit : S’il y a cinq cours qui donnent sur une ruelle, les habitants de toutes les cours peuvent tous utiliser la ruelle ensemble.
חֲצֵרוֹת מַאן דְּכַר שְׁמַיְיהוּ? חַסּוֹרֵי מִחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: וְכֵן חָמֵשׁ חֲצֵרוֹת הַפְּתוּחוֹת לְמָבוֹי – כּוּלָּן מִשְׁתַּמְּשׁוֹת עִם הַחִיצוֹנָה, וְהַחִיצוֹנָה מִשְׁתַּמֶּשֶׁת לְעַצְמָהּ וְכוּ׳; דִּבְרֵי רַבִּי. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: חָמֵשׁ חֲצֵרוֹת הַפְּתוּחוֹת לְמָבוֹי – כּוּלָּם מִשְׁתַּמְּשׁוֹת בַּמָּבוֹי.
La Guemara exprime son étonnement au sujet de cette dernière décision : Des cours, qui a mentionné quoi que ce soit à leur sujet ? Pourquoi sont-elles mentionnées, étant donné que la baraita ne traite pas des halakhot des cours ? La Guemara répond : La baraitaest incomplète, et voici ce qu'elle enseigne : De plus, s'il y a cinq cours qui donnent sur une ruelle, les habitants de toutes les cours peuvent tous utiliser l'espace en face de la cour la plus extérieure, et les habitants de la plus extérieure peuvent utiliser seulement l'espace en face de leur entrée propre ; c'est l'avis de Rabbi Yehuda HaNasi. Rabbi Shimon ben Elazar dit : S'il y a cinq cours qui donnent sur une ruelle, les habitants de toutes les cours peuvent tous utiliser la ruelle.
אָמַר מָר: הָיָה סָתוּם וּבִקֵּשׁ לְפוֹתְחוֹ – אֵין בְּנֵי מָבוֹי מְעַכְּבִין עָלָיו. אָמַר רָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁלֹּא פָּרַץ אֶת פַּצִּימָיו, אֲבָל פָּרַץ אֶת פַּצִּימָיו – בְּנֵי מָבוֹי מְעַכְּבִין עָלָיו. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרָבָא, תַּנְיָא דִּמְסַיַּיע לָךְ:
La Guemara oriente la discussion vers les détails mentionnés dans la baraita. Le Maître a dit : S’il y avait eu là auparavant une entrée qui est maintenant scellée et qu’il souhaite l’ouvrir, les résidents de l’autre ruelle ne peuvent pas l’en empêcher. Rava dit : Cela n’a été enseigné que lorsqu’il n’a pas brisé ses montants de porte, c’est-à-dire lorsque les montants sont restés intacts même après que l’entrée a été scellée. Mais s’il a scellé l’entrée et brisé ses montants de porte, démontrant ainsi que l’entrée avait été complètement annulée, les résidents de l’autre ruelle peuvent l’en empêcher d’ouvrir une nouvelle entrée. Abaye dit à Rava : Une baraita est enseignée à l’appui de ton opinion :